Actualités Armée de l'air 28 (2018-2019)


Dax (18/07/2018)

Hommage à l’As Maurice Boyau

Mise à jour : 20/09/2018 - Direction : Armée de l'air
Dimanche 16 septembre 2018, la ville de Dax a rendu hommage à l’aviateur Maurice Boyau. C’est tout naturellement que la base aérienne (BA) 118 de Mont-de-Marsan a participé à l’événement, auquel l’école d’aviation légère de l’Armée de terre (EALAT) s’est également associé.

Le colonel Cédric Gaudillière, commandant de la BA 118, le colonel Xavier Dorange, commandant l’EALAT de Dax, le commandant Hélène Soumillon, commandant la compagnie de gendarmerie de Dax et des représentants départementaux étaient présents..
Né le 8 mai 1988 à Mustapha en Algérie, Maurice Boyau est un as de l’aviation française. Il est crédité de 35 victoires durant la Première Guerre mondiale. Il a excellé dans la reconnaissance photographique en monoplace, le bombardement à faible altitude et l’attaque des troupes à terre. Il est mort pour la France le 16 septembre 1918 à Mars-la-Tour.

Dax - Hommage à l’As Maurice Boyau


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Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air


BA 105 "Commandant Viot" - Evreux (19/09/2018)

Hommage au capitaine Bellenger sur la base aérienne 105 d'Evreux

Mise à jour : 24/09/2018 - Direction : Armée de l'air
Mercredi 19 septembre 2018, des membres de la famille Bellenger se sont rendus sur la base aérienne 105 d’Évreux sur les pas de leur grand-père, arrière-grand-père ou grand-oncle à l’occasion du 140e anniversaire de la naissance de Georges Bellenger.

La famille Bellenger a été accueillie au musée de la base aérienne 105 d’Évreux, où passionnés d’aviation et anciens militaires ont retracé l’histoire de Georges Bellenger, Ébroïcien et créateur du brevet de pilote militaire.
Ils ont ensuite assisté à la présentation et à la visite d’un Casa CN-235 par deux jeunes pilotes de transport.
"Georges Bellenger est né à Evreux en 1878, il commence sa carrière militaire en 1900 à sa sortie de l’École polytechnique. En 1905, il est nommé lieutenant et rejoint le 5e bataillon d’artillerie à pied à Verdun. Il obtient son brevet civil de pilote d’aérostat le 3 octobre 1907.
En 1910, le général Gallieni le promeut capitaine. L’état-major le désigne pour être membre de la commission de création du brevet de pilote militaire. Il refuse l'attribution du premier "macaron" et obtient le n°3 après avoir attribué les n°1 et 2 à deux de ses élèves.
Le 13 mars 1913, au cours d’une cérémonie, la station d’aviation d’Évreux reçoit son nom de baptême. Le capitaine Bellenger se voit donc honoré de son vivant par l’attribution de son patronyme à la première station d’aviation de la République française. La "halte Bellenger" était née.
Georges Bellenger décède à Saint-Germain-en-Laye le 22 décembre 1977 dans sa centième année et est inhumé dans le caveau familial à Évreux. La carrière purement aéronautique de celui qui reste le père du brevet de pilote militaire n’aura en fin de compte duré que huit ans !"

Adjudant-chef Guillaume, L’aviateur Normand
Le 16 juin 2018, lors du meeting de l’air d’Évreux, Guy Lefrand, maire d’Évreux, et le le colonel David Desjardins, commandant de la base aérienne 105 d’Évreux, ont baptisé un hangar de maintenance "Halte aérienne Bellenger" en hommage à cet aviateur pionner et innovateur. Le visage de George Bellenger figurait sur les affiches de promotion du meeting 2018 en souvenir de ces 105 années d’innovation et de mise en réseau à Évreux.

Hommage au capitaine Bellenger sur la base aérienne 105 d'Evreux


Hommage au capitaine Bellenger sur la base aérienne 105 d'Evreux


Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air


BA 104 - Al-Dhafra près d'Abu-Dhabi (EAU) (14/11/2018)

La base aérienne 104 fête ses 10 ans

Mise à jour : 23/10/2018 - Direction : Armée de l'air
Le 30 septembre 2018 s’est déroulée une cérémonie commémorant les dix années d’activités de la base aérienne 104 "Lieutenant-colonel Charles Pijeaud" implantée aux Emirats arabes Unis (EAU).

