Biographies résumées des parrains des promotions de l'Ecole de l'air (EA)

 

 



(source : annuaire de l'association des anciens élèves de l'Ecole de l'air avec l'aimable autorisation d'Hubert Tryer)

Promotion 1995 : Général Gauthier



(© AEA)
Gabriel GAUTHIER est né le 12 septembre 1916. Entré à l'École de l'air en 1936, il est ensuite affecté au groupe de chasse 2/7
et grièvement blessé en combat le 21 décembre 1939. Il reprend part aux opérations des campagnes de Tunisie, d'Italie, de France et d'Allemagne et termine la guerre avec 9 victoires aériennes. Il commande la 2ème escadre de chasse à Dijon en 1950 et participe à la campagne de Suez à la tête de la 3ème brigade aérienne de chasse. En 1960, il est le premier ancien élève de l'École de l'air à commander l'École. Commandant de la 5ème Région aérienne en 1962, il est successivement chef de l'état-major particulier du président de la République, commandant de la FATAC-1re RA et inspecteur général de l'Armée de l'air. De 1969 à 1972, il est chef d'état-major de l'Armée de l'air. Il meurt le 3 mars 1996. Le général GAUTHIER a été président des anciens élèves de l'École de l'air de 1958 à 1960.


Promotion 1996 : Colonel de Saxcé



(© AEA)
François de SAXCÉ est né le 2 novembre 1921. Entré à l'École de l'air en 1942, il rejoint Marrakech en 1943 et devient commando de France. Il participe à la campagne de France au sein de la 1re armée, au 3ème bataillon de choc. Il réintègre l'Armée de l'air en 1946, est breveté pilote en 1947 et effectue un premier séjour en Indochine sur C47. Pilote de chasse en 1948, il rejoint le groupe de chasse 1/6 Corse en 1949
et retourne en Indochine jusqu'en 1951. Affecté à la 3e escadre de chasse en 1954; il participe à la campagne de Suez et commande en 1961 le PCA de Médéa. Sous-chef opérations au 1er CATAC en 1965, le colonel de SAXCÉ est chef du Centre opérations du 2e CATAC en 1969. Il meurt brutalement le 9 août 1969.


Promotion 1997 : Lieutenant Tourangin



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Yves TOURANGIN est né le 14 mars 1922. Engagé dans l'Armée de l'air en 1943, il est breveté pilote aux États-Unis en 1945 et est affecté successivement à l'École de chasse de Meknès
et au groupe de chasse 2/6 Normandie-Niémen à Rabat. Entré à l'École de l'air en octobre 1947, il rejoint son ancien groupe en Indochine jusqu'en 1951, puis le groupe de chasse 3/2 Alsace et l'escadron de chasse 2/11 Vosges à Reims, puis à Lahr. Affecté en juin 1953 à Mont-de-Marsan comme pilote d'essais, il se tue à Paris le 31 août 1954 au cours d'un vol d'essais sur Barougan.


Promotion 1998 : Général Heurtaux



(© AEA)
Alfred HEURTAUX est né le 20 mai 1893. Entré à Saint-Cyr en 1913, il commence la guerre au 9ème régiment de hussards. Breveté pilote le 17 avril 1915, il rejoint rapidement la N3
, l'une des plus célèbres escadrilles du groupe des «Cigognes». Plusieurs fois blessé en combat aérien, il termine la guerre avec 21 victoires et le grade de capitaine. En octobre 1919, il démissionne et entreprend une carrière de cadre dans l'industrie automobile (Ford, General Motors, Renault). Rappelé en 1939, il est inspecteur de l'aviation de chasse jusqu'à l'Armistice. Dès l'automne 1940, il créé le réseau Hector, un des premiers mouvements de résistance en zone occupée. Arrêté le 3 novembre 1941, il est jugé, emprisonné, torturé, puis transféré à Buchenwald où il est libéré le 17 avril 1945. Il meurt le 30 décembre 1985.


