Lieux de stationnement



Gabès (Tunisie)

EACN 3/13 - Dissolution le 12 novembre 1942
GAO 590 de 1937 à ?
EEOC 1/17 de ? à ? - Période du 01/12/1954 à 01/12/1955


Gafsa (Tunisie)

EEOC 1/17 de ? à ? - Période du 01/12/1954 à 01/12/1955
EALA 1/71
du 01/04/1956 à 30/06/1957


Gambut
(Libye)

GRB 1 Lorraine du 18/12/1941 à xx/02/1942


Gao (Mali)

Des détachements de l'EALA 1/73 durant la période du 01/03/1957 à 31/12/1959
Escadrille AOF 3 de 1931 à ?
GB I/62 (période à préciser de 1940 à 1943)


Germinon
(Nord Chalons-Vatry)

GC III/3 de passage en xx/06/1940


Gia Lam

4 EC période entre le 19/08/1946 et le 26/08/1948
3 EC
période entre xx/09/1948 et xx/04/1950
EROM 80 du 01/05/1951 au 10/09/1951







































Giens BA 941


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
L'origine de la base de la base de défense aérienne 941 remonte à 1944, lorsqu'elle fonctionnait sous la dénomination de SDA 1/902 rattaché à la ZDA d'Aix-en-Provence. Le SDA 1/902 devint la SRI 10/912 à compter du 1er octobre 1953, puis Centre de contrôle des opérations de base de défense aérienne 10/912. Sa mission était de participer à la DAT sous la direction du CCOSI 912 d'Aix.
Le 1er août 1958, le CCOBDA 10/912 devint le CCD 10/912 puis BA 941 le 1er mi 1961 et enfin BDA 941 le 1er octobre 1961, sous le commandement du CAFDA et rattachée au CZAD Sud. Elle comprenait le CDC 20/941, le Groupe de maintenance 30/941, celui des moyens généraux 40/941, la STB 84/941 et la Section météo 95/941. A partir de 1965 sa mission perdit en importance au profit du CDC de Nice. La base fut dissoute le 30 juin 1967 et une compagnie de Commandos Marine implantés à St Mandrier s'y installa
Dans les années 90, il y eut une participation Air au Détachement autonome de transmissions 8/665 de Giens.

Insignes
Il représente la presqu'île de Giens se détachant sur le fond noir d'un scope avec azimuts et rayons. Bordée par la mer, elle est entourée par la couverture radar d'une antenne. Sur le fond de la presqu'île figure la silhouette vermillon d'un chasseur en interception sous contrôle de la station radar.
Homologué A.899 le 18 avril 1964.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]
























 


Gilze Rijen (Hollande)

GB I/20 du 22/04/1945 à ?


Gorodichina

GC 3 Normandie du 28/07/1943 à xx/09/1943


Grand Malleray (?)

GC III/3 de passage en xx/06/1940


Great Massingham (Royaume-Uni)

Squadron 342 Lorraine du 19/08/1943 au 06/09/1943


















































Grenoble BA 749
EPA Ecole des Pupilles de l'Air "Elève Jacques Lorenzi"
(rue Joseph Vallier puis Montbonnot)

Classes Préparatoires à l’enseignement supérieur :

Classes Préparatoires à l'Ecole de l'Air :

Liste des commandants de base

Voir actualités de l'Armée de l'air du 18/06/2014 et du 24/03/2016








Gross Kalweitchen (Allemagne)

Régiment Normandie-Niémen du 28/11/1944 à 14/12/1944

(Sur le chemin de la Libération en 1944, le Régiment Normandie-Niémen est la première unité à poser le pied en Allemagne)


Haïfa (Israël)

GC 1 Alsace début 1942


Haïphong - Cat Bi (Indochine) - BA 195 (voir carte, voir aussi contribution )

Insigne Compagnie de l'air 1/195 - Ca Bi - Haïphong (Indochine) :


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le DBA 195 fut créé le 1er avril 1950 à An-Khé près des collines de Kien An à une dizaine de km au Sud-Ouest de Haïphong. La BA 195 avec sa CA 1/195 lui succéda le 1er novembre 1951. Le 1er octobre 1953, la base s'installa à Cat Bi, plus près de Haïphong.
En août 1950, les GM 2/5 "Ile de France" et 3/6 "Roussillon" s'installent à Haïphong. Le GM 1/9 "Limousin" relève le GM 2/5 en janvier 1951.Les 2 groupes sont équipés de P63 Kingcobra pour l'appui des troupes au sol. En février 1952, c'est le "Roussillon" qui est relevé par le GM 2/8 "Languedoc" futur GC 2/22. En avril 1952 le "Limousin" partira à Tourane. Créé le 1er janvier 1951 à Tourane, le GB 1/19 "Gascogne" détache à Cat Bi la moitié de ses B26 pour les opérations au Tonkin. Fin mars 1952, ils seront rejoints par ceux du GB 1/25 "Tunisie" recréé en janvier à partir du GT 1/25.
En plus de ces groupes, la CA 1/195 administre 2 compagnies de garde, les CGA 588 et 593, le CBA 770, la CTA 814, le Parc 483 puis le GATAC Nord, la Compagnie de transport auto 21/374, la SPL II/470, la SRC 584. La base gère aussi l'Escale et la Section de transit Air d'Haïphong, le Centre de repos de Do Son, le DBA de Gia Lam. L'ELA 53 ainsi que le 21ème GAOA sur Morane 500 sont également basés à Cat Bi..
En 1953-1954, de nombreux changements de numérotation des unités interviennent, ainsi la CA 1/195 devient CA 2/195, la SRC 584 devient la SRC 80/470, les CGA deviennent CGA 31/195 et CGA 32/195,...Les principaux moyens aériens sont alors le GC 2/22 sur F8F Bearcat, le GB 1/25 "Tunisie", le détachement du GB 1/19 "Gascogne", des C119 Packet en été 1954. L'aérodrome est utilisé aussi bien par les compagnies civiles que par les militaires. Enfin, l'Aéronavale, en plus de 2 flotilles de Privateer opérant à partir de Cat Bi, a installé sur la base un atelier de révision et de réparations des Helldiver et des Hellcat du porte-avions "Arromanches". En août 1954, après le cessez-le-feu, les B26 se replieront sur Tourane;
En août 1954, après le cessez-le-feu, les B26 se replieront sur Tourane; Lorsque les bases du Tonkin seront évacuées, la BA 195 sera dissoute le 31 janvier 1955 ainsi que l'ELA 53, les CGA 31 et 32/195, la CTA 814, la SPL II/470,...Il restera temporairement un détachement transport du GT 2/63, un CLA, un détachement de transmissions et un petit DBA qui seront administrés par la CA 2/193 de Tourane.

Insignes
Au centre d'un losange, une pagode aux couleurs du Vietnam symbolise l'Indochine. Les ailes de l'aviation qui l'entourent symbolisent la protection du Vietnam. L'ancre signifie qu'il s'agit d'un territoire d'Outremer. Le tout est rehaussé de tricolore. Homologué A.519 le 1er août 1952 pour la CA 1/195. Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GB I/19 Gascogne du 01/01/1951 au 01/11/1955
GT II/63 Sénégal (période du xx/09/1954 au 01/07/1955










































Hama (Syrie)

GB I/25 du 17/06/1941 à **/07/1941 (Campagne de Syrie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Hanoï (Bach Mai)

GM III/64 Tonkin du 01/10/1947 au 01/08/1948
GC I/22 du 01/11/1953 au 27/07/1954
GT II/63 Sénégal de xx/01/1954 au xx/09/1954

 



Hao BA 185

(voir aussi Mururoa DBA 1/185)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

A 918 km à l'Est de Tahiti et à 475 km au Nord de Mururoa, la base d'Hao sert de relais entre la Métropole et les sites du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP), de terrain d'opérations pour les moyens aériens et de base logistique annexe.

Historique
Pour les essais de l'arme nucléaire, en 1957 le gouvernement avait retenu 2 zones, le Sahara et la Polynésie. Cette dernière fut écartée en raison de l'absence d'aérodrome et de la distance considérable avec la métropole. Le problème fut revu avec l'indépendance de l'Algérie. Les sites possibles furent inspectés en 1962 et le 27 juillet de cette même année, le Conseil de défense décidait de construire un polygone d'expérimentations nucléaires en Polynésie. Le CEP avec la Participation air 323, fut créé le 1er juillet 1963 sur 2 sites, à Mururoa et à Fangataufa (atolls écartés de toute zone de vie) avec une base arrière à Tahiti et une base avancée à Hao. La Marine et l'Armée de l'air fournirent le gros des troupes et des matériels.
La BA 185 d'Hao fut créée le 1er juillet 1964. Une piste de 3.380 m fut construite de septembre 1964 à décembre 1964. La base fut le support du GAM 82, de la Participation air aux groupements fonctionnels interarmées du CEP. Pour la surveillance et les mesures des tirs atmosphériques, l'Escadron de marche 85 " Loire " équipé de 10 Vautour s'installa à Hao. Ses 8 premiers appareils arrivèrent le 16 mai 1966. Il fut dissous le 9 mai 1974, à la fin des tirs dans l'atmosphère. En 33 années d'activité, des appareils de tous types de l'Armée de l'air ou de la Marine se sont succédés à Hao : Catalina, Bréguet "Deux-Ponts", Neptune, Noratlas, DC 6 et DC 8, C 135, Mirage IV, Caravelle, Transal, CASA, Gardian, Alouette, Super Frelon, Super Puma,
La BA 185 devint la Base interarmées d'Hao le 1er juillet 1978 et ses éléments Air constituèrent les EA 185.

Insignes
1 - Insigne de la BA 185 puis de la Base interarmées, il représente sur un fond de rose des vents la position isolée de l'atoll
Non homologué par l'EMAA
Fabricants: Drago, FIA

2 - L'insigne des EA 185 rappelle le précédent et rassemble les symboles des différents services d'une base (la tour, la piste, les services techniques et telec, la SSIS et l'EAM)
Non homologué
Fabricant: Boussemart [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

EM 85 Loire du 01/07/1965 au 09/05/1974






































Hartford Bridge

Squadron 342 du 06/09/1943 au 17/10/1944

 


Heiligenbeil

Régiment Normandie-Niémen xx/05/1945

 


Herbéviller

GR II/52 du 27/08/1939 au 09/02/1940
GR II/36 de xx/02/1940 à xx/04/1940


Hyères Palyvestre

GC I/8 du 01/05/1939 au 07/03/1940
GC III/9 de xx/09/1941 à xx/11/1942

 


Hussein Dey* (Algérie) BA 148


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1908, deux Algérois ramènent à Alger 2 biplans Voisin de 100CV. La municipalité mit à leur disposition un terrain vague, au bord de la mer, dans la banlieue Est d'Alger. A la suite des premiers essais civils et de quelques raids, les militaires s'installèrent sur le terrain d'Hussein Dey. A la fin de la 1ère guerre mondiale, le 36ème Régiment d'aviation équipé de Bréguet XIV fut créé avec 3 groupes, à Hussein Dey, Oran et Sétif. Le 36ème RA entreprit l'exploration des territoires du Sud. Le groupe d'Hussein Dey y prit une part considérable. C'est de ce terrain que partit en janvier 1920 l'expédition Laperrine-Vuillemin qui permit à ce dernier de réussir la 1ère traversée du Sahara en avion entre Hussein Dey et Gao. Pour pallier les difficultés de la navigation dans la zone saharienne, les pistes au sol furent balisées à partir de 1925, par des cubes de 2 m d'arête disposés tous les 10 km. Ces balises étaient fabriquées et entreposées à Hussein Dey. Elles rendirent d'immenses services dans l'exploration du Sahara dont Hussein Dey était un tremplin. Cependant la piste de cette base était limitée à moins de 600 m de long, elle devint insuffisante pour les Potez 25 qui succédèrent aux Breguet XIV. Les avions militaires partirent ainsi à Maison-Blanche ou à Blida, Hussein Dey conserva des ateliers et des entrepôts, la piste continuant de servir aux avions de tourisme jusqu'en 1940. En 1938, la base d'Hussein Dey comprenait la Compagnie de l'Air 2/201, la 710ème Compagnie de transmissions et le Parc du Bataillon de l'air 201 de Blida.
Pendant la guerre la base disparut, une école de cavalerie de l'Armée d'Afrique s'y installa, puis les Anglais après le débarquement d'Afrique du Nord. Après la guerre, la base n'abrita que les services du matériel de l'armée de l'Air jusqu'en 1954. En janvier 1949, le DMA 631 est installé, il devient l'EGAA 631 en mai 1952. Les opérations de pacification à partir de 1954 entraînèrent un développement considérable de la Vème RA et de ses moyens. A ce titre, la base d'Hussein Dey acquit des vocations multiples :
• une mission de transit entre la métropole et l'Algérie avec la STA 248
• une mission technique avec la CEIT 825 pour l'installation des réseaux téléphoniques de toutes les bases et avec l'important AMB 10/148
• une mission d'approvisionnement avec les établissements du commissariat EGCA 785 et ERCA 2/785 et avec la pharmacie magasin général PMGSSA 835, pour toutes les bases d'Algérie
• une mission administrative avec le CMA 225, le CATA 860 et le CBA760
• enfin une mission de maintien de l'ordre avec la Compagnie de l'air 2/475 et l'Escadron de transmissions du GATAC 3, l'ETG 85/475.
La base fut dissoute le 30 juin et la CA 2/148 le 31 août 1963.

Insignes
Il représente une porte maghrébine surmontée des armes de la ville d'Hussein Dey. Cette porte symbolise l'origine de la base, la première d'Algérie, porte par où l'aviation est entrée en Algérie. De plus une étoile et des ailes souligne l'appartenance à l'armée de l'Air.
Homologué A.778
Fabriqué par Augis et par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

36 RAO du 01/08/1920 au 01/06/1924









































Indochine

1ère escadrille de 1918 au 01/10/1938
2ème escadrille de 1918 au 01/10/1938
3ème escadrille de 1928 au 01/10/1938
4ème escadrille de 1928 au 01/10/1938
5ème escadrille de 1933 au 01/01/1942

41e GAA du
01/10/1938 au 01/01/1942
42e GAA du 01/10/1938 au 01/01/1942
GAM 595 du 01/03/1939 au 01/01/1942
GAM 596 du 01/03/1939 au 01/01/1942
GAN Indo du 01/01/1942 au 01/11/1942
GAC Indo du 01/01/1942 au 09/03/1945

GT II/64 Anjou du 01/06/1946 au 01/11/1956
GT I/34 Béarn du 18/10/1945 au 01/12/1956
GM III/64 Tonkin du 01/10/1947 au 01/08/1948
GT II/62 Franche-Comté du 01/08/1949 au 01/11/1955
GC I/6 Corse du 01/10/1949 au 01/04/1952
GM III/6 Roussillon du 18/07/1950 au 01/08/1952
GM II/9 Auvergne du 01/11/1950 au 01/10/1953
GC II/21 Auvergne du 01/10/1953 au 04/05/1954
GM I/9 Limousin du 01/12/1950 au 01/11/1952
GB I/19 Gascogne du 01/01/1951 au 01/11/1955
GB I/25 Tunisie du 01/09/1951 au 01/08/1955
ERP B 26 Armagnac du 01/11/1951 au 01/01/1954
ERP 2/19 Armagnac du 01/01/1954 au 01/08/1956
GM III/2 Artois du 01/04/1952 au 01/10/1953
GC I/21 Artois du 01/10/1953 au 01/01/1956
GC I/22 Saintonge du 01/11/1953 au 27/07/1954
GC II/22 Langedoc du 01/11/1953 au 01/03/1955 (Tourane)
GT II/63 Sénégal de xx/01/1954 au xx/09/1954

EH 1/65 du 01/07/1954 à ?

EHM 2/65 du 01/07/1954 à ?

In Ecker BA 169 (?)
Ismaléa

GC 1 Alsace xx/10/1942


Issoudun

GC III/2 passage entre le 12/06/1940 et le 17/06/1940


Istres Le Tubé BA 125 "Charles Monier"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 125 d'Istres est l'une des plus grandes bases d'Europe avec une superficie de plus de 2.000 ha et une piste de 5 km. Elle assure de multiples missions pour la Défense en regroupant des unités de l'armée de l'air, une base d'essais relevant de la DGA, des industriels de l'aérospatial, enfin des unités de l'Aéronavale.
L'armée de l'air a implanté à Istres 2 unités des FAS, l'EC 3/4 "Limousin" et l'ERV 93 "Bretagne". La BA 125 assure également une mission de défense aérienne pour la protection de la façade méditerranéenne avecl' EDSA 1/950 "Crau"et le déploiement périodique d'escadrons de la FAC. Enfin sa situation géostratégique lui fait jouer un rôle logistique important avec une EAM assurant annuellement le transit de 30.000 passagers et de quelques 8.500 t de fret, le départ de la plupart des opérations extérieures militaires ou humanitaires se faisant à partir d'Istres.

