Lieux de stationnement


Caen Carpiquet
BA 720

BA 131 (1939-1940)
BA(E) 120 (1951-1958)
BE 720 (1958-1964)
BA 720 (1964-1968)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
La base de Carpiquet sur un plateau au Nord-Ouest de Caen fut créée le 17 août 1939. Elle devait recevoir de Metz une escadre de bombardiers légers à 3 groupes et de Dugny le GMIT 431, une section de combustibles liquides et le Bataillon de l'air 131. Ceci ne fut pas réalisé en raison des évènements mais en 1939-1940, le Centre d'instruction du bombardement s'installa sur la BA 131 de Caen ainsi qu'une école de mitrailleurs qui se replia fin mai 1940 sur Gaël. Utilisée par la Luftwaffe, la base fut détruite au cours des combats de la Libération.
Reconstruite après la guerre, elle fut administrée par le DBA 120 qui fut dissous le 30 septembre 1948. Le CIM 233 s'installa jusqu'au 30 septembre 1949 sur la base supportée par la Section de l'air 1/205.
Le 1er avril 1951, la BA 120 est créée avec transfert du Bataillon de l'air 1/132 de Rennes, pour recevoir l'école des EOR de l'Armée de l'air, qui s'installe le 1er octobre 1951. Le 1er avril 1952, la BA 120 devient la BE 120 chargée en outre de l'instruction des Fusiliers de l'air. Elle est alors composée en plus du commandement de la BE 120, du Bataillon de l'air 1/120, de l'AMB 11/120 et de la Division d'instruction. En 1957, la Division d'instruction administrative de Nantes arrive également pour la formation spécialisée des secrétaires, des comptables, du mess et de l'ordinaire. En 1958, la Division d'instruction des observateurs-mitrailleurs (DIOM) est créée pour répondre aux besoins de l'aviation légère en Algérie. La DIOM est équipée essentiellement de MS 733 et de T 6. A cette période la BE 120 devient la BE 720. En 1961, Caen est choisi également comme centre de perfectionnement des officiers sédentaires et des bases. Le 1er juin 1964, la base change une nouvelle fois de dénomination et prend celle de BA 720. Le 1er décembre 1965, l'ensemble des écoles est regroupé dans le GE 306.
Après le départ de l'USAF d'Evreux, l'Armée de l'air décida de réutiliser cette base et par mesure d'économie et compte tenu des possibilités d'Evreux, d'y transférer aussi les écoles du GE 306 de Caen et de fermer la base de Caen. Ainsi le 15 septembre 1968, le GE 306 s'installa sur la nouvelle base. Plus de 10.000 EOR avaient été formés à Carpiquet; la dernière promotion aura été la 68 C, du 4 mars au 10 mai 1968. La BA 720 est alors dissoute.
Les installations furent récupérées par les Armées. Une école interarmées de formation du personnel militaire féminin y fonctionna du 1er avril 1973 au 31 juillet 1983, puis une école NBC de l'Armée de terre.

Insignes
De la forme générale de nombreux insignes de base, il évoque l'Armée de l'air (une étoile et 2 ailes stylisées), la Normandie (les 2 léopards de son blason) et la ville de Caen dont les armes sont soutenues par un glaive symbole de la force armée. Enfin la dénomination de la base figure aussi sur l'insigne.
Homologué A.511 le 16 avril 1952 avec le sigle BA 120, il fut réalisé successivement avec la dénomination BE 120 (A) car la base avait changé de nom entre la demande et l'homologation, BE 720 (B) et enfin BA 720 (C).(insigne C manquant)
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

38ème EB du 01/01/1938 au xx/06/1939
12ème EB de passage vers le 10/09/1939
GAO 510 de passage du 11/06/1940 au 15/06/1940
GC II/10 de passage vers le 09/06/1940
GR I/36 de passage vers le 11/06/1940








































