Actualités Armée de l'air 24 (2017)



64ème ET - Evreux (02/11/2017)

Trois anniversaires sur la base aérienne 105 d'Evreux
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 12/10/2017 - Auteur : Moulin Mathieu - Direction : Armée de l'air
Jeudi 5 octobre 2017, trois anniversaires ont été célébrés sur la base aérienne (BA) 105 d’Évreux : les 50 ans de la base et du C160 Transall et les 25 ans de la mise en service opérationnel du Casa CN 235.



Célébration d’un triple anniversaire
Présidée par le général Laurent Marbœuf, commandant de la brigade aérienne d’appui et de projection, cette cérémonie a été l’occasion de rendre hommage à trois symboles de l’aviation de transport militaire française. En effet, un triple anniversaire a été célébré sur la BA 105 : les 50 ans du C160 Transall et de la base aérienne d’Évreux, ainsi que les 25 ans de la mise en service opérationnel du Casa CN 235.
Pour l’occasion, 70 militaires allemands de la Luftwaffe se sont joints aux convives, anciens des unités concernées par le C160 Transall et le Casa CN 235. Étaient également présents une délégation de l’European air transport command (EATC) et des membres de l’association nationale du transport aérien militaire (ANTAM), cette dernière ayant largement participé à l'organisation de l'événement.
La cérémonie s’est déroulée en deux temps. L’après-midi : des démonstrations aériennes d’un Casa et d’un Transall mais aussi d’anciens aéronefs de transport comme le Broussard, le DC 3 Air France, le Junker 52 ou le Nord 2501 ont été organisée ; à la suite de quoi, les nombreux invités ont pu apprécier le spectacle "Le Transall dans tous ses états", mis en scène et réalisé par Xavier Gras.
À noter également la présence d’Alex Berger, producteur exécutif du Bureau des légendes, et Gilles Malençon, scénariste du film "Les chevaliers du ciel."

Le C160 Transall, 50 ans de service opérationnel
Arrivé dans les forces aériennes françaises en 1967, le C160 Transall est l’un des symboles de la coopération franco-allemande.
"Le Transall a été la cheville ouvrière de l’activité de nos armées pendant un demi-siècle pour la gestion des crises, nous conférant mobilité et réactivité et permettant la réalisation de nos opérations dans un spectre très large d’effets militaires et de service public", a rappelé le général Marbœuf à la lecture de l’ordre du jour n°40 du général André Lanata, chef d’état-major de l’Armée de l’Air.
Que ce soit au Tchad, au Cambodge ou, plus récemment, au Levant, cet aéronef tactique a servi sur tous les théâtres sur lesquels la France a été engagée. En 1992 la flotte Transall a été renforcée avec l’arrivée des premiers Casa 235.



Évreux une base spécialisée dans le transport aérien
Au lendemain de la sortie de la France du commandement intégré de l’Otan et du retrait consécutif des forces américaines de l‘emprise aérienne d’Évreux, celle-ci devient la base aérienne 105 le 1er novembre 1967.
À partir de 1978, l’escadron de transport 2/64 "Anjou" rejoint l’escadron 1/64 "Béarn" sur la BA 105, qui devient un site majeur de l’aviation de transport militaire française.
Au cours de l'été 2016, les Casa CN 235 précédemment stationnés sur la base aérienne 110 de Creil, ont rejoint les C160 Transall au sein de la 64e escadre de transport (créée elle à l'été 2015) sur la base aérienne 105. Vous pourrez ainsi découvrir une présentation complète de cette escadre dans le Air actualités numéro 705 d'octobre 2017.
Depuis, la base ébroïcienne ne cesse de prendre de l’importance. En effet, sur les dix dernières années, elle a vu ses effectifs augmenter de 80%. Et cette dynamique se poursuivra avec l’arrivée des C130J et la création en 2021 de la première unité aérienne franco-allemande.
Et le général Marbœuf de conclure : "Cette base saura préparer l’avenir grâce à son sens de l’innovation, déjà démontré dans le projet Smart Base", lancé le 29 juin 2015 sur la base aérienne 105 d’Évreux.

