Actualités Armée de l'air 11



ET 1/61 Touraine - Orléans (19/09/2014)

L'escadron de transport "Touraine" renaît sur A400M
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 19/09/2014 15:13
L’escadron de transport 1/61 "Touraine" a officiellement été réactivé sur la base aérienne 123 "Capitaine Charles Paoli" d’Orléans-Bricy, au cours d’une cérémonie militaire présidée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Le lieutenant-colonel Benoît Paillard a officiellement pris le commandement de cette unité mise en sommeil durant l’été 2012.

Le "Touraine" se réveille ainsi, en étant équipé d'A400M Atlas. Sa capacité logistique initiale a d’ailleurs été déclarée au profit de l’EATC (European Air Transport Command).
"Vous avez brillamment mis vos unités sur la voie des qualifications opérationnelles de l’A400M, (…) a déclaré à cette occasion le général Mercier. De nombreuses missions ont ainsi été menées récemment par vos appareils non seulement vers l’Est, au profit des opérations aériennes en Irak, mais aussi aux quatre coins du monde : île de la Réunion, en Guyane, en Norvège. Voyez comme nous prenons vite l’habitude de ce nouveau confort logistique…"
Depuis son arrivée dans l’armée de l’air à l’été 2013, l’A400M Atlas poursuit sa montée en puissance au sein d’une équipe de marque chargée de mener les expérimentations au profit des forces. Appelée Multinational Entry into Service Team, cette unité du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) est également stationnée sur la base aérienne d’Orléans.
Avion de transport militaire tactique doté d’une allonge stratégique, l’A400M est sans équivalent sur le marché mondial. Équipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu’à 37 tonnes de matériel et réaliser l’ensemble des missions de transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d’assaut sur terrains sommaires, l’aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.
Au cours de cette cérémonie, la lieutenant-colonel Soléne Le Floch a, quant à elle, reçu le commandement du centre d’instruction des équipages de transport (CIET), devenant à cette occasion la première femme à la tête de cette unité de formation.
"Les défis ne manqueront pas, ni pour le "Touraine", ni pour le CIET. Restez unis au sein de votre escadron pour y faire face, suivant les 4 axes d’effort du plan stratégique: modernisation, simplification, développer les partenariats et valoriser les aviateurs", a également déclaré le général Mercier. (pris en compte )

Et pour approfondir vos connaissances sur l'A400M, consultez notre web-documentaire

Remise du fanion de l'escadron de transport 1/61 "Touraine" par le CEMAA - © Armée de l'air


Allocution du général Mercier sur la base aérienne d'Orléans, le 17 septembre 2014 - © Armée de l'air

Droits : © Armée de l'air


2014 : 80e anniversaire de l'Armée de l'air (Récapitulatif) - (26/09/2014)

100 ans de faits aériens
(source : Armée de l'air)

En 2014, l’armée de l’air a célébré ses 100 ans de faits aériens, un siècle d’histoire qui aura vu l’essor considérable de l’aviation militaire qui se révèle aujourd’hui, par la variété de ses modes d’action, un acteur incontournable pour protéger notre pays, dissuader un ennemi ou intervenir en cas de crise, comme le prouve son engagement dans les crises récentes en Libye ou au Mali.


1914 Naissance de l'aviation militaire :

1ère victoire aérienne :
5/6 octobre 2014 - Base aérienne 113 Saint-Dizier - 100 ans de la 1ère victoire aérienne

[...] L e 5 octobre 1914, dans la région de Reims, le sergent Joseph Frantz, pilote sous-officier du génie au 2e groupe aéronautique, et le caporal Louis Quenault, son mécanicien et observateur, abattent un Aviatik B.I, avion de reconnaissance allemand. Ils réalisent cette première mondiale à l’aide du fusil-mitrailleur Hotchkiss qu’ils expérimentent à bord de leur biplan Voisin III. Ils ont inscrit à jamais leur nom dans l’histoire de l’aviation militaire française. Cette victoire aérienne a ouvert la porte à l’emploi de l’aviation pour acquérir la liberté d’action dans le ciel, et qui maîtrise le ciel, autorise la manœuvre au sol. Le haut commandement encourage alors Roland Garros à continuer ses recherches pour mettre au point un système de tir à travers l’hélice. La chasse va bientôt naître et le baron de Tricornot annoncera sa création, dans le département de la Marne bien sûr. [...]