Historique
C'est en 1917 qu'a été créée "l'Ecole d'aviation d'Istres" pour former rapidement sur Caudron G3 des pilotes qui seront ensuite dirigés vers des écoles de perfectionnement ou de spécialisation. L'école s'installa en bordure de la Crau à 3 km à l'Ouest d'Istres. A l'Armistice l'école a un effectif de 2.000 hommes et 500 avions. Le 23 avril 1925 paraît le décret d'organisation du "Centre d'instruction de l'aviation d'Istres" qui deviendra le 9 octobre 1929 "l'Ecole pratique d'aviation d'Istres". La mise en service de nouveaux appareils nécessite la construction d'une piste en ciment de 1.500 m qui sera achevée en 1930. Parallèlement à l'activité de l'école, de nombreux exploits auront lieu à Istres: records, départs de grands raids comme la "Croisière noire". Le 1er octobre 1932, l'école devient "l'Ecole de formation des sous-officiers du personnel navigant de l'armée de l'air" puis le 1er janvier 1937, "le Centre école d'Istres". L'école se replie en Algérie le 15 mai 1940 et début juin, Istres devient base opérationnelle où se retrouve ce qui reste des forces aériennes. La Luftwaffe prend possession de la base le 27 novembre 1942. Plusieurs bombardements alliés détruiront une grande partie des installations.
En 1944 les Américains et les Anglais prendront le contrôle de la base et il faudra attendre la fin 1946 pour qu'elle revienne à l'armée de l'air qoiqu'un détachement de la RAF y restera jusqu'en 1958. Les activités y seront réduites jusqu'à l'installation du CEV en 1948. La BA 125 a été créée le 1er septembre 1949; on y trouvait alors la Section de sauvetage en mer 98 et l'Escale 949 transférées de Marignane ainsi que l'atelier de stockage et de réparation du matériel auto 863 d'Istres-Rassuen ex-CTRRT 474. A partir de 1954, l'activité de l'Escale prend une place importante avec les guerres d'Indochine puis d'Algérie. En 1962, un détachement de la 23ème EH s'installe à Istres, l'EPNER arrive de Brétigny et une annexe du CEAM de Mont-de-Marsan est créée mais la véritable réactivation de la base est liée à la création le 1er août 1963 de la 90ème ERV avec des C135F ravitailleurs en vol des Mirage IVA qui équipent à partir de 1965 la 93ème EB. En 1976 cette escadre devient la 93ème ERV avec 2 escadrons à Istres, le 1/93 "Aunis" et le 3/93 "Landes".. En 1977, la BA 125 est la 1ère base française à être équipée d'un EMSA Crotale. En 1980 une unité de la FATAC s'installe à Istres, l'EC 4/7 "Limousin" équipé de Jaguars. Dissous le 31 août 1989 il est remplacé par un escadron des FAS l'EC 3/4 "Limousin" sur Mirage 2000N. En 1996, la 93ème ERV est dissoute, elle donne naissance à l'escadron de ravitaillement en vol 93 "Bretagne" à 3 escadrilles, "Rennes", " Nantes" et "Louve romaine".
En dehors des unités navigantes et d'un DAMS lié à sa mission nucléaire créé le 1er juin 1964, la base d'Istres accueille également un ESTS pour les C135, un Centre militaire de contrôle, un ERTA,...Enfin le Génie de l'air avait implanté à Istres sa 45ème Compagnie renforcée. Depuis la fermeture de la base de Compiègne qui l'abritait, le 25ème RGA s'est installé à Istres en absorbant la 45ème CRGA; les 1ère et 3ème Compagnies opérationnelles du 25ème RGA sont implantées à Istres, les 3 autres étant détachées à Avord, Mont-de-Marsan et Toul

Insignes
1 - Ce modèle, non homologué, date vraisemblablement des années précédant la 2ème guerre mondiale : dans un cercle portant l'inscription "Istres Aviation" un aigle figure sur fond de montagne.

2 - Il représente les armes de la ville associées à une aile symbole de sa vocation aéronautique et à une tête de taureau expression de la force rappelant l'implantation régionale de la base proche de la Camargue.
Homologué A.887 le 2 juillet 1963
Fabriqué par Drago, Arthus Bertrand et par Boussemart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

11 EB du 01/09/1939 au 15/04/1940
GB I/23 du 16/10/1939 au 08/12/1939
GB I/11 du 15/04/1940 au 19/05/1940
GB I/12 du 15/06/1940 au 22/06/1940 (dissolution xx/11/1942 après campagne de Syrie)
GB II/12 du 15/06/1940 au 15/08/1940 (dissolution)
GB I/31 du 25/06/1940 au 09/06/1941
GB II/31 du 27/06/1940 au 25/08/1940 (dissolution)
GT I/15 du 30/07/1940 au 18/01/1942 (campagne de Syrie mai juin 1941)
GB II/15 du 22/08/1940 au 30/08/1940 (dissolution)
GB I/21 du 30/08/1940 (dissolution)
GB II/21 du 30/08/1940 (dissolution)
GB I/31 du 13/07/1941 au xx/11/1942
GB II/52 Franche-Comté du 04/10/1944 au 11/11/1944
GBM II/63 Sénégal du 04/10/1944 au xx/11/1944
GB I/19 Gascogne du xx/10/1944 au 15/11/1944
GB II/20 Bretagne du xx/10/1944 au xx/11/1944
90 EB Aunis du 01/08/1963 au 30/05/1965
EB 1/93 Guyenne du 01/02/1965 au 01/07/1976
ERV 4/93 Aunis du 13/07/1965 au 01/07/1976
ERV 1/93 Aunis du 01/07/1976 au 01/08/1996
EC 4/7 Limousin du 01/04/1980 au 01/08/1989
EC 3/4 Limousin du 01/08/1989 au 31/08/2011
EC 2/4 La Fayette du 01/09/2011 au 29/08/2018
EIRV 3/93 Landes du 01/09/1991 au 01/08/1996
ERV 93 Bretagne du 01/08/1996 à aujourd'hui
EH 5/67 Alpilles du 16/02/2015 à aujourd'hui


Liste des commandants de base





Istres le Paty

(?)


Italie

GC II/7 (1943)


Ivanovo

GC 3 Normandie du 02/12/1942 au 22/03/1943


Ivato (Madagascar) BA 181
ex-BA 215


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1911, le gouverneur de l'île fit acheter 2 Blériot XI. Ils furent accidentellement détruits dès l'été. En décembre 1926, un raid de la Marine conduisit un LéO H194 d'Istres à Tananarive avec de nombreuses étapes en Afrique. Puis Jean Dagnaux relia en Bréguet 19 Villacoublay à Tananarive où il arriva le 12 février 1927. A la suite du rapport qu'il fit après un séjour de 5 mois dans l'île, la création d'une escadrille coloniale de Madagascar fut décidée le 19 février 1929. Le choix du terrain se porta sur une zone à 14 km au Nord-Ouest de Tananarive, près du village d'Ivato. En 1931, la base disposait déjà de nombreux bâtiments de logement, de locaux techniques et d'installations diverses. De nombreux raids eurent Ivato comme point de départ ou comme point d'arrivée. L'escadrille de Madagascar fut constituée à Ivato en mars 1931 de 9 Potez 33; ils furent remplacés à partir de mars 1932 par des Potez 25 TOE dont une dizaine étaient présents en 1935, les liaisons et évacuations sanitaires étant dévolues à 3 Potez 29. L'activité de l'escadrille fut essentiellement consacrée à des activités civiles ( liaisons, trafic postal, épandage d'insecticides, missions sanitaires et médicales,...). La base d'Ivato était administrée par le Bataillon de l'air 215. A la déclaration de guerre, les avions civils furent réquisitionnés et les réservistes rappelés dont Jean Assolant, auteur de célèbres raids. La seule véritable mission de guerre de l'escadrille devenue l'Escadrille de renseignement 555, fut la recherche, d'ailleurs infructueuse, du cuirassé allemand "Graf von Spee". Après l'Armistice et principalement après Mers el Kébir, la volonté de résister aux Britanniques s'afficha; en juillet 1941, 8 Potez 63-11 arrivèrent pour équiper l'ER 555. Puis 18 MS 406 arrivèrent à partir d'octobre 1941 pour constituer l'Escadrille de chasse 565 créée sur le papier le 7 janvier 1941 pour défendre Diego Suarez. Les 2 escadrilles formaient le Groupe aérien mixte de Madagascar. En 1942, la menace japonaise se précisant en direction de l'Océan Indien fut le prétexte pour les Anglais de s'emparer dans un premier temps de la base de Diego Suarez le 7 mai 1942, après 2 jours de combats acharnés qui coûtèrent la vie de 171 Français et de 121 Britanniques ainsi que de nombreuses pertes en matériel. Bien que la menace d'une flotte de surface japonaise ait disparu, avec l'aide des Sud-Africains et après s'être fortement renforcés en moyens, les Anglais lancèrent le 10 septembre, une offensive générale sur le reste de l'île. Les combats furent violents, tous nos appareils militaires furent détruits. Ivato fut occupé le 23 septembre par les Sud-Africains. L'île capitula le 6 novembre 1942; en janvier 1943, elle passa à la France Libre, mais dès décembre 1942, les "FAFL de l'Afrique orientale française" avaient été créées. En juillet 1943, les quelques avions civils qui avaient échappé aux combats, renforcés par quelques nouveaux venus, Potez 58, Beech 18, DH 89, constituèrent une escadrille de liaison. L'activité et les moyens en personnel furent réduits jusqu'à l'insurrection du 29 mars 1947. A partir du 31 mars des renforts furent envoyés ( C 47, JU 52, Halifax ) pour les opérations de répression et de pacification. Le GLA 50 doté de JU 52 et de Morane 500 fut créé ainsi que le 1er juillet 1947, l'EOM 85 équipée de 8 Avro Anson bientôt remplacés par des Siebel. Les avions multiplièrent les transports, les parachutages et les attaques au sol. D'avril 1947 au 1er décembre 1948, 1700 missions furent effectuées. Les tâches de l'aviation de Madagascar s'en trouvèrent redéfinies, aux missions de liaisons et de transport s'ajoutèrent celles purement militaires. Fin 1948, 6 JU 52, 9 Morane 500 et 8 Siebel assuraient ces missions. Ils étaient tous basés à Ivato où la BA 181 avait été créée en 1947. Elle était administrée par un Bataillon de l'air d'Outremer, le BAOM 1/181. A partir de 1951, la base d'Ivato fut équipée de MD 315 à la place des Morane 500 et en 1957 les moyens aériens furent renforcés par l'arrivée de C47.
La BA 181 fut dissoute le 31 août 1973 et les installations furent remises aux autorités malgaches.

Insignes
1 - L'insigne de la base aérienne de Madagascar représente un zébu, animal typique de la Grande Ile.
Non homologué
Fabriqué par Drago avant la 2ème guerre mondiale .

2A - L'insigne du Bataillon de l'Air d'outremer représente la carte de Madagascar sur laquelle se détache un guerrier malgache Sakalava. Dans l'angle supérieur gauche figure un avion MD 315, alors en service à Ivato; un tronc d'arbre, richesse de l'île forme le montant droit. Enfin le sigle du BAOM 1/181 est représenté.
Homologué A.582 le 8 janvier 1954
Fabriqué par Drago.

2B - Ce dernier insigne fut repris en avril 1966 par la BA 181 et réalisé par Drago, sans inscription et avec la même homologation. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Escadrille Coloniale de Madagascar de 1931 à 1939
ER 555 de 1939 à 1941
EC 565 de 1940 à 1941
GAM de 1941 à 1942
EASL de 1942 à 1943
EL 387 de 1943 à 1946
SL 51 (puis 50) de 1946 à xx/07/1947
EPS 85 (puis EOM 85) de 1947 à xx/07/1947
GLA 50 de xx/07/1947 à 1951
GAM 50 (puis GAMOM 50) de 1951 à xx/08/1973





















Janville

GC I/1 passage entre le 07/06/1940 et le 25/06/1940


Jonzac

GB II/63 passage le 14/06/1940
GR II/55 passage entre le 17/06/1940
et le 23/06/1940
GR I/35 passage entre le 17/06/1940 et le 19/06/1940
GBA I/54 passage le 17/06/1940


Kalâa Djerda

GB I/21 de xx/06/1940 au 09/07/1940
GC I/3 de xx/06/1940 au 08/07/1940


Kationki NN

GC 3 Normandie du 09/06/1943 au 28/07/1943







































BA Kisangani et Goma (Zaïre) Opération Turquoise


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
L'opération "Turquoise" eut lieu en été 1994; il s'agissait d'une opération humanitaire pour venir en aide aux populations rwandaises menacées par la guerre civile, en attendant la mise en place des casques bleus de l'ONU.
2 bases furent installées, rénovées et entretenues par le Génie de l'Air sur des aérodromes fantômes, l'un à Goma près de la frontière rwandaise, l'autre à Kisangani au nord du Zaïre. Le rôle de la base de Goma était essentiellement de permettre l'acheminement des appareils de transport (CFAP ou autres) alors que celui de la base de Kisangani était l'accueil des avions d'armes (Jaguar puis Mirage F1CR et CT) pour la dissuasion, la reconnaissance-photo et l'éventuel appui-feu ainsi que d'un C 135FR et un "Atlantic" de l'aéroavale. Cette dernière base fut ouverte le 17 juin 1994 avec un élément précurseur de 12 personnes dont le commandant de base ; elle fut dissoute le 22 août suivant alors que celle de Goma qui abritait un centre de regroupement de réfugiés et des unités sanitaires fonctionna jusqu'à l'automne 1994.

Insignes
Les 2 insignes sont semblables et ne diffèrent que par le nom de la base inscrit dans un arc, Goma (A) et Kisangani (B). Sur un fond turquoise, un léopard symbole du Zaïre est représenté de couleur blanche figurant la force pacifique. Le léopard est supporté par les ailes de l'armée de l'Air.
L'insigne (B) de Kisangani a été homologué A. 1273 le 1er décembre 1994.
Les 2 insignes ont été fabriqués par Ballard. [insigne (A) non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]



































Kousseir

GB I/31 passage entre le 09/06/1940 et le 29/06/1940


Ksar es Souk

GB II/19 passage entre le 20/05/1940 et le 26/08/1940


La Ferté Gaucher

GB I/38 du début 04/1940 au 05/06/1940
GB I/12 du 15/05/1940
au 18/05/1940
GB I/34 entre le 17/05/1940
et le 11/06/1940
GB I/21 entre le 18/05/1940 et le 12/06/1940
GB II/21 entre le 19/05/1940 et le 30/05/1940
GC II/3 passage entre le 19/05/1940 et le 10/06/1940