Système de combat polyvalent et modulaire, véritable point d’appui pour les opérations françaises dans la zone nord de l’Océan Indien, la base aérienne 104 a fêté ses 10 ans. La cérémonie était présidée par le général Pascal Delerce, commandant en second des forces aériennes
En octobre 2008, la BA 104 voyait arriver ses premiers avions, des Mirage 2000-5 du groupe de chasse 1/2 "Cigognes". Officiellement inaugurée le 26 mai 2009 par le président de la république Nicolas Sarkozy, la BA 104 sert pour la première fois de point d’appui au profit d’avions d’armes pour le théâtre afghan. L’année suivante est marquée par la montée en puissance de la composante "air" des forces françaises aux Emirats arabes unis (FFEAU) avec l’arrivée de l’escadron de chasse (EC) 3/30 "Lorraine" qui reçoit ses trois premiers Rafale, du détachement C135 participant à l’opération PAMIR en Afghanistan, et d’un détachement permanent de fusiliers commandos de l’air et des pompiers de l’air. En 2011, la BA 104 déploie certains de ses moyens dans l’opération "Harmattan" en Libye.
Forte de trois Rafale supplémentaires (soit six au total), régulièrement renforcée par d’autres type d’aéronefs, la BA 104 occupe une position stratégique dans une zone sensible. Elle apporte une contribution déterminante à l’action de la coalition internationale contre le terrorisme, notamment depuis 2014 au travers de l’opération Chammal. Reconnue pour son expertise, sa polyvalence et son interopérabilité dans le domaine des opérations elle conduit également quotidiennement des activités aériennes dans le cadre de la coopération internationale avec les partenaires de la France dans la région.

Fortes d’environ 700 militaires, les forces françaises aux Emirats arabes Unis (FFEAU) ont pour missions d’exercer le contrôle opérationnel de ses moyens, de développer et animer la coopération opérationnelle bilatérale et d’appuyer les moyens militaires déployés dans la région Moyen-Orient et le Nord de l’océan Indien. Les FFEAU contribuent à la stabilisation et au maintien de la paix dans les 14 pays de sa zone de responsabilité permanente, région particulièrement sensible qui s’étend de la Jordanie au Bangladesh.

Le 30 septembre 2018, la BA 104 fête ses 10 ans - La cérémonie est présidée par le général Pascal Delerce - Crédits : @ Bertrand Siclon / Armée de l'air / EMACOM

A noter la présence du drapeau de la 7ème escadre de Chasse.


Le 30 septembre 2018, la BA 104 fête ses 10 ans - Présence de l'EC 3/30 Lorraine du 04/11/2010 au 01/06/2016 - Crédits : @ Jean-Luc Brunet / Armée de l'Air

Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air


EPAA 315 - BA 709 Cognac (09/10/2018)

Le Pilatus PC-21 fait son entrée dans l'histoire de l'Armée de l'air

Mise à jour : 03/10/2018 - Auteur : ©Adjudant Barbara Le Prat - Direction : Armée de l'air
Mardi 2 octobre 2018, le général Philippe Lavigne, chef d’état-major de l’Armée de l’air (CEMAA), s’est rendu sur la base aérienne 709 "Commandant Ménard" de Cognac-Châteaubernard afin de marquer les débuts officiels du nouvel avion d’instruction de l’Armée de l’air : le Pilatus PC-21.

