Contributions de Jean-Eric Zobrist



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GIA 601 - GIA 602 - Les groupes de l'Infanterie de l'air

GM I/8 - GC I/22 - EC 1/8 Saintonge EC 1/8 Maghreb

CERAA et ERC 573 (EMCE 3/10 et EC 1/8 Maghreb)

(mis en page le 06/12/2011)

ELA 46

 

Sources: archives cotées du SHAA – historiques des bases aériennes et répertoire des insignes du SHAA – écrits de Henri Guyot,  Bernard Palmieri - témoignages et articles aéronautiques lus sur internet – archives et connaissances personnelles.

 

Escadrille de Liaisons Aériennes 46

Insigne homologué A530 à Rabat-Salé (Maroc)

 

Extrait de l'historique de la BA 150 de Rabat-Ville (Maroc) Base aérienne « Colonel Léon Faye »

 

En novembre 1942, il existe à Rabat-Ville une petite section (4 avions) de liaison et d'entraînement à la disposition d'Air Maroc. En février 1943, elle devient la Section de Liaison Aérienne d'Air Maroc (SLAAM) avec 7 appareils, puis 14 en juin 1945.

Le 01 octobre 1947, la SLAAM devient l' ELA 46 sur Ramier, Martinet, SBD-3 version A-24 et Stinson.

L' ELA 46 est transférée le 01 juin 1960 de la BA 150 de Rabat-Ville (dissoute le 31 mai 1960) sur la BA 151 de Rabat-Salé.

Le 31 janvier 1961, l' ELA 46 quitte la BA 151 de Salé (dissoute le 28 février 1961) pour Kénitra (Base aérienne 362 de Kénitra au Maroc). A cette date, aucune trace de l' ELA 46 quant à sa dissolution et aux types d'avions en sa possession. C'est aussi la fin de la présence française en A-F-N. (à prendre en compte )

 

                                                                                       Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (année 2011)

 


ELA 47

 

Sources : archives cotées du SHAA – historiques des bases aériennes et répertoire des insignes du SHAA – écrits de Henri Guyot, Bernard Palmieri – témoignages et articles aéronautiques lus sur  internet – archives et connaissances personnelles.

 

Escadrille de Liaisons Aériennes 47

Insigne homologué A 698 à Tunis (Tunisie)

 

Extrait de l'historique de la BA 157 de Tunis-El Aouina (Tunisie)

 

Sur la Base Aérienne Equipée BAE 312 (future BA 157), l' ELA 47 est créée en octobre 1947 avec 3 Martinet, 4 Goëland et 1 Simoun.

A partir de 1952, des émeutes et des rebellions collectives éclatent en Tunisie et se poursuivent jusqu'en 1955 et se terminent l'année suivante avec l'indépendance de la Tunisie. L'armée de l'air participe aux opérations de police avec la 7° EC (Escadre de Chasse) pour des missions d'intimidation et l' ELA 47 pour l'observation et le renseignement.

En juillet 1958, l' ELA 47 est transférée sur la BA 156 de Bizerte Sidi-Ahmed (Tunisie), base aérienne « Roland Garros ». La BA 156 est l'objet d'incidents entre le 17 avril et le 11 août 1961.

De nouveau, suite à la restructuration des bases aériennes de Tunisie, l' ELA 47 est dissoute le 31 décembre 1961 en même temps que la BA 156. C'est aussi la fin de la présence française en A-F-N. (pris en compte )

 

                                                                                       Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (année 2011)

 


ELA 52

 

Sources : archives cotées du SHAA – historiques des bases aériennes et répertoire des insignes du SHAA – écrits de Henri Guyot, Bernard Palmieri – témoignages et articles aéronautiques lus sur internet – archives et connaissances personnelles.

 

Escadrille de Liaisons Aériennes 52

Bien qu'un insigne d'unité ait été fabriqué et porté sur la tenue, celui-ci n'a jamais été homologué par les services officiels.

 

Extrait de l'historique de la BA 191 de Tan Son Nhut (Indochine) (proche de Saïgon)

 

Pour les besoins du commandement, la Section Aérienne de Liaison 99, SAL 99, est créée en septembre 1945 avec des avions japonais récupérés, mais au potentiel limité. En 1947, la SAL 99 devient la SAL 52, équipée de 2 MS 500 et de 3 Nord 1000.

La SAL 52 devient ensuite ELA 52 le 01 avril 1948. Elle reçoit de plus des Siebel puis des hélicoptères en 1950, et enfin des C 47.

Les premiers hélicoptères apparaissent en 1950 sur le théâtre des opérations. Il s'agit de 2 hélicoptères légers Hiller achetés par le service de santé. Leur nombre augmente jusqu'à 17 puis 25 hélicoptères moyens Sikorski S 51 puis S 55 (ou H 19) s'ajoutent aux Hiller. Ils sont utilisés uniquement pour des missions sanitaires ou des évacuations. Le personnel est affecté à l' ELA 52, qui assure en outre l'entretien du matériel appartenant au service de santé.

L' ELA 52 joue un rôle important tout au long du conflit, non seulement pour les liaisons des autorités mais aussi pour des missions de reconnaissances, des accompagnements de convois, des missions de maintien du contact avec les postes isolés, des évacuations sanitaires

Source : archives cotées du SHAA, volume 4, cote 4C 1323, paragraphe F

« GATAC NORD : organisation, réorganisation et dissolution : dissolution de l'Escadrille de Liaisons Aériennes 52 : année 1954 »

Malgré des recherches, aucune date précise quant à cette dissolution mais les autres ELA ont été dissoutes en 1955 ...

 

Pour sa brillante participation au conflit indochinois, l' ELA 52 a reçu la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre TOE (F.TOE) en date du 26 novembre 1952. (pris en compte )

 

                                                                                       Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (année 2011)

 


ELA 53

 

Sources : archives cotées du SHAA – historiques des bases aériennes et répertoire des insignes du SHAA – écrits de Henri Guyot, Bernard Palmieri – témoignages et articles aéronautiques lus sur internet – archives et connaissances  personnelles.

 

Escadrille de Liaisons Aériennes 53

Insigne homologué 3057/EMGFA le 10 mai 1950 en Indochine

 

L'historique complet de « l' ELA 53, les liaisons dangereuses » est paru sur le site Delta Reflex : les unités disparues de Bernard Palmieri.

 

En résumé

 

Une Section d'Avions de Liaison, la SAL 53 est créée en 1946. Le 01 avril 1948 est créée l' ELA 53 sur la BA 190 de Bach Mai / Hanoï – La Baume en Indochine. Durant son existence, l' ELA 53 sera dotée de MS 500 Criquet, Nord 1000 Pingouin, NC 700 Martinet, Beaver, Hiller H23, Sikorski H19. L' ELA 53 sera dissoute le 28 février 1955 et ses traditions et fourragère seront reprises par le GALO 53 d' A.F.N.

Pour sa participation au conflit indochinois, l' ELA 53 sera décorée de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre TOE (F.TOE) le 08 avril 1953.

 

A noter que suivant les sources de lecture, les dates changent de quelques jours ? (à prendre en compte )

 

                                                                                       Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (année 2011)

 


ELA 54

 

Sources : archives cotées du SHAA – historiques des bases aériennes et répertoire des insignes du SHAA – écrits de Henri Guyot, Bernard Palmieri – témoignages et articles aéronautiques lus sur internet – archives et connaissances personnelles.

 

Escadrille de Liaisons Aériennes 54

Insigne homologué A554 le 27 mai 1953 en Indochine

 

Extrait de l'historique de la BA 193 de Tourane (Indochine)

 

Le 01 septembre 1951 est créée l' ELA 54 à partir des détachements de l' ELA 52 à Tourane et Hué ; l' ELA 54 est équipée de 3 Martinet NC 701, 3 Nord 1000 et de 3 MS 500 Criquet et de DHC L-20 Beaver.

En 1954, toutes les unités de Tourane sont engagées dans la bataille de Dien Bien Phu.

L' ELA 54 sera dissoute le 10 mai 1955 (le 05 mai 1955 sur les archives cotées du SHAA). (à prendre en compte )

 

                                                                                       Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (année 2011)


ELA 55

 

Sources : archives cotées du SHAA – historiques des bases aériennes et répertoire des insignes du SHAA – écrits de Henri Guyot, Bernard Palmieri – témoignages et articles aéronautiques vus sur internet – archives et connaissances personnelles.

 

Escadrille de Liaisons Aériennes 55

Insigne homologué 3336 EMGFA à Lahr (Allemagne) le 01 septembre 1948

 

Extrait de l'historique de la BA 139 de Lahr Hugsweier (Allemagne)

 

La BA 139 est créée en 1946 avec le Bataillon de l'air 1/139. L' ELA 55 y est stationnée.

En juillet 1963, le Groupe Electronique GE 30/450 créé le 01 avril précédent à Fribourg (BA 253) vient s'installer à Lahr sur la BA 139 avec des détachements à Fribourg, Goslar, Berlin et Baden …

Sa mission est d'exécuter un plan d'interception hertzienne du 1° CATac avec ses moyens terrestres et les moyens aériens spécialisés de l' ELA 55. Une unité spécialisée, l' Escadrille Electronique EE 54 est ensuite créée pour cette mission … (voir contribution de Georges Raymond, premier commandant de l' EE 54 Dunkerque).

Le 31 décembre 1965, l' ELA 41 de Dijon et l' ELA 55 de Lahr sont dissoutes ; leur fusion donne naissance à l' ELA 41 à Metz et à un Détachement Permanent de Liaison 41 (DPL 41) à Lahr.

La BA 139 est dissoute le 01 septembre 1967.

Les avions en service au sein de l' ELA 55 : NC 701/702 Martinet, C47, MD312 Flamant, Beechcraft 18, MS 760 Paris, Broussard. L' ELA 55 exploitait aussi 3 Nord Gabriel « cédés à l' EE 54. (à prendre en compte )

 

                                                                                       Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (année 2011)

 


EROM 80

 

Sources : archives cotées du SHAA – historiques des bases aériennes et répertoire des insignes du SHAA – écrits de Henri Guyot, Bernard Palmieri – témoignages et articles aéronautiques vus sur internet – archives et connaissances personnelles.

 

Escadrille puis Escadron de Reconnaissance d' Outre-Mer 80.

Insigne homologué 3218/EMGFA du 15-05-1950 : Escadrille de reconnaissance outre-mer 80 (Indochine).

 

Extrait de l'historique de la BA 191 de Tan Son Nhut (Indochine) (10 km de Saïgon)

 

Une unité de reconnaissance, l' Escadrille de Reconnaissance d' Outre-Mer 80 est créée à Tan Son Nhut le 1er septembre 1949 sur NC 701 Martinet (ou Siebel). En début 1951, les NC 701 sont versés à l' ELA 52 et remplacés par des Bearcat.

