Actualités Armée de l'air 05




A 400M - Séville (12/03/2013)

Le premier A400M Atlas aux couleurs de l’armée de l’air réalise son vol inaugural
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 07/03/2013 22:59
Mercredi 6 mars 2013, le premier A400M Atlas aux couleurs de l’armée de l’air a effectué son vol inaugural, depuis Séville (Espagne).


L’appareil, répertorié MSN7(*), a décollé à 11h48, pour se reposer 5 heures et 42 minutes plus tard.
Le MSN7 sera le premier A400M livré à l’armée de l’air, la France étant la première nation à recevoir ce nouvel avion de transport multi-rôles.
Dès 2013, l’Atlas sera stationné sur la base aérienne 123 d’Orléans, au sein de la Multinational Entry into Service Team (MEST), équipe de marque du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) qui sera notamment chargée de la mise en œuvre de l’appareil et de la formation des premiers équipages et mécaniciens. (pris en compte : )

L'A400M Atlas aux couleurs de l’armée de l’air pendant son vol inaugural - © Airbus Military


L’A400M a décollé à 11 h 48, pour se reposer 5 heures et 42 minutes plus tard - © Armée de l'air


Le premier A400M Atlas aux couleurs de l’armée de l’air a effectué son vol depuis Séville - © Airbus Military


Droits : © Armée de l'air

Ndlr : MSN = Manufacturer's Serial Number (retour)



Mirage F1 CR - Opération "Epervier" - D'jaména (Tchad) (14/03/2013)

Tchad : départ des Mirage F1 de la base aérienne 172 "Adji Kosseï" de N’Djamena
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 14/03/2013 20:33
Le 14 mars 2013, la cérémonie des couleurs de la base aérienne "Kosseï" a salué 30 années de présence et d’engagement des avions de chasse Mirage F1 en Afrique. Ils laissent dorénavant leur place aux avions Rafale au sein de l’opération Epervier.


Le 14 mars 2013, la cérémonie des couleurs de la base aérienne "Kosseï" a salué 30 années de présence et d’engagement des avions de chasse Mirage F1 en Afrique. Ils laissent dorénavant leur place aux avions Rafale au sein de l’opération Épervier.
Lors de la cérémonie, le commandant de la force, le colonel Laurent Rataud a d’abord rappelé l’histoire des Mirage F1 à N’Djamena. Elle débute en 1983 lorsque les F1 C ont effectué leur première mission dans l’opération Manta. Un an plus tard, ils étaient aux cotés des Jaguar pour effectuer, à partir de Bangui, une mission de reconnaissance armée, mission au cours de laquelle l’avion du capitaine Michel Croci est abattu par les tirs d’une colonne rebelle. En la mémoire du capitaine mort pour la France, le camp d’Abéché, situé à 800 kilomètres de la capitale, porte désormais son nom.
Ils ont également protégé le raid Jaguar qui a neutralisé la piste de Ouadi Doum le 16 février 1986 ; ce raid marquait le début de l’opération Épervier.
Après une courte période d’absence, les Mirage F1 sont revenus en 1997 pour réaliser 100 détachements successifs jusqu’à aujourd’hui. Les complémentarités des Mirage F1CR, spécialisés dans la reconnaissance, et des Mirage F1CT, spécialisés dans l’assaut conventionnel, conduisirent à un format mixte. Le détachement met alors en œuvre trois Mirage F1CR et trois Mirage F1CT. Depuis septembre 2012, après le départ des F1CT, il ne compte plus que deux F1CR. Celui-ci apporte trois capacités principales : la reconnaissance aérienne, la présence dissuasive et l’appui-feu canon ou bombe.
Simultanément à d’autres engagements, en Irak, en Bosnie, au Kosovo ou en Afghanistan, de nombreuses opérations se sont succédées en Afrique pour les Mirage F1. Au cours de leurs missions, ils ont notamment participé à la protection des réfugiés rwandais au Zaïre dans l’opération Turquoise, en 1994, mais également lors de l’opération EUFOR TCHAD/RCA en 2008 pour les réfugiés soudanais en provenance du Darfour. Ils ont également permis la protection de l’évacuation de ressortissants à Brazzaville au Zaïre en 1997 et en République démocratique du Congo (RDC) l’année suivante. À l’été 2003, les Mirage F1CR se sont déployés à Entebbe en Ouganda alors que les Mirage F1CT ont été renforcés par les Mirage 2000D de Nancy. Un Mirage F1CR a été touché lors d’une mission de reconnaissance dans la région. D’autres missions de reconnaissance et de démonstration de force ont été menées lors de l’opération Benga en 2006 à Libreville. Il faut également ajouter à cette longue liste les opérations Almandin, Dorca, Licorne, Boali ou encore plusieurs appuis aux RESEVAC menées au Tchad
Cette année encore, les Mirage F1CR ont été les premiers chasseurs à se poser à Bamako dans le cadre de l’opération Serval. Les pilotes y ont effectué des missions d’appui au canon et de reconnaissance.
Entre les détachements "Épervier 1" en 1997 et "Épervier 100" aujourd’hui, plus de 13 000 missions opérationnelles ont été effectuées par les F1CR et CT du détachement chasse de la force Épervier en 32 000 heures de vol. Le commandant de la force Épervier, a également rendu hommage au CNE Chalier qui a laissé sa vie lors d’une mission à Moussoro en 1991. Il a aussi salué le travail des 500 pilotes et des 4000 mécaniciens qui se sont succédées, venant des prestigieux Escadrons de Reconnaissance 1/33 Belfort, 2/33 Savoie, 3/33 Moselle, du Régiment de Chasse 2/30 Normandie Niémen, du Groupe de Chasse 1/30 Alsace et de l’Escadron de Chasse 3/33 Lorraine. Les Mirage F1 quitteront la base aérienne tchadienne le 16 mars prochain et laisseront leur place aux différents escadrons Rafale qui composent désormais le détachement chasse de la force Épervier.
Malgré leur départ de la force Épervier, les Mirage F1 ne tirent pas pour autant un trait définitif sur leur carrière opérationnelle dans le reste du monde. En effet, à partir du mois de mai, ils se déploieront en Lituanie dans le cadre de l’opération Baltic. Cette opération, qui rentre dans le cadre de l’OTAN, est une mission de police du ciel au dessus des trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie).