1ère mission de reconnaissance aérienne :
13 juin 2014 - Base aérienne 118 Mont-de-Marsan : autour de la Reconnaissance
[...] C’est du Bourget que part le premier vol de reconnaissance de Louis Bréguet qui permet l’organisation de la bataille de la Marne en septembre 1914. [...]

1ère mission de bombardement :
5/6 juillet 2014 - Base aérienne 133 Nancy - Meeting de l’air - 100 ans de la 1ère mission de bombardement
[...] Le 14 août 1914, dix jours après le début de la Première Guerre mondiale, le lieutenant Césari et le caporal Prudhommeau détruisent un hangar de dirigeables ennemis dans la banlieue de Metz, à bord d’un Maurice Farman. 100 ans plus tard, la base aérienne 133 de Nancy-Ochey a ouvert ses portes pour commémorer le centenaire de cette première mission de bombardement de l’histoire. [...]


1ère mission aérienne spéciale :
21/22 juin 2014 - Base aérienne 120 Cazaux - 100 ans de la 1ère mission aérienne spéciale
[...] Ce meeting coïncidera avec le 100e anniversaire de la première mission aérienne spéciale, consistant à infiltrer, par les airs, les lignes ennemies pour en exfiltrer du personnel détenteur de renseignements. [...]

1914-1934
De la Première Guerre mondiale à la naissance de l’armée de l’air
.

1939-1945
La Seconde Guerre mondiale et la participation de l’armée de l’air à la victoire sur l’Allemagne nazie.

27 juin 2014 - Base aérienne 709 cognac - 70 ans de la disparition d’Antoine de Saint-Exupéry
[...] L’aviateur et célèbre écrivain Antoine de Saint-Exupéry est décédé aux commandes d’un Lockheed P-38 Lightning le 31 juillet 1944. Le commandant de réserve servait alors au sein d’une escadrille de reconnaissance dont les traditions sont aujourd’hui détenues et animées par l’escadron de drones 1/33 "Belfort", stationné sur la base aérienne 709 de Cognac. La manifestation illustrera le lien entre le pilote de reconnaissance de 1944 et l’escadron "Belfort" qui met en œuvre des drones, fruit de la capacité d’innovation de l’armée de l’air.
Agissant au quotidien au profit de la jeunesse du pays et partageant avec elle des valeurs communes, l’armée de l’air a établi un partenariat avec la fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse (F-ASEJ). Créée par les héritiers de l’auteur et réalisant des actions dans le monde entier au profit de la jeunesse, notamment dans le domaine de l’éducation, elle participera naturellement à cette célébration. [...]

Dossier de presse 70e anniversaire de la disparition de Saint-Exupéry 100 ans de la SAL-33


1948-1949
La modernisation des équipements de l’armée de l’air et l’intégration à l’organisation du traité de l’Atlantique nord.


1946-1962
La participation de l’armée de l’air aux guerres de décolonisation (Indochine, Algérie).


1961
Création du commandement air des forces de défense aérienne (CAFDA).


1964
Création des forces aériennes stratégiques et 1ère prise d’alerte de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire.

03 octobre 2014 - Base aérienne 125 Istres - 50 ans des forces aériennes stratégiques
[...] L a création du commandement des forces aériennes stratégiques (FAS) est officialisée par un décret du 14 janvier 1964. Le 8 octobre 1964, la première prise d’alerte nucléaire est réalisée depuis la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan par un Mirage IV A armé d’une bombe au plutonium. La composante aéroportée de l’armée de l’air fut la première des composantes de la dissuasion nucléaire française. Entre 1971 et 1996, l’armée de l’air a également assuré la mise en œuvre d’une composante sol-sol, la deuxième de la dissuasion avant la création de la force océanique stratégique (FOST) en 1972. Les FAS assurent toujours la posture permanente de la composante aéroportée de la dissuasion, outil flexible et réactif au service du chef de l’État, fondamental et structurant pour l’armée de l’air. Assujettie à un contrat opérationnel fixé par le président de la République, cette mission, ininterrompue depuis près de 50 ans, est la plus ancienne de l’armée de l’air. Elle positionne le commandement des FAS comme la première composante permettant à la France de garantir en toutes circonstances sa liberté d’appréciation, de décision et d’action dans le cadre de ses responsabilités internationales. Elle contribue par son existence à la sécurité de l’Alliance Atlantique ainsi qu’à celle de l’Europe [...]