L' EROM 80 quitte Saïgon pour Gia Lam le 30 avril 1951; devenu Escadron le 1er février 1954, l'  EROM 80 revient à Tan Son Nhut pour y être dissous le 1er septembre 1955.  (Sources : Les Bases Aériennes / SHAA)

 

En fait, on retrouve l' EROM 80 dans plusieurs historiques de bases aériennes d' Indochine, notamment : BAT 190 de Bach Mai, BA 197 de Gialam (orthographe des archives cotées du SHAA), BA 195 de Cat Bi, BA 130 de Biên Hoa, BA 193 de Tourane et enfin BA 199 de Cap Saint Jacques où les Bearcat ont été rassemblés à partir de juin 1955.

 

Source : archives cotées du SHAA, volume 4

 

Cote 4C 1323 : paragraphe F « GATAC NORD Organisation Réorganisation et Dissolution », page 8 sur 274

« Dissolution de l' Escadron de Reconnaissance d' Outre Mer 80 : 05/09/1955 »

 

En conclusion

 

                    Escadrille de Reconnaissance d' Outre-Mer 80 est créée à Tan Son Nhut (BA 191) le 01-09-1949. Avions : NC 701 puis Bearcat à partir de mai 1951.

                    Devenue Escadron de Reconnaissance d' Outre-Mer 80 le 01-02-1954, il est dissous à Tan Son Nhut (BA 191)  le 05-09-1955.

 

Informations diverses concernant l' EROM 80

 

Par 2 fois, l' EROM 80 a été mis à l'honneur, la première fois en tant que « Escadrille » quand l' EROM 80 a été décorée de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre TOE le 26-11-1952 (F.TOE) puis une deuxième fois en tant que « Escadron » quand l' EROM 80 a été décoré de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire avec olive aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre TOE le 18-04-1955 (F.MM + 0.TOE). Seule cette dernière fourragère étant portée par l'unité. (Sources personnelles et Bulletin Officiel des Armées)

 

« L' EROM 80 est formée sur NC 701 en septembre 1949 mais l'unité met en oeuvre des Bearcat à partir de mai 1951 pour des missions de reconnaissance tactique. Pour ce faire, les mécaniciens modifient l'alimentation électrique du point d'attache central pour pouvoir accueillir un ancien réservoir supplémentaire équipé de 3 caméras type K17 et K22 (une oblique frontale, verticale et oblique latérale). L'unité est engagée au-dessus de Diên Biên Phu, devenant Escadron de Reconnaissance Outre-Mer 80 avant d'être dissous le 1er novembre 1955. » (Sources : forum marine – grumman-F8F-bearcat)

 

« Après avoir relégué sans aucun regret ses Martinet qu'elle employait depuis 1949, l' EROM 80 entamera sa transformation sur Bearcat au début de février 1951. Après sa première dotation de 8 appareils, l' EROM 80 touchera un total de 33 appareils additionnels pour la perte de 29 dont 15 entraînant la réforme de l'appareil avec la perte de 5 pilotes à la clef. Lorsque l' EROM 80 fut dissous en septembre 1955, ses appareils furent répartis dans les différentes unités encore actives. » (Sources :  membres multimania/avions français/bearcat)

 

« Sur 207 avions F8F-1 et F8F-1B livrés, 103 Bearcat au total seront réformés durant le conflit d'Indochine. L' Armée de l'Air versera 28 Bearcat à la Thaïlande en 3 fois, 68 au Viêt Nam en 2 fois et 19 seront retournés aux Etats-Unis. » (Sources :  avions  Grumman)

 

« Les livraisons de Bearcat continuèrent après la défaite française mais l'Armée de l'Air se consacra à la formation de pilotes de chasse viêtamiens sur Bearcat au sein d'un Centre de Transformation à la Chasse (CTC) sur la base aérienne de Cap Saint Jacques construite et mise en service en juin 1955 dans le cadre du redéploiement territorial Air au Sud du 17°  parallèle. Aucun des Bearcat porteur des cocardes françaises ne fut jamais transféré en métropole. » (Sources : forum soldats d'hier/F8F/Bearcat)

 

Détail historique

 

« Base Aérienne n° 191 de Tan Son Nhut en Indochine : il est à noter qu'au cours de cette période, le 20 novembre 1948, un avion Vampire britannique stationne une semaine sur la base où il est le premier jet à se poser en Indochine »  (Source : historique des Bases Aériennes/SHAA)

 

Sur le site « traditions-air » à la rubrique « Contributions »

 

 

En date du 18-07-2008, Monsieur Philippe Poizat a écrit des choses très intéressantes sur les unités de l'Air en Indochine qui révèlent les difficultés de dates et de lieux. Seule la lecture des Journaux de Marches et Opérations des unités pourrait apporter une certaine exactitude ...

 

En date du 16-03-2008, Monsieur Olivier Beernaert a fait part d'informations trouvées sur l' EROM 80 issues d'Airfan n° 10. Tout me paraît juste, hormis la présence de MD 312 « Flamant » au sein de l' EROM 80 en Indochine (?)

« Le MD-315 (Flamant I) n° 1, tête de série, est réceptionné par l'Armée de l'Air le 27-02-1949, puis les 36 avions suivants sont réceptionnés par le GR 1/33 pour les formations d' Outre-Mer et la première unité équipée est l' Escadrille Outre Mer 84 puis les EOM 83, 81, 85 et 86. » (Sources : Avions Marcel Dassault et www.montbeliard-dassault312.fr) (à prendre en compte )

 

                                                                                                        Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (année 2011)

 


EH 1/24

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Jacques Moulin, Patrice Gaubert et Patrick-Charles Renaud - témoignages « d'anciens » - divers sites internet - archives et connaissances personnelles.

 

EH : Escadron d'Hélicoptères 1/24, unité « fantôme » très peu connue !

 

Le 01 août 1962, la 3° EH (Escadre d'Hélicoptères), devenue 23° EH (Escadre) au printemps 1961, part de la BA 146 de La Réghaïa (Algérie) pour la BA 113 « Commandant de Saint Exupéry »  de Saint-Dizier (France).

« Sur la BA 146 de La Réghaïa, un Escadron d'Hélicoptères Légers, doté de 40 Alouette II (le nombre paraît important ?) est créé le 01 septembre 1962 sous la numérotation EH 1/24. Il sera dissous sur la BA 146 le 31 juillet 1963. »

Apparemment, l' EH 1/24 non doté d'insigne officiel homologué, aurait un lien avec la constitution / création du GAM 87 (Groupe Aérien Mixte) sur la BA 141 « Commandant Tulasne »  de Oran-La Sénia (Algérie). Des Alouette II issues de la dissolution de l' EH 1/24 sont certainement venues se joindre sur la BA 141 au GAM 87 et au Commandement de l'Air en Algérie, (CAA) transféré le 01 octobre 1963 de La Réghaïa à Oran. (le CAA est l'ex 5° Région Aérienne d'Algérie)

 

Question posée :

 

Que sont devenues les 40 Alouette II de l' EH 1/24 au 31 juillet 1963 ? les pilotes et personnels mécaniciens ? (Fin de la présence française en A-F-N)

 

En résumé :

 

EH 1/24 – pas d'insigne connu homologué

BA 146 La Réghaïa (Algérie)

du 01-09-1962 au 31-07-1963

Alouette II (à prendre en compte : n'existe pas sur le site)

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)


GAM 87

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Jacques Moulin, Patrice Gaubert et Patrick-Charles Renaud - témoignages « d'anciens » - divers sites internet - archives et connaissances personnelles.

 

 

GAM 87 : Groupe Aérien Mixte 87

 

 

Sources : SHAA:Les bases aériennes et Air Actualités n° 409 d'avril 1988.

 

« Sur la BA 141 « Commandant Tulasne » de Oran-La Sénia (Algérie), le GAM 87 est créé le 01 août 1963 avec des éléments du GOM 86 (Groupe d' Outre Mer) et de l' ELO 2/45 (Escadrille de Liaison et d'Observation) et de l' EH 1/24 (Escadron d'Hélicoptères).

Le 30 avril 1964, le GAM 87 est dissous en même temps que la BA 141 de Oran. » (à prendre en compte )

 

Pas d'insigne connu homologué pour le GAM 87, bien que le GOM 86 et l' ELO 2/45 aient des insignes homologués.

 

En résumé :

 

GAM 87 – pas d'insigne connu

BA 141 Oran-La Sénia

du 01 août 1963 au 30 avril 1964

MD 315 et Broussard et Alouette ?

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)

 

 


EAL 72 – EALA 2/70 – ELO 2/45

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et de Patrick-Charles Renaud - témoignages « d'anciens » - divers sites internet - archives et connaissances personnelles.

 

EAL : Escadrille d'Aviation Légère 72

EALA : Escadrille d'Aviation Légère et d'Appui 2/70

ELO : Escadrille de Liaison et d'Observation 2/45

 

Extrait de « Aviation Légère d'Appui en Algérie » (internet « Alainsumo »)

 

« Le 15 juin 1955, équipées de Morane 500 Criquet, les 4 premières Escadrille d'Aviation Légère (EAL) sont mises sur pied et intégrées au Commandement des Unités Morane : CUM 500 – 00/583.

Dès mars 1956, le CUM 500 et les EAL sont dissous.

Les Escadrilles d'Aviation Légère et d'Appui (EALA) leur succèdent et sont intégrées au GALA 70 (Groupement d'Aviation Légère et d'Appui).

                    Une escadrille d'instruction : EALA 01/070

                    Trois escadrilles à 10 MS 500 Criquet : EALA 02/070, EALA 03/070 et EALA 04/070

                    Deux escadrilles à 10 MS 733 Alcyon : EALA 05/070 et EALA 06/070

Les 2 premiers chiffres correspondent à l'ordre de création de l'escadrille, les 3 derniers chiffres rappellent le numéro de groupement auquel l'escadrille appartient.

- 070 pour les Morane - 071 pour les Sipa - 072 pour les T6 d' A-F-N - 073 pour les T6 d'Afrique Noire »

 

Sur la BA 146 de La Réghaïa (Algérie) est créée l' EAL 72 ( Escadrille) le 15 juin 1955 sur avion MS 500 Criquet.

L' EAL 72 devient EALA 2/70 ( Escadrille) le 01 mars 1956 puis ELO 2/45 ( Escadrille de Liaison et d'Observation) le 01 septembre 1957, équipée de Broussard. Cette escadrille est affectée sur la BA 142 de Boufarik (Algérie) où elle arrive le 27 novembre 1959. Elle y effectue 500 heures / mois de liaisons, de transport, d' évasan, de reconnaissance photographique ou de RAV, de protection de convois et d'entraînement.

L' ELO est dissoute le 03 août 1963. Une partie de ses éléments est affectée au GAM 87 (Groupe Aérien Mixte) sur la BA 141 de Oran – La Sénia. (à prendre en compte )

 

Insigne homologué A737 le 01 octobre 1957 sur la BA 146 de La Réghaïa pour l' EALA 2/70 puis pour l' ELO 2/45.

 

En résumé :

 

EAL 72 puis EALA 2/70 puis ELO 2/45

 

                    EAL 72 – La Réghaïa – du 15 juin 1955 au 01 mars 1956 – MS 500 Criquet

                    EALA 2/70 – La Réghaïa – du 01 mars 1956 au 01 septembre 1957 – MS 500 Criquet

                    ELO 2/45 – La Réghaïa – du 01 septembre 1957 au 03 août 1963 – Broussard

 

Voir contribution de Marcel Marchand du 18-07-2008 : lieux de stationnement et lieux de rattachement.