Le 14 mars 2013, la cérémonie des couleurs de la base aérienne "Kosseï" a salué 30 années de présence et d’engagement des avions de chasse Mirage F1 en Afrique - © EMA/ Armée de l'air



Droits : © EMA



EC 1/12 Cambrésis - Cambrai (12/04/2013)

Inauguration d’une stèle en l’honneur du 1/12 Cambrésis
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 12/04/2013 15:06
Samedi 6 avril 2013, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) et le général Antoine Creux, major général, ont présidé une cérémonie d’inauguration d’une stèle en l’honneur de l’escadron de chasse (EC) 1/12 Cambrésis, sur l’aérodrome de Cambrai-Niergnies.


Suite à la fermeture de la base aérienne 103 de Cambrai et à la mise en sommeil du Cambrésis, les membres de l’aéro-club Louis Blériot ont tenu à conserver le souvenir des aviateurs engagés dans la région pendant près de 60 ans. Ainsi, en juin 2012, un Super-Mystère B2 de l’escadron de chasse était déplacé sur le site de l’aéro-club. Dorénavant, le public pourra également admirer, aux côtés de l’aéronef, une stèle érigée en l’honneur du 1/12.
Accueilli par Monsieur Philippe Macé, président de l’aéro-club Louis Blériot, le général Denis Mercier a tenu à saluer cette profonde marque d’attachement : "L’armée de l’air est peut-être moins présente physiquement dans la région mais grâce à vous tous, à vos actions, je sais qu’elle est toujours présente dans vos mémoires et dans vos cœurs comme votre région reste dans les nôtres".
En tant qu’ancien commandant du 1/12 Cambrésis, le CEMAA a notamment rappelé les moments forts de l’escadron. La participation aux exercices Otan, la mission permanente de défense aérienne, les opérations extérieures ou encore le fameux Tiger Meet, remporté à quatre reprises par les cambrésiens, en sont quelques exemples. "Ici, le devoir de mémoire n’est pas qu’une expression mais une réalité solide", a souligné le général Mercier. Avant de conclure : "Je suis convaincu que de jeunes Cambrésiens passionnés d’aéronautique, passant devant cet endroit, trouveront là une source de motivation pour rejoindre notre armée de l’air et devenir de brillants pilotes de chasse".

Le Super-Mystère B2 sur le site de l'aéro-club Louis Blériot - © Armée de l'air



ER 2/33 Savoie (BR 11) - Mont-de-Marsan (12/04/2013)

La "Cocotte", une centenaire bien conservée
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 15/04/2013 18:18
Vendredi 12 avril 2013, l’escadron de reconnaissance 2/33 "Savoie" a organisé une journée de traditions sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan afin de célébrer le centenaire de l’escadrille BR 11 "Cocotte" et les 30 ans du Mirage F1.