Promotion 1999 : Général Dumesnil de Maricourt



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René DUMESNIL de MARICOURT est né le 7 juillet 1909. Il entre à Saint-Cyr en 1927 et choisit l'aviation militaire. Commandant en 1943, il commande les groupes de bombardement 2/62
puis 1/32, avant de prendre en 1944 la tête de la 31ème escadre de bombardement, qu'il mène d'Italie en Rhénanie. Commandant l'École de l'air en 1946, et à nouveau en 1951 (après un séjour en Indochine de 1949 à 1951), il a marqué de son empreinte cette École en pleine renaissance. Nommé général en 1954, il rejoint l'Algérie en 1955 et commande la 1re Région aérienne en 1957. Major général de l'Armée de l'air, puis commandant des Forces aériennes tactiques en 1961, il quitte le service en 1962. Il meurt le 19 février 1999.

Le général Dumesnil de Maricourt est également le parrain de la promotion EMA 1999

Voir actualités Armée de l'air du 20/02/2013


Promotion 2000 : Capitaine Auber



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Né le 23 juillet 1918, Jean-Marie AUBER entre à l'Ecole de l'air en septembre 1938. Affecté à Dakar en décembre 1940 au groupe de chasse 1/4 «Navarre»
, il rejoint l'Afrique du Nord en avril 1943 avec son groupe, qu'il accompagne en Corse en juillet 1944 en tant que commandant d'escadrille. Le 1er septembre 1944, il trouve la mort lors d'une attaque au sol d'un rassemblement ennemi.

Le capitaine Auber était aussi le parrain de la base 943 Nice
(aujourd'hui dissoute)


Promotion 2001 : Colonel Demozay



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Né le 21 mars 1915, Jean-François DEMOZAY, bien que réformé en 1938, s'engage en 1939. Tout juste initié au pilotage, il rejoint Londres aux commandes d'un vieux bombardier récupéré à Nantes. Engagé dans les FAFL le 9 septembre 1940, il participe à la bataille d'Angleterre au sein du SQN 1 et totalise 21 victoires en octobre 1942. Il parle à la radio de Londres, sous le pseudonyme de Morlaix, puis en juin 1944 participe au débarquement. Il crée, à Toulouse auprès des FFI, le groupe Patrie
, sur Glenn-Martin, qui harcèle les allemands dans leur retraite. Il trouve la mort le 19 décembre 1945 au retour d'une mission en Angleterre, dans l'avion qui le transportait.


Promotion 2002 : Commandant Longy



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Né le 19 août 1948, Jean-Serge LONGY est admis à l'École de l'air le 16 septembre 1968. Ses débuts en unités opérationnelles le conduisent à la 12ème escadre de chasse de Cambrai
puis à l'escadron de chasse 02.030 Normandie-Niémen. En 1978, il est affecté à la Patrouille de France. Son dynamisme, son sérieux, sa passion du vol le désignaient pour le commandement de cette unité en 1981. Le 28 janvier 1980, il trouve la mort en service aérien commandé au cours d'une mission d'entraînement sur la commune de La Roque d'Anthéron (Bouches du Rhône).


Promotion 2003 : Capitaine Beau



(© AEA)
Né le 20 novembre 1923, Vincent BEAU réussit le concours d'entrée à l'École de l'air en 1943, en France occupée. Il rejoint les forces françaises de l'intérieur et participe à la libération de Toulouse. Il est admis à l'École de l'air de Marrakech en octobre 1944 et breveté pilote aux États-Unis. Après avoir servi en école de chasse à Meknes puis en escadre de chasse en Allemagne, il se porte volontaire pour prendre part aux opérations en Indochine, au sein du Groupe de chasse 1/9 Limousin
. Il y participe à de nombreuses missions d'appui-feu et de bombardement et est abattu par la DCA à Hoa-Binh le 23 janvier 1952. Il décède de la suite de ses blessures.