La Marsa
La Perthe
La Réghaïa* BA 146


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1943, des unités alliées du Coastal Command et de chasse de nuit étaient basées à La Reghaïa, située à 30 km à l'Est d'Alger. Après la guerre, le GC 2/5 "Ile de France" et une unité de DAT, l'EDA 503 qui allait donner naissance au SDA 1/903, s'installèrent sur la base qui était administrée par le DBA 146. Le 2/5 partit et il fut prévu de faire de La Reghaïa une importante base de défense aérienne. Le 1er octobre 1952, la BA 146 fut créée avec la CA 1/146 et la SP 35/146 pour soutenir le SDA 1/903. Le début de la guerre allait modifier le projet.
En 1955, une escadrille d'aviation légère d'appui pour l'instruction des équipages fut créée sur la base, l'EAL 72, ce qui entraîna la mise en place d'un CLA réduit. En 1956, une nouvelle organisation devint nécessaire en raison des charges du maintien de l'ordre et de l'implantation d'unités aériennes, en particulier du Groupement d'aviation légère d'appui 70. En mars l'EALA 72 fut dissoute et remplacée par l'EALA 1/70 jusqu'au 30 juin suivant. Le 1er juillet 1956, le Centre d'instruction des équipages de l'aviation légère fut créé à partir de l'EALA 1/70 pour transformer les pilotes sur T 6 et former les observateurs. Au moins 12 EALA y furent ainsi mises en condition opérationnelles. Le 1er mai 1956 vit la création du CLA 20/146, de l'AMB 10/146,de la STB 85/146. Le SDA 1/903 devint le SDA 913 et le 45ème Bataillon allégé du Génie de l'air s'installa sur la BA 146. L'EALA 11/72 basée à La Reghaïa fut créée le 1er octobre 1956; elle fut active jusqu'au 31 juillet 1961. Le 31 décembre 1956, le CIEAL 330 fut dissous et sa mission fut reprise par le CIAL 320 créé le lendemain à Aulnat.
En avril 1956, la création des Commandos de l'air avait été décidée; leur centre d'instruction s'installa à La Reghaïa. Les commandos 10 et 20/541 furent officiellement mis sur pied le 1er juin 1956, le 3ème commando fut créé le 25 juillet. Les 3 commandos devinrent opérationnels en octobre 1956. Début 1957, un 4ème commando fut formé et le Groupe de commandos parachutistes de l'air 541 avec son état-major installé le 1er mai 1957 sur la BA 146. Un 5ème commando verra le jour en février 1959. Après le putsch d'Alger en avril 1961, le GCPA 541 fut dissous à la fin du mois; seul rescapé le CPA 50/541, en opérations à Colomb Béchar et qui n'avait pu participer au putsch, subsistera sous le nom de Compagnie de commandos parachutistes de l'air 50/541, basée à Arzew à son retour du Sud fin mai.
En 1958, le CIAL d'Aulnat fut dissous le 30 juin et sa mission reprise à nouveau à La Reghaïa le 1er juillet par l'Escadrille d'instruction de l'aviation légère de l'Armée de l'air 1/320. L'EIALAA 1/320 fonctionna sur la BA 146 jusqu'au 15 septembre 1959, date à laquelle elle fut transférée à Blida.
Le 1er décembre 1959, la 3ème EH composée de l'EH légers 5/57 et de l'EH lourds 1/58, arriva de Boufarik. En octobre 1960 se trouvent basés à La Reghaïa, la 3ème EH, le GCPA 541 et ses 5 commandos, l'EALA 11/72, l'ELO 2/45, le 45ème BAGA et le SDA 10/951 ex-SDA 913. Le 1er juillet 1961, le Commandement de la 5ème Région quitta Alger pour la BA 146; en juillet 1962, il devint le Commandement de l'air en Algérie ( CAA ). Début 1962, la BA 146 abritait la 23ème EH, l'AMB 10/146, le GP, le CLA, l'EM de la 5ème RA, le SDA 10/951 et le CODA 950 transféré d'Alger le 1er février.
A partir de juillet 1962, l'évacuation des bases du Nord va commencer, amenant de nombreux changements à La Reghaïa. Le 1er juillet le CODA devient le Groupement radar et de circulation aérienne 950 regroupant les anciennes unités de DA d'AFN, avec le Centre radar et de circulation aérienne 10/951 de La Reghaïa, le CRCA 10/952 d'Oran, le CRCA 10/953 de Bou Zizi et le CRCA 10/958 de Bizerte Kébir. La mission de ce GRCA était d'assurer en Algérie-Sahara la circulation aérienne, la SAR, la météo et éventuellement la défense aérienne.
Fin septembre, le 45ème BAGA part à Oran. Le 1er août 1962 la 3ème EH devenue 23ème EH au printemps 1961, partit à St Dizier. Un escadron d'hélicoptères légers doté de 40 Alouette, l'EH 1/24 fut créé le 1er septembre 1962. Le 1er février 1963, le CBA 760 et le CATA 860 d'Alger sont transférés à La Reghaïa qui supporte alors en plus de ces 2 unités le CAA 360, la STEM 85/360, l'EH 1/24, le Centre d'exploitation photos 21 /146, le GRCA 950, le CRCA 10/951, le CIB 11/361. D'autre part la CA 2/146, l'AMB 10/146, le CLA 20/146 et le GP 34/146 existent encore. Le 31 juillet, l'EH 1/24, le GRCA 950 et le CRCA 10/951 sont dissous. Le 1er octobre, le CAA est transféré à la BA 141 d'Oran, la STEM 85/360 devient la STB 85/146. Le 31 octobre le CEP 21/146 est dissous, puis le 30 novembre 1963, la BA 146, la CA 2/146, l'AMB 10/146, le GP 34/146, le CLA 20/146 et les SMM22/146 et 23/146, le CSA 10/951 et la STB 85/146 sont dissous à leur tour. Le 1er décembre, le DTO 30/146 rattaché à Boufarik succède à la BA 146. La CIB 11/361, le DMC auprès du CCR de Maison Blanche et diverses Participation Air sont également rattachés à la CA 2/142 de Boufarik. Le 31 décembre le CATA 860 fut dissous, il avait été créé le 1er juillet 1952 à Blida, transféré à Hussein Dey en 1956-1957, puis à Alger le 1er décembre 1961, enfin à La Reghaïa 11 mois plus tôt. Lors de la dernière phase d'évacuation, l'EM du CAA revint à La Reghaïa le 11 avril 1964 où il fut dissous le 30 juin 1964 ainsi que les dernières unités de la base dont le DSA 50/146.

Insignes
Il fut réalisé alors que la mission de la BA 146 était la défense aérienne. Sa forme triangulaire rappelle que la BA 146 possède un centre de triangulation, l'éclair symbolise les ondes permettant le guidage des avions en vol, enfin la construction de type arabe accolée à un palmier indique le stationnement en AFN.
Homologué A.616 le 19 août 1954.
Fabriqué par Arthus Bertrand.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GC II/6 Travail du 01/08/1943 au 01/04/1945
GC II/3 Dauphiné du xx/10/1943 au 01/05/1944
GC I/4 Navarre du xx/11/1943 au 27/07/1944
GC II/5 La Fayette du xx/11/1943 au 27/07/1944
GC II/9 Auvergne du xx/12/1944 au xx/04/1945
GC I/9 Limousin du 01/04/1945 au 01/03/1946
GC II/6 Travail du 01/03/1946 au xx/12/1946



















La Roche sur Yon

La Rochelle
La Sébala

BA Kisangani (Zaïre)
Opération Turquoise





































Laghouat (BAS ou DTO 37/540)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le DTO 37/540 fut créé en 1956 pour supporter la base aérienne secondaire de Laghouat à l'entrée des Territoires sahariens. La base abritait le PCA 26/540 et un détachement du GOM 86 chargé dans ce secteur, de la reconnaissance, des évacuations sanitaires et de l'appui-feu. Le terrain était situé au pied du Djebel Azereg (montagne en dents de scie dont le nom signifie "montagne bleue" car c'est sa couleur au lever ou au coucher du soleil). Le DTO dépendait de la BA 140 de Blida. Il comprenait le PCA 26/540, un détachement du GOM 86, la SP 36/215 et la Station méteo 23/215. Au cours des opérations de maintien de l'ordre, des détachements du GSRA 76 et de l'EALA 5/72 furent également stationnés sur la base de Laghouat. Le 1er septembre 1958 le DTO 37/540 fut rattaché au DTO 34/540 d'Ouargla. En 1960, l'EALA 11/72 opérait à partir de Laghouat. Le DTO 37/540 fut dissous le 31 juillet 1962 en même temps que le PCA 26/540, la SP 36/215 et la SMM 23/215, pour laisser la place à un Détachement de support Air 50/215 rattaché à la CA 2/215 d'Alger-Ville. Le 1er mai 1963, le DSA 50/215 devint le DSA 50/142 rattaché à la CA 2/142 de Boufarik et finalement fut dissous le 31 octobre 1963.

Insignes
Une gazelle s'élançant de la base au pied du djebel symbolise la vivacité de l'appui aérien; les 4 étoiles de la Croix du Sud rappellent que la base est au Sahara. L'étoile inférieure et les ailes représentent le PN, la branche de laurier le personnel administratif, la roue dentée les mécaniciens et l'éclair le personnel des transmissions.
Non homologué, il a été fabriqué en 500 exemplaires par Augis.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

BAS = Base Aérienne Secondaire
DTO = Détachement de Terrain d'Opérations



































Lahr Hugsweier
(Allemagne) BAO 139
(Base Aérienne d'Opération)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
L'armée de l'Air s'installa à Lahr après la guerre en 1945. Le terrain situé à Hugsweier devint une importante base OTAN, sa piste longue de 2.400 m, accueillit les avions de plusieurs escadres françaises. Les installations en ville, Caserne Ménard à Lahr, abritaient l'Etat-major de la 1ère DIVAR qui devint le 1er CATAC et le Commandement des forces aériennes françaises en Allemagne.
La mission principale de la base fut de donner à des unités en cours de création ou de transformation, les moyens de vivre et de s'entraîner. D'autre part elle joua un rôle central dans la mise sur pied de nos moyens d'interception hertzienne.
La BA 139 fut créée en 1946 avec le Bataillon de l'air 1/139. L'ELA 55 y était stationnée ainsi qu'en 1950, le CBA 773, le GP 34/139, un CLA, un Etat-major tactique qui deviendra la 1ère Division aérienne (actuel CFAC), le DG et le CLA de Fribourg lui étaient rattachés.
Créée le 1er avril 1952 à Reims sur F 84G, la 1ère EC s'installa le 20 août suivant à Lahr qu'elle quitta le 3 décembre 1952 pour St Dizier. En novembre, la 11ème EC également sur F 84G l'avait rejointe à Lahr où elle resta jusqu'en juin 1953 avant d'aller s'installer à Luxeuil. Le 1er avril 1954, la 9ème EC avec le 1/9 "Limousin" équipé de F 84 E/G et un escadron VSV sur T 33 fut créée sur la BA 139. Le 1er novembre suivant le 2/9 "Auvergne" était à son tour créé avec la moitié du 1/9. Le 1er juillet 1954 , le CEVSV 338 avait été également constitué ; il resta à Lahr jusqu'au 30 avril 1961 et partit ensuite à Colmar. Le 1er juin 1955, c'était au tour de la 13ème ECTT d'être créée, elle reçut ses premiers F 86K en septembre 1956. Le 31 mai 1956, la 9ème EC avait quitté Lahr pour Metz. La 13ème EC partit s'installer à Colmar le 31 mars 1957. En juillet la 33ème ER sur RF 84F arriva de Cognac. En septembre 1959, le 3/33 partit à Strasbourg où il fut rejoint en mars 1960 par le 2/33 et la 33ème ER; enfin en juin 1961, le 1/33 quitta Lahr pour Luxeuil. Le même mois, la 3ème EC arriva de Reims et s'installa à Lahr pour 6 ans. Elle était équipée de chasseurs-bombardiers F 100 et s'entraînait pour la frappe nucléaire tactique dans le cadre de l'OTAN. A partir de juillet 1965 elle reçut des Mirage IIIE. Son équipement en fut terminé le 17 janvier 1966. La 23ème EH de retour d'Algérie installe un détachement à Lahr en juillet 1962; un an plus tard il partira à Bremgarten.
En juillet 1963, le GE 30/450 créé le 1er avril précédent à Fribourg vint s'installer à Lahr sur la BA 139 avec des détachements à Fribourg, Goslar, Berlin, Baden,...Sa mission était d'exécuter le plan d'interception hertzienne du 1er CATAC avec ses moyens terrestres et les moyens aériens spécialisés de l'ELA 55. Une unité spécialisée, l'Escadron électronique 54 fut ensuite créée pour cette mission, elle fut progressivement équipée de 5 N 2501 Gabriel. Le GE 30/450, futur CDCM, et l'EE 54 quittèrent Lahr pour Metz le 30 juin 1966.
Le Centre d'exploitation photo 80/450 se trouvait également à Lahr. Les unités aériennes implantées étaient en 1965, la 3ème EC, l'ELA 55, l'EE 54 et le Détachement permanent hélicos 1/67 sur Alouette. Le 31 décembre 1965, l'ELA 41 de Dijon et l'ELA 55 de Lahr furent dissoutes; leur fusion donna naissance à l'ELA 41 à Metz et à un Détachement permanent de liaison 41 à Lahr. Ainsi au 2ème semestre 1966, les unités aériennes de Lahr étaient la 3ème EC, le DPL 41 et le DPH 2/67 sur H 34.
En août 1964, la BA 178 de Lahr-Ville avait succédé à la BA 139 et plus précisément à son Bat. Air 1/139 pour administrer les états-majors et services en ville ainsi que les unités isolées stationnées en Allemagne pour emploi. Le 31 août 1967 le 1er CATAC partit s'installer à Metz-Fort de Guise.
A la même date, la 3ème EC partit à Nancy-Ochey. Les 2 bases de Lahr furent dissoutes au 1er septembre 1967 et les installations remises aux Canadiens de la RCAF le 6 septembre pour Lahr -Hugsweier et le 8 pour Lahr-Ville.

Insignes
Il symbolise la mission d'origine de la base : les avions s'éloignant du centre vers las 4 points cardinaux représentent les escadres se dispersant après avoir été équipées et entraînées. D'autre part la rose des vents rappelle l'appartenance à l'OTAN.
Homologué A.758 le 19 février 1958.
Fabriqué par Arthus Bertrand et par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

1 EC du xx/xx/1952 au 01/02/1953
11 EC du xx/11/1952 au xx/06/1953
9 EC du 01/04/1954 au xx/05/1956
CEVSV 338 du 01/07/1954 au xx/10/1961
13 EC du 01/04/1956 au 01/04/1957
33 ER du xx/07/1957 au xx/03/1960
3 EC du xx/06/1961 au xx/09/1967

Liste des commandants de base



















Landes de Bussac
Laon Chambry
Lapalisse

Lapasset
La Tontouta (Nouvelle Calédonie) BA 186 Paul Klein



Base aérienne créée le 23/08/2011

ETOM 52 puis ET 52 du 01/04/1976 à aujourd'hui

Liste des commandants de base

Voir actualités Armée de l'air du 31/08/2011 et du 08/04/2016 et du 08/10/2019




























Leblanc BA 275


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En mars 1945, l'EAA 609 fut créé au Blanc pour ravitailler les unités de l'Armée de l'air en matériels de transmissions. L'EAA était installé ainsi que le Commandement dans des bâtiments à 2 km de la ville en bordure de la D88, les autres unités de la base occupaient la caserne Chanzy dans la partie Nord-Ouest de la ville, enfin l'aérodrome se trouvait à 2,5 km au Sud-Est du Blanc. En 1954, la base aérienne administrée par la Compagnie de l'air 2/275 abritait outre l'EAA 609, la SP 35/275 et la STB 83/275. En complément de ses propres installations, l'EAA 609 disposait d'une annexe AEAA 1/609 stationnée sur la BA 282 de Cinq Mars la Pile. Dans le cadre de la Défense opérationnelle du territoire, la base qui en temps de guerre aurait pris le nom de "Base mobilisatrice 230", était chargée de mettre sur pied 2 unités de DOT. D'autre part 4 détachements de l'Armée de l'air installés à Chateauroux, alors utilisé par l'USAF, étaient rattachés à la BA 275. A partir de 1966, le matériel fut progressivement transféré sur l'EAA 602 de Romorantin. Le 1er octobre 1968, l'EAA 609 devint l'Annexe 2/602 de l'EAA 602. L'AEAA 2/602 fut dissoute le 30 avril 1969 et la BA 275, le 31 mai 1969. La caserne Chanzy avait déjà été évacuée et l'aérodrome et ses installations furent remis à la ville du Blanc.

Insignes
Insigne La couronne murale et le cygne représentent les armes de la ville du Blanc.
Homologué A.628 le 15 octobre 1954.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


























Le Bourget (Dugny) BA 104


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Suite aux bombardements de Paris par des avions allemands en septembre 1914, il fut décidé le 25 septembre d'installer 7 avions de chasse, dans le cadre du "Camp retranché de Paris" sur un terrain de 220 ha situé sur le plateau du Bourget. Au cours de la guerre on y compta jusqu'à 115 appareils.
Après l'armistice, la vente des avions désarmés permit aux aviateurs démobilisés de de continuer à piloter, baptêmes de l'air puis compagnies commerciales. L'aéroport civil du Bourget se développa ainsi dès 1919-1920. De l'autre côté du terrain, sur la commune de Dugny, le Groupe de combat 18 (SPA 31 et SPA 48) et la SPA 94 forment le 12 décembre 1919, le 2ème Groupe du 1er Régiment d'aviation de chasse.En été 1920, s'installe le Groupe d'observation 138 qui devint en 1921, le 34ème Régiment d'aviation. Ce régiment participera à la grande épopée aéronautique de l'entre 2 guerres: records, raids,..Le 1er RAC est dissous le 1er janvier 1924 et son 2ème Groupe devient le groupe de chasse du 34ème Régiment mixte aérien.Le 1er juillet 1932, le 34ème RMA est dissous pour donner naissance aux 34ème et 54ème Escadres de reconnaissance et la SPA 31 et la SPA 48 forment le GC I/1. La BA 104 est alors créée, elle abrite la 4ème Brigade aérienne formée des 34ème et 54ème ER et de la 1ère EC, une section d'entraînement et une division d'entraînement. En décembre 1934, la 1ère EC part s'installer à Villacoublay. Pendant la 2ème guerre mondiale, utilisé par la Luftwaffe, le terrain sera bombardé et ses installations détruites. Il sera remis en service par le Transport Air Command américain pour le rapatriement des prisonniers par le TAC auquel s'ajouta en 1945, le GMMTA. En 1946, les Américains quittent Le Bourget qui reprend son activité civile.
Du côté de l'Armée de l'air, la Base aérienne équipée 104 a été créée le 1er février 1945 en même temps que le GT 3/15 "Maine"; le GB 1/34 "Béarn" s'y était installé installé fin 1944; ce Groupe transformé en GT 1/34 part pour l'Indochine où il sera dissous en été 1956. Le 1er juillet 1946 la Compagnie de protection et d'honneur est créée. Le 1er octobre 1949, la base qui a plusieurs fois changé de dénomination entre 1945 et 1947 devient la BA 104. Le 1er avril 1951 le Centre d'entraînement des réserves ordinaires 301 s'installe au Bourget qu'il quittera pour Villacoublay en mai 1955. Recréé ET 1/64 le 1er décembre 1956 au Bourget, le "Béarn" formera le 1er février 1957 avec le "Maine" devenu ET 2/64, la 64ème Escadre de transport. Les 2 escadrons quitteront la BA 104 pour celle d'Evreux respectivement le 1er novembre 1967 et le 1er mai 1968. La BA 104 garde alors une double mission :
- aéronautique avec l'Escale et la Section de transit des matériels
- territoriale avec des unités implantées ou rattachées.
C'est ainsi qu'en juin 1965, le CATA 865 et le CBA 765 quittant Meaux s'installent au Bourget. Le 1er juin 1968, l'ECH 10/802 de Montmorency est rattaché à la BA 104, de même que certaines autres unités comme le SHAA de 1968 à 1970.
La BA 104 a été dissoute le 30 septembre 1984. L'armée de l'Air reste toutefois présente au Bourget par sa participation au Musée de l'Air.