La commémoration a commencé, en début d’après-midi, par une cérémonie présidée par le général Bernard Ducateau, contrôleur général des armées. Un Mirage F1 CR, un Mirage F1 B, un Bréguet XIV, un Fouga Magister et un Marchetti belge, des avions ayant marqué l’histoire de l’escadrille ont été mis en place sur le taxiway, devant les troupes en section. La cérémonie a été clôturée par un défilé aérien de quatre Mirage F1 CR.
Un "escadrillage", remise d’insigne d’escadrille, s’est ensuite déroulé au profit des pilotes et mécaniciens "aspirants Cocotte" en compagnie des anciens de l’escadrille. Puis, une exposition statique a présenté, à l’aide de photos et de planches descriptives, les 100 années d’histoire de la BR 11
Outre la Première et la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide, la BR 11 a participé à toutes les grandes opérations qui ont contribué à la grandeur des armes de la France, dont la dernière en date, l’opération Serval (Mali). (pris en compte : )

Le Mirage F1 a 30 ans cette année - © Armée de l'air


Les autorités saluent le drapeau - © Armée de l'air

Vue de dessus du Mirage F1 peint à l'occasion du centenaire de la BR 11 - © Armée de l'air


Mirage F1 CR arborant une livrée aux couleurs de la BR 11 - © Armée de l'air


Il était une fois la BR11...

Vingt ans avant que l’arme aérienne ne soit reconnue comme telle, et à l’heure où l’avion n’était encore qu’une passion partagée par un très petit nombre de découvreurs intrépides, c’est au sein de l’armée de terre que ce nouvel outil est employé, et ce sont les structures de la cavalerie qui l’accueillent. Ainsi, c’est une escadrille qui est créée le 10 juin 1913 à la Brayelle, près de Douai. L'escadrille n°11 mettait en œuvre des Caudron G-3, d'où sa dénomination de C-11. À peine un an plus tard, l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand et le jeu des alliances européennes accélèrent l’Histoire et cette jeune unité commandée par le Lieutenant Pégat, quitte son terrain à la fin du mois de Juillet 1914 pour venir s'installer à Montmédy, dans la Meuse, et se placer ainsi à la disposition du 2e corps d'armée.
Dans cette guerre d’un genre nouveau, où l’avion et le char découvrent leur emploi tactique et leur rôle stratégique, c’est à l’épreuve du feu que naît l’escadrille et que grandissent ses héros. Affectée tout d'abord à la Ve armée, elle prit part aux batailles de Belgique puis participa aux combats de la Marne, en renseignant le commandement sur les mouvements de l'adversaire et en attaquant les colonnes ennemies avec des fléchettes en acier. Outre la bravoure qui signe chacune de leurs actions, c’est aussi leur inventivité, leur esprit d’initiative et l’enthousiasme toujours renouvelé de leur engagement qui caractérise ces pionniers de l’aviation et ces combattants héroïques.
Au plus fort du conflit, et alors que de chaque côté du front les soldats morts au combat sont dénombrés par milliers, la C-11 figura parmi les premières escadrilles à accomplir des réglages d'artillerie et des expériences de T.S.F. ainsi, ce sont les prémisses des armées modernes qui naissent sur les terres ensanglantées de la Marne.
La jeune escadrille, endeuillée par les pertes françaises, mais déjà glorifiée par les succès de ses héros, arriva sur le terrain de Verdun en mars 1915 et fut rattachée en juin suivant au commandement de la région fortifiée. C'est au cours du même mois que la capitaine Vuillemin, pionnier de l'aviation de bombardement et futur chef d'état major général de l'armée de l'air, prit cette unité sous ses ordres. L'essentiel des missions dans lesquelles se trouva engagée la C-11 consista en reconnaissances photographiques et en mitraillage des tranchées ennemies.
Equipée progressivement de Caudron G-4, et évoluant au rythme des progrès techniques et des succès tactiques, l'escadrille quitta Verdun en septembre 1915 et s'installa à Ancemont. C'est à la même époque que le capitaine Vuillemin obtient la première victoire aérienne remportée par cette unité, en compagnie du sous-lieutenant Dumas. Ne se laissant pas abattre par cette guerre qui s’éternise et par les batailles perdues, la C-11 participa ensuite à la grande offensive lancée par l'armée française en Champagne en septembre 1915 et y assura des réglages de tirs, en même temps que des bombardements de gares.
Devenue escadrille organique du 2e corps d'armée en février 1916, cette unité allait se dépenser sans compter au cours de la bataille de Verdun, en assurant le repérage des batteries adverses et en coopérant avec l'infanterie amie; elle obtint lors de ces affrontements plusieurs victoires aériennes. Dans le même temps, le capitaine Vuillemin mettait au point des sorties de bombardement sur les arrières allemands avant de faire prendre à sa formation le chemin de Villers-Bretonneux, dans la Somme, en juin 1916.
