ET 2/64 Anjou
- Evreux
(09/09/2020)
Base aérienne (BA) 105 d’Évreux
: des cérémonies poignantes
Mise
à jour : 08/09/2020 - Direction : Armée de l'air
Le 31 août 2020, deux cérémonies se sont tenues à Évreux annonçant
la fin d’un escadron, la création d’un nouveau et six passations de
commandement au sein de la 64e escadre de transport ,
du groupement d’appui à l’activité (GAA) et de l’Escadre aérienne de
commandement et de conduite projetable (EAC2P) .
Vigilance sanitaire oblige, l’organisation de deux manifestations distinctes
a été privilégiée.
À 10h30 ce matin-là, le général Matthieu Pellissier, commandant des
forces aériennes, a conclu la mise en sommeil de l’escadron 2/64 Anjou .
Une scène émouvante, marquée par la remise du fanion par le lieutenant-colonel
Arnaud de cette unité emblématique, créée il y a 76 ans .
Ensuite, a eu lieu la prise de commandement de la 64e escadre de transport ,
ainsi que de deux de ses escadrons : l’escadron électronique aéroporté
1/54 Dunkerque
et l’escadron de transport 3/62 Ventoux .
Enfin, le commandant de base a investi un nouveau chef à la tête de
l’escadron de sécurité incendie et sauvetage 1H.105 accueillant en son
sein les pompiers de l’air.
L’après-midi, la seconde cérémonie présidée par le général Christophe
Vilchenon, commandant la brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne
(BAAMA) ,
a mis en lumière l’escadre de la BA 105 et l’EAC2P. La date du 31 août
est symbolique, annonçant la création de l’escadron d’expertise et d’instruction
des liaisons de données tactiques 14.550 .
Le général de brigade aérienne a ainsi pu l’honorer en son dernier jour
de présence au sein de l’institution.
Le commandement de l’escadron des systèmes de télécommunications tactiques
11.550 Marly
et de l’escadron des systèmes de surveillance tactiques 12.550 Frescaty
ont également accueilli un nouveau commandant à leur tête. Un défilé
motorisé des capacités de l’EAC2P, accompagné des trompettes de la Musique
de l’air, a ainsi clôturé la cérémonie. Le général Vilchenon s’en est
ensuite allé et a quitté la base d’Évreux et l’Armée de l’air, emportant
avec lui des décennies d’évènements mémorables.
(pris en compte
)
Voir vidéo
BA
105 Evreux : mise en sommeil de l’ET 2/64 Anjou et création de
l’escadron d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques
14.550 - Crédits @ Armée de l'air
BA
105 Evreux : mise en sommeil de l’ET 2/64 Anjou et création de
l’escadron d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques
14.550 - Crédits @ Armée de l'air
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BA
105 Evreux : mise en sommeil de l’ET 2/64 Anjou et création de
l’escadron d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques
14.550 - Crédits @ Armée de l'air
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BA
105 Evreux : mise en sommeil de l’ET 2/64 Anjou et création de
l’escadron d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques
14.550 - Le général Matthieu Pellissier, commandant des
Forces Aériennes - Crédits @ Armée de l'air
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Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air |
BA
107
- Villacoublay
(12/09/2020)
Armée de l’Air et de l’Espace : l’épervier prend
de la hauteur
Mise à jour : 12/09/2020 - Auteur : Aspirant Romain Bresson - Direction
: Armée de l'air
Ce vendredi 11 septembre 2020, l’armée de l’Air et de l’Espace a
dévoilé son nouveau logo lors d’une cérémonie présidée par la ministre
des Armées, Florence Parly et en présence du chef d’état-major de l’armée
de l’Air et de l’Espace (CEMAAE), le général Philippe Lavigne, sur la
base aérienne 107 de Villacoublay.
Le 11 septembre est la date marquant traditionnellement la commémoration
de la mort au combat du capitaine Georges Guynemer, le 11 septembre
1917 .
C’est à cette occasion, lors d’une cérémonie historique sur la base
aérienne 107 de Villacoublay ,
que le nouveau logo de l’armée de l’Air et de l’Espace a été dévoilé.