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)


EOM 87 « TANEZROUFT »

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et de Patrick-Charles Renaud - divers sites internet - témoignages « d'anciens » - archives et connaissances personnelles.

 

EOM : Escadrille d'Outre Mer 87

 

L'EOM 87, reprenant les traditions et l'insigne de l'escadrille BR 45 (543), est créée le 01 octobre 1952 sur la BA 140 de Blida (Algérie). Dotée d'avions MD 315 , l' EOM 87 sera dissoute le 01 juillet 1955 à Blida. Elle formera, avec l' EOM 86, le GOM 86 (Groupe d'Outre Mer) dont elle sera la 1ère escadrille. (à prendre en compte )

 

En résumé :

 

EOM 87 « TANEZROUFT » - Insigne de l'escadrille BR 45 (543) – Fanion homologué A29 le 01 avril 1953

BA 140 Blida (Algérie)

du 01 octobre 1952 au 01 juillet 1955

MD 315

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011) 


EOM 86 « HOGGAR »

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et Patrick-Charles Renaud - divers sites internet - témoignages « d'anciens - archives et connaissances personnelles.

 

EOM : Escadrille d'Outre Mer 86

 

L' EOM 86, reprenant les traditions et l'insigne de l'escadrille 548, est créée le 01 octobre 1952 sur la BA 140 de Blida (Algérie). Dotée d'avions MD 315 , l' EOM 86 sera dissoute le 01 juillet 1955 à Blida. L' EOM 86 formera, avec l' EOM 87, le GOM 86 (Groupe d'Outre Mer) dont elle sera la 2ème escadrille. (à prendre en compte )

 

En résumé :

 

EOM 86 « HOGGAR » - Insigne de l'escadrille 548 – Fanion homologué A4 le 18 septembre 1952

BA 140 Blida (Algérie)

du 01 octobre 1952 au 01 juillet 1955

MD 315

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)


GOM 86 « GRANDS ERGS »

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et de Patrick-Charles Renaud - divers sites internet - témoignages « d'anciens » - archives et connaissances personnelles.

 

GOM : Groupe d'Outre Mer 86 (Sur tous les documents consultés, je n'ai jamais trouvé l'appellation « Groupe Aérien d'Outre Mer : GAOM 86 ? »

 

Appellation du nom de tradition « Grands Ergs » le 12 novembre 1956, homologuée le 18 juillet 1958 (Source : SHAA)

Insigne du GOM 86 homologué A724 le 15 juin 1957 (par regroupement des 2 insignes d'escadrille)

Fanion du GOM 86 homologué A95 le 25 septembre 1958

 

Le GOM 86 est créé le 01 juillet 1955 par fusion de l' EOM 87 et de l' EOM 86.

                    1ère escadrille : (EOM 87) – BR 45 (543)

                    2ème escadrille : (EOM 86) – 548

Le GOM 86, crée sur la BA 140 de Blida (Algérie) aura de nombreux détachements et sera équipé de MD 311, MD 312 et MD 315.

Au 31 décembre 1957 : 24 MD 315, 6 MD 311 et 4 MD 312.

 

Le GOM 86 sera dissous le 31 juillet 1963 sur la BA 140 de Blida qui sera dissoute le 31 août 1963.

 

Le GOM 86 aura une troisième escadrille, avec l'insigne homologué A670 (le 07 janvier 1956). Cette 3ème escadrille sera créée sur la BA 140 de Blida le xx octobre 1955 et sera équipée de JU 52 Toucan.

La 3ème escadrille du GOM 86 sera dissoute le 15 février 1956 pour devenir le GSRA 76 (Groupe Saharien de Reconnaissance et d'Appui) sur la BA 157 de Tunis – El Aouina (Tunisie). (à prendre en compte )

 

En résumé :

 

GOM 86 « GRANDS ERGS » - insigne homologué A724

BA 140 Blida (Algérie)

du 01 juillet 1955 au 31 juillet 1963

                    1° escadrille (ex EOM 87) – BR 45 (543) – MD 311, MD 312  et MD 315

                    2° escadrille (ex EOM 86) – 548 – MD 311, MD 312 et MD 315

                    3° escadrille (insigne A670) du xx octobre 1955 au 15 février 1956 – J 52 Toucan

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)


EOM 75

 

Sources  pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et Patrick-Charles Renaud - divers sites internet - témoignages « d'anciens » - archives et connaissances personnelles.

 

EOM : Escadrille d'Outre Mer

Sans insigne connu ou homologué

 

En septembre 1955, l' EOM 75 est créée sur la BA 141 « Commandant Tuslane » à Oran – La Sénia (Algérie). L' EOM 75 est équipée de NC Martinet et détache des avions sur le territoire algérien.

Le 15 février 1956, l' EOM 75 est dissoute et son personnel et ses avions partent pour la BA 140 de Blida pour constituer la 3ème escadrille du GOM 86 sur JU 52 Toucan.

 

Voir la contribution de Michel Bardyn, en date du 09 novembre 2009, qui m'a donné envie d'en savoir plus sur certaines unités en A-F-N, mais avec quels tourments … ! (pris en compte )

 

Question posée : Que sont devenus les NC 701 Martinet ?

 

En résumé :

 

EOM 75 – pas d'insigne connu

BA 141 de Oran - La Sénia

du xx septembre 1955 au 15 février 1956

NC 701 Martinet

 

A noter qu'au 15 février 1956, la 3ème escadrille du GOM 86 et de l' EOM 75 forment le GSRA 76 sur la BA 157 de Tunis – El Aouina (Tunisie).

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)


3 ème Escadrille du GOM 86

ou

GOM 86 (3)

 

Sources  pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et surtout Patrick-Charles Renaud pour son livre « Aviateurs en guerre » - divers sites internet - témoignages « d'anciens » - archives et connaissances personnelles.

 

GOM 86 (3) : 3 ème Escadrille du Groupe d'Outre Mer 86

Insigne homologué A670 le 07 janvier 1956 sur la BA 215 de Ouargla (Algérie) : « Toucan d'or empiétant une bombe à ailettes du même et brochant sur une croix de Rhala de gueules »

                    le toucan symbolise le fait que l'escadrille est équipée de Junker 52 – Toucan.

                    la bombe rappelle le fait que ces avions avaient été aménagés pour le bombardement.

                    la croix du Sud rappelle les territoires sur lesquels peut intervenir cette escadrille (A-O-F, Sahara, A-F-N, A-E-F.

 

Sources SHAA et extraits du livre « Aviateurs en guerre » de Patrick-Charles Renaud

 

« Le GOM 86, crée en mai 1955 (avec certitude le 01 juillet 1955), est équipé de bimoteurs Marcel Dassault. Stationné sur la base aérienne 140 de Blida, il a reçu pour mission de participer aux missions d'appui-feu et de reconnaissance en Afrique du Nord. En octobre 55, le GOM 86 s'est doté d'une troisième escadrille dont la mission principale est le bombardement sur Toucan. »

Le 15 février 1956, le 3ème escadrille du GOM 86 ou GOM 86 (3) deviendra le GSRA 76 (Groupe Saharien de Reconnaissance et d'Appui) basé à Tunis (Tunisie). (pris en compte )

 

En résumé :

 

3° Escadrille du GOM 86 ou GOM 86 (3) – insigne homologué A670

BA 140 de Blida (Algérie)

du xx octobre 1955 au 15 février 1956

JU 52 Toucan

 

Escadrille GOM 86 (3) qui deviendra GSRA 76.

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)


 

ELO 4/45

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et Patrick-Charles Renaud - divers sites internet - témoignages « d'anciens » - archives et connaissances personnelles.

 

ELO : Escadrille de Liaison et d'Observation 4/45 (liaison et observation avec ou sans « s » !!!)

Insigne homologué A733 le 31 août 1957

 

Le 01 novembre 1956, une escadrille de 12 Broussard, l' ELO 4/45 est créée sur la BA 141 « Commandant Tulasne » à Oran – La Sénia (Algérie). Sa dotation passe à 20 Broussard le 01 avril 1957.

L'ELO 4/45 est dissoute le 30 juin 1958 et ses avions sont répartis entre le GSRA 76 de Ouargla et le GSRA 78 de Colomb-Béchar et l' ELO 5/45 de Zénata. (à prendre en compte )

 

Question posée : Qu'est devenu l'insigne homologué A733, voire les traditions, de l' ELO 4/45 après sa dissolution ?

 

En résumé :

 

ELO 4/45 – insigne homologué A733

BA 141 de Oran – la Sénia (Algérie)

du 01 novembre 1956 au 30 juin 1958

Broussard

 

A la dissolution, les avions sont répartis entre le GSRA 76 « Oasis » et le GSRA 78 « Tindouf » et l' ELO 4/45.

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)



GSRA 76 « OASIS »

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aérinnes,insignes,archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Jacques Moulin, Patrice Gaubert et de Patrick-Charles Renaud - témoignages « d'anciens » - divers sites internet - archives et connaissances personnelles.

Remerciements à Christian HAESTESKO, mécanicien d'équipage au GSRA 76 en 1960 sur DC3 « Dakota.

 

GSRA : Groupe Saharien de Reconnaissance et d'Appui 76

Insigne homologué A670 le 07 janvier 1956 sur la BA 215 de Ouargla : reprise de l'insigne de la 3° escadrille du GOM 86, lire les détails à GOM 86 (3)

Fanion homologué A66 le 19 janvier 1957

Appellation du nom de tradition « Oasis » homologuée le 12 novembre 1956

 

Le 15 février 1956, sur la BA 157 de Tunis – El Aouina (Tunisie), le GSRA 76 est créé à partir de la  3ème escadrille du GOM 86 dissoute.

En surveillance du Sud Tunisien et équipé de 25 JU 52 et d' AAC1 Toucan, le GSRA 76 assure des détachements à Ouargla, Gabès et Colomb – Béchar ainsi que sur plusieurs autres terrains par la suite tels que Biskra, Fort Flatters, Laghouat.

Le 01 août 1956, le détachement du GSRA 76 de Colomb – Béchar donne naissance à l' ESRA 78 ( Escadrille Saharienne de Reconnaissance et d'Appui).

Le GSRA 76 se compose alors d'un noyau central à Tunis – El Aouina et de 2 escadrilles de 10 JU 52 Toucan chacune, l'une à Gabès et l'autre à Ouargla. Enfin, Tunis étant jugée trop éloignée de la zone d'action de ses appareils, le GSRA 76 est transféré sur la BA 215 de Ouargla (Algérie) le 10 août 1957.

A Ouargla, le GSRA 76 est renforcé et doté de 10 C47 et de 3 Broussard détachés de l' ELO 4/45.