C'est à partir de ce terrain que la C-11 participa à l'offensive lancée dans la région par les français et les britanniques, à partir du 1er juillet. Contrôlant de jour les tirs de l'artillerie, l'escadrille effectua la nuit des attaques à la bombe sur les gares de Péronne, de Ham et de Nesles. Ce sont là les premiers vols de nuit emblématiques des pionniers de l’aviation qui ont inspiré des générations de pilotes.
Envoyée au repos à Toul à la fin de l'année 1916, la C-11 occupa en février suivant un secteur plus calme près de Bioncourt, en Moselle. Puis en avril ses avions rejoignirent Hourges dans la Marne, en vue de préparer la grande attaque prévue sur le Chemin des Dames par le général Nivelle.
A la fin de juillet la C-11 partit pour le terrain de Grigny, dans la Marne, depuis lequel elle mena des sorties de reconnaissance photographique au dessus de la forêt d'Argonne pour le compte du 31e corps d'armée. Quatre mois plus tard, l'escadrille perçut des Bréguet 14 et reçut la dénomination nouvelle et définitive de BR-11.
Étant intervenue lors des grandes offensives allemandes de 1918 en Picardie et sur l'Aisne, la BR-11 allait être engagée dans la contre offensive du 18 juillet sur l'Ourcq. Quand l'armistice entra en vigueur, elle se trouvait à Lunéville, en prévision de l'attaque sur la Lorraine programmée par le haut commandement allié.
Ainsi, au long des cinq longues années de cette guerre sanglante, la BR-11 n’a cessé de se déplacer, de s’adapter et de se réinventer au fur et à mesure des évolutions de la technique et des décisions stratégiques de la première guerre mondiale.
À la signature du traité de Paris en 1919, la BR-11 est envoyé en occupation sur la rive gauche du Rhin, puis intégrée dans le 33e régiment d'aviation en août 1920 et devint une des composantes du 4e groupe d'observation. Elle devait constituer en 1932 au moment de la réorganisation de l'armée de l'air, la 1ère escadrille du 1er groupe de Reconnaissance de la 33e escadre, le I/33.
En 1939, alors que les ambitions du IIIe Reich se dévoilent et laissent entrevoir le conflit à venir, la BR11 consacre son activité à la surveillance des vallées du Rhin et de la Moselle afin de déceler les mouvements des troupes allemandes.
Lorsque la bataille de France commence le 10 mai 1940, les missions aériennes se succèdent jour et nuit pour renseigner le commandement sur l’évolution des combats. L’invasion rapide du territoire national obligea le GR I/33 à se replier vers le sud de la France. Le 17 juin 1940 eut lieu la dernière mission de guerre du groupe. L’équipage de la Cocotte ne rentra pas.
Le 31 août 1940 vit la dissolution du GR I/33 et quinze ans ont été nécessaires pour que puisse renaître la Cocotte le 1er Avril 1955 au sein de la 33e Escadre de Reconnaissance. En 1956, l’escadron prendra le nom de "Moselle" pendant les Trente Glorieuses, au cours desquelles la France s’illustre par l’innovation et l’excellence de son industrie aéronautique. Equipé de F84G, la Cocotte participera à tous les exercices ou concours nationaux et OTAN, à l’époque où la Guerre Froide place face à face deux blocs compacts.
En septembre 1958, à la naissance de la Vème République, le 3/33 fait mouvement d’abord vers l’Allemagne sur la base de Lahr puis définitivement vers Strasbourg. En moins de cinq décennies, l’aviation est devenue une arme stratégique, déterminante dans les conflits et faisant preuve d’un professionnalisme et d’une technicité exemplaires. L’escadron ne cesse d’évoluer, les Mirage III B et R font leur apparition en 1963, puis le III RD en avril 1968. Les capacités de reconnaissance évoluent également avec la réception d’un capteur infrarouge puis un système de reconnaissance radar tout temps dans les années 70. Le 3/33 Moselle est opérationnel sur Mirage F1 CR à compter de juillet 1988. Les évolutions techniques et politiques ont fait subir à l’armée de l’air bien des bouleversements, et si le 3/33 disparaît en 1993, la Cocotte, elle, reste bien vivante comme seconde escadrille de l’ER 2/33 Savoie depuis maintenant vingt ans.
Outre la Première et la Seconde Guerre Mondiale et la Guerre Froide, la BR11 a participé à toutes les grandes opérations qui ont contribué à la grandeur des armes de la France : Épervier (Tchad), Daguet (Irak), Godoria (Djibouti), Provide Comfort (Irak), Crécerelle (Bosnie), Salamandre (Bosnie), Turquoise (Rwanda), Alysse (Irak), Trident (Kosovo), Artemis-Mamba (RDC), Enduring Freedom (Afghanistan), Harmattan (Lybie) et Serval (Mali).