Il a concomitamment été présenté dans l’ensemble des bases aériennes
du pays. Cette date symbolique pour les Aviateurs, marque l’attachement
aux valeurs historiques de ses pionniers en même temps que l’apparition
de nouveaux enjeux et de nouveaux défis à relever.
Après avoir effectué la traditionnelle revue des troupes, Florence Parly,
ministre des Armées et le général Philippe Lavigne ,
CEMAAE ont procédé à des remises de décorations. S’en est suivi la lecture
de la citation du capitaine Georges Guynemer avant que la sonnerie «
aux morts » ne retentisse puis enfin l’hymne national. Le général Philippe
Lavigne a ensuite prononcé l’ordre du jour n°1 de l’armée de l’Air et
de l’Espace. Moment où l’équipe de France militaire de parachutisme
est apparue dans le ciel, voiles tricolores déployées. Le logo est alors
dévoilé devant la ministre et des Armées et le CEMAAE ainsi qu’à l’ensemble
des troupes présentes dans le dispositif.
« L’armée de l’Air a toujours été un creuset pour nos rêves comme
nous avons pu admirer les parachutistes tomber du ciel, a déclaré Florence
Parly, lors de son allocution face aux Aviateurs. Aujourd’hui, vous
vous apprêtez à aller au-delà de vos rêves ! Depuis le 24 juillet 2020,
vous êtes devenus l’armée de l’Air et de l’Espace. Cet emblème est désormais
le vôtre, l’épervier a pris de la hauteur, il s’est élevé, et je sais
que vous saurez faire face. »
Une cérémonie qui restera forcément gravée dans la mémoire de l’adjudant
Alexandre, membre de l’équipe de France militaire de parachutisme qui
a sauté avec le drapeau : « Nous avons dû nous préparer rapidement
pour cette cérémonie en repérant et en effectuant des marquages. Pour
nous, chaque saut est important et nous voulons les réaliser à la perfection
même si l’enjeu était encore plus grand aujourd’hui, livre-t-il. Je
suis fier d’être venu ici et d’avoir pu, pour la première fois, sauter
au-dessus de la base de Villacoublay avec ce drapeau pour l’amener aux
pieds des autorités. Cette cérémonie est aussi particulière pour moi
puisque je suis lié à l’espace par mon parcours. J’étais dans une spécialité
où je travaillais déjà avec les satellites et toujours aujourd’hui puisque
je travaille au sein du commandement de cyberdéfense (COMCYBER). »
Preuve s’il en est que les Aviateurs sont liés à l’espace depuis longtemps.
Du premier astronaute français issu de l’École de l’air, Jean-Loup Chrétien ,
à aujourd’hui.
Voir vidéo
Ordre
du jour n°1 - page 1 [document pdf ]
- Crédit : @ Armée de l'air
Ordre
du jour n°1 - page 2 [document pdf ]
- Crédit : @ Armée de l'air
Le nouveau logo de l'armée de l'Air et
de l'Espace :
« Pour marquer l’évolution de sa mission, l’identité
de visuelle de l’armée de l’Air évolue elle aussi. Souhaitant
répondre à la volonté des Aviateurs de maintenir les traits
identitaires qui les caractérisent, ce nouveau logo reprend
les caractéristiques principales du précédent pour souligner
la continuité avec l’armée de l’Air (passée et actuelle),
en y ajoutant trois principes clés :
à Marquer qu’il s’agit d’une évolution et non d’une
révolution de la mission : conservation de l’épervier ;
à Intégrer la dimension espace : ajout d’une courbe
évoquant la sphère terrestre et inscription du texte « & DE
L’ESPACE » dans une police plus fine ;
à Évoquer la martialité : un oiseau qui se cabre pour
neutraliser sa proie.