Avec cette acquisition, la France devient la 2e nation européenne après la Suisse à recevoir cet appareil aux multiples facettes et ouvre un nouveau chapitre de l’histoire des écoles du personnel naviguant. À terme, ces nouveaux avions d’instruction de l’Armée de l’air remplaceront les TB 30 Epsilon de Cognac et les Alphajet de Tours.
Grâce à ses qualités manœuvrières (-4, +8G) et à son avionique de dernière génération, le PC-21 va permettre la modernisation de la formation des équipages chasse. Les fonctionnalités du système PC-21 comme la simulation embarquée et la qualité du simulateur autorisent une refonte profonde du cursus de formation, vers un programme plus représentatif des opérations actuelles, rationnalisé et permettant l’acquisition du pilotage basique et l’apprentissage d’un système moderne (du pilotage vers le management d’un système d’armes).
Au total, 17 monoturbopropulseurs Pilatus PC-21 et leurs simulateurs seront livrés à l’Armée de l’air au début de l’année 2019. Ils seront stationnés à l’école de pilotage de l’Armée de l’air (EPAA) "Général Jarry", qui formera annuellement les futurs stagiaires au profit de l’aviation de chasse, soit 30 pilotes et dix navigateurs officiers système d’armes de l’Armée de l’air, dix pilotes pour la Marine nationale ainsi que dix moniteurs de simulateur.
Pour sa première visite officielle sur la base aérienne 709, le CEMAA souhaitait rencontrer les différents acteurs de la mise en œuvre du système de formation modernisée des équipages chasse et échanger avec les aviateurs charentais.
Accueilli à sa descente d’avion par le colonel Arnaud Gary, commandant la base de Cognac, c’est au cœur du bâtiment simulateurs baptisé "Major Laurent Pauc" que le général Lavigne a commencé sa visite, avant de s’essayer à un vol de simulation, immortalisé par les nombreux journalistes présents.
Clef de voûte du système de formation des équipages de chasse sur PC-21, le bâtiment simulateurs mis à disposition de l’Armée de l’air par la société Babcock abrite deux simulateurs de missions (FMS - Full mission simulator) et trois entraîneurs de vol (PTT - Part Task Trainer), outils à la pointe de la technologie qui opèrent en réseau et offrent un réalisme saisissant.
Une exposition statique commentée par les premiers instructeurs pilotes de l’EPAA, formés en Suisse et une évolution dynamique du Pilatus PC-21 ont également permis d’apprécier les multiples capacités et la manœuvrabilité de l’aéronef.
"Au sein de l’école de pilotage de l’Armée de l’air, vous formez les futurs équipages de combat et vous faites perdurer notre expertise aéronautique. Ces fondations leurs seront indispensables pour acquérir en unité un bon niveau opérationnel. Ensemble, nous transmettons à nos stagiaires, nos savoirs, nos savoir-faire et notre savoir-être. Préparer solidement l’avenir, c’est explorer les nouvelles potentialités qu’offre le PC-21 dans l’Armée de l’air. Un formidable outil de formation, un système s’appuyant pleinement sur la simulation au sol et embarquée, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives. Cette entrée en service est un symbole fort de la politique d’innovation de l’Armée de l’air", a ainsi déclaré le général Philippe Lavigne lors de son allocution devant les autorités civiles et militaires et le personnel de l’emprise, avant de remercier l’ensemble des acteurs ayant contribué au projet PC-21.
Le CEMAA a poursuivi sa visite avec un passage à l’EPAA où il a notamment pu échanger avec le personnel civil et militaire, dont les représentants des différentes catégories d’aviateurs de la base. La journée s’est achevée à l’escadron de drones 1/33 "Belfort", seconde unité de la base aérienne, qui monte en puissance avec la réception prévue en 2019 de six drones General Atomics MQ-9 Reaper supplémentaires et des effectifs qui vont sensiblement augmenter d’ici 2020.
"Préparer l’avenir sur cette base aérienne, c’est aussi faire monter en puissance notre capacité drones au sein de la future escadre de surveillance, de reconnaissance et bientôt d’attaque", a conclu le général Philippe Lavigne.
Ce sont là de beaux défis qui attendent le personnel de la base aérienne 709 "Commandant Ménard".

Le Pilatus PC-21 fait son entrée dans l'histoire de l'Armée de l'air



Le Pilatus PC-21 fait son entrée dans l'histoire de l'Armée de l'air


Le Pilatus PC-21 fait son entrée dans l'histoire de l'Armée de l'air


Le Pilatus PC-21 fait son entrée dans l'histoire de l'Armée de l'air


Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air


BA 118 Mont de Marsan (09/10/2018)

Le colonel Jean Adias, élevé à la dignité de grand-croix de l’ordre national du Mérite

Mise à jour : 15/01/2019 - Direction : Armée de l'air
Jeudi 10 janvier 2019, le colonel honoraire Jean Adias a reçu des mains de l’ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air, Jean-Paul Paloméros la grand-croix de l’ordre national du Mérite.