Palmarès :
2 citations à l’ordre de l’armée
1 citation à l’ordre du Corps d’armée
11 victoires aériennes homologuées
Croix de guerre 14-18 avec 2 palmes
Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 14-18




Décès de Georges Masurel, vétéran français du "Normandie-Niémen"
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 03/05/2013 15:37
Georges Masurel, mécanicien français du "Normandie-Niémen" est décédé, le 2 mai 2013 à l’âge de 91 ans.


La France porte aujourd’hui le deuil de ce mécanicien émérite qui a mis son courage, sa ténacité au service de la liberté et de la France.

Né le 24 aout 1921 en Tunisie, Georges Masurel passe son baccalauréat à Tunis avant de s’engager en octobre 1938 à l’intendance militaire de Rochefort au titre de l'école des apprentis mécaniciens de l'armée de l'Air.
Il y obtient son brevet supérieur de mécanicien-avion. Nommé caporal-chef en 1939, puis sergent en mai 1940, il est désigné pour faire partie du détachement de renfort à destination du Levant. Il arrive à Alger le 18 juin 1940 et est détaché au Parc de Blida, puis à Hussein Dey (Algérie) en février 1941. Il est désigné la même année pour participer aux opérations de Syrie.
Muté au "Lorraine" en octobre 1941, il participe aux opérations sur Tobrouk, en qualité de mitrailleur de l'équipage du lieutenant-colonel Corniglion-Molinier. Ce dernier, en récompense de ses services, autorise Georges Masurel à suivre l'école de pilotage.
Face à l'offensive de Rommel qui menaçait l'ensemble du Moyen-Orient et du fait du manque d'effectifs, Georges Masurel ne peut terminer son stage de pilotage. Il est muté au Groupe de Chasse "Alsace", en mai 1942. Avec sa nouvelle unité, il effectue sa seconde campagne de Libye.
Sur la demande du commandant Pouliquen, il est affecté au Groupe de Chasse "Normandie" le 1er septembre 1942. Il arrive à Ivanovo, en Russie, le 29 novembre 1942. Nommé sergent-chef le 1er mars 1943, il participe à la première campagne du groupe en tant que mécanicien-avion.
Muté au Moyen-Orient, il est de retour à Rayak le 9 octobre 1943 où il retrouve l'école de pilotage. Il est tout d'abord affecté comme pilote au groupe "Picardie" le 3 août 1944, puis au Groupe de Chasse "Ardennes" au sein duquel il participe à la campagne de France.
Il est démobilisé, puis rayé des contrôles de l'armée active le 30 septembre 1945.
Rendu à la vie civile, Georges Masurel devient pilote professionnel en 1946. Il gravit par la suite tous les échelons de la hiérarchie : officier mécanicien navigant, pilote professionnel de 1ère classe, puis instructeur de pilotes professionnels de 1ère classe (pilotes de lignes) en 1952.
Georges Masurel compte 8232 heures de vol dont 980 militaires. Officier de la Légion d'Honneur, Médaillé Militaire, il est aussi titulaire de la Croix de Guerre avec palme, de la médaille Coloniale avec agrafe "Libye", "Syrie", de la croix du combattant, de la médaille commémorative 1939-1945, et de la médaille des Service Volontaires dans la France Libre. Georges Masurel a également reçu six décorations soviétiques.
Le "Normandie-Niémen" perd, avec Georges Masurel, un de ses glorieux héros et plus fidèle serviteur qui ne manquait jamais d’honorer de sa présence les célébrations du régiment. L'armée de l'air tient à exprimer toute sa tristesse et son soutien envers la famille du défunt.
Informations biographiques : Yves Donjon, documentaliste du musée Normandie-Niémen.

Georges Masurel, mécanicien francais du Normandie-Niémen est décéde le 2 mai 2013 a l'âge de 91 ans - © Armée de l'air


Droits : © Armée de l'air



ET 68 Antilles-Guyane - Rochambeau (Guyane) - 07/05/2013

Guyane : remise de fanions de l'escadron de transport 68 "Antilles-Guyane"
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 07/05/2013 17:57
Du 22 au 26 avril 2013, le général Patrick Pacorel
(accès privé), commandant en second les forces aériennes, s’est rendu sur la base aérienne 367 "Capitaine François Massé" de Rochambeau, en Guyane, pour piloter un audit interne. L’occasion pour lui de présider une cérémonie hautement symbolique dans l’histoire de l’escadron de transport 68 "ntilles-Guyane".

Accompagné du général Bernard Metz, commandant supérieur les forces armées en Guyane (FAG), le général Pacorel a pris part à la cérémonie de remise des fanions de l’escadron de transport 68 "Antilles-Guyane". Cet événement marque ainsi la fusion de l’escadron d’hélicoptères outre-mer (EHOM) 68 "Guyane" et de l’escadron de transport outre-mer (ETOM) 58 "Antilles", stationné auparavant sur la base aérienne 365 de la Martinique. En juin dernier, le dernier avion de transport Casa de l’ETOM 58 avait rejoint la Guyane comme les deux hélicoptères Puma de la Martinique.