Le logotype de l’armée de l’Air et de l’Espace reprend un
élément essentiel du logotype de l’armée de l’Air, à savoir
l’épervier. Présent également sur les tenues des Aviateurs,
il symbolise les traditions de l’armée de l’Air et de l’Espace,
mais aussi la surveillance ou encore la chasse. Le dynamisme
évoqué par son cabrage montre qu’il est prêt à intervenir
en tout lieu et à tout moment. »
|
Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air |
BA 105
- Tours
(21/09/2020)
Le CGMTAA s’installe sur la base aérienne 705 de
Tours
Mise
à jour : 16/09/2020 - Auteur : armée de l'Air et de l'Espace
- Direction : Armée de l'Air et de l'Espace
Le Centre de gestion des matériels techniques de l’armée de l’Air
00.614 (CGMTAA) est fraîchement arrivé sur la base aérienne 705 de Tours .
Présent auparavant sur l’élément air rattaché 279 de Châteaudun ,
l’unité a été déplacée sur le site Tulasne en raison de la fermeture
de son emplacement initial.
Le CGMTAA assure un pilotage unique des systèmes d’informations logistiques
(SILs) liés à l’écosystème Sigma (système d’information pour la gestion
des matériels « Air »). L’unité réalise ce travail en regroupant, au
sein d’une même entité, les soutiens fonctionnels et informatiques.
Ses missions sont nombreuses. Le CGMTAA apporte notamment le soutien
fonctionnel à tous les utilisateurs armée de l’Air et de l’Espace du
système d’information logistique Sigma ; il développe des systèmes informatiques
au profit des commandements qui en formulent le besoin ou effectue des
évolutions majeures ou mineures sur des applications existantes.
Placé sous l’autorité hiérarchique du Commandement des forces aériennes
(CFA)
et depuis avril 2018 sous l’autorité fonctionnelle de la Direction de
la maintenance aéronautique (DMAé), le CGMTAA est dirigé depuis 2018
par le lieutenant-colonel Fabrice Escot.
Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air |
EAR 279
- Châteaudun
(21/09/2020)
Dernière livraison par les airs pour le GERSA de
Châteaudun
Mise à jour : 18/09/2020 - Auteur : armée de l'Air et de l'Espace
- Direction : Armée de l'Air et de l'Espace
Le Groupe d’entretien, de réparation et de stockage des aéronefs
(GERSA) 11.601 de l’élément air rattaché (EAR) 279 de Châteaudun
a livré par les airs son dernier avion, le 9 septembre 2020. L’Alphajet
n°E135 ,
livré à la 8e escadre de chasse ,
sur la base aérienne de Cazaux, marque ainsi une étape dans la fermeture
de cette unité emblématique de l’armée de l’Air et de l’Espace, qui
aura effectué plusieurs milliers de maintenances d’aéronefs au cours
de son histoire..
Dès 1934, l’armée de l’Air est confrontée à des questions de stockage
de ses aéronefs. Cette même année, à proximité de la ville de Châteaudun
(Eure-et-Loir), le gouvernement crée un camp d’aviation et y construit
d’immenses hangars. Trois ans plus tard, l’armée de l’Air s’y installe
afin d’entreposer certaines de ses machines. Au début de la Seconde
Guerre mondiale, le site accueille déjà plus de 600 aéronefs. À l’issue
de la guerre, l’armée de l’Air reprend le contrôle du site et le 1er
août 1951, Châteaudun devient l’unique entrepôt d’avions dits « complets
» de l’institution.
Le GERSA a accueilli dans ses hangars des appareils emblématiques tels
que le Jaguar ,
le Mirage IV ,
le Mirage F1 ,
le Mirage 2000
ou encore l’Alphajet ,
qui se sont succédé entre les mains de ses 40 mécaniciens chevronnés.
Au-delà des maintenances classiques, « les avions finissent leur carrière
à Châteaudun », explique Patrick, chef de la section aéronef, en se
rappelant que « 2014 a marqué la fin des Mirage F1 ; ils ont défilé
au-dessus des Champs Élysées pour la fête nationale et, ensuite, ils
sont venus se poser à Châteaudun pour leur retraite ».
Pour le commandant Patrice, à la tête du groupe, « le GERSA est unique
d’abord parce que l’unité est la seule qui assure la mission de stocker
des aéronefs dits “ complets ”. Il est unique de par sa capacité de
stockage sous air sec, de 30 000 m2, soit une capacité pleine de 200
avions de chasse. Unique également par la quantité d’aéronefs présents
sur le site de Châteaudun, qui sont en permanence plusieurs centaines.