1965-1989
Affirmation des forces aériennes comme une composante centrale des missions extérieures, notamment en Afrique.


1990-1999
La participation de l’armée de l’air à l’intervention interalliés dans le Golfe (opération "tempête du désert"). L’engagement de l’armée de l’air en Bosnie et au Kosovo.


2001 à nos jours
L’armée de l’air en première ligne des théâtres d’opérations extérieures (Afghanistan, Mali, Libye). Transformation de l’armée de l’air.



Droits : © Armée de l'air


EH 1/44 Solenzara - Ventiseri-Solenzara (06/10/2014)

L'escadron d'hélicoptères "Solenzara" fête ses 50 ans
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 25/09/2014 08:04
La base aérienne 126 "Capitaine Préziosi" de Ventiseri-Solenzara a célébré, jeudi 18 septembre 2014, les 50 ans de l’escadron d’hélicoptères 1/44 "Solenzara".

Une cérémonie militaire s’est déroulée sous la présidence du général Hervé Bertrand, commandant la brigade aérienne d’appui et de projection (BAAP). Elle a été suivie de présentations dynamiques et statiques des moyens interarmées et interministériels du sauvetage stationnés sur l’île de Beauté.
Il y a 50 ans naissait le "Solenzara"
La genèse de l’unité remonte à 1962, avec la traversée du continent vers la Corse de deux Sikorsky H34 (une première pour un hélicoptère monomoteur). Créé deux ans plus tard, l’escadron fait cohabiter durant les 25 premières années de son existence, des hélicoptères (H34, Alouette III et SA330 Puma) et des avions (MD 312, Nord 2501 Noratlas, Nord 262 Frégate et Fouga Magister). À partir de 1988, elle se sépare de ses avions et n’utilise plus que des hélicoptères (SA330 Puma, puis AS332 Super Puma et AS532 Cougar).
Un palmarès étoffé
"Plus petite et plus jeune unité d’hélicoptères de l’armée de l’air, le 1/44 n’en possède pas moins un palmarès très étoffé en missions de service public", a précisé le général Bertrand dans l’ordre du jour de la cérémonie. Et d’ajouter, "elle a effectué plus de 800 interventions de secours, sauvé plus de 1000 personnes et réalisé un total de 55 000 heures de vol".
Cette journée de célébrations a également permis de mettre à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent quotidiennement au profit de la sécurité-protection à l’échelle régionale: Samu, Sécurité civile, service départemental d’incendie et de secours (SDIS), gendarmerie nationale, société nationale de sauvetage en mer (SNSM).
D’autres partenaires de marque de l’escadron étaient aussi présents: des représentants du 2e régiment étranger de parachutistes, de la Marine Nationale, de l’unité d’instruction et d'intervention de la Sécurité civile n°7 (UIISC7) et d’EDF.

Cérémonie des 50 ans de l'escadron d'hélicoptères 01.044 "Solenzara" - © Armée de l'air


Cérémonie des 50 ans de l'escadron d'hélicoptères 01.044 "Solenzara" - © Armée de l'air


Démonstration aérienne lors de la cérémonie des 50 ans de l'EH "Solenzara" - © Armée de l'air


Sources : © Base aérienne 126 de Solenzara


EH 3/67 Parisis - Villacoublay (06/10/2014)

L'escadron d'hélicoptères "Parisis" souffle ses 50 bougies
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 27/09/2014 09:04
Mardi 23 septembre 2014, l’escadron d’hélicoptères 3/67 "Parisis" a fêté sur la base aérienne 107 de Villacoublay, le cinquantenaire de sa création.

Lors de cette cérémonie présidée par le général Hervé Bertrand, commandant la brigade aérienne d’appui et de projection (BAAP), plusieurs pilotes de l’escadron, ainsi que des mécaniciens de l’escadron de soutien technique aéronautique 2E.060 ont été récompensés, notamment pour leur participation à l’opération Sangaris en République centrafricaine.
Équipé d'hélicoptères Fennec, l'escadron 3/67 "Parisis" est quotidiennement engagé dans la posture permanente de sécurité (PPS). Chaque année, il réalise plus de 350 sorties de sûreté aérienne. L’escadron poursuit ses missions de soutien et d'appui aux forces en opérations extérieures. Il est actuellement engagé en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris.