La visite du général Pacorel visait, avant tout, à appréhender sur le terrain les enjeux liés aux missions réalisées par les FAG. Accompagné d’une délégation représentative de grands commandements de l’armée de l’air, le général Pacorel a pu visiter des unités de la base aérienne. Il a également eu l’occasion de s’envoler à bord d’un hélicoptère Fennec pour accéder à un site d’orpaillage, au plus profond de la forêt Amazonienne, afin de mieux cerner l’ampleur de l’opération Harpie qui vise à éradiquer les réseaux logistiques favorisant l'orpaillage illégal. Il a ensuite effectué un vol de reconnaissance au-dessus de Kourou où se trouve le centre spatial guyanais. Lors de cette mission, une interception par un Fennec avec arraisonnement sur le terrain du centre de contrôle militaire de Kourou a démontré au général Pacorel les aptitudes de la base à mener la mission Titan, l’opération de sécurisation du centre spatial, classé "installation prioritaire de Défense". (date? à prendre en compte pour remplacer celle du 12/09/2012 )

Le général Pacorel a présidé la cérémonie de remise des fanion à l'escadron de transport 68 "Antilles-Guyane" - © Armée de l'air


Le général Pacorel a rencontré un équipage de Fennec. - © Armée de l'air

Droits : © Armée de l'air



Patrouille de France - Salon de Provence - 26/05/2013

Les 60 ans de la "Grande Dame"
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 23/05/2013 16:24
Pour son soixantième anniversaire, la Patrouille de France démontrera tout son savoir-faire, notamment les 25 et 26 mai 2013, lors des journées de la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, terre d’accueil de la PAF depuis 1964.


Le 17 mai 1953, l’enthousiasme provoqué par les acrobaties aériennes de quatre F-84G Thunderjet au meeting aérien d’Alger signe l’acte de naissance de la Patrouille de France (PAF). Soixante ans plus tard, la grande Dame, comme elle est affectueusement appelée, se porte comme un charme !
Depuis sa création, la Patrouille de France contribue à tisser des liens puissants entre la Nation et ses aviateurs. Comme le souligne le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, "cet engouement ne s’est jamais démenti, car les Français sont très sensibles à la part de rêve que suscite chacune de ses démonstrations."
Aux côtés des autres ambassadeurs de l’armée de l’air, tels que les peintres de l’air, la Musique de l’air, les parachutistes ou les équipes de présentations en vol, la PAF offre une vitrine exceptionnelle du savoir-faire des forces aériennes françaises. En effet, ses pilotes, ainsi que l’ensemble de son personnel, proviennent directement des unités de l’armée de l’air. "La Patrouille de France symbolise la quintessence de notre métier, car son ballet est le résultat d’un entraînement régulier et très exigeant, estime le général Mercier. Il y a une vraie continuité entre leur rôle au service de leur mission opérationnelle et celui d’ambassadeurs où ils concrétisent la qualité du travail réalisé dans leurs unités."
Retrouvez le programme de cet évènement exceptionnel en cliquant sur ce lien : http://www.60ansdelapaf.fr/

Site officiel de la Patrouille de France : http://www.patrouilledefrance.com/

Panache tricolore dans le ciel de Salon-de-Provence - © Armée de l'air


Les pilotes de la PAF 2013 - © Armée de l'air


Une nouvelle figure a été créée pour cet anniversaire - © Armée de l'air


Pour célébrer l'événement, les Alphajet arborent une décoration de circonstance sur leur dérive - © Armée de l'air


DVD
Patrouille de France


Nouvelle référence du genre, ce film retrace son histoire, la vie de l’équipe, l’entraînement des pilotes, leurs frissons, leurs émerveillements. Fou d’avions et de belles images, Éric Magnan, le réalisateur, a capté des moments exceptionnels avec des moyens exceptionnels. Les passionnés y trouveront leur graal, le film dont ils n’avaient jamais osé rêver, tandis que les profanes découvriront une histoire, un univers esthétique et une émotion qui les marqueront à jamais.

D’Éric Magnan ; Airborne films :
www.patrouilledefrancelefilm.com ; Prix du coffret 2 DVD
sorti le 20 juin: 19,99 €.

Affiche du DVD - © Armée de l'air



Patrouille de France - Salon de Provence - 26/05/2013

60 ans de la Patrouille de France, un anniversaire haut en couleurs
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 28/05/2013 09:15 - Auteur : Capitaine Karim Djemai
De mémoire de Salonais, on n’avait jamais vu une telle fête populaire ! Près de 120 000 personnes se sont réunies sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence pour célébrer, en famille, les 60 ans de la Patrouille de France (PAF), dimanche 26 mai 2013.

[...]

60 ans de la Patrouille de France - © Armée de l'air


60 ans de la Patrouille de France - 2 - © Armée de l'air


60 ans de la Patrouille de France - Première mondiale de "Du haut de voltige" - © Armée de l'air


60 ans de la Patrouille de France - Les Frecce Tricolori (patrouille italienne) - © Armée de l'air



Jacques-Henri Schloesing - FAFL - (21/09/2014 rattrapage)

Forces aériennes françaises libres : Itinéraire d'un écrivain libre

(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 21/06/2013 18:40 - Auteur : Adjudant Jean-Laurent Nijean
Jeudi 20 juin 2013, le colonel Patrick Collet, qui a commandé le 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers de 2005 à 2007, a organisé une séance de dédicaces pour la réédition de son ouvrage Itinéraire d'un Français libre, dans les salons du gouverneur militaire de Paris aux Invalides. Il retrace l'histoire d'un jeune étudiant parisien de 20 ans, Jacques-Henri Schloesing, qui fut de tous les combats au sein de la 1ère escadrille de la France libre.