Ne pas confondre avec le lieutenant Marcel Beau, parrain de la BA 279 de Châteaudun


Promotion 2004 : Général Cardot



(© AEA)
Né à Chambéry en 1920, Jean Cardot est admis à l’École de l’air en 1940. En novembre 1942, il choisit la Résistance avec le mouvement Jeunesse et Montagne puis décide de rejoindre les Forces aériennes françaises libres. Les pieds gelés dans la traversée des Pyrénées, il est jeté en prison en Espagne et amputé des deux avant-pieds. Il rejoint néanmoins le Maroc où il est breveté pilote de chasse en 1945
. Avec le groupe 3/2 Alsace, équipé de Spitfire, il part en Indochine en 1946 puis y retourne en 1948 avec l’escadron 1/3 Navarre ; cité 7 fois, il effectue 357 missions de guerre. De retour en France, il fait une brillante carrière et quitte le service en 1974 avec le grade de général de division aérienne. Il décède le 14 novembre 2004.


Promotion 2005 : Lieutenant-colonel Kauffmann



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Né en 1895, entré à Saint-Cyr en 1914, il rejoint en première ligne le 23ème régiment de dragons. En 1915, volontaire pour l’aviation, il devient pilote et prend part aux opérations avec l’escadrille SPA 79
. Titulaire de la Croix de guerre avec trois citations, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur. Sa carrière le conduit alors au Maroc où il participe à plusieurs opérations et obtient six citations. De retour en France, il participe au début de la Seconde guerre mondiale puis, à l’armistice, intègre le mouvement de résistance Alliance. Arrêté à Lyon, il s’évade et reprend son activité. Le 21 septembre 1943, il est arrêté et torturé par la Gestapo ; le 28 novembre 1944, il est exécuté avec deux camarades résistants.


Promotion 2006 : Colonel Clostermann





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Fils de diplomate, Pierre Clostermann naît le 28 février 1921 au Brésil. En 1940 apprenant la déroute de la France, il gagne Londres, s’engage dans les Forces Aériennes Françaises Libres et rejoint le Free French Squadron 341 Alsace
où il obtient ses deux premières victoires. Puis il est muté au Squadron 602 City of Glasgow qui sera aux premières loges lors du débarquement de juin 1944 ; en un mois, il multiplie les missions et accumule les victoires Il terminera la guerre avec 33 victoires.
En 1948, il publie Le Grand Cirque, qui connaîtra un succès planétaire et suscitera de nombreuses vocations de pilote de chasse. D’autres livres suivront. Il s’engage aussi en politique : député à 25 ans, il le restera jusqu’au départ du président de Gaulle, en 1969. En 1956, pendant les événements d’Algérie, il reprend du service
. De retour à la vie civile, il mène une brillante carrière dans l’industrie aéronautique (Reims Aviation, Cessna et Dassault).
Il s’éteint le 22 mars 2006.

Insigne de la promotion (zoom)


Promotion 2007 : Général Brocard





(© AEA)
Né le 14 novembre 1885, Antonin Brocard entre à Saint-Cyr en 1905 et rejoint l'aéronautique en 1911. En 1914, il prend le commandement d'une des premières escadrilles de chasse, la N3
. Il y obtient deux victoires aériennes et est blessé lors de sa troisième. Son escadrille, l’escadrille des Cigognes, devient une pépinière d’As (Guynemer, Fonck...) En 1916, il est placé à la tête de du groupement d’escadrilles de la Somme qui regroupe l'escadrille des Cigognes mais aussi la N124 composée de volontaires américains.
Puis il se lance dans une carrière politique de député et milite pour la création d’une Armée de l’air indépendante. Nommé général de brigade aérienne (2S) en 1937, il reprend du service en 1939 et 1940.
A son décès, le 29 mai 1950, un hommage national lui est rendu. Il repose à Marnes-la-Coquette, au Mémorial de l’escadrille Lafayette, parmi les volontaires américains qu’il a aidés à rejoindre l’aéronautique française.

