Actualités Armée de l'air 16



EMAA - Paris (19/09/2015)

Adieu aux armes du général Patrick de Rousiers
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 30/11/2015 18:14
Le 27 novembre 2015, le général Patrick de Rousiers a fait ses adieux aux armes dans la cour d’honneur de l’École militaire, mettant fin à une carrière prestigieuse de plus de quarante années consacrées au service de la France. La cérémonie d’adieu était présidée par le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers.

Suite aux évènements tragiques survenus dernièrement dans la capitale et dans les rangs de l’Armée de l’air, le général de Rousiers a souhaité observer une minute de silence, renonçant du même coup à la lecture de l’ordre du jour relatant sa carrière. Un geste d’une grande humilité de la part de ce pilote "de grande classe, reconnu pour son esprit empreint de dignité et de droiture."
Admis à l’École de l’air le 8 septembre 1975 et breveté pilote de chasse le 30 janvier 1979, le général de Rousiers débute sa carrière opérationnelle au sein de l’escadron de reconnaissance 1/33 "Belfort" de la base aérienne 124 de Strasbourg. "Enthousiaste, il révèle pleinement de belles aptitudes au commandement, servies par une autorité naturelle bien maîtrisée", pouvait-on lire dans l’ordre du jour.
Alors qu’il est désigné à l’été 1986 pour effectuer un des premiers détachements au Tchad sur Mirage F1-CR, ses qualités de pilote et son action à la tête de son unité lui valent les félicitations du commandant des éléments français au Tchad. À son retour d’Afrique, il est nommé commandant en second de l’escadron de chasse "La Fayette" sur la base aérienne de Luxeuil, dont le commandement lui est confié en 1988. En 1990, il rejoint la 33e escadre de reconnaissance de Strasbourg, dont il devient le commandant en titre en 1992. "Il y joue un rôle déterminant (…), déployant notamment le premier détachement aérien de l'opération Aconit."
Après un passage réussi au collège interarmées de défense, il est choisi en septembre 1999 pour diriger la base aérienne emblématique 133 de Nancy-Ochey. "Commandant charismatique, ayant le sens du devoir, il sait commander, coordonner et fédérer. Homme de contact, négociateur habile et efficace, il obtient d’emblée l’adhésion totale de ses subordonnés et s’attache à donner au facteur humain toute son importance."
Nommé général de brigade aérienne le 1er septembre 2002, il se voit confier les fonctions de chef du bureau "études et stratégie militaire générale" de l’état-major des armées. Sa riche expérience du milieu opérationnel le désigne tout naturellement, en juillet 2006, pour prendre le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes à Taverny. En juin 2008, il accède aux fonctions de chef de la représentation militaire française auprès du comité militaire de l’Union européenne à Bruxelles et se voit adjoindre, l’année suivante, celle de chef de la représentation militaire française auprès du comité militaire du conseil de l’Otan.
Destiné à poursuivre une ascension au plus haut niveau de la hiérarchie militaire, il est nommé inspecteur général des armées le 1er septembre 2010. Pour couronner une carrière hors du commun, il est appelé en 2012 à servir les plus hautes instances européennes, auprès de madame Catherine Ashton, puis de madame Federica Mogherini, en qualité de président du comité militaire de l’Union européenne.
Grand officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite, titulaire de la médaille de l’aéronautique, totalisant plus de 3 200 heures de vol et 76 missions de guerre, le général Patrick de Rousiers s’est vu rendre un hommage national. "Officier animé par un idéal élevé, d’une ardeur jamais démentie et d’un dévouement absolu au service de l’État, je vous exprime la reconnaissance de la Nation et des armées pour les services éminents que vous avez rendus à la France", peut-on lire dans l’ordre du jour signé de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Adieu aux armes du général Patrick de Rousiers - © Armée de l'air


Droits : © Armée de l'air


Ecole des Pupilles de l'Air - Meylan 38 (03/12/2015)

L'Ecole des pupilles de l'air rend hommage au capitaine Marjorie Kocher
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 02/12/2015 13:15
Le 23 novembre 2015, le capitaine Marjorie Kocher aurait eu 30 ans.