Célébration des 50 ans du Transall sur la base aérienne 105 - le DC 3 Air France


Célébration des 50 ans du Transall sur la base aérienne 105 - le Junker 52


Célébration des 50 ans du Transall sur la base aérienne 105 - le Nord 2501


Célébration des 50 ans du Transall sur la base aérienne 105 - le DC 3 Air France

Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air


EC 2/30 Normandie-Niémen - Mont-de-Marsan (14/10/2017)

Timbre de commémoration des 75 ans de l'escadron de chasse "Normandie-Niémen"
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 13/10/2017 - Direction : Armée de l'air
Cette année, l’Armée de l’Air célèbre les 75 ans du groupe de chasse "Normandie-Niémen". À cette occasion, le peintre de l’Air et de l’Espace Pierre-André Cousin et le graveur Yves Beaujard ont travaillé de concert à la réalisation d’un timbre commémoratif.

Le groupe de chasse "Normandie", devenu régiment de chasse "Normandie-Niémen"* en juillet 1944, a été créé par le général de Gaulle le 1er septembre 1942 à Rayak (Liban). Il symbolise aujourd’hui l’amitié franco-russe. En effet, entre mars 1943 et mai 1945, ce régiment a effectué 5240 missions de guerre aux côtés de l’aviation soviétique. Avec ses nombreuses victoires aériennes, 273 confirmées, et ses sacrifices - 42 des 96 premiers pilotes sont tombés pour la France -, le "Normandie-Niémen" est l’unité militaire française la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale.
Réalisé par Pierre-André Cousin, peintre de l'Air et de l'Espace, et Yves Beaujard, graveur, le timbre commémorant les 75 ans du "Normandie-Niémen" représente les pilotes du groupe de chasse aux côtés de l’insigne de l’escadron - deux léopards passant d’or auxquels est adjoint un éclair d’argent - et d’un Yak-3, l’aéronef de combat historique de l’escadron.
Basé depuis 2012 à Mont-de-Marsan, l’escadron de chasse 2/30 "Normandie-Niémen" évolue aujourd’hui sur l’avion de combat Rafale au Levant. Ses pilotes inscrivent avec fierté leur action dans le sillon tracé par leurs prédécesseurs.

Timbre de commémoration de l'escadron "Normandie-Niémen" - Crédits : © Armée de l'Air / Armées


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Droits : © Armée de l'air


ET 1/68 Antilles - Guyane - Mont-de-Marsan (22/10/2017)

Commémoration du centenaire de l'escadrille "SPA 152"
(Actualité Armée de l'air - page facebook de l'Escadron de Transport 68 "Antilles-Guyane")

(18/10/2017 - 19 55)
Le centenaire de l’escadrille "SPA 152" a été célébré le samedi 07 octobre 2017 sur la Base aérienne 367 "capitaine François Massé". La cérémonie commémorative, présidée par le général de brigade aérienne Didier Looten, commandant supérieur des Forces armées en Guyane a été l’occasion pour la Base aérienne 367 de souligner son engagement auprès des populations en détresse aux Antilles après le passage des différents cyclones IRMA, JOSÉ puis MARIA.
Plus de 60 personnes ont ainsi été déployées dans la durée et cela dès le 04 septembre, avant même le passage d’IRMA, avec 2 Casa et 02 Puma au plus fort de son engagement, au-delà de son contrat opérationnel.
Ainsi, le personnel de l’escale aérienne réparti sur les sites de Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Grand Case et Juliana aura contribué à l’acheminement de 600 tonnes d’aide humanitaire et à l’évacuation de plus de 10 000 personnes, que ce soit à partir des aéronefs civils comme militaires.
Première EVASAN de Grand Case
De même à la fin du mois de septembre, l’ET 68 aura participé au transit de 165 tonnes de fret, 2448 personnes et assuré 174 évacuations ou rapatriements sanitaires. C’est pourquoi, en présence de nombreuses autorités, le caporal-chef Cédric A. de l’Escale aérienne militaire 1D.367 et l’adjudant Charles M. de l’Escadron de transport 00.068 ont été mis à l’honneur en recevant chacun un témoignage de satisfaction pour leur engagement sans faille lors du passage successif des différents ouragans sur les Antilles. A l’issue de la cérémonie, les militaires des FAG et leur famille ont assisté sur le tarmac à des expositions statiques et démonstrations dynamiques. Différents stands leur ont aussi été proposés (traditions de l’ET 00.068, aéromodélisme, tir à la carabine, CIRFA, …).
La manifestation qui a rassemblé plus de 500 personnes s’est clôturée par des baptêmes de l’air.