Insigne de la promotion (zoom)



Promotion 2008 : Général Andrieux



(© AEA)
Né à Lorient le 15 août 1917, Jacques Andrieux s’engage dans l’aéronautique navale dès 1933. Démobilisé en août 1940, il rejoint l’Angleterre et les Forces aériennes française libres (FAFL) en décembre 1940 pour combattre successivement au sein des Squadrons 130 et 91. Titulaire de plusieurs citations, il est affecté au Groupe de chasse III/2 «Alsace»
et participe au débarquement de Normandie. Il prend le commandement du Groupe en septembre 1944.
Après la guerre, il poursuit une brillante carrière opérationnelle avec notamment le commandement de l’école de pilotage de Meknès (Maroc)
, la direction du détachement français à l’état-major de la 4° Allied tactical air force en Allemagne, la participation aux opérations d’Algérie, en 1956 et 1957, le commandement de la base aérienne de Cambrai de 1958 à 1961 et enfin l’affectation au Commandement suprême des forces alliées en Europe (SHAPE). Il est nommé général en 1966. Quittant le service actif, il devient administrateur de plusieurs sociétés et décède à Paris le 20 janvier 2005.
As aux 6 victoires et 14 citations, il a effectué 739 missions de guerre et totalise 4470 heures de vol.


Promotion 2009 : Commandant Fayolle





(© AEA)
Né le 8 septembre 1916, François Fayolle s'engage dans l'armée de l'air en 1938. Breveté pilote en juillet 1939, il est affecté en mai 1940 au centre d’instruction à la chasse d’Oran (Algérie). Refusant l’armistice, il est un des premiers à rejoindre la France libre en décollant pour Gibraltar à bord d’un Caudron Simoun le 30 juin 1940, puis ensuite l’Angleterre.
Il est l’un des quatorze pilotes français de la Bataille d’Angleterre, affecté successivement au 85 Squadron, sous les ordres du Squadron Leader Peter Townsend, puis au 249 Squadron et au 242 Squadron. Dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, il abat un Heinkell 111 lors d’un important bombardement de nuit sur Londres. Promu lieutenant en septembre 1941, il rejoint en novembre 1941 le groupe de chasse « Ile-de-France » (340 Squadron)
en formation en Ecosse. Le 10 avril 1942, il prend le commandement de l’escadrille n° 2 « Versailles ». Promu capitaine le 1er mai 1942, il participe à la destruction d’un Junker 88 le 11 mai. Fin juillet 1942, il est parmi les premiers français à être décoré de la Distinguished Flying Cross. Il a alors effectué 130 missions offensives. Nommé Squadron Leader le 1er août 1942, il prend le commandement du 174 Squadron équipé des chasseurs bombardiers Hurri-Bombers. Le 19 août 1942, au cours de l’opération « Jubilee » sur Dieppe, le commandant Fayolle disparaît aux commandes de son Hawker Hurricane. Son corps identifié en 1998 repose au cimetière canadien d'Hautot sur Mer en Seine-Maritime.
Il était titulaire de 3 victoires aériennes, ayant effectué 190 missions de guerre et détruit ou endommagé 25 bateaux ennemis.

Insigne de la promotion (zoom)


Le commandant Fayolle était aussi le parrain de la base aérienne 745 d'Aulnat
(aujourd'hui dissoute)


Promotion 2010 : Général Lionel de Marmier





(© AEA)
Alexandre Léonel Pierre de Marmier, dit Lionel, est né à Bellegarde en Marche, dans la Creuse, le 4 décembre 1897. Mobilisé en 1916, à l'âge de 18 ans, pour servir dans l'aviation il atteint le rang d'As aux six victoires aériennes homologuées, et trois probables. Après la guerre il poursuit sa carrière aéronautique comme pilote d’essai ou de ligne, et prend une part active à la Guerre d'Espagne, aux côtés des Républicains, transportant du personnel et du matériel.
Mobilisé en septembre 1939, il retrouve la chasse et trois nouvelles victoires aériennes avant l’armistice. Ralliant les Forces françaises libres le 27 juin 1940, il forme un premier groupe de combat, le GC1 (Groupe de combat n°1) qui débarque à Douala le 23 septembre et opère désormais en Afrique. En 1941, il est désigné par le Général de Gaulle pour organiser les unités de chasse et de bombardement au Moyen-Orient puis, au printemps 42, les lignes aériennes militaires françaises (LAM)
, reliant le Moyen-Orient aux territoires africains rattachés à la France libre.
Le 30 décembre 1944, Lionel de Marmier trouve la mort en plein ciel et disparaît en mer, à l'âge de 47 ans, dans l'avion bimoteur Lockheed Lodestar
qui le ramenait d'Alger en France.