Pour cette année marquant les 50 ans de l'unité, un hélicoptère Fennec revêt une décoration spéciale - © Armée de l'air


L'escadron d'hélicoptères "Parisis" a fêté ses 50 ans - © Armée de l'air


À cette occasion de nombreux anciens se sont retrouvés - © Armée de l'air


Sources : © Base aérienne 126 de Solenzara


FAS - Istres (06/10/2014)

La permanence de la dissuasion nucléaire a 50 ans
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 06/10/2014 15:48
Vendredi 3 octobre 2014, base aérienne 125 d’Istres, les forces aériennes stratégiques (FAS) célèbrent le 50ème anniversaire de la première prise d’alerte de la dissuasion nucléaire.

Par un temps ensoleillé, plusieurs centaines de vétérans des FAS, militaires et civils de la Défense se sont rassemblés afin de commémorer la première prise d’alerte nucléaire, réalisée depuis la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan le 8 octobre 1964, par un C135F et un Mirage IVA armé d’une bombe AN11.
Une cérémonie en présence du CEMA
Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a présidé la cérémonie en présence du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Un hommage a été rendu aux hommes et femmes qui assurent, de manière ininterrompue depuis un demi-siècle, la posture permanente de la composante aéroportée de la dissuasion, l’une des trois fonctions stratégiques confiées à l’armée de l’air. "La paix ne se décrète pas : elle se construit dans la durée » a déclaré le CEMA dans l’ordre du jour proclamé au cours de cette cérémonie. « Vous, les hommes et les femmes des forces aériennes stratégiques d’aujourd’hui, vous portez les mêmes valeurs que vos anciens : la fraternité d’armes, la volonté, le courage, l’abnégation, mais aussi l’excellence aéronautique. Vos anciens ont tenu à vous entourer en ce jour anniversaire, ils vous regardent avec admiration et fierté et je les en remercie. Admiration pour votre jeunesse. Fierté pour votre foi intacte en cette mission qu’ils ont assurée avant vous", a-t-il poursuivi.
Les unités FAS récompensées
L’escadron de chasse 1/91 "Gascogne" de Saint-Dizier et le groupe de ravitaillement en vol 2/91 "Bretagne" d’Istres ont respectivement reçu la Croix de la valeur militaire. Une récompense obtenue suite à leur récent déploiement au-dessus du Mali, illustration de la participation des unités estampillées FAS aux opérations aériennes extérieures depuis les années 1970. À noter également que les FAS contribuent depuis le 16 juillet 2012 à la posture permanente de sûreté confiée à l’armée de l’air garantissant la souveraineté de l’espace aérien national.
Une mission cruciale au service de la sécurité
Entre 1971 et 1996, l’armée de l’air a assuré la mise en œuvre d’une composante sol-sol balistique depuis le plateau d’Albion. La force océanique stratégique (FOST), créée en 1972, complète le dispositif de dissuasion français. Les FAS assurent toujours la posture permanente de la composante aéroportée de la dissuasion, fondamentale et structurante pour l’armée de l’air. Assujettie à un contrat opérationnel fixé par le président de la République, cette mission, ininterrompue depuis 50 ans, permet à la France de garantir, en toutes circonstances, sa liberté d’appréciation, de décision et d’action dans le cadre de ses responsabilités internationales. Elle contribue par son existence à la sécurité de l’Alliance atlantique ainsi qu’à celle de l’Europe. "Aujourd’hui comme hier, la mission de dissuasion garde la même légitimité et la même pertinence. Elle est servie avec toujours autant d’efficacité. Elle fait honneur à l’armée de l’air et aux armées françaises, au service du succès des armes de la France", a ajouté le Général de Villiers.
Une exposition statique aux couleurs des FAS
Cette journée d’anniversaire s’est clôturée autour des matériels exposés sur le parking de l’escadron de défense Sol-Air 1/95 « Craux ». Hôtes de l’évènement : un Mirage IVP, un ravitailleur C135 en configuration "Morphée", ainsi que des Mirage 2000N et Rafale B des FAS en configurations nucléaire et conventionnelle. Un plot MASA (mesures actives de sûreté aérienne), armé par un Fennec, des lanceurs Mamba et Crotale Nouvelle Génération (NG) de la défense sol-air accompagnés par des pompiers et fusiliers-commandos de l’air complétaient ce dispositif. Ils sont aussi essentiels à la mise en œuvre de la composante aéroportée de la dissuasion.
En second volet de cet anniversaire, un colloque sur la dissuasion au 21ème siècle se tiendra le 20 novembre 2014 à l’École militaire.