L’ET 00.068 : Deux unités, un centenaire
La composante aérienne des Forces armées en Guyane est mise en œuvre par l’Escadron de transport 00.068 "Antilles Guyane" de la Base aérienne 367 "capitaine François Massé". Cet escadron est formé de l’escadrille "Antilles" regroupant des avions Casa et de l’escadrille "SPA 152" composée d’hélicoptères Puma et Fennec. Cette dernière est héritière des traditions de la première guerre mondiale.
L’escadrille "SPA 152"
L’escadrille "SPA 152" voit le jour en juillet 1917 alors qu’ont lieu les plus durs combats de la Grande Guerre. Cette escadrille, dont le nom provient des avions "SPAD", participe activement aux contre-offensives qui aboutiront à la signature de l’armistice du 11 Novembre 1918. Dissoute en avril 1919, elle renait le 1er mai 1939 pour faire face à la menace de l’Allemagne nazie. C’est à cette époque qu’est créé l’insigne de l’escadrille : un crocodile lové, prêt au combat.
En 1974 un premier hélicoptère de Guadeloupe est détaché en Guyane. Ce détachement monte en puissance jusqu’en 1989 où il devient escadron autonome. Un an plus tard, cet escadron d’hélicoptères outremer "Guyane" hérite du fanion et des traditions de la "SPA 152".
Les As de la "SPA 152"
Au sein de la "SPA 152" plusieurs "As" sont comptés. Parmi eux le sous-lieutenant Léon Bourjade (28 victoires homologuées), le sous-lieutenant Ernest Maunoury (11 victoires homologuées) , le sous-lieutenant Gaston Vial (08 victoires homologués) , le capitaine Charles Lefèvre (06 victoires homologuées) . Les pilotes de l’escadrille "SPA 152" ont à leur actif 41 victoires homologuées et 22 non homologuées ou probables. Parmi elles, un fait de guerre inédit au cours duquel l’escadrille s’illustre en capturant le Zeppelin L 49, forcé d’atterrir à Bourbonne-les-Bains en Haute Marne le 20 octobre 1917. Durant cette période, la "SPA 152" déplore la perte de 04 pilotes au combat, 02 morts par accident et 04 blessés.
La Base aérienne 367 et l’Escadron de transport 00.068 aujourd’hui Le personnel de l’escadrille 152 et plus largement les aviateurs de la Base aérienne 367 participent activement à la sécurité et au soutien des Guyanais. En charge de la défense aérienne et en particulier de celle du centre spatial guyanais, ils sont engagés à la fois dans la mission Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal mais aussi dans les missions de secours aux populations en réalisant des évacuations médicales au profit du SAMU 973. Dernièrement les aviateurs se sont particulièrement illustrés en apportant leur concours lors du passage successif d’IRMA, JOSÉ et MARIA sur les Antilles.

Le fanion de la SPA 152 - Crédits : Thomas D. © EMA/FAG 2017



SA 330 Puma orné de l'insigne de la SPA 152 - Crédits : Thomas D. © EMA/FAG 2017


(source : page facebook "Armée de l'air" - 18 septembre 2017)


Lieutenant Léon Bourjade

- Artilleur en 1914, il combat au sol jusqu'en 1917 où il rejoint l'aviation.

Le lieutenant Bourjade se spécialise dans l'attaque de ballons d'observation allemands et en abat 26, dont un doublé le 29 octobre 1918.

L'expression "atterrir à la Bourjade" rend hommage à sa maîtrise du pilotage. Ordonné prêtre, il meurt d'épuisement au service de son prochain.