Insignes
1 - Dans les années 30, le Commandant de la base est le colonel de Turenne, ancien commandant de la SPA 48. Il fait fabriquer pour la base le même insigne que pour la SPA 48, l'inscription "SPAD 48" en moins.

2 - Après la guerre un insigne octogonal qui ne fut pas homologué a été réalisé par Drago ; de forme octogonale, il représente un rapace sur un gantelet et porte l'inscription BA 104.

3 - Le dernier modèle, inspiré sans doute par celui de la 64ème ET, ressemble aux insignes des escadres de transport ; il montre un aigle aux ailes déployées symbolisant l'armée de l'Air et porte aussi BA 104 sur fond bleu marine couleur de l'armée de l'Air.
Homologué A.1162 le 7 mars 1984
Fabriqué par Drago, Arémail

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

4 RO du 01/01/1920 au 01/08/1920
34 RAO du 01/08/1920 au 01/06/1924
34 RAM du 01/06/1924 au 01/07/1932
34 EO du 01/07/1932 au 01/01/1938
54 ER du 01/07/1932 au 01/09/1939
1 EC du 01/07/1932 au xx/12/1934
GR II/54 du 01/05/1939 au 27/08/1939
GR I/54 du 01/05/1939 au 03/09/1939
GR I/54 passage le 06/03/1940
GR II/55 du 15/05/1940 au 21/05/1940
Régiment Normandie Niémen 20/06/1945
GT II/15 Anjou xx/09/1945 (pour partie)
GT III/15 Maine du 01/04/1946 au 01/07/1947
GC III/5 Normandie Niémen du 20/06/1945
GT II/61 Maine du 01/04/1946 au 01/11/1946
64 ET du 01/12/1956 au 01/11/1967

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Havre Octeville

GC III/10 du 13/12/1939 au 22/05/1940
GR I/36 du 01/06/1940 au 02/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Luc*

51 EB du 15/12/1939 au 01/04/1940
GB I/51 du 01/04/1940 au 27/04/1940
GC III/6 du xx/05/1940 au 18/06/1940
GC II/3 du 08/05/1940 au 19/05/1940
GC II/7 du 25/05/1940 au 05/06/1940 (Transfo sur D 520)
GC III/9 du 18/06/1940 au xx/08/1940
GC II/1 du 12/07/1940 au 01/11/1942
GR II/33 passage en xx/08/1944









































Levant

Lézignan
Liban

Libreville DA 470, Eléments Air EA 470


















































Lille Flers
Lille Seclin
Limoges Romanet BA 274 Commandant Jean Leclere


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Avant la 2ème guerre mondiale il y avait à Limoges un atelier de réparation de l'armée de l'Air, une Section de l'Air 1/103 et le GAO 512 sur le terrain de l'aérodrome de Limoges- Feytiat construit en 1933. Le Ministère de l'Air décide en 1939, d'installer un important dépôt de matériels techniques sur la colline de Romanet à 1km à l'Ouest de l'aérodrome. La construction des installations est lancée en juillet 1939 et terminée fin 1940. L'armée de l'Air en prend possession le 5 février 1941 pour y implanter dans le cadre de l'Armée d'armistice, un dépôt de stockage "armement et munitions". Le 8 novembre 1942, les Allemands qui envahissent la zone libre, s'installent à l'aérodrome de Feytiat et dans la partie technique de la base de Romanet dont le personnel se regroupe dans la partie casernement. Le dépôt est dissous en mars 1943 et remplacé par un Centre administratif de l'air et le Groupe de Sécurité aérienne publique 1/72 créé le 1er juillet 1943. Au départ des Allemands, le 24 août 1944, l'armée de l'Air reprend possession de l'ensemble des bâtiments. Le 15 octobre 1944 l'existence de la base et de l'entrepôt de Limoges-Romanet est officialisée; une Compagnie de base se substitue au GSAP 1/72 dissous, pour administrer l'état-major des FFI de l'Air, l'entrepôt et diverses autres unités de l'Air. La mission de l'entrepôt est de recenser, remettre en état, stocker et entretenir les matériels techniques récupérés. Le 5 octobre 1945, l'Entrepôt N° 603 de Limoges-Romanet est ainsi créé; il deviendra le 11 mai 1946, l'EAA 603, unité formant corps rattachée au SMAA.
De 1947 à 1955 l'entrepôt va se développer. Le 1er juin 1964, la BA 274 est créée avec un commandement de base et des moyens de support et de soutien, remplaçant la Compagnie de l'air 1/274 qui avait été mise sur pied le 1er janvier 1952.En automne 1972, le terrain de Feytiat ayant cessé toute activité en raison de l'existence du nouvel aérodrome moderne de Limoges-Bellegarde, toutes les activités militaires sont regroupées à Romanet.
L'EAA 603 est chargé de la maintenance des appareils; disposant de 35.000 m2, il a en stock tous les éléments nécessaires depuis les réacteurs jusqu'aux masques à gaz. Le 1er janvier 1974 la base adopte l'organisation classique des bases de l'armée de l'Air. Enfin le 1er juillet 1978, un centre de transit est créé pour l'acheminement des matériels techniques par des lignes régulières avec les autres entrepôts, les bases et les industriels.
L'EAA 603 et la base ont été dissous le 31 juillet 1997 en raison du resserrement des unités de l'armée de l'Air.

Insignes
C'est le même insigne pour la BA 274 et l'EAA 603. L'Atlas et la roue dentée symbolisent le Service du matériel dont la mission est le soutien logistique des forces aériennes représentées par l'étoile et les ailes.
Homologué par EMAA/5071 le 27 juin 1949
Fabriqué par Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]






































Llanbdr (Pays de Galles)

Lognes (Emérainville)

GC I/6 du 17/05/1940 au 12/06/1940


Lons le Saunier Courlaoux
Loyettes (Ain)

Lure Malbouhans
Luxeuil Saint-Sauveur* BA 116 "Lieutenant-colonel Tomy papin"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Luxeuil assure la mise en oeuvre de 2 escadrons d'assaut nucléaire, le 1/4 "Dauphiné" et le 2/4 "La Fayette" équipés de Mirage 2000 N / ASMP et du Centre d'instruction tactique CITac 339 chargé de l'instruction des équipages pour la pénétration tout temps à basse altitude. L'ESTS 15/4 et l'EDSA 4/950 "Servance" sont également stationnés sur la BA 116.

Historique
La vocation de Luxeuil remonte aux grandes manoeuvres de l'Est en 1911, au cours desquelles un biplan Breguet y évoluait. En 1916 le GB N°4 composé de la MF 29, de la MF 123 et de la MF 124 s'installe à Luxeuil et le 18 avril de la même année, l'escadrille américaine N° 124 qui deviendra en 1917 l'escadrille La Fayette, s'y forme.
Après la guerre, Luxeuil n'est utilisé que comme terrain de secours ou de manoeuvre jusqu'en 1937. Cette année-là, le GAO 507 s'installe à Luxeuil avec le support de la SA 1/102puis le 27 août 1939 c'est le GC 2/7 qui arrive. En septembre 1944 le terrain sera utilisé par le GC 1/3, le GR 2/33 et le GC 2/5 qui a repris les traditions du La Fayette. De 1945 à 1952 seul l'aéroclub de Luxeuil occupera le terrain.
En 1951 il est décidé d'installer à Luxeuil une grande base de type OTAN. Des Vampire s'y posent dès 1952 sur une piste en grille. En juin 1953, la 11ème EC sur F 84 fait mouvement sur Luxeuil. La BA 116 est inaugurée le 22 novembre 1953. En 1961, la 11ème EC part à Bremgarten, la 4ème EC sur F 84F et l'ER 1/33 sur RF 84F lui succèdent. En 1966 les F 84F seront remplacés par des Mirage III E et l'EB 3/94 "Arbois" sera créé sur Mirage IV équipé de l'arme nucléaire stratégique AN 22. En 1967 l'ER 1/33 quitte Luxeuil pour Strasbourg. Le Centre de prédiction radar est créé, il deviendra Centre de prédiction et d'instruction radar en 1969 puis CITac en 1988. En 1973, la 4ème EC est dotée de l'arme nucléaire tactique AN 52. L'EB 3/94 sera dissous en 1983. A partir de 1988 les Mirage 2000 N équipés du missile nucléaire ASMP remplacent progressivement les Mirage III E. La 4ème EC est rattachée aux FAS en 1991; elle sera dissoute en 1993 et ses escadrons deviendront autonomes.
L'ESTS des 2 escadrons et l'EETIS-Mirage 2000 N relèvent comme le 1/4, le 2/4 et le CITac des FAS. Il existe également un DAMS à Luxeuil depuis le 1er septembre 1987.
L'EDSA 4/950 "Servance" avait été créé en 1987 par fusion de la SDSA équipée de bitubes de 20mm et de l'EMSA armé de Crotale.
A la BA 116, un certain nombre de points isolés sont rattachés tels que le DRMu 7/651 de Fontaine les Luxeuil.

Insignes
Le rapace rappelle les vertus de rapidité et de pugnacité qui caractérisent la chasse représentée par les 2 chevrons verts. Le blason porte les armes de la ville du Luxeuil, rappel des armes de la Franche-Comté avec un soleil qui symbolise la chaleur des sources thermales de Luxeuil ; d'autres sources attribuent la présence du soleil à un hommage rendu à Louis XIV en reconnaissance du traité de Nimègue qui rattachait la Franche-Comté à la France.
Homologué A.596 * le 27 février 1954
A - Fabriqué par Arthus Bertrand : modèle entièrement doré sans émail à l'exception des chevrons verts et blanc, écu de Luxeuil en relief. [insigne non présenté]
B - Fabriqué par Drago, émaillé et rapace rapporté.

*C'est le modèle A, qui fit l'objet de l'homologation.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

2 RB du 01/01/1920 au 01/08/1920
22 RABN du 01/08/1920 au 01/06/1924
GC II/7 du xx/08/1939 au 20/05/1940
GAO 543 du xx/08/1939 au xx/06/1940
4 EC période du 01/05/1944 au 29/08/1945
GR II/33 du 17/11/1944 au 01/01/1945
11 EC du xx/06/1953 au xx/06/1961
4 EC du 06/06/1961 au 26/08/1993
EB 3/94 Arbois du 01/02/1965 au 01/10/1983
EC 1/4 Dauphiné du 26/08/1993 au 29/06/2010
EC 2/4 La Fayette du 26/08/1993 au 01/09/2011
EC 1/2 Cigognes du 28/07/2011 au 03/09/2015
2ème EC du 03/09/2015 à aujourd'hui
• avec EC 1/2 Cigognes


Liste des commandants de base

Voir contribution du 20/11/2019

Voir actualités de l'Armée de l'air du 03/12/2013 et du 24/04/2018












Lympnes (GB)
Lyon Bron
* - BA 105 - BA 111


[Historique et Insignes : voir ci-dessous : Lyon-Mont-Verdun]

5 RO du 01/01/1920 au 01/08/1920
35 RAO du 01/08/1920 au 01/10/1922
35 RAM du 01/10/1922 au 01/07/1932
5 EC du 01/07/1932 au 01/05/1939
35 EO du 01/07/1932 au 01/01/1938
55 ER du 01/07/1932 au 30/08/1939
ERC 1/562 du 01/01/1937 au 11/01/1940 (voir GC III/9)
ECN 2/562 du 01/01/1937 au 13/12/1939
GAO I/514 du 15/01/1937 au 01/08/1939
GAO II/514 du 15/01/1937 au 01/08/1939
GR I/35 du 01/01/1938 au 28/09/1939
GB II/35 du 01/01/1938 au 01/03/1940
GC II/5 du 01/05/1939 au 28/08/1939
GR II/54 du 14/10/1939 au 17/10/1939
EACN 5/13 du 13/12/1939 au 10/08/1940
GC III/9 du 11/01/1940 au 17/06/1940
GAO 501 du 13/06/1940 au 15/08/1940 (Dissolution)
GC I/1 du 01/08/1940 au 01/12/1942 (Dissolution)
GB I/38 du 23/11/1942 au 30/11/1942 (Dissolution)
GB II/38 du 23/11/1942 au 30/11/1942 (Dissolution)
GR II/33 du 08/09/1944 au 23/09/1944 (Satolas)
GB I/19 Gascogne du 15/11/1944 au 20/03/1945
GBM I/22 Maroc du 15/11/1944 au 19/03/1945
GB II/20 Bretagne du 15/11/1944 au 20/03/1945
GBM I/32 Bourgogne du 15/11/1944 au 20/03/1945
GBM II/52 Franche Comté du 15/11/1944 au 20/03/1945
GBM II/63 Sénégal du 15/11/1944 au 20/03/1945
GT II/15 du 10/05/1945 au 01/09/1945
GT IV/15 du 10/05/1945 au 01/01/1946






Lyon Mont Verdun* BA 111 et CDC 20/942 - BA 942 "Cne Jean Robert"



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Lyon-Mont Verdun est un des principaux centres de la défense aérienne avec le COZ Sud, le CDC 5/942 et les moyens de transmissions importants de l'ESIC 84/942 implantés sur son site de façon permanente. De plus elle assure une mission occasionnelle de mise en oeuvre de PC de dévolution pouvant remplacer ceux de Taverny avec le PC du délégué gouvernemental, le CCOA N°2 et le COFAS N°2.

Historique
Lyon peut être considéré comme le berceau de l'aéronautique française et c'est l'une des plus anciennes bases sur les sites successifs de Bron, de Satolas puis du Mont Verdun dans les Monts d'Or. Le 5 janvier 1784, Pilâtre de Rozier s'élevait en ballon avec Joseph de Montgolfier et 5 autres passagers devant 200.000 spectateurs aux Brotteaux. Un siècle plus tard, un aéroplane décollait de Villeurbanne, mais dès le début du siècle le terrain de Bron était choisi pour sa commodité. De nombreux Lyonnais se lancent dans l'aéronautique tels que les Voisin, le Capitaine Ferber,...La 1ère fête aérienne a lieu à Bron du 7 au 15 mai 1910. Une première école d'aviation est inaugurée en novembre 1910. L'Armée y détache des gradés élèves pilotes et forme 2 escadrilles, la HF 19 et la MF 20. Des pilotes célèbres y seront formés, Pelletier d'Oisy, Pégoud, Alkan, Joseph Frantz premier titulaire d'une victoire aérienne,...Pendant la guerre, les constructeurs aéronautiques se replient à Lyon d'où sortira une vingtaine d'avions par jour. Le 2ème Groupement d'aviation installe à Bron son dépôt et une école de mécaniciens est créée. En 1919 elle aura formé 6.000 élèves.