Ce même jour, une cérémonie a été organisée afin de rendre hommage à cette ancienne élève de l’École des pupilles de l’air (EPA) de Grenoble (promotion 56 des classes de l’air), tombée au service de la Nation à Albacete, le 26 janvier 2015, aux côtés de huit autres frères d’armes.
Un hommage collectif a ainsi été rendu en présence des membres de la famille de la capitaine Kocher, ainsi que d’une délégation de l’escadron de chasse 1/3 "Navarre", unité au sein de laquelle la capitaine servait. Des camarades de promotion, ainsi que des cadres l’ayant côtoyée à l’EPA ou à l’École de l’air de Salon-de-Provence, assistaient également à la cérémonie.
Le colonel Jean-Xavier Chabane, commandant l’EPA, a prononcé un ordre du jour dans lequel il est revenu sur le parcours exemplaire de la capitaine, engageant les "pipins" (élèves de l’EPA) à suivre son modèle, celui d’une femme dont la détermination sans faille lui ont permis d’atteindre son rêve, celui de rejoindre l’armée de l’air et de voler.
Puis, au cours d’une cérémonie plus intime, le bâtiment de l’internat des filles a été baptisé "Internat capitaine Marjorie Kocher". Une plaque et des vitrines contenant des objets lui ayant appartenu ont été dévoilées dans son atrium. Des textes rédigés par des lycéennes de l’EPA lors d’un atelier d’écriture en hommage à Marjorie ont également été récités, renforçant l’émotion ayant rythmé cette journée.

Un internat de l'EPA porte désormais le nom de la capitaine Kocher - © Armée de l'air


(Ndlr) Le webmestre de "Traditions-air" (promo 17 des Classes de l'air) s'associe à cet hommage


Marjorie Kocher


Née le 23 novembre 1985 à Metz, le capitaine Marjorie Kocher intègre l’armée de l’air à 22 ans en qualité d’élève-officier. En janvier 2007, elle rejoint la formation initiale des officiers de l’armée de l’air de Salon-de-Provence.
De février 2008 à décembre 2009, elle poursuit sa formation de personnel naviguant à l’école de pilotage de l’armée de l’air de Cognac puis à l’école de l’aviation de chasse de Tours comme élève navigatrice officier système d’arme (NOSA) où elle obtient son brevet militaire de navigateur.
Le 28 janvier 2010, elle rejoint l’escadron de chasse 1/3 "Navarre", stationné à Nancy, pour poursuivre sa formation d’officier navigateur systèmes d’armes sur Mirage 2000D. Affectée au sein de la première escadrille SPA 95, tenace et assidue, elle réussit successivement et à un très bon niveau ses qualifications de navigatrice opérationnelle puis de sous-chef navigatrice. Des compétences mises à profit en opérations extérieures, notamment en 2011 comme navigateur officier système d’arme sur Mirage 2000D, dans le cadre de l’opération Pamir en Afghanistan, pour laquelle elle est citée en exemple avec une première attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze. S’en suivent des déploiements pour les opérations Unified Protector en Libye et Serval au Mali, plus récemment en 2013 pour lesquels elle se voit attribuer deux nouvelles étoiles de bronze à la Croix de la Valeur militaire.
Discrète et sérieuse, elle disposait de compétences techniques avérées pour mener à bien les missions qui lui étaient confiées. Sa belle ouverture d’esprit et son grand professionnalisme étaient reconnus de tous.
Le 26 janvier 2015, elle est promue capitaine. Elle se voit nommée Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur et se voit décerner la médaille de l’aéronautique et une citation sans croix à l’ordre de l’armée aérienne comportant l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec palme de bronze.
Cet officier était titulaire de la croix de la Valeur militaire avec trois étoiles de bronze, de la médaille d’outre-mer agrafe Sahel, de la médaille commémorative française avec agrafes Libye et Afghanistan et de la médaille de la défense nationale échelon argent. L’aviatrice venait d’être qualifiée chef navigatrice et totalisait près de 1200 heures de vol et 64 missions de guerre.
Le capitaine Kocher était célibataire et n'avait pas d'enfant.
Âgée de 29 ans, elle est décédée dans l’accomplissement de sa mission au service de la Nation.

Droits : © Armée de l'air


EC 1/3 Navarre - SPA 62 - Nancy (11/12/2015)

SPA 62 : "Au combat depuis 100 ans"
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 15/12/2015 23:47
Vendredi 11 décembre 2015, l’escadrille "SPA 62", la plus décorée de la Première Guerre mondiale, fêtait son centième anniversaire sur la base aérienne 133 de Nancy, en présence de nombreux anciens.

Une cérémonie militaire et une exposition historique ont rassemblé près de 80 pilotes, mécaniciens et anciens de l’escadrille pour célébrer le centième anniversaire de la SPA 62. Fidèle à son emblème et plus combattante que jamais, cette vieille dame a revêtu une nouvelle robe de circonstance : une peinture commémorative orne désormais la dérive de l’un de ses avions.