Le GSRA 76 « Oasis » sera dissous le 31 janvier 1963 et la BA 215 de Ouargla le 31 mai suivant. (pris en compte )

 

En résumé :

 

GSRA 76 « OASIS » - insigne homologué A670

BA 157 de Tunis – El Aouina (Tunisie) puis BA 215 de Ouargla (Algérie)

du 15 février 1956 au 31 janvier 1963

JU 52 Toucan, C47, Broussard

 

Divers :

 

                    Sur l'ancien site de l' ANTAM  (voir « liens » sur le site), le Toucan AAC1 n° 087 du GSRA 76 en collision au sol avec le bâtiment du P-C de la base de Tunis le 03-09-1956.

                    Sur le site du CAEA (voir « liens » sur le site), le Broussard n° 228 pris en compte par le GSRA 76 « Oasis » à Ouargla le 15-11-1960.

                    Toujours sur l'ancien site de l' ANTAM : « Certaines unités avaient été dotées en partie de JU 52 d'origine allemande, récupérés. Ceux-ci, en plus des caractéristiques du train d'atterrissage, avaient un « sérial number » à 4 chiffres contre 3 pour les AAC1 Toucan. Le GT 2/61 « Maine » avait même hérité à une époque du JU 52 n° 1001, avion personnel de Goëring. Selon certaines sources dignes de toute confiance, cet avion aurait même fait par la suite, les délices du GSRA 76 « Oasis » à Ouargla. »

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)



ESRA 78

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Bernard Palmiéri, Patrice Gaubert, Jacques Moulin et Patrick-Charles Renaud - divers sites internet - témoignages « d'anciens » - archives et connaissances personnelles.

 

ESRA : Escadrille Saharienne de Reconnaissance et d'Appui 78

Pas d'insigne connu ou homologuée

 

Un détachement du GSRA 76 (Groupe Saharien de Reconnaissance et d'Appui) de la BA 157 de Tunis – El Aouina (Tunisie) équipé de JU 52 Toucan, est affecté sur la BA 145 de Colomb – Béchar (Algérie) le 06 juin 1956. Prenant de l'importance, il devient autonome le 01 août 1956 sous la dénomination de ESRA 78 (Escadrille) puis le 01 novembre 1956 de GSRA 78 (Groupe). (à prendre en compte : n'existe pas encore sur le site)

 

En résumé :

 

ESRA 78 – sans insigne connu

BA 145 de Colomb – Béchar (Algérie)

du 01 août 1956 au 01 novembre 1956

JU 52 Toucan

 

L'ESRA 78 est issue du GSRA 76

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)



GSRA 78 « TINDOUF »

 

Sources pour mes recherches : « Tindouf » sur le site Delta Reflex/Bernard Palmiéri - SHAA/bases aériennes, insignes, archives - écrits de Henri Guyot, Jacques Moulin, Patrice Gaubert et Patrick-Charles Renaud - témoignages « d'anciens » - divers sites internet - archives et connaissances personnelles.

 

GSRA : Groupe Saharien de Reconnaissance et d'Appui 78

Insigne homologué A754 le 16 janvier 1958

Fanion homologué A112 le 24 septembre 1959

Appellation du nom de tradition « Tindouf » homologuée le 12 novembre 1956

 

Un détachement du GSRA 76, créé sur la BA 157 de Tunis – El Aouina (Tunisie) et équipé de 4 JU 52 Toucan, est affecté sur la BA  145 de Colomb – Béchar (Algérie) en date du 06 juin 1956 . Prenant rapidement de l'importance, il devient autonome le 01 août 1956 sous la dénomination de ESRA 78 (Escadrille) puis le 01 novembre 1956 de GSRA 78 (Groupe). C'est au capitaine Post qu'échoit alors l'honneur du « premier commandant » de la formation alors équipée de 8 JU 52 Toucan.

A partir de  fin 1957, les C 47 remplacent progressivement les JU 52 et en 1958, le GSRA 78 est en plus doté de Broussard suite à la dissolution le 30 juin 1958 de l' ELO 4/45 (Escadrille de Liaison et d'Observation). Le GSRA 78 est baptisé « Tindouf » le 12 novembre 1956 et reçoit son insigne en 1958.

Le GSRA 78 travaille pour le PCAD (Poste de Commandement Air Directeur) : lignes régulières, transport, évasan, P-C volant, RAV, appui feu et protection de convois.

Le GSRA 78 « Tindouf » est dissous le 31 janvier 1963. (Bernard Palmiéri donne la date du 31 décembre 1963 ?). (à prendre en compte )

 

En résumé :

 

GSRA 78 « TINDOUF » - insigne homologué A754

BA 145 de Colomb – Béchar (Algérie)

du 01 novembre 1956 au 31 janvier 1963

JU 52 Toucan, C 47, Broussard

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)


ESRA 77

 

Sources  pour mes recherches : très peu de renseignements sur cette escadrille saharienne - SHAA/bases aériennes, insignes, archives - divers sites internet.

 

ESRA : Escadrille Saharienne de Reconnaissance et d'Appui 77

Insigne homologué A761 le 05 mars 1958

 

Très peu d'informations sur cette escadrille, mais on peut écrire avec certitude :

« En 1957, des JU 52 étaient rassemblés sur la BA 140 de Blida (Algérie) pour constituer l' ESRA 77 en vue d'un départ pour la BA 171 de Bangui – M'Poko (République Centrafricaine, ex Oubangui – Chari). Le premier décollage se passa le 08 février 1957. A Bangui, les JU 52 servirent à ravitailler les postes du Tibesti et des bases en A-E-F.

Début 1957, un échelon de l' ESRA 77 arrive sur la BA 172 de Fort – Lamy devenue N'Djamena (République du Tchad) sur JU 52.

Le 01 octobre 1959, le GAMOM 85 (Groupe Aérien Mixte d'Outre Mer) est créé par fusion de l' ESRA 77 et de l' EALA 4/73 (Escadrille d'aviation Légère et d'Appui). (à prendre en compte )

 

En résumé :

 

ESRA 77 – insigne homologué A761

Base secondaire de Tindouf  Poste de Commandement Air 75/540 (Algérie)

du xx février 1957 au 01 octobre 1959

JU 52 Toucan

 

Pour information :

 

L'insigne de l' ESRA 77 (A761) sera repris le 19 mai 1961 par la deuxième escadrille du Groupe Aérien Mixte d'Outre Mer 85 : GAMOM 85 (2).

 

Quant à l'insigne de l' EALA 4/73 (A756), celui-ci sera repris par la première escadrille du GAMOM 85 : GAMOM 85 (1), puis dernièrement par l' Elément Air 7/67 : EA 07/067.

 

 

                                                                                Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (novembre 2011)

 


EAS 06/560 « ETAMPES »

 

Sources pour mes recherches : SHAA/bases aériennes, insignes, archives – divers sites internet – archives et connaissances personnelles.

 

EAS : Escadrille Aéro Sanitaire 06.560 « ETAMPES » (ou Aérosanitaire)

 

Insigne homologué A 1335 le 15 mai 2003 sur la BA 107 de Villacoublay (Yvelines)

 

Site internet phaléristique Alain Sumo

 

« Définition héraldique : Rondache d'azur denticulée d'or à un croissant du même figuré, contourné et allumé de sable, posé au chef dextre, supportant d'un lien un médecin volant du second émail chevelé d'argent, poignant de la senestre un clystère également d'or, une demi-corolle du second métal posée au chef senestre. »

 

« Symbolisme de l'insigne : L'insigne de l'EAS 06.560 reprend intégralement celui de la Section d'Avions Sanitaires 22/110 (SAS 22/110) implantée sur la BA 110 d' Etampes Mondésir (devenue BA 251 et dissoute en 1967).

La SAS 22/110 est dissoute le 11 juillet 1940.

Le personnage mis en scène est emprunté à Molière : c'est un médecin du 17° siècle, facilement identifié par son clystère et son habit noir. La vocation d'intervention par les airs des convoyeuses est clairement représentée. La présence d'une lune peut s'expliquer de deux manières. Le croissant rieur retient dans sa chute le médecin : même dans la précarité et l'adversité d'une mission, les convoyeuses peuvent compter sur leur bonne étoile. Par ailleurs, l'astre de la nuit rappelle la capacité de cette unité à être mise en œuvre de jour comme de nuit. Enfin, le fond bleu rappelle l'appartenance de l' EAS à l'armée de l'air. »

 

Bulletin Officiel des Armées BOC/PP

 

L'EAS 06.560 a été déclarée héritière des traditions par filiation indirecte par décision n° 30/DEF/EMAA/SHAA/SYMB du 06 juin 2003 et décision n° 32/DEF/EMAA/SHAA/SYMB du 30 juillet 2003 : à compter du 15 mai 2003, l'escadrille aérosanitaire (EAS 06/560) est instituée héritière, par filiation indirecte, de la section d'avions sanitaires d' Etampes (SAS 22/110).

 

Magazine « Les Echos de Vélisy-Villacoublay » n° 227 de mars 2011 (journal local civil d'informations à la population)

 

« Un nouvel envol de la BA 107 / Zoom sur la BA 107 »

 

Petit retour en arrière

 

Le 01 novembre 1945 : création d'une équipe d'infirmières de l'Air chargée de rapatrier à bord des aéronefs du Transport Aérien Militaire, hommes, femmes, enfants, blessés, malades, prisonniers ou déportés suite à la seconde guerre mondiale.

 

Le 01 avril 1946 : premier concours et naissance des Convoyeuses de l'Air. La multiplication des conflits internationaux les emmène au bout du monde. C'est en Indochine qu'elles participent activement aux premières évacuations sanitaires, parfois au péril de leur vie.

 

Le 01 septembre 2002 : création de l' EAS « 06.560 ETAMPES » sur la BA 107. Unique en France, elle reprend les traditions de la Section d'Avions Sanitaires 22/110 basée à Etampes et dissoute le 11 juillet 1940.

 

Une unité aux multiples missions

 

L'unité se compose d'une vingtaine de convoyeurs de l'Air (infirmiers diplômés d' Etat, spécialisés en aéronautique), sous-officiers et officiers, dont un commandant d'unité médecin. A bord des aéronefs des Forces Aériennes, ils ont pour principale missions d' :

                    Assurer les évacuations sanitaires au profit de l'ensemble des personnels des armées, qu'ils soient en opération extérieure partout dans le monde ou en mutation outre-mer avec famille.

                    Participer au soutien médical lors des déplacements des hautes autorités de l' Etat (Président de la République et Premier Ministre principalement).

                    Effectuer des missions humanitaires entre 2 et 4 mois (ex : tsunami, séisme d'Haïti...)

                    Effectuer des détachements en opérations extérieures pour apporter un soutien aux militaires directement sur place, une aide humanitaire aux populations et rapatrier les français blessés.

 

Les convoyeurs de l'Air embarquent, soit au départ de Vélisy-Villacoublay avec l' ETEC (Escadron de Transport, d'Entraînement et de Calibration : voir GAEL et GLAM sur le site) en départ dans les 3 heures après l'alerte pour partir chercher un patient dont l'état nécessite une évacuation sanitaire urgente programmée, soit au départ de Roissy avec l'Estérel (Escadron de Transport 3/60) si le degré d'urgence est moins important (rapatriement sanitaire). (pris en compte )

 

                                                                                 Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (décembre 2011)

 


EPS 1/81

 

Sources pour mes recherches : Historiques des bases aériennes et insignes du SHAA, écrits de Henri Guyot et contributions sur le site, divers sites internet, documentations et connaissances personnelles.