Après la guerre les constructeurs quittent Lyon. En août 1919, 6 escadrilles de la 4ème Armée viennent de Strasbourg s'installer à Bron et y former, le 1er janvier 1920, le 35ème Régiment d'aviation. En octobre 1922, il sera renforcé de 4 escadrilles et d'un GC issu du Régiment de Chateauroux. En 1933, le 35ème RA se transforme en 3 escadres, la 5ème EC, la 55ème ER et la 35ème ER. La 5ème EC étant partie à Reims en 1936, on trouve en 1937 sur la base 105 de Bron supportée par le Bataillon de l'Air 105, les 2 escadres de reconnaissance qui seront transformées en escadres de bombardement, le GAO 514 à 2 escadrilles et l'ERC 562. En 1939 ces unités seront mises sur pied de guerre et quitteront Lyon à l'exception de l'ERC 562 chargé avec le GC III/9 de la défense de l'agglomération. Les aviateurs polonais qui arriveront à s'échapper en France seront regroupés à Lyon pour y poursuivre leur entraînement et participer aux combats. Au cours de la Campagne de France le terrain sera bombardé le 3 juin 1940 et après l'armistice Bron deviendra une base de stockage. Le GC I/1 y vient d'Agen s'installer du 13 août 1940 au 1er décembre 1942. La base est occupée par les Allemands à partir du 27 novembre 1942. A la Libération Bron devient une base d'opérations très active à partir du 11 novembre 1944, pour les appareils de l'USAF et les Marauder des 31ème et 34ème EB. Au sein de la 34ème EB en retrouve le GB 1/22 héritier du GR I/35 de 1940. Les bombardiers quittent Bron en mars 1945 et en 1946, la base est supprimée devenant Base équipée 105 sans avions ni personnel. Des unités-support vinrent s'y installer, un CBA, une école d'infirmiers, une section de transmissions et vers 1950 la BA 111 est créée.
En mars 1952, le CERO 306 est créé à Lyon mais en raison de sa situation, le site intéresse la défense aérienne. A partir de septembre 1955 une station radar, la SRI 10/942 fonctionne à Bron qui devient Base de défense aérienne 942 en juillet 1957. La station radar semi-mobile est installée à Satolas et la base de Bron assure le support logistique. En 1965, la BDA 942 devient BA 942. Dès 1956 il avait été décidé de transférer la base dans les Monts d'Or, site privilégié pour l'implantation de radars et la réalisation d'un ouvrage souterrain. Le chantier durera 9 ans, interrompu de 1958 à 1966 pour des raisons budgétaires (campagne d'AFN, création de la force de dissuasion). En 1971, un premier échelon s'installe à Mont Verdun et les premiers essais débutent en 1972 avec un radar tridimensionnel PALMIER. Le 1er décembre 1972 le CRAT intègre le réseau de transmissions de l'Armée de l'air et le 5 décembre 1973, le CDC de Mont Verdun est opérationnel et la base libère Satolas. Quelques éléments resteront encore 1 an à Bron, enfin le 9 septembre 1974, le CDC et le GERMaS sont officiellement installés à Mont Verdun où la base vie est inaugurée le 14 novembre de la même année.

Insignes
1 - Il représente les armes de la ville de Lyon encadrées par les ailes de l'armée de l'Air et porte le sigle de la Base aérienne de Lyon. L'attribution de cet insigne à la base de Lyon n'est toutefois pas avérée.
Non homologué, fabriqué par Arthus Bertrand. [voir ci-dessus : Lyon-Bron]

2 - Réalisé à l'époque où la mission de la base est uniquement administrative, il représente un manchot évoquant le personnel "rampant".
Homologué 5090/EMGFA/3 le 21 juillet 1950, fabriqué par Drago. [voir ci-dessus : Lyon-Bron]

3 - Un lion brandissant une antenne radar symbolise la défense du complexe lyonnais par le CDC.
Homologué A.829 le 27 décembre 1960 pour la base et le CDC.
Fabriqué par Augis, Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


Liste des commandants de base

Voir actualités du 15/02/2017 et du 01/03/2018




























Lyon Satolas
Malzéville
Mansouriah (près Fedalah)

Mantes la Jolie Gassicourt
Marey sur Tille

Marignane*


GAO 515 du 15/01/1937 au xx/08/1939
8 EC du 01/01/1936 au 01/05/1939
GC II/8 du 01/05/1939 au xx/12/1939, passage entre le 12/06/1940 et le 12/11/1942
GC III/1 du 15/11/1939 au 22/12/1939
GC I/6 du 15/12/1939 au 08/03/1940 et du 02/05/1940 au 19/05/1940, passage entre le 12/06/1940 et le 15/08/1940
GC I/1 du 15/12/1939 au 21/02/1940
GC I/7 du 20/01/1940 au xx/03/1940
GC II/4 du 23/02/1940 au 07/04/1940
GC I/9 du xx/04/1940 au xx/05/1940
GR II/36 du xx/04/1940 au xx/04/1940 (Transfo MB 174 pour partie) passage entre le 18/06/1940 et le 19/06/1940
GC II/9 du 13/04/1940 au xx/05/1940
GB I/63 passage entre le xx/05/1940 et le 11/05/1940
GB II/63 passage entre le 11/05/1940 et le 12/05/1940
GB I/62 du 06/05/1940 au 09/05/1940
GC III/7 passage entre le 11/06/1940 au 29/06/1940
EACN 5/13 du 18/06/1940 au 21/06/1940 (dissolution)
GR I/55 passage entre le 18/06/1940 et le 19/06/1940
GAO 1/520 passage entre le 19/06/1940 et le 23/06/1940


Voir contribution























Marigny le Grand

Maroc
Marrakech BE 707 "Commandant Ménard"
ex BA 207


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Dès 1917 des avions français se posent à Marrakech, capitale du Sud marocain et l'escadrille 554 s'y installe. Le terrain est aménagé en 1919 . En 1920, le Régiment d'aviation du Maroc est créé, il devient en 1921 le 37ème Régiment aérien dont les 4ème et 5ème escadrilles s'installent à Marrakech. Leurs Bréguet XIV puis Potez 25 effectueront des missions de reconnaissance et de bombardement jusqu'à la fin de la pacification en mars 1934. Entretemps la 5ème escadrille était partie à Ouarzazate. Les reconnaissances et traversées du Sahara débutent sur Potez 25 ou 29 et Bloch 81. Fin 1934 la 2ème escadrille rejoint Marrakech et en juillet 1935 la 5ème y revient. Avec la 6ème d'Agadir les 3 escadrilles de Marrakech sont regroupées au sein de la 3ème Escadre aérienne du Sud marocain qui devient en 1937, la 63ème Escadre aérienne. La base d'abord administrée par la Section de l'air 2/206 rattachée à Meknès, devient à cette période la BA 207 avec son Bataillon de l'Air. En 1938, le GAO 581 est créé sur Potez 25. Toutes les unités aériennes, équipées de matériels plus modernes, gagnent la France d'où elles reviendront à l'armistice accompagnées du GR I/52 et du GB I/23. Elles seront dissoutes en 1942 après la cessation des hostilités avec les Anglo-saxons. Ceux-ci, principalement les Américains, vont s'installer à Marrakech qui sera intensément utilisé pour expédier des raids de bombardement.
Pour l'Armée de l'air qui se reconstitue avec du matériel allié, le besoin en hommes est pressant et la mission école devient alors primordiale à Marrakech; l'Ecole d'application du personnel navigant (EAPN) est créée (*) le 1er janvier 1943 puis en 1944, l'Ecole de l'air avant son retour en France. En 1944 le Groupe "Patrie" se constitue avec des Glenn et des A24 avant de partir sur le front des Poches de l'Atlantique. L'EAPN quitte Marrakech pour Meknès en 1945 après avoir formé 2350 navigants dont 726 pilotes. En août 1945, l'Ecole d'instruction des équipages de bombardement succède à l'EAPN puis devient en juillet 1946 l'Ecole de perfectionnement bimoteurs sur "Wellington". Enfin le 1er janvier 1949 la Base école 707 pour la formation initiale des pilotes est créée, équipée de Stampe et de MS472, remplacés par des T6 en 1951. L'école formera en tout près de 5000 pilotes en 600.000 h de vol.
La BE 707 est dissoute le 31 août 1961, sa mission est transférée à Cognac et la base est remise le 30 septembre 1961 à l'Armée marocaine qui depuis y forme ses pilotes.

Insignes
Les ailes dorées de l'armée de l'Air sont accolées à la Koutoubia, minaret historique de la mosquée de la ville indigène. L'ensemble est placé sous le signe du croissant de l'Orient portant les lettres MRK, abréviation de Marrakech (1)
Homologué 580/EMAA/3.OP du 14 février 1948
Fabricants: Drago, OFSI.

(*) Le trafic des bombardiers américains étant trop intense, l'Ecole est amenée à opérer chaque jour depuis un terrain secondaire construit à quelques km à l'ouest de Marrakech, celui de Sidi Zouine. L'insigne représenté en (2), fabriqué par Drago, porte les lettres ZAF qui signifient d'après des Anciens de Marrakech "Zouine Air Force". Il peut ainsi être raisonnablement considéré comme un insigne de base ou d'école; compte tenu du contexte, nous avons choisi de le faire figurer avec la base de Marrakech.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

































Martigny les Gerbonvaux
Mas du Rus

Maubeuge Elesmes
Maupertus sur Mer
Mayence*

33 RAO du 01/08/1920 au 01/06/1924
33 RAM du 01/06/1924 au 01/07/1930
4 EC du 29/08/1945 au 19/08/1947
















































Meaux Esbly BA 923



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1939, il existait une base aérienne à Meaux; la seule trace trouvée dans les archives du SHAA concerne l'aménagement du cantonnement de ses personnels.
Le 1er avril 1950, l'armée de l'air installa à Meaux, un Centre de direction d'opérations 11/901 qui faisait partie de la ZDA 901. Cette unité, qui avait un insigne classique des SMR (cf. Contrexéville) et qui fut homologué A.542 en 1953, fut plusieurs fois réorganisée sous les dénominations de SMR 22/901, puis SMR 30/911 et enfin SMR 10/921 avant d'être dissoute. La BA 923 fut créée le 1er avril 1960, avec les éléments au sol de la Défense aérienne ( le Détachement de gardiennage et d'entretien de station radar DGESR 60/911 créé le 1er avril 1959 et devenu DGESR 70/923 le 1er avril 1960, le CTR 70/923, le Groupe de maintenance des matériels techniques de la défense aérienne 60/923, la CA 40/923 ) et le Centre mobilisateur Air 222.
La BA 923 fut dissoute le 31 août 1965.

Insignes
Ecu ancien aux armes de Meaux, il est survolé par l'aigle de l'Armée de l'air qui évoque également Bossuet, "l'Aigle de Meaux". En toile de fond, les avions et les foudres rappellent le souvenir de la station radar. Enfin la bataille de la Marne est rappelée par l'inscription latine signifiant "ils ne franchiront jamais", qui pourrait être la devise de la défense aérienne.
Homologué A.816 le 18 août 1960.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

































Meaux Villenoye
Méchéria DTO 40/540
(Détachement de Terrain d'Opérations)

ex-DTO 45/540



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Au Sud de l'Oranie, proche de la zone saharienne et de la frontière marocaine, la base de Méchéria fut créée pour les besoins du maintien de l'ordre après 1954, bien que le terrain de Méchéria ait existé antérieurement et ait été utilisé comme terrain d'opérations au cours de la Deuxième guerre mondiale. Le PCA 27/540 s'y implanta le 15 juin 1956. Le DTO 45/540 créé le 1er janvier 1956 fut installé le 1er août 1956 pour le support des unités opérationnelles de Méchéria, avec une SP et une Station météo. Aïn Sefra et Geryville dépendait du DTO de Méchéria. La base disposait de 2 très belles pistes, l'une de 2.000 m et l'autre de 1.800 m. L'EALA 9/72 sur T 6G s'y implanta le 15 août 1956. L'EALA 5/72 opéra également à partir de Méchéria, du 6 décembre 1958 au 2 octobre 1959. L'activité aérienne était intense, aussi bien pour les besoins de l'armée de l'air que pour ceux de l'armée de terre : RAV, appui-feu, soutien des troupes au sol,...L'EALA 9/72 fut dissoute le 30 novembre 1959. L'EALA 3/5 formé le 1er décembre en rassemblant la 9/72 et la 2/72 qui venait de Batna, lui succéda et travailla au même rythme, ainsi à la mi-60 ses T 6 effectuaient mensuellement environ 950 h de vol en 500 sorties. L'escadron fut entièrement transformé sur T 28 le 1er février 1961. L'EALA 3/5 assurait des détachements à Aflou, Aïn Sefra, El Abiod, Geryville, Tiaret ou Zenata.
La base de Mécheria ayant pris plus d'importance que celle de Zenata, le DTO 40/540 de cette base fut transféré à Mécheria le 1er décembre 1959, alors que le DTO 45/540 de type moins lourd, fut affecté à Zenata. A la réorganisation du dispositif opérationnel de la fin 1960, qui décida la dissolution ou l'allégement de plusieurs PCA, celui de Mécheria fut transformé en PCA principal. Ainsi le 1er janvier 1961, le PCA 27/540 devint le PCAP 27/540.
La base comprenait alors l'EALA 3/5,le DTO 40/540, la SP 37/141, le PCAP 27/540 avec un détachement au djebel Antar, l'Antenne air 14/540 de Geryville et un détachement à Bou Zegra.
Le PCAP cessa son activité opérationnelle le 31 juillet 1962. Il fut dissous en même temps que le DTO 40/540 le 31 août suivant. Le DSA 51/141 rattaché à Oran lui succéda temporairement, il fut dissous ainsi que l'EALA 3/5 le 30 septembre 1962.

Insignes
Il représente sur fond de djebel, la silhouette d'un T 6.
Non homologué, il fut fabriqué par Augis.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]




















Médiouna (Casablanca) BA 154


Dissoute en 1960



















































Meknès
* BA 206 (1939) BA 306 puis BE 708

 



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En septembre 1917, l'Escadrille 553 s'installe à Meknès. Ce terrain acquit, grâce à sa situation géographique privilégiée, une importance primordiale pour l'appui de nos troupes au sol pendant la pacification du Maroc. Dès la fin septembre, la 553 exécute au Sud-Est de Tadla des bombardements sur les dissidents. En août 1918, la 553 sur Farman avec la 552 de Kenifra participe aux opérations dans le Moyen et Haut Atlas. Aux unités d'observation et de bombardement participant aux opérations, vinrent bientôt s'ajouter celles destinées à la formation et à l'entraînement des pilotes. L'aviation du Maroc reçoit en 1921 son nom de 37ème Régiment d'aviation composé de 10 escadrilles. Les 7ème et 8ème constituant le 4ème Groupe, sont basées à Meknès. Les escadrilles de Meknès participent en 1922-1923 à la réduction de la "poche de Taza", puis de 1925 à 1927 à la répression de l'insurrection du Rif. En 1933, la pacification est terminée, les escadrilles de Meknès, sur Potez, s'y sont complètement consacrées. En janvier 1935, le 37ème Régiment devient la 37ème Demi-brigade comprenant en particulier la 2ème Escadre du Nord-Maroc stationnée à Meknès. Cette 2ème Escadre est composée de 2 groupes à 2 escadrilles ( SPA 55 et SAL 8, 551 et SAL 105). Au 1er janvier 1937, la 37ème Demi-brigade est dissoute et la 62ème Escadre à 2 groupes est formée avec les 4 escadrilles de Meknès. En 1938, la base est supportée par le Bataillon de l'air 206, les 2 Groupes de la 62ème escadre y sont stationnés ainsi que le GMIT 456. En mai 1940, le I/62 et le II/62 équipés de Glenn font mouvement vers le front. Après l'armistice de 1940, Meknès sert de base de repli et de regroupement pour des unités venues de métropole. ainsi entre 1939 et 1942, le GB II/23 est à Meknès. En avril 1943, à partir de Biskra le II/23 prend part à la campagne de Tunisie. Il revient fin mai à Meknès qu'il quitte définitivement en août 1943 pour l'Angleterre où il deviendra le GB 2/23 "Guyenne" sur Halifax.
Une école du personnel navigant fonctionne alors sur la base dont les pistes ont été améliorées et cimentées. Le 1er janvier 1944, le Dépôt école de chasse et la BE 306 sont créés à Meknès. Le Centre d'instruction de la chasse est constitué à partir d'éléments transférés le 10 janvier de Marrakech et du GC I/2. Il existe également une section d'entraînement aux opérations de guerre ( OTU ) et un dépôt des pilotes de chasse. En février 1945, l'OTU change de nom pour devenir le Centre de perfectionnement de la chasse. Le CIC dispose de 5 escadrilles sur P40, Hurricane, A 24 et D 520, le CPC de 3 escadrilles sur Spitfire, P 39 et P 47. Du 1er février 1944 au 31 août 1945, près de 400 pilotes aptes au combat sont sortis de l'école. D'autre part le GC II/9 "Auvergne" est mis sur pied à Meknès le 1er septembre 1944, équipé de P39 et affecté à la 5ème EC. Il sera engagé fin 1944, à partir de La Reghaïa à des missions de surveillance côtière. Le 1er décembre 1944, le GC I/9 "Limousin" sera également créé à Meknès pour les mêmes missions. En janvier 1947, l'école reçoit son nom d'Ecole de chasse "Christian Martell" et le CIC et le CPC fusionnent. La base de Meknès prend alors la dénomination de BE 708. L'Ecole de chasse reçoit son insigne, la cigogne de la SPA 3 sur l'étoile chérifienne verte et la base prend par extension le même insigne. Avec l'arrivée des premiers Spitfire IX en 1947, une patrouille acrobatique est créée, la "Patrouille tricolore de Meknès". En 1949, des avions neufs équipent pour la 1ère fois l'école, il s'agit de MS 472 Vanneau à la place des A 24, mais difficiles à mettre au point, ils sont rapidement transférés à Marrakech. Ils reviendront en octobre 1950. La même année des T 6D et des T 6G seront également livrés ainsi que des MS 475 l'année suivante, mais 1951 est surtout marqué par l'arrivée des premiers avions à réaction de Meknès, les T 33 ou plus précisément des TF 80. En attendant l'allongement de la piste de Meknès, les TF 80 opèrent à partir de Rabat-Salé jusqu'en mars 1953. La piste fait alors 2.250 m de long et peut aussi recevoir dès juillet 1953, des DH 100 Vampire. Les derniers avions à hélice partent vers les écoles de début, les EALA ou les CER. En 1954, une promotion de nouveaux pilotes sort toutes les 7 semaines de Meknès. L'Ecole comporte alors 5 escadrons sur T 33 et Vampire V. En 1957 les Vampire commencent d'être remplacés par des MD 450 Ouragan et des CM 170 Fouga Magister à partir de février 1958 . Ainsi en 1960, l'école est équipée de 63 MD 450, 29 T 33 et 31 CM 170.
En 1961, à la suite de la révision des accords franco-marocains, l'évacuation de nos bases du Maroc est décidée et le transfert de l'Ecole de chasse se fera à Tours. Les premiers appareils quittent Meknès pour Tours le 15 février.
La BE 708 est dissoute le 31 mai 1961 et ses installations sont remises aux autorités marocaines début juin.