(source : page facebook "Armée de l'air" - 18 septembre 2017)


ESTA 15/4 "Haute-Marne" - Saint-Dizier (28/12/2017)

Anniversaire : les mécaniciens fêtent les 10 ans de l'ESTA 15/4 "Haute-Marne"
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 22/12/2017 - Direction : Armée de l'air
Le 20 décembre 2017, les aviateurs ont fêté les 10 ans de l’escadron de soutien technique aéronautique 15.004 "Haute Marne"

En 2017, l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) 15.004 "Haute Marne" célèbre ses 10 ans d’existence sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier. Cette unité met en œuvre et assure le niveau de soutien opérationnel de la moitié de la flotte Rafale de l’Armée de l’air, au profit de l’escadron de chasse 1/4 "Gascogne ", de l’escadron de transformation Rafale 3/4 "Aquitaine", en attendant l’arrivée du 2/4 "La Fayette" à la rentrée 2018. Cette année, les quelque 600 mécaniciens de l’escadron ont été engagés quotidiennement, permettant la réalisation de plus de 10 000 heures de vol en métropole ou en opération extérieure et consacrant quelque 500 000 heures à la maintenance aéronautique.

Une dérive à l’effigie de l’ESTA 15.004 "Haute-Marne"

Reprenant l’insigne de l’unité et sa symbolique, la dérive d’un Rafale B a été, pour quelques semaines, spécialement peinte pour ce 10e anniversaire. Le passage à une deuxième décennie sera décisif pour l’unité. Elle verra, en effet, son plan de charge croître avec l’arrivée du deuxième escadron nucléaire. L’ESTA couvrira alors l’activité de trois unités aériennes : deux escadrons de chasse à vocation nucléaire et un escadron de transformation Rafale.

Historique de l’ESTA

L’ESTA 15.004 "Haute-Marne" est né de la fusion des services techniques de l’escadron de chasse 1/7 "Provence" avec l’escadron soutien technique spécialisé 2E.007. Il assure le soutien technique de tous les avions de chasse stationnés sur la plate-forme de Saint-Dizier. Ce regroupement de moyens et de personnel dans une même unité a permis d’accroître la performance et la réactivité du soutien tout en maîtrisant les coûts.
Un an après la création de l’unité, sa mission évolue avec le départ de Saint-Dizier des Alphajet vers l’escadron d’évaluation et de calibration 002.02 "Côte-d’Or". Le 1er juin 2007, le général Abrial, alors chef d’état-major de l’Armée de l’air, décernait un témoignage de satisfaction à l’unité.
Depuis 2011 et la recréation de l’escadron de chasse 1/91 "Gascogne" sur Rafale, l’ESTA a pris une dimension nucléaire. En étroite collaboration avec la structure technique de l’escadron de chasse, l'unité est devenue alors un acteur de la mission de dissuasion.

Rafale B n°349 (4-FP) - EC 1/91 Gascogne (SAL 28, SPA 79, BR 66, SPA 37) - Saint Dizier - 20 décembre 2017
10 ans de l'ESTA 15.004 "Haute-Marne" - Crédits : © Armée de l'Air



10 ans de l'ESTA 15.004 "Haute-Marne" - Crédits : laetitia Tamussin



Dérive du Rafale B n°349 (4-FP) - EC 1/91 Gascogne (SAL 28, SPA 79, BR 66, SPA 37) - Saint Dizier - 20 décembre 2017
10 ans de l'ESTA 15.004 "Haute-Marne" - Crédits : © Armée de l'Air
Notez le Rafale au 2ème plan : première apparition de l'insigne de la SPA 81 "Le Lévrier" sur un Rafale (donc de l'EC 2/4 La Fayette ou du 5/4 provisoire)


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Sources : © Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air


EC 2/5 Île-de-France - SPA 84 - Orange (09/01/2018)

Anniversaire : la SPA 84 fête ses 100 ans au sein de l'EC 2/5 Île-de-France à Orange
(Actualité relayée)

Mercredi 20 décembre 2017, l’escadrille SPA 84 de l’escadron de chasse 2/5 Île-de-France célèbre les cent ans de sa création sur la base aérienne (BA) 115 "Capitaine Maurice de Seynes" d’Orange-Caritat.