Mais unique surtout grâce aux compétences multiples des mécaniciens
de l’unité ».
L’Alphajet n°E135
était stocké depuis le mois de février 2019. « Quand nous remettons
un avion en ligne de vol, nous suivons des procédures précises. Pour
celui-ci, il y avait quelques pièces à changer, nous avons dû reposer
les moteurs et les sièges par exemple, nous avons aussi dû effectuer
des essais hydrauliques et de pression. Ce sont tant de paramètres qui
doivent répondre à des critères stricts pour se frotter au vol de contrôle
», indique Patrick, le chef mécanicien.
Cette dernière livraison marque la fin de la remise en vol des aéronefs
stockés à l’entrepôt de l’armée de l’Air (EAA) 601 .
Les besoins de l’armée de l’Air et de l’Espace en termes de stockage
ayant diminué, la fermeture du GERSA est prévue dans le même temps que
le site de Châteaudun, en fin d’année 2021.
Dernière
livraison par les airs pour le GERSA de Châteaudun : Alphajet E135 (8-RX)
- Crédit : @ Armée de l'air
Dernière
livraison par les airs pour le GERSA de Châteaudun : Alphajet E135 (8-RX)
- Crédit : @ Armée de l'air
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Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air |
4ème EC
- Luxeuil
(23/09/2020)
Requin Mike : deux Rafale pour une démonstration
de haute technicité
Mise à jour : 22/09/2020 - Auteur : Armée de l'air et de l'espace
- Direction : Armée de l'air et de l'espace
En cette rentrée 2020, la base aérienne (BA) 113 de Saint-Dizier
accueille en son sein une nouvelle équipe de présentation : les « Requin
Mike ». L’objectif de cette patrouille composée de deux Rafale est d’illustrer
les principales missions de l’armée de l’Air et de l’Espace par la voie
des escadrons de chasse Rafale, en particulier ceux de Saint-Dizier.
Les deux Rafale biplaces
voleront en une configuration lourde. Cette disposition est similaire
lors de leur déploiement en opération extérieure (OPEX). Ils incarneront
le savoir-faire des équipages de Rafale de l’armée de l’Air et de l’Espace
à travers ces démonstrations de capacité opérationnelle.
Le programme de démonstration aérienne sera d’une quinzaine de minutes
durant lesquelles ils réaliseront une série de figures. Le bandeau a
été validé le 1er septembre 2020 par le général Bruno Maigret ,
commandant les Forces aériennes stratégiques, et le général Hervé Bertrand ,
inspecteur de l’armée de l’Air. Découpée en une quinzaine de tableaux,
cette démonstration passe en revue le savoir-faire des équipages en
opération : passe de tir canon simulée, attaque au sol, intervention
dans le cadre de la police du ciel (permanence opérationnelle), etc.
« L’objectif est d’illustrer visuellement tous les types de missions
que nos équipages de l’armée de l’Air et de l’Espace réalisent au quotidien.
Au plus près du sol et sur un volume compact dans le cadre de meetings
aériens, afin que cela soit visuel pour le public », explique le
lieutenant-colonel Gaëtan, commandant de la 4e escadre de chasse .
La patrouille est composée du capitaine Christian, leader des Requin
Mike, évoluant au sein de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette
et du capitaine Julien de l’escadron de chasse 1/4 Gascogne .
Les deux pilotes expérimentés peuvent également compter sur leurs navigateurs,
le capitaine Rémi et l’aspirant Kévin.
Les Requin Mike ne font pas partie de la composante des Ambassadeurs
de l’armée de l’Air et de l’Espace. Ils seront toutefois projetés en
moyenne sur quatre manifestations par an. Cinq vols d’entraînements
spécifiques sont programmés afin de permettre aux deux pilotes et à
leurs navigateurs de parfaire leurs démonstrations aériennes. « C’est
un vrai challenge lorsque l’on veut rester démonstratif et accessible
auprès du public », précise le capitaine Christian, leader des Requin
Mike.