Livre de M. Pierre Dumollard « Junkers 88 et 188 français »

Site de Albin Denis sur les escadrilles de l'aéronautique militaire française de 1910 à 1918.

 

EPS : Escadrille de Police et de Sécurité 1/81.

 

Premier insigne homologué : 1991/EMGFA du 11 mai 1946 pour l' EPS 1/81.

Deuxième insigne homologué : A 900 pour le GAMOM 81 du 18 avril 1964 (reprise de l'insigne et des traditions de l'Escadrille d'Outre Mer 81).

Voir aussi sur le site de Albin Denis l'insigne de l'escadrille SAL 41  dont les insignes sont issus.

 

Appellation « Mauritanie » le 01 décembre 1946 avant de quitter Bizerte et devenir l' EOM 81.

 

Concernant la date de création de l' EPS 1/81, on peut écrire : Le 01 mars 1945, l'Escadrille de Police et de Sécurité 1/81 est créée avec 8 Junker 88 (fabrication et production française d'après guerre et récupération) sur la Base de Stockage 313 de Bizerte Sidi-Ahmed en Tunisie.

 

Pour la suite, il convient de se reporter aux contributions de M. Florian Castejon du 22/07/2011 et surtout aux écrits très riches en détails  de M. Didier Fillaud du 01/09/2010 et très dernièrement, ( j'avais déjà mis en forme mes écrits), la contribution SHD Air via Alain Campo du 27/01/2012.

 

Voir aussi sur le site dans la rubrique « Avions » à Junker 88, la photo  d'un Junker 88 de l' EPS 1/81 à Sidi-Ahmed Bizerte en 1946. (à prendre en compte )

 

                                                                                     Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (janvier 2012)



ESCADRILLE A-E-F

 

Sources pour mes recherches : Principalement le livre « Les insignes des bases aériennes » par Bernard Thévenet du Service Historique de l'Armée de l'Air. Consultation d'autres sites internet : Les FAFL, les insignes militaires, Patrice Gaubert, Henri Guyot, Albin Denis,  Ordre de la Libération, archives et connaissances personnelles, etc ...

 

En fait beaucoup de recherches mais peu de résultats : ce travail est en partie une « copie » du livre « Les Insignes des Bases Aériennes » (SHAA) qui est le reflet exact de l'histoire de notre aviation, que ce soit en France et sur d'autres territoires.

 

1° insigne : « Tête de négresse à plateau (jugé indécent par le Gouverneur Général, n'a été porté que par les 3 premiers avions) »

2° insigne : « Masque africain sur 2 sagaies entrecroisées »

3° insigne : « Masque africain sur panoplie de 2 sagaies et 2 défenses d'éléphant ». Voir GLA 49.

On peut penser que chaque insigne correspond à un terrain, soit Brazzaville, Bangui et Fort-Lamy ?

 

 

A – E – F : Afrique Equatoriale Française. De 1910 à 1958, l' A-E-F était un Gouvernement général regroupant au sein d'une même fédération plusieurs colonies françaises d'Afrique centrale dont le Gabon, le Moyen-Congo, le Tchad et l' Oubangui-Chari. Son chef-lieu était Brazzaville (Congo), résidence du Gouverneur général. (Définition générale dictionnaire et internet)

 

Extraits de l'historique de la BA 171 (ex Base Parc 330 et ex BA 214) de Bangui-M'Poko (République Centrafricaine, ex Oubangui-Chari)

 

« L'aéronautique d' AEF est créée en 1930. Le Parc n° 34 est implanté à Bangui, avec essentiellement des Potez 25 ; l'Escadrille d' AEF dite de Bangui est montée sur place, les premiers vols ont lieu en 1931. Ses missions sont les liaisons et les reconnaissances. Partie le 8 novembre 1933 de Paris, la « Croisière noire » fait escale à Bangui le 30 novembre et poursuit son voyage à travers la colonie jusqu'au 2 décembre où elle arrive à Bangui, terme de son voyage ; elle repart en France le 5 décembre.

En 1935, l'Escadrille d' AEF possède 2 trimoteurs Bloch 120, 9 Potez TOE et 3 Potez 29. Elle est chargée de missions de liaisons, de la reconnaissance des territoires, de la surveillance des frontières du Tchad, de missions sanitaires, … Le 01 janvier 1938, le bataillon de l'air 214 est créé à Bangui, principale base d' AEF. L' Escadrille devenue mixte en mars 1939, est dissoute à la mobilisation (01septembre 1939) et donne naissance à 3 détachements à Douala, à Pointe-Noire et à Fort-Lamy.

Après le ralliement de l' AEF à la France Libre le 28 août 1940, les forces aériennes de cette colonie (l' AEF) deviennent les FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres) avec l' Etat-major à Brazzaville,un Parc et un Bataillon de l'Air à Bangui et 3 détachements à Douala, Fort-Lamy, Pointe-Noire ou Libreville. »

 

Extraits de l'historique de la BA 170 « Capitaine Gaulard » de Brazzaville (Congo)

 

« De 1933 à 1941, l'Aéronautique d' AEF maintient un détachement à Brazzaville où le Commandement de l'Air en AEF est créé en 1935. Sur le terrain, une demi-escadrille est installée avec 2 avions multimoteurs, 2 monomoteurs et 4 amphibies ou hydravions. Début 1938, une section du Bataillon de l'Air 214 est installée à Brazzaville.

Lorsque l' AEF rallie la France Libre en août 1940, les forces aériennes d' AEF deviennent les FAFL avec leur Etat-major à Brazzaville. Dès octobre 1940, leurs moyens sont renforcés par des éléments constitués en Angleterre. »

 

 

Extraits de l'historique de la BA 174 (ex SAOM 1/174 et 3/174) de Douala (Cameroun)

 

Note concernant le Cameroun : Le Cameroun français ne fut jamais une colonie française au sens juridique, de même que le Cameroun français ne fut jamais intégré à l' AEF. La France fit du Cameroun un Commissariat de la République autonome, soit un territoire non intégré à l' AEF. Nonobstant ce qui précède, je tenais à écrire sur  la présence de l'aéronautique de l' AEF à Douala au Cameroun dans les années 1930.

 

« L'aviation d' AEF se met en place progressivement à partir de 1930, après l'installation d'une première escadrille à Bangui. Les terrains possibles sont recensés, dont celui de Douala. En 1934, les Ponts et Chaussées l'étudient également pour y faire une escale d'avions commerciaux. En 1936, les appareils militaires qui s'y posent sur le trajet de Brazzaville, en profitent pour effectuer des exercices avec l'armée de terre ou pour des missions topographiques. Douala prend une importance accrue lorsqu'une station auxiliaire de sous-marins s'installe en 1938.

Le 31 octobre 1939, l'escadrille mixte de Bangui est dissoute et donne naissance à des détachements dont l'un, de 3 Potez 25 et d'un Potez 540, est implanté à Douala. Ce détachement comme ceux de Fort-Lamy et de Pointe-Noire exécute des missions de surveillance en mer, de reconnaissances côtières, de liaisons et d' EVASAN.

Lorsque l'Afrique Centrale se rallie à la France Libre, le colonel Leclerc arrive à Douala le 27 août 1940. L'AEF se rallie aussi et les forces aériennes de ces territoires deviennent les FAFL. Des renforts d'Angleterre arrivent dès octobre 1940 à Douala. »

 

Extraits de l'historique de la BA 172 de Fort-Lamy devenue N'Djamena (République du Tchad)

 

« En 1930, une escadrille d' AEF est créée à Fort-Lamy avec un pilote et un avion. L'infrastructure se développe en 1934-1936 et une piste est construite. A la déclaration de la guerre en 1939, un détachement air s'installe à Fort-Lamy, à partir de l'Escadrille d' AEF basée à Bangui, équipé de Potez 25 ou 29.

En octobre 1940, après le ralliement de l' AEF à la France Libre, les unités aériennes en particulier le Détachement Permanent du Tchad (DPT) deviennent les FAFL et vont être renforcées par du personnel et du matériel provenant de Grande-Bretagne. »

 

Conclusion

 

                    Création de l'aéronautique d' AEF en 1930

                    Dissolution de l'aéronautique d' AEF en septembre 1939

                    Création de 3 Détachements aériens en septembre 1939

                    Ralliement de l' AEF à la France Libre en août 1940

                    Les Détachements aériens deviennent les Forces Aériennes Françaises Libres en août 1940 (à prendre en compte )

 

 

                                                                                     Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (janvier 2012)

 


GAMOM 83 « Béthune »

 

Sources pour mes recherches : Principalement : Historique des Bases Aériennes de B.Thévenet/SHAA, divers sites sur internet concernant les FAFL, écrits de Henry Guyot, documentations et archives personnelles.

 

GAMOM : Groupe Aérien Mixte d'Outre Mer 83

 

Insigne homologué : 1440/EMGFA du 22 février 1949. C'est aussi l'insigne de la Base Aérienne n° 171 de Bangui-M'Poko (République Centrafricaine, ex Oubangui-Chari)

 

Extrait de l'historique de la BA 174 de Douala (Cameroun)

 

« En octobre 1940, le Groupe de Combat n° 1 (appelé également « Menace » ou « Jam »), commandé par Lionel de Marmier et constitué en Angleterre, rejoint Douala. Ce Groupe de 4 escadrilles éclate en plusieurs détachements en AEF. Des 2 escadrilles de Lysander, l'une part renforcer le Détachement Permanent du Tchad (DPT), l'autre reste à Douala et constitue le Détachement du Gabon-Moyen-Congo.

En janvier 1942, il comprend 3 Lysander et devient en août 1942 la 2° Escadrille « Béthune » du Groupe de surveillance côtière « Artois ». En avril 1945, l'Escadrille « Béthune » prend l'appellation d'Escadrille de Police et de Sécurité (EPS), puis quitte Douala pour Bangui en novembre 1946.

 

Extrait de l'historique de la BA 171 de Bangui-M'Poko (République Centrafricaine, ex Oubangui-Chari)

 

« L'EPS de Douala donne naissance en 45-46 à l' EPS 1/83 « Béthune » qui s'installe à Bangui. »

 

La suite est donné par le site de Henri Guyot et contribution de Alain Campo du 17/12/2009, c'est à dire : EOM 83 « Béthune » puis GAMOM 83 « Béthune » avec la dissolution du GAMOM 83 « Béthune » le 31 août 1964 (pour mise à jour du site pour la date de dissolution) (à prendre en compte )

 

 

                                                                                     Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (janvier 2012)

 

Je profite de cet écrit pour signaler que l'appellation « Arras » ne figure pas sur le site :

Groupe Artois (FAFL) avec 2 escadrilles : Arras et Béthune

 


Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST le 17 janvier 2013

Encore et toujours en « consultation » sur le site, je voudrais apporter quelques précisions à propos du GLA 45. Ces précisions peuvent prêter à confusion mais elles ont le mérite d'avoir été écrites par des personnes compétentes en « histoire aéronautique ». Elles doivent être portées à la connaissance de l'internaute au titre du devoir de mémoire.