La cérémonie était présidée par le général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse et s'est déroulée en présence de tous les anciens membres de l'escadrille SPA 84 et celle du personnel actuel de cette prestigieuse unité.
L’événement a débuté à 14 h 00 par la lecture de l’ordre du jour devant les hommes de l’escadron de chasse 2/5 Île-de-France. Les participants ont pu ensuite visiter une exposition historique statique mettant à l’honneur les As de la Première Guerre mondiale, en partenariat avec le musée de la base.

Mirage 2000 C n°118 (115-YG) - EC 2/5 Île-de-France (C46, SPA 84, SPA 124) - Orange - 20 décembre 2017
Appareil décoré à l'occasion des 100 ans de la SPA 84 - Crédits : © Majb



Le fanion de la 2ème escadrille de EC 2/5 Île-de-France (C46, SPA 84, SPA 124), le commandant dd l''escadrille SPA 84 survolé par un box de quatre Mirage 2000 C - Orange - 20 décembre 2017 - Crédits : © T. Champetier/Armée de l'air/Défense



Profil droit du Mirage 2000 C n°118 (115-YG) - EC 2/5 Île-de-France (C46, SPA 84, SPA 124) - Orange - 20 décembre 2017
Appareil décoré à l'occasion des 100 ans de la SPA 84 - Crédits : © Photo Alexadre Gannier



Dérive coté gauche du Mirage 2000 C n°118 (115-YG) - EC 2/5 Île-de-France (C46, SPA 84, SPA 124) - Orange - 20 décembre 2017
Appareil décoré à l'occasion des 100 ans de la SPA 84 - Crédits : © Photo Alexadre Gannier

Hommage aux As de l'escadrille (de gauche à droite) : Capitaine Paul Gastin, premier commandant d'escadrille (6 victoires) -Sous-lieutenant Demeuldre (13 victoires, disparu au combat le 3 mai 1918) - Sous-lieutenant de Bonnefoy (6 victoires) - Lieutenant Pierre Wertheimer (5 victoires) ;
Non représenté sur la dérive : Sous-lieutenant René Dousinelle (9 victoires)
.



EETAA 722 - Saintes (19/01/2018)

Baptême de la 150e promotion d'élèves techniciens
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 17/01/2018 - Direction : Armée de l'air
Vendredi 22 décembre 2017 à 10h30, la 150e promotion d’élèves techniciens a reçu le nom de baptême "Adjudant Gilles Meyer" sur la place d’armes de l’École d’enseignement technique de l’Armée de l’air (EETAA) 722 de Saintes.

Empreintes d’émotion et d’intensité, les manifestations liées au baptême ont duré deux jours. Le 21 décembre a eu lieu la veillée d’armes. Toute la nuit durant, les élèves dernièrement incorporés se sont recueillis solennellement par petits groupes devant la photo de leur parrain, exposée à côté du drapeau de l’école. Ils étaient encadrés par leurs aînés de seconde année. Le lendemain, une plaque à l’effigie de l’adjudant Gilles Meyer et aux couleurs de la promotion a été dévoilée au pied du mât des couleurs du bâtiment d’enseignement. Elle restera en place tout au long de leur scolarité.
La cérémonie militaire officielle a débuté à 10h30. Elle était présidée par le général Philippe Adam, inspecteur général des armées Air. C’est le colonel Hervé Lardy, commandant l’EETAA, qui a annoncé le nom du parrain de la promotion 2017, choisi par le général André Lanata, chef d’état-major de l’Armée de l’air : "La promotion 150 s’appellera désormais «Adjudant Gilles Meyer»".
La biographie de l’adjudant Meyer a été lue sur le front des troupes par un collègue de travail. Le colonel Lardy a accompagné l’épouse du parrain, chargée de remettre le fanion de la promotion à l’élève technicien sorti major de la formation militaire initiale.
À l’occasion de cette cérémonie, le général Philippe Adam a décerné la médaille de la défense nationale échelon argent (avec agrafes forces aériennes et missions d'opérations extérieures) au sergent-chef Élodie.
Cette émouvante cérémonie s'est achevée par le défilé des promotions accompagné par la musique des forces aériennes de Bordeaux.
Pour clore cette journée, l’inspecteur général des armées Air a tenu à s’exprimer devant les élèves techniciens et leurs familles. Affirmant son immense joie d'être présent à Saintes pour le 150e baptême de promotion, il a terminé son discours ainsi : "Vive la promotion adjudant Gilles Meyer ! Vive l’Armée de l’air !"