Histoire de la SPA 62
Créée à Lyon le 11 août 1915, l’escadrille numéro 62 de l’arme aérienne effectue alors des missions de reconnaissance à des centaines de kilomètres derrière les lignes ennemies. Cette mission essentielle permettait de préciser les positions de l’adversaire et notamment celles des pièces d’artillerie. C’est elle qui identifia et positionna la fameuse « Grosse Bertha » qui pilonnait Paris. Loin derrière les lignes, les équipages dans leurs avions de bois et de toile étaient exposés à une météo souvent hostile et à des balles tirées du sol. Ces combats singuliers écrits dans le sang font partie des légendes entourant la future armée de l’air.

Le coq, comme symbole
Équipée en 1916 d’avions Spad, l’escadrille prit définitivement le nom de SPA 62 ; elle adopta le coq blanc symbole de la République comme emblème. Le coq est rapidement rouge, en mémoire du sang versé. En 1917, la SPA 62 arborait un coq de combat noir, celui-là même qui orne aujourd’hui encore les dérives de ses Mirage 2000 D.

Escadrille la plus décorée de la Première Guerre mondiale
Escadrille la plus décorée de France au 11 novembre 1918, elle a légué un patrimoine d’excellence à ses héritiers, qui l’enrichiront au travers des crises et guerres du XXe siècle. En 1995, elle est intégrée à l’escadron 1/3 "Navarre" sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey sur Mirage 2000 D. Elle aura été de toutes les guerres (Bosnie, Kosovo, Afghanistan, Congo, Tchad, Lybie et, plus récemment, Mali, Sahel, Irak et Syrie).

Fanion de la SPA 62 de l'escadron de chasse 1/3 "Navarre" mis à l'honneur pour les 100 ans de l'escadrille - © Armée de l'air



100 ans de la SPA 62 - © Armée de l'air

Droits : © Armée de l'air


Général Jean-Philippe Douin - Paris - (22/01/2016)

Décès du général Douin
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 22/01/2016 15:14 - Auteur : © Armée de l'air

C'est avec tristesse que nous apprenons le décès du général d'armée aérienne (2S) Jean-Philippe Douin, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air (1994-1995), chef d'état-major des armées (1995-1998) et grand chancelier de l'ordre de la Légion d'honneur (1998-2004).

Issu de la promotion 1961 "Capitaine Moulin" de l'École de l'air, le général Jean-Philippe Douin a servi successivement sur les bases aériennes de Nancy, Mont-de-Marsan, Reims, Orange, Metz et Dijon, base aérienne qu'il a commandée de 1985 à 1987.

Nommé général de brigade aérienne le 1er février 1988, il a notamment occupé les fonctions de commandant du centre d'opérations de l'armée de l'air, de sous-chef opérations de l'état-major de l'armée de l'air durant la guerre du Golfe. Il devient major général de l'armée de l'air en 1992, chef d'état-major de l'armée de l'air en 1994 puis chef d'état-major des armées l'année suivante. En 1998, il est choisi par le président de la République pour la fonction de grand chancelier de l'ordre de la Légion d'honneur.

Grand-croix de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, il est titulaire de la médaille de l'Aéronautique et de nombreuses autres décorations françaises et étrangères.

L'armée de l'air présente ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Droits : © Armée de l'air



Général Jean-Philippe Douin - Paris - (31/01/2016)

Obsèques du général Douin aux Invalides
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 29/01/2016 13:38 - Auteur : © Armée de l'air

Le 28 janvier 2016, les obsèques du général Douin ont été célébrées dans la cour d'honneur des Invalides.


Un hommage solennel a été rendu au général Jean-Philippe Douin, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air (1994-1995) , chef d'état-major des armées (1995-1998) et grand chancelier de l'ordre de la Légion d'honneur (1998-2004), décédé le 19 janvier dernier. La cérémonie était présidée par le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, en présence du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général André Lanata. L'éloge funèbre a été prononcé par le général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur. Il sera inhumé dans l'intimité familiale au cimetière du Mur-de-Sologne.

La cérémonie était présidée par le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers - © Armée de l'air


Hommage solennel rendu au général Jean-Philippe Douin dans la cour d'honneur des Invalides - © Armée de l'air


L'éloge funèbre a été prononcé par le général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur - © Armée de l'air


Droits : armée de l'air


BA 133 Nancy - EAR 279 Châteaudun (26/01/2016)

Albacete : un ans après, recueillement et commémoration
(Actualité Armée de l'air)

Mise à jour : 27/01/2016 09:55 - Auteur : Adj Jean-Laurent Nijean
Un an après le tragique accident d’Albacete, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), s’est rendu sur la base aérienne de Nancy-Ochey et sur l’élément air rattaché de Châteaudun pour rendre hommage aux neuf aviateurs français qui ont péri le 26 janvier 2015..