 

GLA 45

 

GLA 45 : Groupe de Liaison Aérienne.

 

Source principale : Le livre de référence  « Les insignes des bases aériennes » écrit par Bernard Thevenet et édité par le Service Historique de l'Armée de l'Air.

 

Sources secondaires : Le site de Henri Guyot, le site « La France Libre », le site « Charles de Gaulle », le site « EARS 99 cocardes », historique de l'EARS 99, documentation et connaissances personnelles, revue « Les Ailes Françaises 1939-1945, n°12 Le Transport Aérien, le site « Historique Messerschmitt Bf 108 et Nord 1002 ».

 

Historique de la Base Aérienne 142 de Boufarik (Algérie) de Bernard Thevenet.

 

« La base de Boufarik est située en plein cœur de la Mitidja, à 40 kilomètres au sud-ouest d'Alger. Après le débarquement allié de novembre 1942, les Américains installés à Maison-Blanche et la RAF à Blida, l'armée de l'air créé une nouvelle base à Boufarik pour ses propres besoins, sur le terrain de l'hippodrome de Xila.

La Section de Liaison Aérienne, SLA, du Commandement de l'Air en Algérie y est créée en 1942 sur Goêland, Simoun, … puis la SLA du BCRA (Bureau Central de Renseignements et d'Action, les « services secrets »de la France Libre). Ces 2 SLA fusionnent en 1943 pour devenir la SLA de l'EMGFA (Etat-Major Général des Forces Aériennes).

En 1944, la SLA se scinde en deux pour donner naissance au GLAM à Villacoublay et à la SLA 352 à Boufarik.

En 1945, la base s'est équipée d'une infrastructure en dur ; 2 ELA sont créées, l'ELA 59 à disposition de la V° RA et l'ELA 45 pour Air Algérie.

Le 1er janvier 1949, la base de Boufarik devient BA 142 et le GLA 45 est créé par fusion de l'ELA 45 et de l'ELA 59. Il est équipé de C47, de Siebel « Martinet », de Ramier.

En 1952, le GLA 45 est transformé en GLS 45, Groupe de Liaison et de Sauvetage, par adjonction de la Section Aérienne de Sauvetage en Mer 99, SASM 99, sur LeO 45 arrivant de Maison-Blanche. Cette SASM qui a été équipée de « Languedoc » en 1954, devient Escadrille Aérienne de Recherche et de Sauvetage (EARS) le 1er mai 1955.

L'EARS 99 fait mouvement sur Maison-Blanche le 10 février 1956.

Le 1er janvier 1955, le GLS 45 redevient GLA 45 avec la séparation de l'EARS. Il est alors équipé essentiellement de C47 et de Martinet ; il effectue environ 1000 heures/mois de liaisons, transport, évacuations sanitaires et entraînement. Le GLA 45 sera dissous le 31 mars 1964 après avoir effectué 110 000 heures de vol, dont 40 000 en missions opérationnelles et plus de 400 EVASAN. »

 

D'autres précisions intéressantes sont fournies par le n°12 de la publication « Les Ailes Françaises, 1939-1945 » décrivant avec justesse l'évolution du transport aérien au cours du deuxième conflit mondial.

 

La Section Spéciale de Liaisons Aériennes : SSLA

 

« En 1940, après l'armistice, une Section Spéciale de Liaisons Aériennes est créée en Algérie à  Alger Maison-Blanche pour assurer les liaisons du Commandement en Afrique du Nord.

Le 15 novembre 1942, la SSLA quitte Alger pour Boufarik.

En décembre 1942, le SCLA (Service Civil des Liaisons Aériennes) est dissous et remplacé par le Service des Liaisons Aériennes.

Les Sections de Liaisons Aériennes (SLA) passent alors sous l'autorité mixte civile et militaire. Ainsi, 5 SLA sont créées le 1er janvier 1943 :

        SLA 352 (ex SSLA) à Boufarik (Algérie), dotée de 3 Goêland, 4 Simoun et 1 Glenn Martin 167F.

        SLA 362 à Rabat-Salé (Maroc).

        SLA 372 à Dakar-Ouakam (Sénégal).

        SLA 382 à Brazzaville (AEF).

        SLA 387 à Ivato-Tananarive (Madagascar).

D'autres sections déjà existantes sont rebaptisées, par exemple : SLA 377 à Rayak (Levant).

 

Concernant la SLA 352, celle-ci est mise à disposition de l'Etat-Major Général des Forces Aériennes (EMGFA), devenant la plus importante de toutes les SLA. Devenue SLA 45 en 1944, sa flotte compte fin août : 8 Goêland, 2 Loockeed C-60 Lodestar, 6 Cessna UC-78 et une quinzaine d'avions divers.

A la fin de l'année 1944, la SLA 45 se divise en 2 unités distinctes :

        Le GLA 45 qui reste à Boufarik.

        Le futur GLAM qui s'installera après « escales » à Villacoublay (création officielle le 14 février 1945). (à prendre en compte )

 

 

                                                                               Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST le 17 janvier 2013

 

 


GLA 49

 

Sources pour mes recherches : Principalement l'Historique des Bases Aériennes de B. Thevenet et Insignes du SHAA, site internet sur les FAFL, Patrice Gaubert, divers sites internet : insignes et unités, archives et connaissances personnelles.

 

Je remercie Monsieur Claude Villain, infirmier militaire de l'Armée de l'Air sur la BA 170 de Brazaville, terrain de Bacongo puis Maya-Maya de 1951 à 1954.

 

GLA : Groupe de Liaisons Aériennes 49

 

Insigne homologué 4515/EMGFA le 19 novembre 1948 : c'est en partie un des 3 insignes de l'Escadrille de l' AEF : masque africain sur panoplie de 2 sagaies et 2 défenses d'éléphant.(voir le site de P. Gaubert et les insignes du Cdt Moreau-Bérillon sur le site Traditions-Air).

 

 

Extraits de l'historique de la BA 170 de Brazzaville (Congo), base aérienne « Capitaine Gaulard »

 

« Du 01 juillet 1941 au 30 novembre 1945, un Détachement Permanent FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres) des avions de commandement est basé à Brazzaville. Il devient à l'été 1946 l'Escadrille d'Avions de Liaison : EAL 3/82 puis fin 1946 la Section d'Avions de Liaison : SAL 3/82 avec 8 bimoteurs et 7 trimoteurs.

A partir de 1953, tout le monde s'installe sur la nouvelle piste de Maya-Maya. La BA 170 abrite alors le GLA 49 qui est équipé de 5 Ju 52, d'un LeO 453, de 3 Martinet et d'un MS 500. Le commandant du GLA 49 assure celui de la base. Le 01 octobre 1959, le GLA 49 est formé de 2 escadrilles, la première avec 5 avions et une section d'hélicoptères de 2 Bell, est basée à Brazzaville. La deuxième avec 3 avions est basée à Fort-Lamy (Tchad).

Le 30 septembre 1964, le GLA 49 quitte Brazzaville pour Bangui et la BA 170 est dissoute. »

 

 Extrait de l'historique de la BA 172 de Fort-Lamy devenue N'Djamena (République du Tchad)

 

« Au 2° semestre 1959, une nouvelle unité est mise en place à Fort-Lamy : la 2° escadrille du GLA 49. »

 

Extraits de l'historique de la BA 171 de Bangui-M'Poko (République Centrafricaine), ex Oubangui-Chari)

 

« Le 01 octobre 1964, le GLA 49, devenu Groupe de Liaison et d'Appui d'Outre Mer : GLAOM 49, quitte Brazzaville pour Bangui avec 9 C 47 et 8 MD 315 et maintien à Fort-Lamy d'un détachement permanent de 4 C 47 et 3 MD 315 constituant la 2 ème escadrille du GLAOM 49.

A cette date, les avions des GAMOM 83, 84 et 85 dissous (Groupe Aérien Mixte d'Outre Mer), sont pris en compte par le GLAOM 49, soit 8 MD 315 et 12 Broussard. Le GLAOM 49 est dissous en avril 1965. »

 

Conclusion sans aucune certitude (Un « ancien » peut apporter sa contribution)

 

Le GLA 49 a un lien indirect et ténu avec l' Escadrille de l' AEF : terrains de Brazzaville et Bangui en AEF et similitude de l'insigne.

De plus on peut écrire : Aéronautique d' AEF = FAFL après ralliement = EAL 3/82 … puis création du GLA 49. (voir Escadrille AEF sur le site)

 

Les FAFL sont créées le 08 juillet 1940 et disparaissent officiellement le 01 août 1943. L'insigne du GLA 49 datant de 1948, on peut penser que :

Détachement Permanent FAFL = EAL 3/82 = SAL 3/82 puis création du GLA 49 (année 47-48) avec les avions de la SAL 3/82. (à prendre en compte )

 

                                                                                     Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (Janvier 2012)



 

Forces Aériennes Françaises Libres

 

FAFL

 

Sources pour mes recherches : Les insignes des Bases Aériennes de Bernard Thévenet /SHAA. Site de Patrice Gaubert. Site de Henri Guyot. Site de la France Libre. Site des Français Libres. Site Charles de Gaulle. Site Ordre de la Libération. Divers sites sur les insignes et les FAFL. Revues Les Ailes Françaises 1939-1945. Revues Mach 1 (des années 1980). Archives et connaissances personnelles.

 

Remerciements : Patrice Gaubert pour son aimable autorisation « à utiliser » son site sur l'Armée de l'Air. Monsieur Frédéric Bentley, ardent défenseur du « Picardie-FAFL ».

 

Préambule

 

Les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) sont l'Armée de l'Air de la France Libre, organisation de résistance extérieure fondée à Londres par le général de Gaulle à la suite de son appel du 18 juin 1940.

Créées le 08 juillet 1940, elles commencent à exister le 14 juillet 1940 lorsque 40 aviateurs deviennent « francs-tireurs » ou « désertent » le sol français. Ils seront environ 500 en décembre 1940 !

D'abord dispersées dans la Royal Air Force (RAF), les FAFL se structurent à partir de juillet 1941 avec la constitution des premiers Groupe de Chasse (GC) et Groupe de Bombardement (GB) voire d'autres unités spéciales, toujours sous l'égide de la RAF.

Initialement  commandées par l'amiral Muselier, le commandement des FAFL revint au général Valin, nommé le 06 juillet 1941 par le général de Gaulle qui lui fixa sa première mission : la francisation des noms des Squadrons et des Flights français en leur donnant des noms de provinces françaises.