Parrain de la BA 701 de Toulouse-Francazal


Le CIET 340 porte son nom à compter du 28/08/2012


Insigne de la promotion (zoom)


Promotion 2011 : Colonel Bernard Dupérier (voir communiqué de presse Armée de l'air)





(© AEA)
Né Bernard Sternberg de Amella le 13 juin 1907, Dupérier s’engage dans l’armée de l’air en 1927 et devient pilote en 1928. Après un épisode civil, il est mobilisé au GB 11/32 en 1939. Refusant l’armistice, il rejoint clandestinement la RAF en mars 1941, adoptant le nom de jeune fille de sa mère. Après avoir commandé les groupes de chasse Ile de France puis Alsace, il prend la tête de l'escadre de chasse de Biggin Hill en décembre 43. Volontaire pour les missions spéciales, il est parachuté dans le maquis de Saint-Brieuc, où il termine la guerre grièvement blessé. Il totalise plus de 200 missions de guerre et 7 victoires aériennes. Après la guerre, il devient administrateur de sociétés, consultant et député du VIIIe arrondissement de Paris de 1962 à 1967. Bernard Dupérier est décédé le 8 juin 1995 à Paris.











Insigne de la promotion (zoom)


Promotion 2012 : Colonel Roland de la Poype (voir biographie)





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Roland Paulze d’Ivoy de la Poype est né le 28 juillet 1920 aux Pradeaux (Puy-de-Dôme). Il s’engage dans l’armée de l’air le 5 décembre 1939. Breveté pilote en février 1940, il répond à l’appel du 18 juin et intègre les FAFL. Après une soixantaine de missions, il se porte volontaire pour rejoindre le groupe de chasse Normandie qui arrive en Russie fin 1942. Pilote chef de patrouille, il se distingue au cours de multiples opérations. Fait "héros de l’union soviétique", il reçoit le commandement de la 1ère escadrille. À la fin du conflit, totalisant 1 200 heures de vol et 16 victoires aériennes, il est autorisé par Staline à ramener son Yak 3 sur le territoire français et quitte l’armée en 1947.
Il mène ensuite une carrière réussie tant dans l’industrie du plastique, que des loisirs en fondant le parc à thème Marineland d’Antibes. Il s’éteint le 23 octobre 2012 à Saint-Tropez














Insigne de la promotion (zoom)

 


Promotion 2013 : Général Martial Valin (voir biographie)




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Saint Cyrien de la promotion 1917, il intègre l’armée de l’air en 1926. En 1940, il devient colonel et rallie la France libre puis développe et dirige les Forces aériennes françaises libres (FAFL) avant de les commander en juillet 1941.
Nommé général, il réorganise le transport aérien militaire ainsi que les unités parachutistes. Jusqu’en 1944, en même temps que commandant des Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne, il est chef d’état-major général adjoint de l’armée de l’air et chef de la mission de l’air à Londres. En août 1944, il participe à la Libération de Paris à la tête des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Chef d’état-major de l’armée de l’air de 1944 à 1946, puis chef de la délégation militaire française aux Nations unies, il est nommé Inspecteur général de l’armée de l’air de 1947 à 1957.
Il reste le seul général de l’armée de l’air à avoir été maintenu sans limite d’âge, dans l’état-major général, pour avoir commandé en chef devant l’ennemi. Il décède le 19 septembre 1980.