Requin Mike : un écho aux Raffin Mike
Entre tradition et modernité, les
Requin Mike sont un clin d’œil à l’ancienne patrouille tactique des
Raffin Mike. Basée à Saint-Dizier, cette patrouille évoluait sur chasseur
Jaguar .
« On ne repart pas totalement de zéro ! En souvenir de l’ancienne
formation Raffin, nous avons gardé le terme “ Mike ”. Nous avons utilisé
le nom “ Requin ” qui est l’indicatif de l’escadron de chasse 2/4 “
La Fayette” », conclut le lieutenant-colonel Gaëtan, commandant
de la 4e escadre de chasse.
Requin
Mike : deux Rafale pour une démonstration de haute technicité - Crédit : @ Armée de l'air
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Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air |
Squadron 346 "Guyenne"
- (24/09/2020)
Jean Billaud : un héros
de la Seconde Guerre mondiale tire sa révérence
Mise
à jour : 24/09/2020 - Auteur : Armée de l'air et de l'espace - Direction
: Armée de l'Air et de l'Espace
Grand officier de la Légion d’honneur et titulaire de multiples décorations
françaises et étrangères, le commandant Jean Billaud nous a récemment
quittés à l’âge de 98 ans. Engagé en 1943 au sein des Forces aériennes
françaises libres (FAFL), il a mené une vie exceptionnelle d’aviateur
en restant fidèle au général Charles de Gaulle et aux idéaux de la France
libre..
Deux-Sévrien d’origine, le parcours du commandant Jean Billaud est digne
d’une vie de roman. Engagé comme élève pilote à Rochefort à 18 ans en
1940, il est rapidement démobilisé. Après l’invasion de la zone libre,
il fuit la France par l’Espagne en 1942 lorsqu’il est arrêté à la frontière.
Il reste alors prisonnier pendant six mois dans le sinistre camp de
Miranda.
Ayant enfin atteint l’Angleterre en 1943, il s’engage dans les FAFL.
Mitrailleur de formation, il est affecté au groupe Guyenne ,
équipé de Lancaster (?), et participe au
sein du Bomber Command à la campagne aérienne stratégique contre l’Allemagne.
Il effectue 28 missions en tant que mitrailleur de queue au sein d’un
Halifax
au-dessus du continent jusqu’en avril 1945. Le commandant survit, la
plupart de ses camarades n’auront pas cette chance.
C’est après la guerre que la vie du commandant Jean Billaud prend un
nouveau tournant. Vouant une loyauté indéfectible au général Charles
de Gaulle depuis son combat dans la Seconde Guerre mondiale, il deviendra
son homme d’action. Il est ainsi projeté aux quatre coins du monde pour
remplir des missions délicates, en commençant par suivre les traces
des pionniers de l’Aéropostale au Maroc. Pilote d’hélicoptère, il assure
la surveillance du cessez-le-feu au Laos, où son appareil est abattu
à deux reprises. Il est par la suite affecté au Cambodge, puis au Burundi
et aux Comores en qualité de pilote personnel des deux chefs d’État
respectifs, sans oublier l’Algérie où il contribue à déjouer le Putsch
des généraux en 1961.
Gaulliste jusqu’à son dernier souffle, le commandant Jean Billaud tire
sa révérence en septembre 2020, s’inscrivant ainsi dans la lignée des
Aviateurs légendaires en léguant aux générations successives une mémoire
digne d’une épopée.
Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air |
BA 125
- Istres
(06/10/2020)
C-135 : Dernier envol pour le ravitailleur historique
de l’armée de l’Air et de l’Espace
Mise
à jour : 07/10/2020 - Direction : Armée de l'Air et de l'Espace
Mardi 6 octobre 2020, une cérémonie « d’au revoir », présidée par
le général de division aérienne Patrice Boisjot, commandant en second
les Forces aériennes stratégiques, s’est tenue sur la base aérienne
125 d’Istres, au profit du premier Boeing C-135 n° 475 qui a effectué
son ultime tour de piste le lendemain. Une page qui se tourne pour cet
aéronef incontournable mis en service le 20 janvier 1964, laissant place
à l’A330 MRTT (Multi Rôle Tanker Transport) Phénix. Un défilé aérien
s’est déroulé en présence d’autorités militaires.