Insignes
1 - Dans un cercle figurent les ailes de l'Armée de l'air frappées d'une étoile chérifienne. Cet insigne, non homologué, fabriqué par Drago existait avant la 2ème guerre mondiale.

2A - Comme il l'a été dit plus haut, la BE 708 avait l'insigne de l'Ecole de chasse, la cigogne de Guynemer SPA 3 sur l'étoile verte du Maroc, lieu d'implantation de l'école, le vert étant par ailleurs la couleur de la chasse. Cet insigne ne fut homologué A.852 qu'en octobre 1961 lorsque l'école était déjà à Tours. Fabriqué par Drago, OFSI, ...

2B - Il existe une variante de l'insigne précédent avec l'étoile bleue et non plus verte. Il a été dit que cet insigne avait été réalisé pour distinguer la base de l'école, mais cela n'a pas été confirmé à ce jour. Fabriqué par Drago. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

2 EA Nord marocain du 01/09/1933 au 01/05/1937
62 EB du 01/05/1937 au xx/09/1939
GB I/34 du xx/06/1940 à xx/07/1940
GC II/4 période du 19/06/1940 au 25/08/1940
GC I/4 période du 23/06/1940 au 13/11/1940
GB I/21 du 09/07/1940 à xx/08/1940
GB II/19 du xx/08/1940 à xx/08/1940
GB I/23 du 19/08/1940 à 15/11/1941
GC I/2 du 10/11/1942 au 01/01/1944
GB I/32 Bourgogne du xx/05/1943 à xx/06/1944
GC II/9 Auvergne du 01/09/1944 au xx/12/1944
GC I/9 du 01/12/1944 au 27/03/1945















Mengen
Mers el Kébir

Merston
Metz Frescaty* BA 128 Lieutenant-colonel Jean Dagnaux


BA 138 (1945) puis très vite BA 128 dissoute le 31/08/2012 (fermeture administrative), cérémonie officielle le 21/06/2012.
voir communiqué de presse de l'Armée de l'air

 



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Metz assure le maintien en condition opérationnelle de la plate-forme et le support et le soutien de l'Etat-major de la FAC, de son centre d'opérations au Fort de Guise et d'unités navigantes comme l'ETE 41 "Verdun", l'EH 2/67 "Valmy", spécialisées comme la 54ème Escadre de renseignement air, le CDC mobile 90/538 et son Escadron de contrôle tactique 90/540; sans oublier des unités à vocation régionale comme la CRI 13/511 ou plus locale telle que l'ESIC 81/128.

Historique
L'histoire militaire du camp de Frescaty remonte aux envols des aérostiers allemands dès 1912 et à l'installation en avril des premiers avions. Frescaty fera l'objet de nombreux raids de bombardiers français au cours de la guerre. L'aviation française y installe le 17 novembre 1919 le GB N°1 arrivé de Landau. Le 1er août 1920 le GB N°1 devient le 11ème Régiment d'aviation à 2 groupes. Il est renforcé le 5 novembre 1927 par le 3ème Groupe du 12ème RA venant de Neustadt. Le terrain de Frescaty compte alors 8 escadrilles de bombardement et 3 de chasse ou de protection. Ce nombre conduit à une extension de la base en avant du château de Frescaty. La 1ère Division aérienne s'installe Boulevard Clémenceau à Metz, elle devient la 1ère Région aérienne en 1933; elle sera transférée à Dijon le 1er octobre 1936. En 1933, le 11ème Régiment devient la 11ème Escadre aérienne. La 38ème Escadre qui avait été créée 38ème Régiment d'observation à Thionville arrive à Frescaty le 1er octobre 1934. 2 ans plus tard, la 11ème Escadre est transférée à Toulouse. Les 2 groupes I/38 et II/38 s'équipent en Amiot 143 courant 1938 et en mars 1939, la 38ème Escadre est transformée en escadre de bombardement. Elle part s'entraîner en AFN du 16 juin au 12 octobre 1939 et se voit assigner l'Italie comme objectif à la déclaration de guerre. Dans les années précédant la 2ème guerre mondiale, la base soutenue par le Bataillon de l'air 138, avait accueilli également le GAO 506. Le Groupe II/22 de reconnaissance stratégique et de bombardement de nuit arrive d'Orléans sur Bloch 131 et Potez 63 pour succéder en partie à la 38ème Escadre. Il quitte Metz lors de la bataille de Sedan et il est remplacé par le GR I/22 qui restera jusqu'au 12 juin. Le 10 mai et le 14 juin 1940 la base est bombardée sans dégâts importants. Après l'Armistice la Luftwaffe va utiliser le terrain comme école pour les pilotes de Stuka puis comme base de chasseurs FW 190. Bombardée par l'USAF la base subit des dégâts considérables, en particulier le 25 avril 1944. Libéré en novembre et équipé d'une piste métallique le terrain sert de base aux bombardiers américains.
La paix revenue, le Détachement de gardiennage 2/121 est créé mais faute d'installations, doit s'installer dans une caserne, Avenue de Nancy à Metz. La remise en état de Frescaty est entreprise et le 1er décembre 1945, la Base gardiennée 1/138 voit le jour. En avril 1946 l'Atelier spécialisé de réparation du matériel auto 861 est mis sur pied et devient peu après, le Parc spécialisé régional escadron de ravitaillement et de réparation 15/128. Il n'y a plus de formation volante sur la base devenue Base N°128 et l'unité la plus importante est le Groupement de contrôle tactique aérien 72. En 1950 la décision est prise d'équiper Frescaty d'une piste en béton de 2.500 m pour accueillir une escadre aérienne. Les travaux des pistes, des casernements et de la zone technique durent 5 ans et en mai 1956, venant de Lahr arrivent l'EC 1/9 "Limousin" et l'EC 2/9 "Auvergne" équipés de F 84E et G. Les 2 escadrons seront dotés de F 84F au cours de l'été. A la même période la 9ème EC est chargée de parrainer l'EALA 7/72 à Atar puis Tebessa. En décembre 1957 elle parrainera également l'EALA 12/72 de Bône. Les 2 EALA fusionneront en septembre 1959 pour former l'Escadron 3/9 "Numidie".
Le 1er décembre 1955, la BAO 128 est créée; elle comprend outre la 9ème EC, le GMG 30/9, le GM 20/9, la CGP 21/507 qui devient le 1er janvier 1958 la SP 25/507. Le PSR 15/128 est dissous et remplacé par l'AMR 3/651 à partir de 1957; 2 ans plus tard il est transféré à Mourmelon. Une annexe, l'AAMR 10/651 restera jusqu'en septembre 1960.
Après le fusionnement des Forces aériennes tactiques et de la 1ère RA à Dijon le 1er mai 1964, le Commandement de la FATAC-1ère RA est transféré à Metz le 1er juillet 1965. A la même date la 9ème EC est dissoute. Frescaty est alors adapté à sa nouvelle mission. L'ancien ensemble logistique américain de Tournebride entre le plateau et la route de Nancy est confié à l'Armée de l'air qui y installe des casernements et le Groupement de transmissions tactiques 90/351 créé le 1er juin 1966, par fusion des anciens GTT 813 de Fribourg et PDTA 20/243. Les seules unités aériennes qui demeurent à Metz sont l'Escadron de liaison 41 créé en juillet 1965, par regroupement des escadrilles 41 de Dijon et 55 de Lahr et l'Escadrille électronique 54 créée à Lahr le 1er janvier 1954 et transférée à Metz le 1er juillet 1966. Le rôle de cette dernière unité était le recueil du renseignement d'origine électromagnétique avec des Nord 2501 "Gabriel" le long du Rideau de fer. En 1972, plusieurs services régionaux rejoignent la BA 128 tels que le CRTAA, la Direction technique du Commissariat de l'air,...Le 21 septembre 1972, venant de St Dizier, l'EH 2/67 "Valmy" s'implante également à Frescaty.
Le 1er janvier 1988, naît la 54ème Escadre électronique tactique, appelée aujourd'hui 54ème Escadre de renseignement air chargée du recueil, de l'analyse et de la diffusion des données issues de l'interception des émissions radio-électriques. Cette escadre a été constituée à partir du regroupement des moyens du Groupement électronique tactique 30/35 et de l'Escadron électronique tactique 54 "Dunkerque" équipé depuis de C160 "Gabriel" et de Puma "ELINT".
Le GTT 90/351 était chargé de l'exploitation des liaisons d'appui aérien et du contrôle des missions offensives de la FATAC. A partir de 1977, il va détacher du personnel dans les opérations extérieures en Afrique, au Moyen-Orient, puis en ex-Yougoslavie et au Cambodge. Sa mission est celle d'un CDC mobile qui permet de conduire à partir de terrain de complément des actions aériennes offensives et défensives. Le 1er septembre 1991, le GTT 90/351 passe sous l'autorité du CAFDA et devient GTT 90/540, enfin le 1er août 1993 il prend son appellation actuelle de Centre de détection et de contrôle mobiles.

Insignes
La croix de Lorraine évoque la province et le fond noir et blanc aux couleurs de la ville symbolise le lieu d'implantation de la base. L'aigle rappelle l'appartenance à l'armée de l'Air et les chevrons verts indiquent la raison d'être de la base, soutien d'une escadre de chasse à l'époque de sa réalisation.
Homologué A.850 le 22 septembre 1961.
Fabriqué par Andor, Arthus Bertrand, Delsart, Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

1 RB du 01/01/1920 au 01/08/1920
11 RAB du 01/08/1920 au 01/10/1932
11 EB du 01/10/1932 au 01/01/1937
41 EM du 01/10/1933 au 01/04/1937
GAO 1/506 du 15/01/1937 au 01/07/1940
GAO 2/506 du 15/01/1937 au xx/08/1939 et de xx/09/1939 au 23/10/1939
GB I/22 du 23/02/1940 au 12/06/1940
GB II/22 du 21/09/1940 au xx/xx/1940
9 EC du xx/05/1956 au 01/07/1965
ELA 41 du 01/07/1965 au 30/08/2011 (ELA 41 Verdun, ETE 41 Verdun, ETM 1/40 Moselle)
EH 2/67 Valmy du 01/09/1972 au 31/08/2004 (puis ETM 1/40 Moselle)
EE 1/54 du 01/05/1988 au 01/09/2011


Liste des commandants de base













Mions
Moissac
Monkounino NN
Montargis
Mont de Marsan
* BA 118




[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission de la BA 118
La BA 118 est le support du CEAM chargé de l'expérimentation des matériels, elle a également à assurer la mise en condition et la mise en oeuvre de moyens relevant du CFAS (ERS 1/91 "Gascogne"), du CASSIC (CDC 4/930, CICDA 910, EDSA 12/950 "Tursan") ainsi que d'autres grands commandements.

Mission du CEAM
Le CEAM est le conseiller et l'expert de l'EMAA. Il participe aux choix des nouveaux matériels, expérimente les appareils après le CEV, définit les règles d'emploi et de maintenance, assure l'instruction des personnels des premières unités équipées de nouveaux matériels et leur transformation au sol et en vol,...Il dispose d'un escadron de chasse 5/330 "Côte d'Argent", d'un escadron d'expérimentations et de transport 6/330 "Albret", d'un escadron électronique 4/330, d'un escadron d'expérimentations et de support technique 3/330, du Laboratoire d'études médico-physiologiques et de 5 annexes à Avord, Brétigny, Cazaux, Istres et Metz.

Historique
En 1914, l'école de Pau ayant besoin de terrains de dégagement pour ses avions peu fiables choisit d'en installer un sur l'hippodrome de Mont-de-Marsan. Après la guerre, il y eut de nombreux meetings et le 5 janvier 1928 l'aéro-club des Landes véritable ancêtre de la base fut créé. L'aviation étant tributaire des programmes du club hippique, il fut décidé en 1932 de s'installer sur un autre terrain, à l'Est de la route de Canneux; celui-ci fut inauguré le 17 juin 1934 par le Général Denain premier CEMAA. L'aéro-club mis en sommeil pendant la guerre reprit ses activités en 1945 mais dévasté par une violente tempête en 1958, il ne s'en releva pas, d'autant plus qu'à partir de 1964 la mise en place des bombardiers nucléaires ne permit plus d'envisager le survol d'avions de tourisme dans un large périmètre. Pendant l'Occupation, la plateforme réquisitionnée par la Luftwaffe avait été équipée d'une piste en béton et des alvéoles de déploiement pour les bombardiers Condor. Le 27 mars 1944 les infrastructures allemandes sont anéanties par un raid de l'USAF.
En 1933, un Centre d'expérimentations aériennes militaires pour préparer l'emploi des matériels avait été créé à Reims. Transféré à Orléans en 1939 le CEAM y fut recréé à la Libération puis vient s'installer à Mont de Marsan en octobre 1945. Ce site fut choisi en raison de son passé aéronautique, de l'existence d'une piste en dur, du climat propice et enfin d'un environnement favorable (espaces libres, proximité de champs de tir,...). Le Colonel Kostia Rozanoff prit le commandement du CEAM en novembre 1945, les moyens de soutien mis en place constituèrent la base et dès 1946, le CEAM put assurer sa mission d'expérimenter tous les matériels aériens avant leur mise en service dans l'Armée de l'air. La BA 118 est créée le 1er décembre 1948.
En 1964, les FAS installent à Mont-de-Marsan les premiers éléments de la force de dissuasion, la 91ème EB est créée puis l'EB 1/91 "Gascogne" est mis sur pied avec des Mirage IVA et une bombe à fission AN 11 puis AN 22, l'ERV 4/91 "Landes" équipé de ravitailleurs C135F et un DAMS est installé le 1er octobre 1964. L'EB 1/91 sera ensuite doté à partir du 1er mai 1986 de Mirage IVP armés du missile thermonucléaire ASMP, enfin depuis le 18 juillet 1992, ses Mirage IVP sont équipés de conteneurs photo pour assurer sa nouvelle mission de reconnaissance stratégique.
Le 1er juin 1969, le Centre de détection et de contrôle de secteur 4/930 est créé, il donnera naissance le 8 mars 1976 au CDC 4/930 chargé de la surveillance aérienne du Grand Sud-Ouest et au COZ Sud-Ouest 973 chargé de la conduite des opérations de défense aérienne dans cette zone. Le COZ Sud Ouest est dissous le 31 juillet 1994
Le Centre d'instruction du contrôle et de la défense aérienne 2/910 est créé à -de-Marsan le 1er juin 1978. Le Centre d'instruction des contrôleurs aériens militaires 910 lui succède le 1er août 1980 et le 4 décembre 1986 le CICAM 910 chargé en plus de la formation des spécialistes de la défense sol-air redevient CICDA 910.
Le 1er janvier 1989, la 2ème Compagnie de travaux du 15ème RGA est créée. Dissoute le 31 août 1993 elle est remplacée par la 2ème Compagnie opérationnelle du 45ème BGA. A la suite de la dissolution en été 1996 du 45ème BGA, la 2ème COGA du 25ème RGA d'Istres lui succédera.
Le 31 juillet 1993, la 91ème EB est dissoute. L'ERV "Landes" rejoint Istres. Le 1er août 1996, à la fin de la mission nucléaire des Mirage IVP, l'EB 1/91 devient l'Escadron de reconnaissance stratégique 1/91 "Gascogne".
La BA 118 dispose des moyens classiques des grandes bases: l'ESIC 15/930, l'EDSA 12/950 "Tursan", MO 5/118, MT 10/118, MSP 20/118 ...Des formations extérieures lui sont rattachées, telles que l'Antenne Air de Captieux depuis mai 1989.