Insigne de la promotion (zoom)



Promotion 2014 : Sous-lieutenant Adolphe Pégoud





Zoom sur l'insigne





(© Ecole de l'air)
Né le 13 juin 1889 à Montferrat, il est le troisième enfant d'une famille d'agriculteurs. Ingénieux et intrépide, le jeune Célestin Adolphe Pégoud rêve d'aventure et délaisse le travail de la terre à seulement 14 ans pour tenter sa chance à Paris. Il attend patiemment l'âge de ses 18 ans pour s'engager dans l'armée. Il commence sa carrière militaire le 8 août 1907 comme cavalier au 5e Régiment de chasseurs d'Afrique en Algérie, puis au Maroc. De retour en métropole en janvier 1909, il est affecté au 12e Régiment de hussards à Gray (Haute-Saône) puis, un an plus tard, au 3e Régiment d'artillerie coloniale de Toulon. C'est là qu'il fait une rencontre décisive avec le capitaine Louis Carlin, un officier passionné d'aviation. Se liant d'amitié, tous deux sont mutés au camp de Satory, près de Versailles où Pégoud fait son premier vol comme passager en octobre 1911 : c’est une véritable révélation !
De retour à la vie civile à la fin de son engagement de cinq ans en février 1913, il apprend le pilotage, obtient son brevet le 1er mars 1913, et est engagé par Louis Blériot
une semaine plus tard comme pilote d'essai pour tester toutes les nouvelles améliorations techniques et inventions, comme l'aéroplane à trolley devant permettre à un avion de s'arrimer à un câble tendu le long de la coque des navires.
Le 19 août 1913, il réussit un saut en parachute au départ de l'aérodrome de Châteaufort dans les Yvelines en abandonnant au-dessus du domaine de la Geneste un avion sacrifié pour l'occasion, un vieux Blériot XI
. Avec l'inventeur Frédéric Bonnet qui a mis au point ce système de parachute fixé sur le fuselage, ils démontrent ainsi l'efficacité d'un tel dispositif en cas d'avarie dans les airs. Pendant que l’audacieux Pégoud descend "en père peinard" (note-il dans ses propres carnets aujourd'hui disparus), son avion, alors livré à lui-même, forme dans le ciel de curieuses arabesques avant de s’écraser au sol. Dès cet instant, Pégoud est convaincu qu’un avion peut effectuer des manœuvres jusqu’ici impensables qui permettraient, dans bien des cas, de sauver la vie de pilotes en situations jugées désespérées, et il va le prouver. Le 1er septembre 1913, Pégoud exécute à Juvisy-sur-Orge (Essonne), en présence de Louis Blériot, le premier vol "tête en ba" de l’histoire, sur 400 mètres. C’est un nouvel exploit qu'il réitère le lendemain, à Buc (Yvelines) sur 700 mètres devant des représentants de l’aviation civile et militaire. Quelques semaines plus tard, toujours à Buc, il réalise le 21 septembre 1913 une série de figures acrobatiques et termine son programme en "bouclant la boucle", l'un des tous premiers loopings (avec celui de Pyotr Nesterov). Dès lors, c’est la gloire. Toute la presse s’empare de l’événement. Il est acclamé, ovationné. Ses exhibitions sont plébiscitées partout en Europe jusqu’en Russie. Sa popularité est sans égale, y compris en Allemagne.
Pourtant, sur le point de partir aux États-Unis faire ses démonstrations, il reçoit un ordre de mobilisation : la Première Guerre mondiale vient d’éclater.
Il est d'abord affecté à la défense de Paris
et obtient sa première citation en octobre 1941 pour une mission de renseignement à Maubeuge. Le mois suivant, son avion est touché et il doit planer sur plus de 10 km pour rejoindre les lignes françaises. Le 5 février 1915 il abat deux avions ennemis et force le troisième à atterrir côté français. En avril 1915, il est affecté à l'escadrille MS 49 à Belfort. Le 18 juillet, il remporte sa sixième victoire aérienne, ce qui lui vaut une seconde citation à l'Ordre de l'Armée et devient officiellement le premier "As" de la guerre 1914-1918.
Malheureusement, au matin du 31 août 1915, le sous-lieutenant Célestin Adolphe Pégoud mène son dernier combat. Il est opposé seul au caporal Otto Kandulski et au mitrailleur lieutenant Von Bilitz. Pégoud est abattu d'une balle à la tête à 2 000 m d'altitude au-dessus de Petit-Croix, à l'est de Belfort, à l'âge de vingt-six ans. Il vient d'être nommé au titre de Chevalier de la Légion d'honneur avec attribution de la Croix de Guerre avec palmes. Il ne le sut jamais. Le 6 septembre, l'équipage allemand revient sur les lieux du combat et y lance une couronne de laurier portant l'inscription "À Pégoud, mort en héros pour sa Patrie". Le 18 mai 1916 le pilote français Roger Ronserail abat lors d'un combat aérien l'Allemand Otto Kandulski et venge ainsi la mort d'Adolphe Pégoud. L'exploit de Roger Ronserail lui vaut l'appellation "du vengeur de Pégoud".
Adolphe Pégoud repose au cimetière Montparnasse à Paris
où sa dépouille a été transférée en octobre 1920 lors d’une cérémonie à Notre-Dame.
Un monument commémoratif est érigé le 23 septembre 1917 à l'emplacement exact où il s'est écrasé. Ce monument est transféré le 15 mai 1982 au centre du village de Petit-croix
. Montferrat, son village natal a également fait édifier un monument à sa mémoire et une stèle au milieu du monument aux morts le célèbre.