Véritable couteau suisse
Le C-135 est un mastodonte du ciel. « Avec une capacité de 80 tonnes
de carburant, le C-135 fut longtemps l’unique ravitailleur de l’armée
de l’Air et de l’Espace. Mais sa première vocation reste la dissuasion
nucléaire aéroportée », explique le lieutenant-colonel Laurent, commandant
l’escadron de ravitaillement en vol (ERV) 04.031 « Sologne » .
Le C-135 ,
dont l’équipage est composé de quatre acteurs, le pilote, le copilote,
le navigateur et le mécanicien navigant, contribue à de nombreuses missions
grâce à sa polyvalence. Indispensable pour le ravitaillement des avions
de chasse, il prend part à la posture permanente de sûreté (PPS), et
il peut assurer également le transport de fret et de personnes (environ
une centaine). Ce vecteur aérien permet aussi l’évacuation médicale
aéroportée depuis 2008 à travers l’intégration du kit Morphée (Module
de réanimation pour patients à haute élongation d’évacuation).
L’incontournable depuis 56 ans
« Le C-135, c’est d’abord l’expression d’une volonté française de se
doter d’une dissuasion nucléaire. Cet aéronef a été et est toujours
une composante essentielle. Il était au cœur de la triade historique
de la dissuasion nucléaire française arme-bombardier-ravitailleur. C’est
désormais une constante indispensable de la puissance militaire française
», affirme le commandant de l’ERV.
Incontournable également par son omniprésence dans les opérations conventionnelles
depuis plus de 30 ans. En effet, unique aéronef français capable de
refueler en vol l’ensemble des avions de chasse et de transport équipés,
le C-135 a survolé tous les théâtres d’opérations extérieures, du Kosovo,
à l’Afghanistan, en passant par la Lybie, la Syrie et le Tchad, et encore
actuellement au Niger et au Mali au sein de l’opération Barkhane.
Après 56 ans de service, le C-135 n°475 est le premier de sa série à
quitter le service actif. Ainsi, il tire sa révérence après un engagement
au service de l’armée de l'Air et de l'Espace exceptionnel. Avec plus
de 36 000 heures de vol à son actif, le départ de cet aéronef est possible
par l’arrivée et la mise en service opérationnelle de l’A330 Phénix ,
garantie de la continuité opérationnelle de la dissuasion et des missions
conventionnelles.
Continuité :
Symbole de concrétisation de la loi de la programmation militaire 2019-2025,
les A330 Phénix sont au rendez-vous de la modernisation du parc aéronautique
de l’armée de l’Air et de l’Espace. Trois d’entre eux sont d’ores et
déjà en service. Chaque retrait d’un Boeing C-135 n’est possible qu’après
la relève d’un A330 Phénix. « 1 pour 1 » essentiel dans le but de conserver
15 ravitailleurs opérationnels dans le parc aéronautique sans trou capacitaire.
L’arrivée de trois Phénix est en outre prévue en 2021.
La base aérienne 125 d’Istres
est l’unique élément Air permettant le stationnement permanent
des ravitailleurs, notamment par la présence de l’escadron de
ravitaillement en vol 04.031 « Sologne » en son sein. Avec l’arrivée
des A330 Phénix MRTT, la BA 125 deviendra le « hub des armées
», pôle incontournable de transit logistique et de personnel pour
toutes destinations confondues. Base aérienne à vocation nucléaire,
sa plateforme aéronautique est utilisée par un grand panel d’acteurs,
également industriels. |
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octobre 2020 : retrait du 1er C 135 FR (n°475 - 31-CF) de l'Armée
de l'air et de l'espace - © Armée de l'air et de l'espace
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octobre 2020 : retrait du 1er C 135 FR (n°475 - 31-CF) de l'Armée
de l'air et de l'espace - © Armée de l'air et de l'espace
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Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air |
(12/10/2020)
Hommage : décès du général Michel Forget
Mise à jour : 12/10/2020 - Direction : Armée de l'Air et de l'Espace
Reconnu largement pour ses ouvrages divers, le général de corps aérien
Michel Forget nous a quittés le 1er octobre 2020. Ancien commandant
des Forces aériennes tactiques (FATAC) et conférencier à l’Institut
des hautes études de défense nationale, il est notamment, parmi d'autres,
le père théorique du système de projection de puissance du couple chasseur-ravitailleur..