Insignes
1 - BA 118 - Un écureuil, animal typique des Landes tient le blason de la ville de Mont de Marsan symbolisant l'implantation de la base dont l'appellation figure sur un bandeau se terminant en l'aile de l'Armée de l'air. Il est à noter que les armes de Mont-de-Marsan sont sur fond bleu et que c'est par erreur que l'insigne les représente sur fond rouge.
Homologué A.520 le 1er août 1952
Fabriqué par Drago

2 -CEAM - Un athlète lance une flèche symbole du matériel aérien et de la vitesse. Les télécommunications sont représentées par les éclairs et la mécanique par la roue dentée. L'ensemble s'inscrit dans un triangle symbole d'équilibre.
Homologué A.675 le 14 avril 1956.
Fabriqué par Andor, Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GAO 546 du 15/10/1937 au 01/07/1940
GR II/55 du 23/06/1940 au 25/06/1940
GBA I/54 du 23/06/1940 au 26/06/1940
EC 1/12 du 15/04/52 au 01/09/1953
ERV 4/91 Landes du 01/01/1964 au 01/09/1991
EIRV 4/91 Landes du 01/01/1964 au 05/09/1991
EB 1/91 Gascogne du 01/06/1964 au 01/08/1996
CEAM de 1945 à aujourd'hui
30e EC du 30/09/2015 à aujourd'hui


Liste des commandants de base



CM 170 Fouga Magister



















Montbard
Montdidier
Montélimar
Montpellier

Mormant Grand Puits (près Nangis)
Mort Mare - BA 269 (DRMU 5/651)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
A proximité de la Base de Nancy-Essey, un dépôt de munitions, le DMu 650, a été créé le 1er juillet 1953 occupant 220 ha dans les bois de Mortmare sur la commune d'Essey et Maizerais. Ce DMu était une annexe du DMu 642 de Crépey. Il devint la Compagnie de munitions 650 le 1er juillet 1955, puis le DRMu 9/651, le 1er septembre 1957. La BA 269 fut créée le 1er juin 1964. C'était une petite base d'une centaine de personnes; le Commandant du DRMu était en même temps celui de la base. Le DRMu et la Base furent dissous le 31 août 1965.

Insignes
Sous les ailes et l'étoile de l'Armée de l'air, les bombes larguées d'un avion symbolisent la mission de la base. Le blason n'est pas identifié à ce jour.
Insigne non homologué.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]























Mostar (Bosnie) - Détachement Air

[insignes non présentés]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Assurer la mise en condition opérationnelle de la plateforme à des fins de transport logistique.

Historique
Le site de Mostar-Ostijes, à 150 km au Sud-Ouest de Sarajevo, accueille les PC et certains éléments de la Division multinationale Sud-Est de l'IFOR (1), environ 2500 hommes. L'Armée de l'air y a projeté le 15 décembre 1995 un Détachement Air, aujourd'hui d'environ 130 personnes, pour y faire fonctionner l'équivalent d'une base. Le Génie de l'air a remis en état les pistes et taxiway de cette ancienne base-école yougoslave. Une tour de contrôle mobile, une balise, des radars d'approche ont été installés ainsi que des véhicules de la SSIS; les fusiliers-commandos assurent la protection de la base. Un premier avion a pu s'y poser dès le 22 décembre 1995. Depuis le terrain a acquis une capacité tout temps, une escale assure le traitement et l'accueil du flux logistique, un radar Aladin a été installé à 900 m de haut sur le mont Uldric à une dizaine de km.
Il est prévu plus tard d'ouvrir Mostar au trafic civil avec une aérogare gérée par les Croates et le contrôle aérien par les Bosniaques.

Insignes
Sur un fond tricolore orné de 2 ailes symbolisant l'Armée de l'air, une carte de la Bosnie figure frappée d'une piste et d'une tour de contrôle représentant la base. 2 modèles semblables ont été réalisés ne différant que par l'inscription sur la tour de contrôle, IFOR pour le premier (A) puis SFOR (2) pour le suivant (B). Non homologués, ils ont été fabriqués par Delsart. [insignes non présentés]

(1) IFOR : "Implementation force" signifiant "force de mise en application (des accords de Dayton du 21 novembre 1995)".
(2) SFOR : "Security force" qui a succédé à IFOR à l'été 1997.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


















Mourmelon
(Marne) - BA 138 - BA 111 - BA 131



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En octobre 1908, des constructeurs d'avions installèrent des hangars le long de la route entre Bouy et Mourmelon le Grand et en 1909 Farman y créa la 1ère école d'aviation puis en 1910, l'Armée y installa un camp. En 1914-1918, le camp sera envahi par les Allemands puis évacué. A quelques km du front il sera fréquemment bombardé jusqu'en 1918.
En 1930, le 2ème Groupe du 33ème Régiment d'aviation (SAL 17 et C 53) quitte la Rhénanie pour Mourmelon où se trouvaient aussi la 2ème COA, l'annexe du Parc 38 et le Centre mobilisateur 38. De Mourmelon eut lieu le 8 novembre 1933, le départ de la "Croisière noire".
La BA 138 fut créée le 1er juillet 1934. En mai 1937 le Groupe devint le 14ème Groupe aérien autonome, groupe de reconnaissance du GQG, puis en mai 1940, le GR I/14. Entre temps la BA 138 était devenue la BA 111. En 1939-1940 de nombreuses formations opéreront à partir de Mourmelon, y compris le 75° Wing-88° Sqn britannique. A la Libération, les Américains seront basés à Mourmelon du 30 août 1944 jusqu'en 1946.
Le 15 novembre 1946, l'armée de l'Air revient à Mourmelon avec la création du CIMAA 232, qui devient le CIMT 232 le 1er juillet 1947 puis est dissous le 30 avril 1949.
La mission de Mourmelon va changer le 1er février 1951 avec la création de la Batterie d'instruction de l'artillerie de l'air, qui sera dénommée Groupe d'instruction de l'artillerie de l'air 500 le 15 juin 1951, puis CIAA 500 le 1er avril 1952, puis CIAA 345 le 1er janvier 1954. A cette date la BA 131 sera créée. Le 1er janvier 1955, la CRTA 20/351 arrivera et un Bataillon d'instruction des Fusiliers de l'air sera créé au sein du CIAA. Le 22 novembre 1955, le CIAA 345 devient le Centre d'instruction de la défense des bases 345. Le 9 avril 1956 la création des Commandos de l'air a été décidée, les 300 premiers volontaires de métropole arrivent alors à Mourmelon; après une sévère sélection, les 120 retenus partiront en Algérie le 11 mai suivant. Le même mois, les classes 52 et 53 seront rappelées et formées à Mourmelon pour constituer les DBFA destinées à l'Algérie. Le CIDB et d'autres unités seront dissous le 31 mars 1958 ainsi que la BA 131.
Pour assurer les charges d'entretien du matériel à terre de la 1ère RA, que l'AMR 3/651 de Metz ne peut absorber une annexe est créée à partir de l'AMB 10/131 et rattachée à l'AMR de Metz. Le 1er septembre 1959 l'AMR 3/651 est transféré à Mourmelon et le BA 131 est à nouveau créée. En plus de l'AMR, une STB et un GP stationnent sur la base administrée par une Compagnie de l'air. Enfin, le 1er janvier 1963, l'AMR 3/651 change d'appellation et devient l'ARAA 621 chargé de la réparation des matériels à terre. Lorsque cet ARAA sera dissous le 31 juillet 1965, il en sera de même pour la BA 131.

Insignes
1 - Il fut réalisé pour le CIAA 500. Il représente un hangar moderne, un pin et le monument Farman qui caractérisent le lieu de stationnement de l'unité. De plus 2 tubes de canons Bofors et 2 avions vus de face symbolisent le rôle de l'artillerie de l'air dont l'insigne, ailes et canons croisés, figure en chef. Enfin en pointe le nom de l'unité est porté. Cet insigne (A) fut repris par le CIAA 345 (B), le CIDB 345 (C) et la base (D). [insignes non présentés (A) (B) (C)]
Homologué A.559 le 6 juin 1953
Fabriqué par Drago.

2 - Lorsque l'activité de la base changea avec sa nouvelle création en 1959, un nouvel insigne fut réalisé pour l'ARAA 621 et pour la BA 131. Il représente les armes de la Champagne, le monument Farman qui commémore son 1er vol sur un biplan Voisin, le 30 octobre 1908. Enfin la roue dentée ailée figure l'insigne du personnel mécanicien pour évoquer le caractère technique de l'établissement.
Homologué A.890 le 5 août 1963
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


(insigne A-890)

(voir autre insigne A 559)


































Mouslimié
Moussoro

Mouzaïaville
Mururoa DBA 1/185
(voir Hao BA 185 )

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La plupart des tirs nucléaires eurent lieu à Mururoa, les éléments Air détachés d'Hao assurent la logistique aérienne du site et participèrent aux expérimentations puis au démantèlement.

Historique
Le Génie de l'air débarqua en 1963, le CEP s'y installa en 1964. Une piste de 2.400 m fut construite. Du 2 juillet 1966 au 14 septembre 1974, 38 tirs sous ballon ou sur barge et 3 largages par avion (Mirage IV, Mirage IIIE, Jaguar) furent effectués. Les tirs suivants furent souterrains dans des puits forés depuis la surface ou dans le lagon. Du 5 juin 1975 au 27 janvier 1996, 140 essais eurent ainsi lieu dont 10 à Fangataufa.
Depuis la décision d'arrêter les essais nucléaires, les sites sont progressivement démantelés et décontaminés.

Insignes
1 - Réalisé au début de l'installation du CEP, il en porte le sigle et le nom de l'atoll qui est représenté avec le champignon d'un essai atmosphérique.
Non homologué.
Fabriqué par Augis puis par FIA. [insigne non présenté]

2 - Cet insigne de la Base interarmées de Mururoa représente également l'atoll. Un atome symbolise la nature de l'activité du site, enfin l'insigne rassemblant ceux des 3 armées souligne le caractère de la base.
Homologué G.3647 en 1989 par l'Armée de terre.
Fabriqué par Boussemart. [insigne non présenté]

3 - L'insigne des EA 1/185 réalisé dans le même esprit que celui des EA de Hao rassemble autour du dessin de l'atoll , les symboles de la piste et du CLA, de la mécanique, de la SSIS et l'avion d'Ader pour marquer le caractère aéronautique de l'unité. Enfin une croix d'Agadès inscrite dans l'insigne rappelle comme dans celui de la DIRCEN que les premiers essais eurent lieu au Sahara.
Non homologué.
Fabriqué par Boussemart. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]













































Nancy Azelot
Nancy Essey
BA 121



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le 23 mars 1915, le Groupe de bombardement N°1 ( VB 101, VB102 et VB 103 ) s'installe à proximité de Nancy sur le Plateau de Malzéville, ancien champ de manoeuvre de la garnison. Le GB 1 sera rejoint dans les mois suivants par le GB 2, le GB 3 et en août par le GB 4. De nombreuses missions seront effectuées sur l'Allemagne et aux alentours du champ de bataille. Dans la nuit du 17 au 18 décembre 1915 c'est la naissance du bombardement de nuit avec une 1ère mission sur la gare de Metz-Sablons. En 1918 l'Escadre de bombardement 11 est créée avec les GB 1, GB 2 et GB 7. Après la guerre, l'EB 11 revient d'Allemagne à Malzéville et devient le 21ème Régiment aérien de bombardement de nuit. Le terrain étant trop petit et éloigné de la caserne Kléber à Essey, un nouvel aérodrome est construit à Essey où le 21ème RABN s'installe en mai 1926. En juin 1930, le 33ème Régiment d'aviation rentrant de Mayence arrive à Essey dont la mission devient double, bombardement et renseignement. La Base aérienne territoriale 121 est créée le 1er octobre 1932. Les 21ème et 33ème Régiments deviennent, le 1er avril 1933, les 21ème et 33ème Escadres. En mai 1934 le Cercle aérien de Nancy est formé pour entraîner les réservistes de la région, il deviendra en 1937 le GAO 520 à 2 escadrilles. La 21ème EB quitte Nancy pour Mérignac le 1er avril 1937, elle est remplacée par la 52ème Escadre de reconnaissance venant de Dijon. Ces unités participeront à la Bataille de France et à l'armistice seront repliées en AFN. La base d'Essey-les-Nancy occupée par la Luftwaffe sera détruite au cours des bombardements américains du printemps 1944. Libérée le 18 septembre 1944 et une piste sommaire ayant été aménagée, elle sera utilisée par la 1ère EC et par des unités de transport américaines jusqu'en février 1945. A la fin de la guerre, le CRAP 201 s'installe pour gérer les personnels ainsi qu'une unité mixte d'Aviation d'observation d'artillerie (AOA). En juin 1946 la BA 121 est créée pour la formation militaire des appelés et l'entraînement des réserves avec la mise sur pied du CER 307. En 1947 l'AOA devient le 1er Groupe aérien d'observation d'artillerie et rejoindra l'ALAT à sa création en 1952. En 1953-1954 le Centre d'expertise médicale du personnel navigant 841 venant de Dijon s'installe à Essey puis arrive un Dépôt du matériel du 1er CATAC. Fin 1956, le CER 307 donne naissance à 2 escadrilles, les ERALA 2/36 et 5/36 équipées de SIPA 111 puis de T6. Ces 2 escadrilles et la BA 121 furent dissoutes le 31 décembre 1964. En 1965, les éléments précurseurs du 2ème CATac arrivent à Essey à la caserne Kléber, le dépôt de matériel est dissous le 28 février 1966 et en juin suivant l'ECO 92/351 du GTT 30/351 s'installe. Il quittera Essey pour Metz le 1er septembre 1970. Les installations seront récupérées par l'ALAT et la caserne Kléber par l'EM du 2ème CATac, dans le cadre du Détachement air 55/133 créé le 1er octobre 1976. Au départ à Metz du 2ème CATac, le DA 55/133 sera dissous le 1er octobre 1978.

Insignes
Il représente les armes de la ville de Nancy encadrées par les ailes et l'étoile de l'Armée de l'air.
Homologué A.510 le 16 avril 1952
Fabricant: Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


Liste des commandants de base






























Nancy Ochey* BA 133 Commandant Henry Jeandet




[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La mission essentielle est le soutien des escadrons de chasse 1/3 "Navarre", 2/3 "Champagne" et 3/3 "Ardennes".