Décorations françaises :

- Chevalier de la Légion d'Honneur
- Médaille Militaire
- Croix de guerre 1914-1918
- Médaille commémorative du Maroc avec agrafe Casablanca

Heures de vol - Victoitres aériennes - Missions de guerre :
- 6 victoires homologuées

Hommages rendus :
- Musée Célestin Adolphe PÉGOUD, commune de Montferrat (38)

Insigne de la promotion (zoom)


(© Ecole de l'air)



Promotion 2015 [1ère promotion "École de l'air" regroupant les élèves de l'EA, de l'EMA et du CSEA (*)] : Marcel Dassault




Zoom sur l'insigne
(© Ecole de l'air : ecole-air.fr)
Après Louis Blériot et Clément Ader, il s’agit du troisième civil à être ainsi distingué, sur 80 promotions.
Homme de volonté, de conviction, de passion et de courage, Marcel Dassault (1892-1986) a toujours voulu donner à la France les meilleurs outils pour sa défense. Ayant surmonté de nombreux défis techniques et industriels, il aurait pu faire sienne la devise de l’Armée de l’air : "Faire face". Il a démontré cette force de caractère de manière héroïque pendant l’Occupation quand, patriote intransigeant, il a préféré être déporté à Buchenwald plutôt que de collaborer avec l’envahisseur.
De l’hélice Éclair, ayant équipé le Spad VII de Georges Guynemer en 1916, aux Mirage
et aux Rafale, en passant par les Flamant et les Falcon de transport et de liaison, l’engagement de Marcel Dassault a toujours permis aux ailes françaises de disposer des meilleurs aéronefs et équipements.
En récompense des services rendus au pays, il a été décoré de la plus haute distinction française, la Grand-croix de la Légion d’Honneur.
Marcel Dassault est décédé le 17 avril 1986. Un hommage exceptionnel lui a été rendu par le Gouvernement, les plus hautes autorités de l’État ainsi que par la presse nationale et internationale lors de ses obsèques qui, geste unique envers un industriel français, se sont déroulées aux Invalides.
Le choix du parrain d’une promotion constitue un hommage fort à ce dernier. L’année 2016, centenaire du premier produit aéronautique de Marcel Dassault et trentenaire de sa disparition, est l’occasion pour l’armée de l’air de rendre hommage à ce grand homme de l’aéronautique française.