De son attirance pour l’histoire des illustres héros des Forces aériennes françaises libres (FAFL) est né cet ouvrage bien documenté. "J’ai également été passionné par cette histoire d’un citoyen ordinaire que rien ne prédestinait à piloter des avions de chasse, souligne l’auteur. Le passage du temps de paix au temps de guerre à totalement bouleversé l’histoire de ce jeune homme. Selon moi, c’est un message d’actualité pour les jeunes d’aujourd’hui car nous pouvons faire un parallèle avec les conflits actuels qui peuvent faire basculer leur vie."
Sept mois de travail, de recherches et de consultation d’archives ont abouti à cet ouvrage riche et passionnant. "J’ai bénéficié du soutien de la famille de Jacques-Henri Schloesing qui m’a fourni de nombreux documents d’archive, des lettres et des photos qui m’ont rapproché de mon personnage", relate le colonel Collet.
Le colonel Collet a entamé cette aventure au cœur des FAFL à la suite d’une rencontre avec le frère du héros. Un lien d’amitié s’est alors tissé entre les deux hommes. "Cette amitié tenait alors dans un boîte à chaussures: quelques médailles aux rubans passés, des cartes, six carnets de molesquine remplis d'une fine écriture et des paquets de lettres. De vieux papiers qui racontaient la guerre, l'amour, la souffrance et l'espoir. Toute une vie", se souvient l’auteur.
Cette réédition remaniée, complétée, enrichie de plus de 200 photos et mise en page d’une façon vivante et originale rend le livre "facile à lire", notamment pour les jeunes. Cependant, l’écrivain ne se repose pas sur ses lauriers, un deuxième ouvrage est aujourd’hui en cours de rédaction. De plus, Itinéraire d'un Français libre est en train de donner naissance à un film documentaire qui serait diffusé à l'occasion de l'anniversaire de la Libération de Paris, l'été prochain.

Le colonel Patrick Collet lors de la remise d'un prix pour son ouvrage "Itinéraire d'un Français libre" - © Armée de terre


Le colonel Collet est accompagné de deux grands anciens, dont le frère du héros de son livre. - © Armée de l'air


Jacques-Henri Schloesing était un jeune Français ordinaire, auquel la guerre réserva un destin extraordinaire. Il n'était pas un soldat de métier, mais de circonstance. Pas davantage un héros flamboyant et adulé, mais plutôt un chef courageux, aimé et respecté pour son humilité. Il vécut peu : 24 ans. Suffisamment pour remplir une vie et tracer une destinée qui illumine le ciel longtemps après le dernier combat.
Car il était aviateur. Chasseur, et très vite commandant de la première escadrille de chasse de la France Libre. La guerre ne l’épargna pas. Abattu une première fois, terriblement brûlé, il échappa aux Allemands et se réfugia....chez lui, en plein Paris, rentrant dès qu'il le pût en Angleterre, après une incroyable aventure dans la France occupée.
Au terme d’une année entière d'hôpital dont il sortit défiguré, il retrouva une place au combat, que nul ne voulait plus lui accorder après tant d'épreuves et si près de la Libération. Mais Jacques-Henri Schloesing avait une certaine idée du devoir, qui s'accommodait mal des arrangements. Il avait donné sa vie un matin de 1939 et renouvelé son serment un soir de juin 1940: il ne lui appartenait plus de la reprendre. Seule la victoire pouvait le libérer de sa parole.
Il fut abattu quelques semaines plus tard, à l'instant précis où la foule des parisiens tout justes libérés célébraient cette victoire, accueillant le général de Gaulle place de l'Étoile, à deux pas de chez lui.

Droits : © armée de l'air

La journée des aviateurs - Paris - 25/06/2013

La première journée des aviateurs
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 25/06/2013 21:38
Afin de renforcer l’identité des aviateurs, l’armée de l’air a décidé de célébrer, une journée par an, sa naissance. Le mercredi précédent le 2 juillet de chaque année, l’ensemble des militaires arborant des charognards, qu’ils soient en France ou à l’étranger, fêteront ensemble cette journée des aviateurs !