Fort de ses 38 000 heures de vol et de ses 1 241 missions de guerre, c’est animé d’un sens indéfectible du service que le colonel honoraire Jean Adias a su, en traversant les époques et les conflits, faire rayonner les valeurs de notre armée par son excellence. Prince des airs et prince de guerre, il a côtoyé et partagé la flamme de ceux qui, à l’instar d’Antoine de Saint-Exupéry, Jean Mermoz ou Constantin Rozanoff, ont piloté avec honneur et abnégation. C’est avec une vive émotion qu’il a déclaré devant les militaires de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan que sa « famille est et restera l’Armée de l’air ».

Jeudi 10 Janvier 2019, le colonel honoraire Jean Adias a reçu des mains de l’ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air Jean-Paul Paloméros la grand-croix de l’ordre national du Mérite. Crédits : @ Loïc Van Sluys / Armée de l'air



(non officiel)
Complément d'information (source : Philippe Salles)

Ayant effectué plus de 38 000 heures sur 134 types d’avions différents, il totalise 1241 missions de guerre en 4629 heures de vol. Il a connu à l'âge de 15 ans Jean Mermoz en 1936 qui venait faire dans son collège de Bétharram la promotion de l'Aviation en général et de l'Aviation Populaire en particulier.
Sa carrière de pilote débute en 1937 à l’âge de 16 ans quand il est breveté le plus jeune pilote de tourisme de France au sein de l'Aviation Populaire. Il s'engage en 1938 dans l'Armée de l'Air en tant qu'élève sous-officier du PN à l'Ecole d'Aviation d'Istres. Il en sort breveté parmi les 80 reçus sur 3000 candidats au départ ! En 1939, il est breveté pilote militaire et il choisit le bombardement. Pour sa formation, il rejoint le centre d’instruction de Marrakech pour voler sur Bloch 210, baptisé "le cercueil volant" à cause de la fragilité de ses moteurs. En 1939 toujours, il effectue un vol Francazal-Le Bourget sur Bloch 210 en tant que copilote du Cne Antoine de Saint Exupéry, lui est "seulement" Caporal-Chef pilote! Excusez du peu.
Affecté en 1941 à la 25e Escadre de bombardement basée à Tunis El Aouina, il participe à la campagne de Tunisie contre l’Afrika Korps du Maréchal Rommel. Étant aux Etats-Unis pour sa nouvelle formation, il effectue un vol de surveillance côtière dans le Golfe de Mexique. Il repère le sillage d’un sous-marin allemand qui s’apprête à attaquer un convoi de pétroliers. Le sous-marin U.230 sera coulé par l’escorte du convoi. Il participe à la campagne de Madagascar. Affecté en 1947 en Indochine, il participe à la bataille de Dien Bien Phu au sein du GT Sénégal, où il accumule 724 missions de guerre en 3187 heures de vols. Il se pose 105 fois dans la cuvette de Dien Bien Phu pendant la bataille. Il rejoint le 3/62 "Sahara" sur DC3 Dakota, puis sur Nord 2501. Il termine la guerre d’Algérie en 1962 avec 426 missions de guerre en 1150 heures de vol. En 1962, il rallie l’Escadron Aérien de Recherche et de Sauvetage 99 de Toulouse Francazal sur Constellation, où il effectue beaucoup de missions de sauvetage terrestre et maritime. Il prend le commandement de l’escadron de 1966 à 1968. Il commande ensuite les Moyens Opérationnels de la Base aérienne 101, c’est à dire un commandement d’Escadre, cas unique pour un Officier sorti du rang.
A sa retraite, il devient officier de Réserve sur la BA 118 de Mont de Marsan. Il commande de nombreux réservistes de l’Armée de l’Air et la Préparation militaire de la 3e R.A. Il a reçu de nombreuses médailles : Commandeur de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Grand Officier de l’Ordre Nationale du Mérite (Grand Croix depuis hier), Croix de Guerre avec 18 citations dont 8 à l’ordre de l’Armée (palmes), médaille de l’Aéronautique à titre exceptionnel.

Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air