(© Ecole de l'air : ecole-air.fr)
(*)Dans la continuité du plan « Unis pour faire face », l’École de l’air a rassemblé en 2015 ses élèves officiers au sein d’une promotion unique [...]. L’École de l’air, l’École militaire de l’air et le Cours spécial de l’École de l’air ont ainsi fusionné pour la première fois pour reprendre l’appellation originelle : École de l’air.



Promotion 2016 : Général Roland Glavany


(©Actualité de l'Armée de l'air du 11/07/2017)
Né le 20 avril 1922 à Nantes, Roland Glavany est reçu à l’Ecole de l’air en septembre 1940, et a suivi sa formation initiale dans les conditions particulières de l’Armée de Vichy. Il obtient son brevet de pilote sur MS-230, mais l’invasion de la zone libre par les Allemands en novembre 1942 convainc ce jeune officier gaulliste de rejoindre l’Afrique du nord pour se battre. Il passe en Espagne et rejoint Alger où il s'engage dans le bataillon de choc. Créé en mai 1943, sous les ordres du commandant Fernand Gambiez, le bataillon de choc avait pour vocation de former des petits groupes qui devaient être parachutés en France pour encadrer les maquis des Forces françaises de l’intérieur. On considère aujourd’hui le bataillon de choc comme le précurseur des forces spéciales
.

À peine un mois après son arrivée au «Choc», Roland Glavany est engagé dans une première mission, suite à la défection de dernière minute d’un officier. C’est la libération de la Corse, où il débarque le 14 septembre 1943 sur le contre-torpilleur le Fantasque.

Cantonné à Calvi, le "Choc" se prépare pour la libération de la France. En fait, ce sera d’abord l’île d’Elbe en juin 1944, quelques jours après le débarquement de Normandie. La mission du bataillon de choc est de réduire, par surprise, les batteries d’artillerie qui menacent les plages. Les pertes sont élevées et Roland Glavany est gravement blessé au deuxième jour des combats.

Deux mois plus tard, il est suffisamment remis pour participer au débarquement de Provence dans la baie de Cavalaire. Le "Choc" ne fait pas partie de la vague d’assaut initiale. On le tient en réserve pour d’autres missions difficiles, comme la prise de Toulon. Alors qu’il est sur les pentes du Mont-Faron, Roland Glavany est à nouveau blessé au pied. Impossible pour lui de continuer à se battre, il doit marcher avec deux cannes. Avec le bataillon, il remonte la vallée du Rhône devant une armée allemande en fuite. Le 10 septembre, ils sont vers Dijon, en avant-garde, quand sa section tombe sur un poste allemand. Une mitrailleuse ouvre le feu. Roland Glavany est à nouveau touché. Pour lui, la guerre est terminée : elle aura duré un an.

Roland Glavany va renouer avec sa vocation première. Au terme d’une longue convalescence, il reprend son cursus de pilote là où il l’avait arrêté. A Meknès, au Maroc, il devient pilote de chasse et rejoint l’escadron de reconnaissance (ER) 2/33 "Savoie" en Allemagne sur P-51 Mustang.

En 1948, il entre à Sup'Aéro et sera embauché à sa sortie comme ingénieur et pilote d'essai chez Dassault. Il vole sur Mirage III, Mirage IV, Mystère IV, Vautour et Étendard IV. En 1958, il est le premier pilote européen à franchir Mach 2.

Il réintègre l’Armée de l’Air en 1959, qui l’envoie aussitôt un an en Algérie, comme officier air détaché au sein de la 10e division parachutiste.

Revenu en métropole, il reçoit le commandement successif de plusieurs unités de l’Armée de l’Air, en particulier des bases aériennes d’Istres et Mont-de-Marsan mais également des écoles de l’Armée de l’Air. Il quitte le service actif en 1978 au grade de général de corps aérien.

Il est également président de l’association "Les Ailes Brisées" et du "Souvenir Français". En 2013, il publie ses souvenirs dans un ouvrage intitulé "Du bataillon de choc au Mirage".

Le général Roland Glavany, Grand-Croix de la Légion d’honneur, décède le 16 janvier 2017.

(©Actualité de l'Armée de l'air du 11/07/2017)