Mardi 26 janvier 2016, le CEMAA, accompagné du général Patrick Pacorel, inspecteur de l’armée de l’air, du général Bernard Schuler, commandant les forces aériennes stratégiques, du général Guy Girier, directeur central de la SIMMAD (structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la Défense), et du général Philippe Lavigne, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse, a été accueilli sur la base aérienne (BA) 133 de Nancy par le colonel Olivier Lapray, commandant la BA 133.
Lors d’une cérémonie militaire, il a commémoré l’anniversaire de l’accident d’Albacete. Principalement composé de troupes de l’escadron de chasse 1/3 "Navarre" et de l’escadron de soutien technique aéronautique 15/3 "Malzéville", le dispositif comprenait une délégation particulière réunissant le personnel présent sur le site espagnol le jour du drame. Le général a décoré des aviateurs qui se sont distingués en portant secours à leurs camarades au péril de leur vie.
Après cette remise de décoration, CEMAA a prononcé l’ordre du jour : "Il y a aujourd’hui un an, jour pour jour, un dramatique accident frappait le détachement français à Albacete. L’explosion plongeait les équipages et leurs mécaniciens dans un chaos soudain, au moment où, ensemble, ils partaient aux avions. A travers le deuil de ces aviateurs valeureux, brutalement arrachés à leurs familles, à leurs proches, et à leurs camarades provenant de plusieurs bases aériennes de France, c’est toute l’armée de l’air qui était touchée."
Cette allocution a été ponctuée par le passage des Alphajet de la Patrouille de France venus peindre le ciel d’un ruban tricolore à la mémoire des aviateurs disparus.
À l’issue de cette cérémonie, le CEMAA a inauguré une stèle commémorative avant de partager un moment avec les familles et les camarades des sept disparus nancéens et les blessés.
"Chères familles, chers blessés, chers aviateurs. C’est par une note d’espérance que je voudrais conclure cette brève intervention. Espérance dans l’exemple que nous apportent les disparus, espérance par la solidarité qui s’est exprimée et enfin espérance par les missions qui se poursuivent pour nous entraîner comme à Albacete", a déclaré le CEMAA.
Le général Lanata et la délégation se sont ensuite rendus sur l’élément air rattache 279 de Châteaudun pour y dévoiler une plaque commémorative.
Aujourd’hui, cet accident reste gravé dans la mémoire des aviateurs, les blessés les plus grave découvrent peu à peu une nouvelle vie et sont repassés en fin d’années revoir leurs camarades en unité puisque leur état le leur permettait entre hospitalisation lourde et rééducation. Les autres blessés ont repris l’entraînement et les engagements opérationnels ; certains d’entre eux rentre juste d’un détachement en Jordanie et d’autres sont aujourd’hui même sur la base d’Albacete pour décrocher la qualification "Chef de mission" lors de l’entraînement OTAN Tactical Leadership Program (TLP), certification ultime des pilotes et navigateurs de combat pour conduire les opérations coalisées, et repartir au combat.

Le général Lanata passe les troupes en revue sur la base aérienne de Nancy-Ochey - © J-L. Brunet / Armée de l'air


Des aviateurs qui se sont distingués en portant secours à leurs camarades au péril de leur vie ont été décorés. - © J-L. Brunet / Armée de l'air


La Patrouille de France a dévoilé dans le ciel un ruban tricolore à la mémoire des aviateurs disparus. - © J-L. Brunet / Armée de l'air



Stèle sur la base aérienne de Nancy en hommage aux aviateurs décédés dans l'accident. - © J-L. Brunet / armée de l'air
Une plaque commémorative a été dévoilée sur l’élément air rattache 279 de Châteaudun en hommage à l'adjudant-chef Galoux. - © J-L. Brunet / Armée de l'ai
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Le drame d’Albacete

Lundi 26 janvier 2015, à 15h30, un avion de chasse F16 biplace grec a connu un incident au décollage et a dévié de sa trajectoire. L’avion s’est écrasé à proximité immédiate du lieu de stationnement des avions français. Les équipages et mécaniciens français étaient sur place, se préparant au décollage de leurs appareils pour une mission d’entraînement. Neuf victimes sont à dénombrer (*) : sept étaient affectées sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, une provenait de la base de Châteaudun et la dernière officiait en qualité d’officier d’échange en Espagne. Cinq blessés graves des bases de Nancy et de Mont-de-Marsan sont également à dénombrer.

(*) In Memoriam :
Lieutenant-colonel Mathieu Bigand
Commandant Gildas Tison
Capitaine Marjorie Kocher
Capitaine Arnaud Poignant
Adjudant-chef Thierry Galoux
Adjudant-chef François Combourieu
Adjudant Gilles Meyer
Sergent-chef Régis Lefeuvre
Sergent-chef Nicolas Dhez


Droits : armée de l'air