Voir reportage télévisé sur LCP

Ravitailleur C135 aux couleurs des 50 ans des forces aériennes stratégiques - © Armée de l'air


La cérémonie des 50 ans des FAS a été présidé par le chef d'état-major des armées (CEMA) - © Armée de l'air


remise de la croix de la valeur militaire par le général Mercier, CEMAA - © Armée de l'air


Un Rafale et un Mirage 2000 N ont été peint pour les 50 ans des FAS - © Armée de l'air


Les 50 ans des FAS ont rassemblé de nombreux militaires et civils de la Défense - © Armée de l'air


Droits : © Armée de l'air


100 ans de la 1ère victoire aérienne - Saint-Dizier (10/10/2014)

Commémoration des 100 ans de la première victoire aérienne
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 09/10/2014 11:27
L’année 2014, non seulement marquée par les 80 ans de l’armée de l’air, célèbre aussi les 100 ans de la première victoire aérienne. Retour sur deux jours de commémoration organisée les 5 et 6 octobre 2014 sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier en présence du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA).

Cérémonie à Jonchery-sur-Vesle
Le 5 octobre 1914, le sergent aviateur Joseph Frantz et son mécanicien Louis Quenault, signent la première victoire aérienne. Ils rentrent ainsi dans l’histoire en abattant un Aviatik allemand dans la région de Reims. Pour l’historien François Cochet, membre du conseil scientifique national de la mission du centenaire, "les conséquences de cette première victoire aérienne sont considérables et les évolutions de l’arme extraordinaires sur les quatre années de guerre". Un siècle plus tard, le général Mercier et le lieutenant-colonel Oehler, représentant Susanne Wasum-Rainer, ambassadrice d'Allemagne en France, ont dévoilé deux bustes et une plaque commémorative en l'honneur des deux aviateurs. Un geste symbolique en présence des descendants de Joseph Frantz.
Démonstration aérienne et exposition statique
Cent ans après la première victoire aérienne, pilotes de Rafale, de Mirage 2000 ou encore d’Extra 330 ont rendu hommage à ces héros. Malgré une météo peu favorable, les spectateurs sont venus en masse pour admirer ces équipages des temps modernes.

Symposium "1914-2014 : regards croisés sur cent ans de combats aériens"
Le lendemain, un symposium intitulé "1914-2014 : Regards croisés sur cent ans de combats aériens" prolongeait cette commémoration. "Il fait un temps de curée, la chasse est ouverte. Quoi de plus approprié que cette expression pour l’ouverture de ce symposium ? Mais je vous invite à y trouver bien plus qu’un jeu de mot. La chasse est ouverte, oui certainement, c’est un esprit d’ouverture qui est entretenu depuis 100 ans", a prononcé le CEMAA. D’autres intervenants ont ensuite pris la parole. Historien, directeur, grand commandeur, ont apporté différents regards sur l’évolution de l’aviation militaire.

Allocution Général Mercier

Discours de l'historien François Hochet. - © Armée de l'air


Le général Mercier et lieutenant-colonel Oehler ont dévoilé une plaque commémorative, lors de la cérémonie des cent ans de la première victoire aérienne. - © Armée de l'air


Démonstration aérienne du Rafale sur la BA 113. - © Armée de l'air


Symposium sur l'évolution de l'aviation militaire - © Armée de l'air


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EIV 3/13 Auvergne - Tours - (17/10/2014)

Un escadron de chasse partenaire de l'ASM Clermont Auvergne
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 14/10/2014 17:34
12h15, samedi 11 octobre 2014, stade Marcel-Michelin : l’escadron de chasse 3/13 "Auvergne" de la base aérienne 705 de Tours a signé une convention de partenariat avec l’association sportive Michelin (ASM) Omnisports et l’ASM Clermont Auvergne.