Les FAFL disparaissent officiellement le 01 août 1943 suite à la fusion de la France Libre et des forces commandées par le général Giraud. (Sources : définitions diverses sur livres et internet)

 

 

                                                                Insigne de poitrine

 


 

« Dans les premiers temps de la France Libre, les aviateurs ralliés au général de Gaulle sont placés sous l'autorité de l'amiral Muselier et reçoivent l'insigne général des FAFL : « losange bleu à croix de Lorraine rouge ». Rapidement ils obtiennent l'autorisation, par l'état-major de Londres, de frapper leur propre insigne. Le soldat Jacques Drabier, FAFL dès le 21 juillet 1940, puis pilote au Groupe « Picardie », élève de l'école des Beaux Arts, reprend les ailes déployées, emblème traditionnel de l'armée de l'air auquel il ajoute une étoile, un écu aux couleurs nationales avec la croix de Lorraine et la mention FAFL. L'insigne est frappé à partir d'octobre 1940 et numéroté en fonction du grade et de la date du ralliement. » Source : Fiche-Objet/Musée de l'Armée/Département des deux guerres mondiales.

 

 

                                                                         Marquage des avions

 

Croix de Lorraine « tréflée » ou pas, généralement de couleur rouge ou de couleur bleue dans un cercle blanc ou tout simplement de couleur blanche sur la peinture avion. (Voir sur ce site à la rubrique « Avions » les magnifiques « silhouettes- profils » et leurs marquages FAFL)


Bristol Blenheim du GRB n°1 en 1941

(www.cieldegloire.com)

 

Les premières unités FAFL « les précurseurs » (de juillet 1940 à février 1941)

 

- Free French Flight n° 1 ou Number one French Bomber Flight : bombardement.

- Free French Flight n° 2 ou Number two French Fighter Flight : chasse.

- Free French Flight n° 3 ou Number three French Communication Flight : liaison.

- First Fighter Group ou Groupe de Combat n° 1 ou Jam ou Menace : 4 escadrilles : reconnaissance.

- Escadrille Topic : bombardement.

- Détachement Permanent des Forces Aériennes du Tchad (DPFA).

- DPFA du Cameroun.

- DPFA du Gabon et Moyen-Congo.

 

Les FAFL sont réorganisées (année 1941)

 

- Groupe Réservé de Bombardement n° 1 (GRB1) : fusion de Jam et Topic : 2 escadrilles de 6 Blenheim : deviendra l'escadrille « Metz » du GB « Lorraine ».

- Escadrille Française de Chasse n° 1 (EFC1) : deviendra le GC « Alsace » : sera « Compagnon de la Libération » le 21-06-1941.

- Escadrille n° 2 de Bombardement : deviendra l'escadrille « Nancy » du GB « Lorraine ».

 

Les FAFL et les grandes unités (fin 1941 au 01 août 1943)

 

- Groupe Alsace : créé le 01-09-1941 (Squadron 341) : Chasse.

- Groupe Lorraine : créé le 02-09-1941 (Squadron 342) : Bombardement.

- Lignes Aériennes Militaires (LAM) : créée en 09-1941 : transport.

- Groupe Île de France : créé le 10-11-1941(Squadron 340) : Chasse.

- Groupe Bretagne : créé le 10-01-1942 : Bombardement.

- Groupe Artois : créé le 03-08-1942 : Défense Côtière.

- Groupe Normandie : créé le 01-09-1942 : Chasse.

- Groupe Picardie : créé en 06-1943 : Défense Côtière.

- 2° Régiment de Chasseurs Parachutistes (2° RCP) 4° SAS : avril 1944

- 3° Régiment de Chasseurs Parachutistes (3° RCP) 3° SAS : avril 1944

 

Les FAFL et la réunification (fin 1943 à la Libération)

 

Après le succès du débarquement américain en Afrique du Nord : opération « Torch » du 08 novembre 1942 (débarquement des alliés qui marqua le tournant de la seconde guerre mondiale sur le front occidental), la prise de contrôle de l'Afrique du Nord entraîne le ralliement à la France Libre de l'ensemble des colonies et territoires africains. L'établissement d'une tête de pont alliée en Afrique permet de préparer le débarquement en Sicile et d'ouvrir en 1943 la « campagne d'Italie ». Du coté français, après l'accord entre les généraux de Gaulle et Giraud, la nouvelle Armée de l'Air de la Libération voit le jour par l'amalgame difficile des FAFL et de l'armée d'armistice en Afrique : de grandes unités commencent à être créées dès fin 1943. Pour info :

 

- 1° Escadre de Chasse : GC I/3 Corse + GC I/7 Provence + GC II/7 Nice (10-1943).

- 3° Escadre de Chasse : GC I/4 Navarre + GC I/5 Champagne + GC III/6 Roussillon (01-1944).

- 31° Escadre de Bombardement Moyen : Gascogne + Bretagne + Maroc (01-1944).

- 4° Escadre de Chasse : GC II/5 La Fayette + GC II/3 Dauphiné + GC III/3 Ardennes (05-1944).

 

Sans oublier toutes les unités qui se couvrirent de gloire lors de la reconquête du sol de France, débarquement, bataille de France et bataille d'Allemagne et souvent décorées de plusieurs citations à l'ordre de l'Armée aérienne (fourragère). Liste non exhaustive :

 

- Cigognes, Franche-Comté, Bourgogne, Sénégal, Aunis, Belfort, Tunisie, Savoie, Béarn, 1° Régiment Chasseurs Parachutistes, Berry, Guyenne … et tous les autresHommage et respect à tous.

 

Bilan pour les FAFL

 

- 344 avions ennemis ont été abattus (+ 46 avions probables et une centaine d'avions endommagés).

- 104 bateaux ont été coulés, mis à feu ou endommagés.

- Des centaines de véhicules, de locomotives et de matériels ont été détruits ou endommagés.

- 7971 sorties de chasse.

- 4143 sorties d'assauts.

- 6980 sorties de bombardements.

- 2282 sorties diverses.

- Mais au 31 juillet 1943, date de la dissolution des FAFL, 3500 « soldats de l'Air » n'ont pas pu rentrer de mission …

- 6 unités sont « Compagnon de la Libération » compris le 2° RCP.

- 144 militaires sont « Compagnon de la Libération » compris le 2° RCP.

- Plus de 39 citations à l'ordre de l'Armée aérienne ont été décernées (palme de bronze) comprises les palmes des 2° et 3° Régiment de Chasseurs Parachutistes.

- 7 fourragères ont récompensés les 10 unités FAFL, dont 5 fourragères « Légion d'Honneur ».

                                                                                            Sources : divers site internet, archives personnelles

 

« Aux aviateurs de la France libre »

 

« En répondant à l'appel du 18 juin, que demandiez-vous ? Combattre ! Comme pour combattre alors, vous n'étiez pas beaucoup, vous avez beaucoup combattu.

Pour vous, dans les ciels d'Europe, d'Afrique, de Russie, que d'angoisses vaincues, de périls courus, de compagnons perdus !

Mes camarades aviateurs des groupes « Alsace », « Île de France », « Normandie-Niémen », « Lorraine », « Bretagne », ou détachés dans les rangs de la Royale Air Force, vous répondiez jour après jour pour la patrie humiliée, jusqu'à l'heure de la victoire.

Désormais, que passe le temps, que s'étale la médiocrité, que déferlent d'autres soucis, rien n'effacera de la Gloire ce que vous lui avez offert ».

                                                                                                          Charles de Gaulle le 18 juin 1952

                                                                                                           Sources : Espoir n° 129 de janvier 2002

 

Les unités des Forces Aériennes Françaises Libres

 

Pour l'historique complet, les insignes, les appellations : www.traditions-air.fr

 

Escadrille Française de Chasse n°1 « EFC1 » (Unité éphémère)

 

du 15 mars 1941  au 01 septembre 1941.

                    Flight du Squadron 33 de la RAF

                    Flight C du Squadron 73

                    Au 01 septembre 1941 l'EFC1 est dissoute et laisse place au Groupe de Chasse « Alsace »

L'EFC1 remportera 17 victoires aériennes en 165 missions. Le 21 juin 1941, l'EFC1 reçoit la Croix de la Libération, devenant la première unité constituée recevant le titre de « Compagnon de la Libération ». Neuf de ses pilotes ont été faits « Compagnon de la libération » à titre individuel. (à prendre en compte)

 

Groupe de Chasse « Alsace »

 

Créé le 01 septembre 1941, le GC « Alsace » voit le jour à Rayak au Liban.

- 1° escadrille : « Strasbourg ».

- 2° escadrille : « Mulhouse ».

Sera reformé Squadron 341 de la RAF  le 21 janvier 1943.

En 4 années de guerre, le GC « Alsace » a effectué 3469 missions de guerre, remporté 50 victoires aériennes et effectué 10 576 heures de vol. Il reçoit la Croix de la Libération le 28 mai 1945 et 23 de ses membres ont été faits « Compagnon de la Libération » à titre individuel.

Le GC « Alsace » porte la fourragère à la couleur du ruban de la Croix de la Légion d'Honneur avec olive 39-45 pour ses 7 citations à l'ordre de l'Armée aérienne (7 palmes de bronze) et la fourragère de l'Ordre de la Libération aux couleurs vert et noir par décret du 23 février 1996 : F.LH + O.39-45 et F.OL (à prendre en compte )

 

Groupe de Bombardement « Lorraine »

 

Créé le 04 décembre 1940 par la fusion des escadrilles Jam et Topic, le Groupe Réservé de Bombardement n° 1 (GRB1), après la campagne du Gabon, participe le 01 mars 1941 à la prise de Koufra : ce sera la première victoire de la France Libre. Le 02 septembre 1941, le GRB1 est baptisé « Lorraine et les 2 escadrilles prennent naissance le 11 novembre 1941.

- 1° escadrille : « Metz ».

- 2° escadrille : « Nancy ».

Le 07 avril 1943, le « Lorraine » est rattaché au Squadron 342.

Durant la guerre le GB aura déversé 2500 tonnes de bombes pour environ 3000 sorties. Il a perdu 127 membres d'équipage et reçoit la Croix de la Libération le 28 mai 1945 et sa 7° citation à l'ordre de l'Armée aérienne en septembre 1945. 54 membres du « Lorraine » seront faits « Compagnon de la Libération » à titre individuel.

Le GB « Lorraine » porte la fourragère à la couleur du ruban de la Croix de la Légion d'Honneur avec olive 39-45 pour ses 7 palmes et la fourragère de l'Ordre de la Libération aux  couleurs vert et noir par décret du 23 février 1996 : F.LH + O.39-45 et F.OL (à prendre en compte )

 

Lignes Aériennes Militaires « LAM »

 

Créées en septembre 1941, avec peu de moyen, c'est l'organisme de transport des FAFL. Prenant de l'importance de mois en mois et s'équipant de matériel de « récupération », les LAM participent et consolident la souveraineté de la France Libre. (à prendre en compte )

 

Groupe de Chasse « Île de France »

 

Le 20 octobre 1941, le général de Gaulle signe le décret portant création d'un groupe de chasse « Air-Marine » en Angleterre. Ce sera le 1° Free French Squadron 340 « Île de France » avec ses 2 escadrilles (ou Flights) :

- 1° escadrille : « Paris ».

- 2° escadrille : « Versailles ».

 

Le Squadron 340 participe activement à la bataille d'Angleterre, aux campagnes de France et de Belgique, de Hollande et d'Allemagne, effectuant 7500 sorties et remportant 75 victoires.