"Tout personnel de l’armée de l’air, quelle que soit sa catégorie, son statut, son lieu d’affectation, doit se sentir fier d’appartenir à notre armée. Cette journée doit créer un élan de solidarité (…) les initiatives devront en particulier s’appuyer sur les valeurs de l’armée de l’air qui seront développées dans le prochain carnet de l’aviateur", écrivait sur son blog en mars dernier le général Denis Mercier, chef d’État-major de l’armée de l’air (CEMAA).
Le mercredi 26 juin 2013 est donc officiellement la première journée des aviateurs. Chaque base aérienne en France mais aussi en outre-mer organise l’événement.
Parmi les festivités organisées, la base aérienne (BA) 125 d’Istres a mis en place un challenge sportif et propose même un tirage au sort avec 25 places à gagner pour réaliser un vol en C135 ravitailleur. Du côté de Bordeaux, la BA 106 ouvre ses portes aux familles afin de visiter les différentes unités avant un barbecue géant. À Mont-de-Marsan, sur la BA 118, les visiteurs pourront suivre des conférences notamment une sur le régiment de chasse "Normandie-Niémen" avant de se balader autour de l’exposition statique d’aéronefs et de matériels roulants.
Dans cette dynamique de rendre ses couleurs à l’identité des aviateurs, le CEMAA a décidé la création d’une devise : "Unis pour faire face". Une reprise de la réplique du célèbre As de l’aviation, Georges Guynemer, avec l’ajout du verbe "Unir". Ce 26 juin 2013 sera donc l’occasion pour les aviateurs de se réunir en famille, entre collègues, entre passionnés afin de célébrer ensemble la naissance de l’armée de l’air.
Pour lire l'ordre du jour du général Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air.

Afin de renforcer l’identité des aviateurs, l’armée de l’air a décidé de célébrer une journée par an sa naissance. - Armée de l'air


Le mercredi 26 juin 2013 est donc officiellement la première journée des aviateurs. - Armée de l'air




36e EDCA - BA 702 Avord - 09/07/2013

50 000 heures de vol pour les Awacs français
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 09/07/2013 09:14
Le 26 juin 2013, le passage des 50 000 heures de vol des avions E-3F, connus sous le nom d’Awacs, a été célébré sur la base aérienne 702 d’Avord, en présence du général Lafond, commandant la brigade aérienne du contrôle et de l’espace (BACE).


Pour cet événement, une cérémonie était organisée avec le 36e escadron de détection et de contrôle aéroportés (EDCA), l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) et l’équipe de marque du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM). Un Awacs a d’ailleurs été repeint, arborant fièrement sur le tarmac le chiffre symbolique de ses engagements.
Un maillon tactique central
Véritable trait d’union entre le décideur politique ou militaire et les moyens tactiques des trois armées employés sur les théâtres d’opérations, l’E-3F est un maillon essentiel de la Défense nationale. Il permet aux plus hautes autorités de l’État de disposer d’une lecture souveraine de l’évolution du contexte stratégique mondial et d’une anticipation indispensable sur l’échiquier international. L’E-3F est également un bel exemple d’interopérabilité. Toutes ses capacités s’expriment aussi bien dans les opérations interarmées nationales, internationales que dans des opérations interministérielles telles que la lutte contre le narcotrafic, le terrorisme, ou pour des besoins de coordination des moyens de secours en intervention suite à une catastrophe naturelle.
Programme de rénovation
Ces 50 000 heures marquent l’entrée de l’Awacs dans son programme de rénovation à mi- vie "MidLife-Upgrade". L’armée de l’air disposera, très prochainement, d’un outil parfaitement adapté aux exigences des opérations modernes. Le premier avion sortira des ateliers d’Air France Industrie, au Bourget, en début d’année 2014 et le quatrième en 2016. Pour cette amélioration, la France a choisi le système américain "block 40-45". Les E-3F resteront ainsi parfaitement interopérables avec leurs alliés.
Opérationnels depuis 21 ans
Implantés sur la base d’Avord depuis leur arrivée en France, le 17 décembre 1990, les quatre Awacs de l’armée de l’air sont déclarés opérationnels en juin 1992. La flotte d’E-3F et le personnel les mettant en œuvre vont dès lors participer à toutes les opérations contribuant à la réussite des engagements militaires de notre histoire moderne. Ainsi, dès le mois d’août 1992, les Awacs sont engagés dans les opérations menées en ex-Yougoslavie sous l’égide de l’organisation des Nations Unies.

Quelques chiffres significatifs
Les premiers vols opérationnels d’E3-F sont réalisés au-dessus de la Bosnie en 1992. Aujourd’hui, ils totalisent 13 000 heures de vol en opérations :
- 2400 heures, au Kosovo, entre 1998 et 2003,
- 2500 heures, en Libye, opération Harmattan, en 2011
- 600 heures, au Mali, opération Serval, durant le premier semestre 2013.
De l’opération Serval, en passant par Salamandre, Trident ou encore Harmattan, l’Awacs n’a cessé de confirmer son rôle primordial dans la chaîne de commandement et de contrôle des opérations aériennes ces vingt dernières années.

Les E-3F d'Avord ont passé les 50 000 heures de vol - © Armée de l'air


Cérémonie des 50 000 heures de vol organisée, à Avord, en présence du général Lafond - © Armée de l'air


Les 50 000 heures marquent l’entrée de l’Awacs dans son programme de rénovation à mi- vie "MidLife-Upgrade" - © Armée de l'air