Historique
En septembre 1915, un camp d'aviation fut installé sur le plateau entre Ochey et Thuilley-aux-Groseilles; des hangars métalliques furent construits et le 1er décembre 1915, la 1ère Division avec 3 escadrilles de Bréguet-Michelin y est constituée. Dissoute le 10 février 1916 elle donne naissance à 2 Groupes, le GBM 5 et le GBM 6. Le GBM 5 avec ses 3 escadrilles 117, 118 et 119 va constituer l'ossature du bombardement à Ochey; les premiers bombardements ont lieu contre les Allemands à Metz le 12 mai 1916. Le camp monte en puissance, des Anglais sur HP 400 et des Italiens sur C 4 s'installent aussi et Ochey se spécialise dans le bombardement de jour avec les Anglais et les Italiens et de nuit avec le GBM 5 qui a reçu en plus les escadrilles 120 et 121. En 1918, les escadrilles de chasse 37 et 85 seront aussi basées à Ochey où il y aura plus de 400 appareils. Le camp sera bombardé 21 fois par les Allemands, la construction d'abris sera lancée mais inachevée à l'armistice de 1918. Le camp sera alors dissous, seule la partie centrale en sera conservée comme terrain de manoeuvres pour les avions de chasse d'Essey.
En 1938, Ochey est réactivé pour le rappel des réservistes, puis le 25 octobre 1939, les MS 406 du GC 3/3 arrivent de Dijon. Les installations sont très sommaires et les aménagements entrepris par le 3/3 serviront au GC 1/2 qui lui succède le 10 avril 1940. Abandonné le 14 mai devant l'avance allemande, il redeviendra exploitation agricole en 1942. La Luftwaffe ne l'utilisera qu'en 1944 après le débarquement. Ochey bombardé par les Alliés est libéré le 2 septembre 1944 par les troupes US. Le terrain sera aussitôt remis en état par le Génie américain et équipé d'une piste en tôles perforées. Dès fin octobre, l'aérodrome est opérationnel avec 6000 hommes, des P 47, des DC 3, des Mosquitos et des Spitfires. Le front avançant, la base sera évacuée à Pâques 1945, sa piste démontée et les infrastructures enlevées.
En 1950 Ochey va renaître avec l'arrivée des avions à réaction; Essey est trop proche de Nancy, on lui préfère Ochey. Un Détachement de gardiennage 60/009 est créé et les travaux commencent. Le DG 60/009 est dissous le 31 mars 1961 et les premiers éléments de la base sont mis en place ; le 1er avril, la 8ème Brigade aérienne est créée. Les Mystère IVA de la 8ème EC arrivent d'Oran au cours de l'été 1961. Le 12 janvier 1962, la BA 133 est créée. La 7ème EC arrive de Bizerte et fusionne avec la 8ème. La première des missions confiées à la 7ème EC est l'entraînement opérationnel des jeunes pilotes; elle est aussi le siège de la PAF jusqu'au 14 janvier 1964 lorsqu'elle partira à Salon. Le CBA 751 et le CATA 851 s'installent à Ochey en 1965 à la fermeture d'Essey. Le DRMu 4/651 de Crepey est aussi rattaché à la base après la dissolution du DRMu 9/651 de Mortmare. Le 1er janvier 1966, la 7ème est intégrée à la FATAC, sa mission d'instruction étant prise en charge par le CEAA. En juillet 1967, le CBA et le CATA quittent Ochey pour Metz et le 30 août, les Mirage III de la 3ème EC viennent s'installer dans de nouveaux hangars construits par le 15ème RGA. Le 11 mai 1973, la 7ème EC équipée de Jaguar part s'installer à St Dizier. Le 4 septembre 1974, un 3ème escadron, l' "Ardennes", est créé sur Jaguar à la 3ème EC. Le 1er juillet 1982, le CEVSV qui était installé à Ochey depuis le 16 mai 1973 est dissous ainsi que son GERMaS. Le 1er janvier 1987, tous les moyens de défense sol-air de la base sont regroupés dans l'EDSA 9/950. Le 29 mai de la même année le 3/3 remplace ses Jaguar par des Mirage III E dont étaient déjà équipés le 1/3 et le 2/3. En 1990 l'Escadron de guerre électronique est créé avec ses 3 sites d'Epinal, Grostenquin et Chenevières, il est rattaché à Ochey. Les premiers Mirage 2000 arrivent au 2/3 le 31 août 1991. En 1994, il est décidé d'équiper les 3 escadrons de Nancy en Mirage 2000 D, premier véritable chasseur-bombardier tout temps de l'armée de l'air. Ce sera fait le 11 mai 1994 avec le départ du dernier Mirage III E. Le 23 juin 1995 la 3ème EC est dissoute et ses 3 escadrons deviennent autonomes.
L'EDSA 9/950 "Vaucouleurs" est chargé de la défense sol-air de la base.

Insignes
Il reprend les armes de la Lorraine dont Nancy était la capitale et 3 Mystère IVA, qui équipaient la BA 133 lorsque l'insigne fut créé, se superposent aux alérions du blason lorrain.
Homologué A.871 le 10 juillet 1962
Fabriqué par Drago, Delsart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GR I/54 du 06/09/1939 au 20/09/1939
GC III/3 du xx/09/1939 au xx/04/1940
GC I/2 du xx/05/1940 au xx/05/1940
GR I/22 du 12/06/1940 au 14/06/1940
7 EC du 01/12/1961 au xx/05/1973
3 EC du xx/09/1967 au 23/06/1995
CEVSV 338 du 01/06/1973 au 01/07/1982
EC 1/3 Navarre du 23/06/1995 à aujourd'hui
EC 2/3 Champagne du 23/06/1995 à aujourd'hui
EC 3/3 Ardennes du 23/06/1995 à aujourd'hui
3 EC du 05/09/2014 à aujourd'hui


Liste des commandants de base

















Nangis
Nantes BE 740



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1928, les aviateurs apparaissent à Nantes sur le terrain de manoeuvres de Bele. C'est en 1932 que l'Etat, par l'intermédiaire du Génie du XI ème Corps d'armée, fera l'acquisition de 50 ha de terres à l'Ouest de la ville pour aménager un terrain d'aviation à Château Bougon. Le Cercle aérien de Nantes y est formé un an plus tard pour l'entraînement des réservistes de la région et en 1938, la Base aérienne de Nantes est créée, soutenue par la Section de l'air I/109. Le Cercle aérien de Nantes, devenu en 1938 GAO 511, partira en août 1939 dans la région de Guise ; au cours des combats de 1939-1940, il perdra la moitié de ses avions avant d'être dissous le 23 juillet 1940 à Pau. Une patrouille polonaise de défense participera en mai 1940 à la protection de la ville et de ses installations.
A la Libération, l'armée de l'Air installe à Château Bougon le 1er avril 1945, une Base équipée sur un terrain modernisé par les Allemands et les Anglais. Le 15 novembre 1947, arrivent à Château Bougon venant de Chambéry, l'école des comptables, l'école des secrétaires, l'école des aspirants de réserve, l'école des officiers du service général. La base, comprenant ainsi l'école du personnel non navigant du service général 2/740 et soutenue par la CA 1/740, prend la dénomination de BA 740; elle deviendra BE 740 le 1er avril 1952.
En avril 1949, l'Ecole 2/740 du PNNSG quitte l'aérodrome pour le Quartier Richemont au centre ville et quelques mois plus tard c'est l'ensemble de la BE 740 qui y est regroupé. Les locaux sont ceux d'une ancienne caserne de cavalerie. De nombreux travaux d'aménagement furent nécessaires pour transformer les écuries en salles de cours, installer la STB,...Pour raison d'économie la base école 740 fut dissoute le 31 octobre 1957 et l'Ecole fit mouvement sur Caen.
Quelques sous-officiers et aviateurs restèrent pour assurer le gardiennage. Le Groupement des transmissions régionales y installa en 1961, son école des aides exploitants des transmissions. Elle y resta jusqu'à son transfert à Dijon en 1968.

Insignes
Il porte le blason et la devise de la ville de Nantes encadrés par les ailes stylisées et l'étoile de l'Armée de l'air.
Homologué A.512 le 7 mai 1952
Fabriqué par Arthus Bertrand (modèle A avec étoile à plat) puis par Drago (modèle B avec étoile en creux). [insigne non présenté : (B)]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]





































Nantua
Naples

Narbonne DBA 944 - BA 944 Commandant Hubert Monraisse - DA 944 - DA 90/115


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Le Détachement Air de Narbonne abrite une station radar chargée de la partie occidentale de la Méditerranée, dans le cadre de la Défense aérienne.

Historique
Le site du Plan de Roques, sur la falaise dominant Narbonne-Plage, fut choisi à la suite d'une prospection effectuée en juin 1964 pour trouver un emplacement convenable pour installer une station radar entre le delta du Rhône et la frontière espagnole. Le 17 mai 1965 le Détachement Air 42/944 est créé comprenant un Centre de détection, une STB ainsi que des moyens de transport. Il s'installe en ville à la caserne Montmorency et le 15ème RGA de Toul entreprend en juin 1965 les travaux d'infrastructure du Plan de Roques. En juillet 1965, le DA 42/944 s'étant étoffé devient DBA et le 31 août de la même année les véhicules radar et la salle d'OPS sont installés. Dès octobre le CDC 5/944 participe à un exercice de défense aérienne et le 17 novembre 1965, il est intégré à la chaîne de DA. Le DBA devient la BA 944 le 1er juin 1967. Ses installations se perfectionnent, un radar panoramique 23cm est mis en service le 2 février 1968. Le GERMaS du CDC est créé en 1975 et un radar "Satrape" est mis en place en 1979. En juin 1980, la caserne Montmorency est évacuée et les installations sont regroupées au Plan de Roques. La défense sol-air de la base est assurée par la SDSA 38/950 créée en 1982. Un nouveau radar TRS-22-XX est en cours d'installation et doit fonctionner avant 2000.
En raison du resserrement du dispositif de défense, la BA 944 a été dissoute le 30 avril 1993 et remplacée par le Détachement Air 90/115 rattaché à la BA 115 d'Orange, avec la même mission.

Insignes
Le fond de l'insigne rouge et bleu, couleurs de la ville de Narbonne, représente la côte du Languedoc et la Méditerranée. Une chauve-souris, dont la tête est centrée sur Narbonne, fait face au Golfe du Lion, zône de surveillance du CDC. La croix du Languedoc représente la province d'implantation et un Mirage symbolise l'Armée de l'air.
Homologué A.942 le 2 mai 1966 pour le DBA 944, insigne repris par la BA 944 puis par le DA 90/115.
Fabriqué par Augis puis par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

BA 944 à compter du 1er juin 1967
Dissolution le 30 avril 1993
devient station radar classée en Elément Air Rattaché à la BA.125 Istres

Liste des commandants de base






























Neufchâteau

Neustadt*

3 RB du 01/01/1920 au 01/06/1920
12 RAB du 01/06/1920 au 01/11/1927






































Nevers
Nha Tang

Nha Trang

 

Nice Roquebrune BA 943 Capitaine Auber (dissolution le 16/07/2012)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Nice stationnée à Roquebrune Cap Martin assure le support du CDC 5/943 installé sur le Mont Agel et chargé des missions de défense aérienne du Sud-Est de la France et de la façade méditerranéenne.

Historique
En 1945, la Marine installe une station radar et gonio à St Jean Cap Ferrat. Cette installation est reprise par l'Armée de l'air le 3 mars 1949; elle sera complétée par un radar installé sur le Mont Agel (1160 m) dans un fort construit pour l'Artillerie. La SRI 20/912 est créée le 8 août 1954 pour l'exploiter. Une base support est mise en place au Fort de la Revère, sur la ligne Cap Ferrat - Mont Agel, le 6 juillet 1955. La SRI 20/912 devient alors la Compagnie de l'air de la SRI 21/912 puis, le 25 juillet 1957, le Commandement et centre d'opérations de base de défense aérienne CCO-BDA 20/912. En mars 1958 la station du Cap Ferrat est fermée, toutes les installations techniques et opérationnelles étant regroupées au Mont Agel. Le 1er août 1958, le CCO-BDA devient le Centre de contrôle 20/912. Le 1er avril 1960, la Base de défense aérienne 943 est créée, elle deviendra la BA 943 le 23 juillet 1964 et le CC 20/912 sera nommé CDC 5/943. En septembre suivant, l'administration de la BA 943 quitte la Revère pour la caserne Gardanne à Roquebrune Cap Martin. Le 1er novembre 1954, la station semi-automatique CESAR dont l'installation dans le fort du Mont Agel avait débuté en 1962, est déclarée opérationnelle. En 1965, un radar 23 cm est installé au-dessus du fort et en 1972 un radar tridimensionnel PALMIER est mis en service. En 1977, le STRIDA (4ème génération) est installé et le CDC quitte le fort pour un bâtiment neuf au centre du Plateau. En 1986-1987, le COZ de Lyon Mont Verdun s'installe à Nice pendant les travaux de modernisation de Lyon. En 1991, le système de dialogue avec les SDA (AWACS français) est validé et en 1992 ce sera le tour du système de liaison automatique avec les missiles sol-air Hawk de l'Armée de terre.

Insignes
Sur un fond blanc représentant la côte de la Méditerranée, un aigle noir et une antenne évoquent le point haut du CDC et l'esprit de veille des contrôleurs qui guident un avion d'interception. Les pattes de l'aigle sont positionnées sur le site de la BA 943, le ciel de couleur sang symbolise le ciel de guerre. De plus les couleurs sang, noir et or sont les couleurs dominantes des blasons des provinces sur lesquelles veille la station. La couleur or qui auréole les motifs symbolise le soleil dardant ses rayons.
Homologué A.933 le 8 janvier 1966
Fabriqué par Augis et par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Voir le communiqué de presse de l'Armée de l'air
































Nimes Courbessac*
BE 726 Lieutenant-colonel Pierre Colin

BA(E) 240 (1949-1954)
BA 726 (1954-31/08/1996)




[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le terrain de Courbessac qui appartenait à l'Artillerie avait été utilisé dès octobre 1909 pour des vols de démonstration; la municipalité de Nîmes obtint de l'Armée sa cession le 19 septembre 1919 pour la navigation aérienne. Sous l'impulsion de la Compagnie française aérienne, qui gérait la ligne Nîmes-Nice, 2 écoles s'y installeront, l'une pour former des pilotes militaires, l'autre pour former des mécaniciens d'aviation militaire. L'école de pilotage forma environ 50 pilotes/an de 1922 à 1924 et de 1926 à 1939. Les élèves signaient à Istres un engagement de 4 ou 5 ans. L'école de mécaniciens qui en formait 100 à 150/an fonctionnait en collaboration avec celle d'Istres et celle de Bordeaux. A la fin de 1928, l'école de mécaniciens quitta Nîmes. Mais en 1937, une annexe de l'école de Rochefort sera créée pour former des mécaniciens radiotélégraphistes; elle sera évacuée en juin 1940. A cette période les escadrilles de chasse 1/13, 2/13, 3/13, 4/13 et les GC I/2 et II/2 s'installent à Courbessac et à Nîmes-Garons son terrain de dégagement, pour les dernières opérations. Après l'Armistice, les I/2, II/2, 2/13 et 4/13 seront dissous; les 1/13 et 3/13 sont chargées de la protection des côtes méditerranéennes et de Toulon en particulier. Le 11 juin 1941, la 3/13 partit pour Gabès dans le Sud-Tunisien. La 1/13 fut dissoute le 30 novembre 1942 après l'invasion de la zône libre. Les Allemands utiliseront la base jusqu'en 1944.
A la Libération Nîmes retrouve sa vocation d'école, une école de cadres FFI de l'Armée de l'air s'installe puis en 1945, le Centre d'études techniques 240 est créé. Il devient en 1947 le Centre d'instruction militaire et technique 2/240. En 1949, la BA 240 est créée avec une double mission, la formation technique des futurs télémécaniciens et l'incorporation et l'instruction militaire des engagés, elle accueille alors près de 1100 aviateurs au CIT. Réorganisée en 1952 elle devient la Base école des élèves télémécaniciens et des apprentis de l'Armée de l'air, BE 240. Les effectifs atteignent 2000 en 1954, la BE 240 devient la BE 726. En 1956, les apprentis mécaniciens rejoignent Saintes. En 1963, la base reçoit une nouvelle mission, la formation initiale des sous-officiers. A la réorganisation des bases, le 1er juillet 1964, la BE 726 devient BA 726 et son Groupement école dépendant du CEAA en est l'unité principale. Enfin le 1er avril 1965, la BA 726 voit la création de l'Escadron de formation des commandos de l'air, unité subordonnée au CEAA jusqu'à la création du Groupement des fusiliers commandos de l'air à Nîmes en 1979. En 1970, l'Escadron des élèves sous-officiers devient l'Ecole de formation initiale des sous-officiers. En raison du resserrement des unités de l'Armée de l'air, cette école rejoindra progressivement Rochefort en 1995-1996 et le CFCA et ses unités seront répartis entre Dijon et Apt.
La BA 726 a été dissoute le 31 août 1996.

Insignes
Il représente un aiglon prenant son essor et portant une roue dentée. L'aiglon symbolise le jeune élève en cours de formation qui lui permettra à son tour de tenir la roue dentée de sa spécialité; les foudres l'accompagnent et le dirigent dans son essor. Cet insigne porte le sigle de la base, BE 726 (A) puis BA 726 (B). Il est à noter que l'insigne a été homologué avec l'inscription BE 240; mais à la suite de retards de sa fabrication, la base ayant changé de dénomination, l'insigne fut réalisé avec la nouvelle appellation.
Homologué A.591 le 29 janvier 1954
Fabriqué par Drago, Arémail, Delsart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GC I/2 20/08/1940 (dissolution)
GC II/2 20/08/1940 (dissolution)






































Nimes Garons

EACN 1/13 du xx/06/1940 au 12/11/1942 (dissolution)
EACN 2/13 du xx/06/1940 au 15/08/1940 (dissolution)
EACN 4/13 du xx/06/1940 au 15/08/1940 (dissolution)
ECMJ 1/16 du 20/06/1940 au 20/08/1940 (dissolution)












































Nirab (Syrie)
Norrent Fontes

Nouvion Aïn Beïda