Baptême de la 150e promotion d’élèves techniciens Crédits : © Pierre Chagnaud / Armée de l'air


Plaque à l’effigie de l’adjudant Gilles Meyer et aux couleurs de la promotion Crédits : © Pierre Chagnaud / Armée de l'air


Allocution du général Philippe Adam Crédits : © Pierre Chagnaud / Armée de l'air


Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air


ED 1/33 Belfort - Cognac (12/01/2018)

Le drone Harfang fait ses adieux aux forces armées
(Actualité Armée de l'air)

Le lundi 8 janvier 2018, le drone Harfang de l’escadron de drones (ED) 1/33 "Belfort" se posait pour la dernière fois sur la base aérienne (BA) 709 de Cognac-Châteaubernard, avant son retrait de service.

Sous la présidence du général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse (BAAC), et en présence d’autorités civiles, les aviateurs ont rendu un dernier hommage au drone Harfang.
"Nous avons pu voir s’exprimer tout au long de cette cérémonie les marques de fabrique de notre Armée de l’air : esprit de corps, esprit d’équipe, rigueur et précision", a notamment déclaré le général Charpentier lors de son allocution.
Capable d’être maintenu dans les airs 24 heures durant à une altitude de 7000 mètres, de transmettre instantanément les images captées aux centres de commandement et aux combattants, le Harfang, système innovant de drone MALE (moyenne altitude longue endurance), tire sa révérence après plus de dix années de service.
C’est l’escadron d’expérimentation drones 1/330 "Adour" de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan qui fut chargé d’en définir le concept emploi. Rappelons que le premier vol du Harfang au centre d’essais en vol de la base aérienne 125 d’Istres remonte au 9 septembre 2006. Rapidement, en février 2009, c’est dans le ciel afghan, que le Harfang déployait ses ailes pour la première fois en opérations.
Depuis la seconde moitié de l’année 2009, le Harfang est stationné sur la BA 709. Il contribue à la protection du territoire national dans le cadre des dispositifs particuliers de sûreté aérienne et de missions intérieures de surveillance, à l’occasion d’événements tels que le G8, le G20 ou encore le championnat d’Europe de football.
Engagé en opérations extérieures, il cumule plus de 5000 heures de vol en Afghanistan et participe aux opérations Harmattan, et Serval, puis Barkhane. Au total plus de 7000 heures de vol ont été réalisées au-dessus du théâtre africain avant un retour définitif en juillet 2016. Ce système aura totalisé 15440 heures de vol sans aucun accident.
L’ensemble du personnel de l’escadron de drones 1/33 "Belfort" poursuivra désormais ses missions avec son successeur, le MQ-9 Reaper. (prise en compte )


L'Harfang quitte les forces armées - Crédits : © D. Pujo / Armée de l'air


L'Harfang quitte les forces armées - Crédits : © D. Pujo / Armée de l'air


L'Harfang quitte les forces armées - Crédits : © D. Pujo / Armée de l'air


Le Reaper succède au drone Harfang
Le Harfang cède la place au Reaper, qui ouvre un nouveau chapitre de l’histoire des drones, héritiers de la reconnaissance militaire. Capable de voler deux fois plus haut et deux fois plus vite, le drone Reaper offre une autonomie et une précision sur zone largement supérieure à celle du Harfang.
"L’escadron de drones 01.033 Belfort et le Reaper ont encore de belles pages à écrire et de nombreux défis à relever. Demain le Reaper français sera en mesure, avec son armement, de mieux protéger les troupes amies au sol et de traiter directement des cibles à caractère fugace. Le retrait du Harfang libère de la place pour l’arrivée des six drones Reaper block 5 supplémentaires à partir de 2019 et les 180 aviateurs à l’ED seront 320 au moins en 2020", a précisé le général Charpentier à la fin de son allocution.

Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air