Le général Michel Forget intègre l’École de l’air en 1946
en tant qu’élève-officier du corps des officiers de l’air. Il devient
ainsi pilote de chasse : débutant sur DH-100 Vampire
au sein du célébre escadron 1/2 "Cigognes" ,
il s’illustre ensuite sur Ouragan
et sur Mirage .
Muté en Algérie en 1958, il devient commandant en second du Poste de
commandement air à Batna .
Son commandement admirable de l’opération Lamantin (de 1977 à 1978)
en Mauritanie a notamment fait couler beaucoup d’encre : le général
Michel Forget a dirigé les Jaguar
de la 11e escadre de chasse
en 1977. Lamantin constitue un tournant pour la stratégie aérienne :
c’est la première opération de projection de puissance conventionnelle
grâce au couple Jaguar – C-135.
Il est placé par la suite à la tête de la mythique FATAC
de 1979 à 1983 dans un contexte marqué par la guerre froide et la dissuasion
nucléaire.
Au delà de ses qualités de commandement, dont notamment celui de la
base aérienne 116 de Luxeuil
et de multiples formation aériennes, le général Michel Forget est aussi
un pionnier. Entre autres, il est le penseur du système de guidage des
Jaguar par un Atlantic de la Marine.
Quittant le service en 1983, le général se consacre à l’écriture, contribuant
largement au rayonnement de l’armée de l’Air.
Le général Michel Forget tire sa révérence à l’âge de 93 ans, mais restera
à jamais dans les mémoires des Aviateurs et Aviatrices à travers la
publication de sept ouvrages, dont le dernier en juin 2020 s’intitule
"L’armée de l’Air face à ses épreuves" ,
préfacé par le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace,
le général Philippe Lavigne .
(Voir la rubrique Libr’air du magazine Air actualités n°732 d’août-septembre
2020.)
Le
général Michel Forget, commandant la FATAC/ 1èreRA
de 1979 à 1983 - Crédit : @ Amicale 11e EC 
Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air |
EEA 01.054
Dunkerque
- Evreux
(28/10/2020)
Une nouvelle escadrille est née à
l'EEA 54 "Dunkerque"
Mise
à jour : 28/10/2020 - Source : cellule Traditions du "Dunkerque"
l’EEA 01.054 Dunkerque
a vu, le 28 août 2017, la création d’une 3ème escadrille en son sein
: l’escadrille ALSR (avion léger de surveillance et de reconnaissance).
La décision N°1020/MINARM/CEMAA du 23 octobre 2019 stipule qu’à compter
de cette date, l’Escadrille ALSR de l’escadron électronique aéroporté
01.054 « Dunkerque » est instituée héritière, en filiation directe,
du patrimoine de tradition de l’ex escadrille SAL 259 .
L’Escadrille ALSR reprend l’insigne de la SAL259 : « la Fourmi ailée
» (Insigne homologué par décision 2955/SHAA/SYMB du 12 décembre 1988
sous le numéro A1198).
Définition héraldique :
« Fourmi de gueules ailée d’or pointant une double longue vue d’argent
à dextre, le tout inscrit dans un cyclamore
du même ».
Toutefois, l’insigne homologué était une « rondache de sable à la filière
d’argent chargée d’une fourmi ailée du même tenant une double longue
vue »
Historique de la SAL 259 :
A l’origine, l’escadrille 259 se choisit comme insigne, dès ses débuts
au front en février 1918, une fourmi ailée inscrite dans un disque et
observant à l’aide de longues vues. Choisi pour sa persévérance, l’insecte
ailé évoque ainsi le travail patient et dévoué des observateurs de l’escadrille.