« Île de France » qui a perdu 38 pilotes recevra la Croix de la Libération le 28 mai 1945 et 22 de ses membres seront faits « Compagnon de la Libération ». A ce palmarès s'ajoutent 4 citations à l'ordre de l'Armée aérienne + une citation à l'ordre des Forces Françaises Libres.

Le GC « Île de France » porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire avec olive 39-45 pour ses 5 palmes et la fourragère de l'Ordre de la Libération aux couleurs vert et noir par décret du 23 février 1996. F.MM + O.39-45 et F.OL

A ce jour, après le conflit d'Indochine et la guerre du Golfe, « Île de France » porte en plus la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre TOE. (3 palmes en Indochine et 1 palme pour le Golfe/Daguet). F.MM + O.39-45 et F.TOE et F.OL (à prendre en compte )

 

Groupe de Bombardement « Bretagne »

 

Le groupe FAFL « Bretagne » est créé à Fort-Lamy au Tchad le 01 janvier 1942, issu du Détachement Permanent du Tchad (DPT) déjà au combat auprès du général Leclerc. Début 1942 avec ses 2 escadrilles, il est toujours présent dans les campagnes du Fezzan et acquiert une réputation d'audace.

Réorganisé en 1944, il devient Groupe de Bombardement Moyen II/20 « Bretagne » et prend part à la campagne d'Italie puis d'Allemagne avant de revenir sur la poche de Royan.

- 1° escadrille : « Rennes ».

- 2° escadrille : « Nantes ».

Pour ses actions de bombardement et de libération du sol de France, le « Bretagne » reçoit 6 citations à l'ordre de l'Armée aérienne et le droit au port de la  fourragère à la couleur du ruban de la Croix de la Légion d'Honneur : F.LH + O.39-45. Il reçoit aussi la Médaille de la Résistance avec rosette. (à prendre en compte )

 

Groupe « Artois » de Défense Côtière

 

Le Groupe Aérien de Défende Côtière (GADC) est créé le 03 août 1942 à Pointe-Noire (Congo) avec le Détachement Aérien du Cameroun (DAC) et le Détachement du Gabon/moyen-Congo (DGMC). Le GADC devient Groupe « Artois » FAFL en juin 43 avec 2 escadrilles. Le Groupe « Artois » est destiné à la défense côtière, surveillance et lutte anti-sous-marine, affecté pour l'Atlantique-Sud. Voir la contribution de Alain Campo du 17-12-2009.

- 1° escadrille : « Arras ».

- 2° escadrille : « Béthune ». (à prendre en compte )

 

Groupe de Chasse « Normandie » puis Régiment « Normandie-Niémen »

 

Le Groupe de Chasse n° 3 est constitué à Damas le 01 septembre 1942 et s'entraîne à Rayak pour s'installer à Ivanovo à l'Est de Moscou en novembre 1942. Début 1943 ; suite à de nouveaux renforts, 3 escadrilles sont mises sur pied, avec une 4° escadrille en 1944 :

- 1° escadrille : « Rouen ».

- 2° escadrille : « Le Havre ».

- 3° escadrille : « Cherbourg ».

- 4° escadrille : « Caen ».

Début 1944, les hostilités reprennent et le 26 juin, le Niémen est franchi et l'unité prend alors le nom de « Régiment Normandie-Niémen ».

Le « Normandie-Niémen » a obtenu 273 victoires confirmées, 37 probables et 47 avions endommagés en 869 combats aériens et 4534 heures de vol. Quatre de ses pilotes deviennent « Héros de l'Union Soviétique », 21 sont « Compagnon de la Libération ». 42 pilotes français sont morts pour la France sur un total de 97 qui participèrent aux 3 campagnes en Russie. La Croix de la Libération est décernée à l'unité le 11 octobre 1943 qui lui donne le droit au port de la fourragère de l'Ordre de la Libération.

Le drapeau reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur, la Médaille Militaire et la Croix de Guerre 39-45 avec 6 citations à l'ordre de l'Armée aérienne qui lui donne le droit au port de la « fourragère rouge » : F.LH + O.39-45 et F.OL

A ce jour, après le conflit d'Indochine, le « Neu-Neu »* porte en plus la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre TOE (2 palmes de bronze) : F.LH + O.39-45 et F.TOE et F.OL (à prendre en compte )

 

* Neu-Neu n'est pas le diminutif de Normandie-Niémen. En fait cela vient du retour des pilotes en juin 1945 au Bourget qui coïncidait avec la fête à Neu Neu (à Neuilly sur Marne) sur laquelle les aviateurs se sont rendus. Ils ont été ainsi surnommés par d'autres camarades de l'Armée de l'air. Comme Neu-Neu correspondait également aux initiales, ce surnom est resté. Sources : Patrick-Charles Renaud, « AVIATEURS EN GUERRE » et site internet

 

 

Groupe « Picardie » de Défense Côtière

 

01 décembre 1942 : dépendant de la Base aérienne de Damas (Syrie), création de l'Escadrille de Surveillance avec des Potez 25, des Blenheim et 2 Potez 63-11 et de nombreux « monocoupe » (petits zincs de tourisme américains). Le personnel provenait pour certains des Groupe Alsace et Lorraine, du Liban, de Madagascar et de Djibouti.

En mars 1943, l'Escadrille prend le nom de « Picardie » et assure des missions de maintien de l'ordre et de surveillance côtière.

Le 16 octobre 1943, l'Escadrille de Surveillance devient Groupe de Bombardement I/17 « Picardie » créé officiellement le 09 décembre 1943. Par la suite, le GB I/17 « Picardie » prend de l'importance et est engagé dans la campagne de Syrie avec des Blenheim en plus. Il est organisé en 3 escadrilles distinctes :

GB I/17 « Picardie » : à Damas sous les ordres du lieutenant-colonel Noël.

- 1° escadrille : le 22-02-1944 : à Palmyre : lieutenant Layrolle.

- 2° escadrille : février 1944 : à Damas : lieutenant Grasset.

- 3° escadrille : le 21-02-1944 : à Hassetché : lieutenant Gircour.

 

Une 4° escadrille voit le jour par la suite avec des Douglas A-24, dirigée par le capitaine Lapios. Une nouvelle numérotation intervient alors, la 4°escadrille devient la 1°, la 1° devient la 2° …

A l'été 44, les A-24 rejoignent le Groupement « Patrie » qui est alors créé à Mouzaïaville en Algérie et le « Picardie » se retrouve à 3 escadrilles après remaNiément. La 2° escadrille, avec des Blenheim et sous le commandement du lieutenant Bentley, assure les missions de surveillance longue durée sur la frontière de la Syrie. D'autres événements surviendront (arrivée des avions  Glenn Martin Baltimore) avant la dissolution du GB I/17 « Picardie » le 31 juillet 1946 à Rayak.. Sources : Bertrand Hugot/Extraits de la revue n°35 de mars 2010 de la Fondation de la France Libre : « le Groupe Picardie ». www.france-libre.net/ et contribution de Frédéric Bentley du 05-12-2008 sur le site.

 

Le GB I/17 « Picardie » a eu son insigne reprenant les armoiries de la province picarde, mais les 4 escadrilles n'ont pas eu d'insigne distinctif. (à prendre en compte )

 


Issue des 601° et 602° GIA ( Groupe d'Infanterie de l'Air, voir sur le site ) de l'Armée de l'Air, la 1° Compagnie d'Infanterie de l'Air (1° CIA) est créée en Algérie le 29 septembre 1940. Cette 1° CIA donnera naissance plus tard aux « Régiment de Chasseurs Parachutistes » appartenant à l'Armée de l'Air.

 

2° Régiment de Chasseurs Parachutistes « 2° RCP »


Intégration dans les FAFL sous le nom de 1° Compagnie de Chasseurs Parachutistes (1° CCP) puis Peloton Parachutiste du Levant puis French Squadron : combats de Crète, Libye, Cyrénaïque et Tunisie.

Au 01 juillet 1943, création du 1° Bataillon d'Infanterie de l'Air (1° BIA) avec les effectifs des CCP.

Novembre 1943 : renommé 4° BIA.

01 avril 1944 : renommé 4° Spécial Air Service (4° SAS) pour les anglais, le 2° RCP est créé.

Commandé par le colonel Bourgoin : parachutage en Bretagne dans la nuit du 05 au 06 juin 1944 puis Campagne pour la libération de la France, puis la Belgique et la Hollande.

Le 01 ou 15 août 1945, les unités parachutiste de l'Armée de l'Air passent sous contrôle de l'Armée de Terre !

Unité FAFL, le 2° RCP a reçu la Croix de la Libération (unité Compagnon de la Libération) le 08 novembre 1944. Dans ses rangs, 15 parachutistes de la France Libre ont été faits « Compagnon de la Libération ». Pour sa brillante participation aux combats de la France Libre, le 2° RCP a reçu 6 citations à l'ordre de l'Armée aérienne et porte la fourragère à la couleur du ruban de la Croix de la Légion d'Honneur avec une olive 39-45. Son drapeau a reçu la Croix de la Légion d'Honneur le 14-07-1955 (au titre de la Brigade de Parachutistes Coloniaux pour l'Indochine) et bien d'autres décorations : F.LH + O.39-45 et F.OL

Héritier des traditions de l'Armée de l'Air, de l'Infanterie et des Troupes de Marine, le 1° Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine (1° RPIMa) suite au conflit d'Indochine, s 'est vu remettre la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre TOE avec 2 palmes, puis une 3° palme pour la guerre du Golfe et enfin dernièrement la Croix de la Valeur Militaire avec palme le 23-11-2011 (Opération Pamir en Afghanistan) : F.LH + O.39-45 et F.TOE et F.OL

 

3° Régiment de Chasseurs Parachutistes « 3° RCP »


Une unité FAFL est créée en Algérie en Juin 1943 sous la dénomination de 3° Bataillon d'Infanterie de l'Air (3° BIA), suite au ralliement des forces du général Giraud à la France Libre. En octobre 1943, il embarque pour la Grande Bretagne et devient 3° RCP en avril 1944 sous le commandement du commandant Château-Jobert dit Conan. Il participe aux opérations menées par le commandement britannique en France et aux Pays-Bas. Le 3° RCP est dissous fin 1945 et ses personnels sont reversés aux 1° et 2° RCP. Une quinzaine de parachutistes s'est vu décerner le titre de « Compagnon de la Libération » à titre individuel. Le drapeau du 3° RCP est décoré de la Croix de Guerre 39-45 avec 2 citations à l'ordre de l'Armée aérienne. A ce titre, il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 14-18 avec olive 39-45 : F.14-18 + O.39-45


 

 

                                     Insigne des Forces Françaises Libres                                         

 

 

 

 

                                                            Brevet de pilote FAFL                                                                         

 

 


 

En effectuant mes recherches, plusieurs fois j'ai vu dans certains écrits l'appellation : Groupe de Bombardement « Beauce », pour un unité post FAFL,  mais aucun autre écrit ou historique sur cet éventuelle appellation ???

 

 

                                                                                     Rédigé par Jean-Eric ZOBRIST (janvier 2012)