Au-delà du rapprochement logique autour de "l’Auvergne", les trois entités ont décidé de formaliser une convention comportant essentiellement deux aspects : la promotion de leurs valeurs communes (que sont l’excellence, la solidarité, l’engagement et le respect) et l’échange de cultures, le partage de savoir sur la préparation physique et mentale.
Pascal Thibault, président de l’ASM Omnisports, Éric de Cromières, président de l’ASM Clermont Auvergne, et le commandant Thibault Chazelle, garant des traditions de l'escadron de chasse 3/13 "Auvergne" , ont signé cette convention, en présence du général Serge Soulet, commandant des forces aériennes, du colonel Cyrille Duvivier, commandant de la base aérienne 705 de Tours et du lieutenant-colonel Xavier Hirschauer, commandant de l’école de l’avion de chasse.

Présentation des partenaires
L’escadron de chasse 3/13 "Auvergne" est un escadron d’instruction en vol de l’armée de l’air, basé à Tours mais dont les traditions viennent d’Auvergne ; il constitue une des mailles de la formation très complète des pilotes de chasse.

L’ASM Omnisports est une association créée en 1911 qui compte pas moins de 15 sections, incluant la section rugby et son centre de formation élite.
L’ASM Clermont Auvergne, filiale de l’ASM Omnisports, est une équipe de rugby professionnelle qui participe au championnat de France de Top 14 et à la Coupe d’Europe de Rugby. Son palmarès compte notamment un titre de champion de France en 2010


Signature de la convention entre Pascal Thibault, président de l’ASM Omnisports, Eric de Cromières, président de l’ASM Clermont Auvergne, et le commandant Thibault Chazelle, garant des traditions de l'escadron de chasse 3/13 "Auvergne" - © Armée de l'air


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100 ans des SPA 26 et SPA 103 - Luxeuil - (24/10/2014)

Des escadrilles centenaires sur la base aérienne de Luxeuil
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 24/10/2014 16:47
Pour le groupe de chasse 1/2 "Cigognes" de la base aérienne (BA) 116 de Luxeuil, l’année 2014 marque les 100 ans de deux de ses escadrilles. La SPA 103 et la SPA 26 rejoignent ainsi leur grande sœur, la SPA3, au sein des grandes unités centenaires. Une cérémonie a marqué l’événement sur la BA 116, le 17 octobre 2014.

Cet anniversaire a été fêté lors de la traditionnelle "journée des cigognes", qui réunit tous les deux ans les anciens du groupe. Présidée par le général Joël Rode, adjoint à l’inspecteur de l’armée de l’air, la cérémonie officielle s’est déroulée sur la BA 116, avant que les anciens puissent découvrir ou redécouvrir les locaux, les pilotes et les missions de l’actuel escadron.
Trouvant leurs origines aux débuts du premier conflit mondial, ces escadrilles ont honoré la France non seulement grâce à leur renom, mais aussi car elles lui ont offert le plus grand palmarès de la chasse française. Preuve en est l’appartenance à la SPA 103 de l’as des as alliés, le pilote aux 75 victoires homologuées que seul le baron rouge a supplanté : le capitaine René Fonck. La SPA 26, plus méconnue, a néanmoins vu évoluer le célèbre Roland Garros. Déjà héros avant-guerre grâce à sa traversée de la Méditerranée, il est celui qui a mis au point le dispositif de tir à travers l’hélice, donnant ainsi un avantage certain aux appareils français.
Ces illustres pilotes ne doivent pas nous faire oublier les Haegelen, Coudouret, Xavier de Sevin, Soulier et les autres, car tous ont contribué aux 160 victoires homologuées de ces deux unités prestigieuses. Depuis, ces escadrilles ont participé à de nombreux conflits, de la Seconde Guerre mondiale à l’opération Harmattan en Lybie, en passant par la crise de Suez ou la guerre du Golfe. Les SPA 103 et 26 ont célébré un bel anniversaire qui ouvre un nouveau siècle d’excellence. Les adieux ne furent que des au revoir en attendant la prochaine journée des "cigognes" !

De gauche à droite, les fanions des escadrilles SPA 26, SPA 3 , SPA 103 et celui de l'EC 1/2 "Cigognes" - © Armée de l'air


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