L'AR 259 fut créée en février 1918, par dédoublement de l'escadrille
SAL 22
et devint SAL 259 en mai de la même année.
Elle participa à la deuxième bataille de la Marne, à la contre-offensive
qui, à partir du 18 juillet, marqua le début du reflux allemand sur
le front occidental et à de nombreuses batailles de la fin de la guerre .
Elle fut dissoute le 16 avril 1919. Son insigne fut repris par l'escadrille
290 qui devint en 1920 la 8e escadrille du 4e RO ,
puis le 1er août 1920 la 14e escadrille du 34e RAO
et, le 1er juin 1924, la 14e escadrille du 34e RAM .
Cette unité constitue, le 1er juillet 1932, la 4e escadrille de la 54e
escadre
puis la 4e du GBA II/54
sur Breguet 693
en avril 1940. Le GBA II/54 est dissous le 9 août
1940 à Toulouse-Francazal.
L’escadrille électronique 00/053, est créée sur la BA 128 en septembre
1985 suite à l’arrivée d’un Puma SA330 avec une charge ELINT .
Le 1er janvier 1988, l’unité devient escadrille électronique 21/054
lors de la restructuration des unités de la 54ème escadre. Elle reprendra
les traditions de la SAL 259, le 12 décembre 1988.
L’unité est dissoute le 01er décembre 1993 à Metz.
L’escadrille réapparait en novembre 2019 suite à la création d’une entité
dédiée aux avions légers de reconnaissance et surveillance dont l’Armée
de l’Air s’est dotée. Cette entité est dans la lignée du reste de l’escadron
en effectuant des missions de renseignement au profit des forces françaises.
Ainsi, la fourmi ailée rejoint en 2019 l’escargot ailé de la SAL 01
et le coq de la Br 228
qu’elle a côtoyés à plusieurs reprises au cours de son histoire (54ème
escadre dans les années 30, lors de la campagne de France sur Breguet
691
au sein du Groupe Assaut 54, puis à nouveau 54ème escadre au cours des
années 80-90).
Breguet
19 A2
et son équipage - 14ème escadrille (SAL 259) du 34ème
RAM - Le Bourget - date ? 
Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air |
EEA 01.054 Dunkerque
- Evreux
(28/10/2020)
L’AAE perçoit son deuxième avion léger de surveillance
et de reconnaissance
Mise à jour : 03/12/2020 - Direction : Armée de l'Air et de l'Espace
Mercredi 2 décembre 2020, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) a
reçu le second des deux avions légers de surveillance et de reconnaissance
(ALSR)
commandés en juin 2016 par la Direction générale de l’armement (DGA)
aux sociétés Sabena Technics et Thalès..
L’ALSR est capable d’effectuer des missions de renseignement avec une
faible empreinte logistique et une grande facilité de déploiement. Dans
le cadre du volet défense du plan de soutien à l’aéronautique, la commande
du troisième ALSR est prévue d’ici à la fin de l’année, pour une livraison
en 2023.
Le système ALSR, baptisé Vador (vecteur aéroporté de désignation, d’observation
et de reconnaissance), est constitué d’un avion bimoteur de type Beechcraft
King Air 350 équipé de moyens en renseignement nationaux de dernière
génération. Ce nouvel exemplaire renforcera les moyens de renseignement
militaire français.
Il sera mis en œuvre à partir de la base aérienne 105 d’Évreux
par l’escadron électronique aéroporté, aux côtés du premier ALSR qui
a été réceptionné le 6 août 2020. À l’issue de son expérimentation par
le Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) ,
sa mise en service opérationnelle apportera un appui direct aux forces
en opérations..
2
décembre 2020 : arrivée du 2ème ALSR - Beechcraft
King Air 350 (VADOR) n°1030 (F-RACH) -EEA 1/54 "Dunkerque"
- Crédit : Jean-Luc Brunet @ Armée de l'air et de l'espace
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décembre 2020 : arrivée du 2ème ALSR - Beechcraft
King Air 350 (VADOR) n°1030 (F-RACH) - EEA 1/54 "Dunkerque"
- Crédit : Jean-Luc Brunet @ Armée de l'air et de l'espace
Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air |
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