Caen Rocquancourt

GR II/52 de passage le 22/05/1940




































Caen Soignolles


GR I/36 de passage vers le 11/06/1940















































Calais Marck

GR I/35 du xx/11/1939 au xx/12/1939
GC II/8 du xx/12/1939 au 20/05/1940

Calais Saint Inglevert

ERC 3/561 du 24/08/1939 au 30/12/1939
GAO 316 du 10/05/1940 au 05/06/1940







































Calvi

GAO 550 puis GAM 550 du 15/10/1937 au 01/07/1940
GR II/33 du 08/08/1944 au 20/08/1944

 











































Cambrai Epinoy* BA 103 Commandant René Mouchotte (fermeture le 28/06/2012)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Cambrai est essentiellement une base de défense aérienne, où sont stationnés principalement les escadrons 1/12 "Cambrésis" et 2/12 "Picardie".

Historique
En 1939 l'aérodrome de Cambrai-Epinoy, avec une piste en herbe de 1.500 m, est un terrain de secours. Les Allemands l'utiliseront jusqu'au 29 août 1944. Ils y construisirent 3 pistes en béton, des hangars et des casernements. Lors de la libération, les installations furent en grande partie détruites. Epinoy fut utilisé par la RAF pour les Mosquito du 138ème Wing. Les pistes et 2 casernements furent restaurés et en juin 1946, le GR 1/20 "Lorraine" s'y installe avec des Mosquito Mk XVI; le groupe constitue avec le GC "Corse" la 50ème escadre dont l'état-major est à Dijon. Le GR 1/20 part en octobre à Rabat-Salé et le terrain est abandonné. En 1951, le site est retenu comme terrain principal pour l'armée de l'Air et à partir de 1952 la base fut construite selon les normes OTAN. Elle reçut en juillet 1953, l'EC 1/12 "Cambrésis" sur MD 450 "Ouragan" puis en avril 1954, l'EC 2/12 "Picardie" et le commandement de la 12ème EC furent créés sur la base. Enfin en août 1955, l'EC 3/12 "Cornouaille" formé à Mont-de-Marsan sur Mystère IVA rejoignit les 2 autres escadrons.
Le 1er juin 1958, l'ERALA 1/37 issue du CERO 302 créé à Lille le 1er octobre 1951 arrive de Villacoublay sur SIPA 111. Il reste à Cambrai jusqu'à son départ pour Lille le 1er décembre 1961.
La 12ème EC participa aux opérations d'Algérie où elle parraina les EALA 5/72 et 15/72 qui fusionnèrent le 1er décembre 1959 pour donner l'EALA 3/12, ce qui entraîna la dissolution de l'EC "Picardie", le "Cornouaille" devenant l'EC 2/12. Le 20 avril 1959, la 12ème EC reçut son premier chasseur supersonique, le SMB 2; il fut remplacé à partir du 1er octobre 1976 par le Mirage F 1C. Le 1er juin 1980, l'EC 2/12 "Picardie" est recréé, le "Cornouaille" ayant repris son appellation d'EC 3/12 en juin 1979. La 12ème EC comprenait en plus le GERMaS 15/12 et une EEVSV. Les F 1C, modernisés à partir de 1980, seront en particulier adaptés en 1983 au ravitaillement en vol pour des interventions extérieures. Ce sera le cas dès 1984 avec la participation des 3 escadrons à l'opération "Manta" au Tchad, puis de 1986 à février 1990 à l'opération "Epervier" également au Tchad. Ensuite à partir d'octobre 1990 et jusqu'en mars 1991, les 3 escadrons se relaieront dans les Emirats pour l'opération "Méteil" de défense aérienne du Qatar pendant la guerre du Golfe. L'EC 1/12 sera transformé sur Mirage 2000 RDI à la mi-1992 et il en sera de même un an plus tard pour le 2/12. Avec leur nouvel appareil les 2 escadrons seront engagés à partir de 1993 d'abord en Arabie dans l'opération "Alysse" de surveillance aérienne de l'Irak puis en Italie dans l'opération "Crécerelle" puis "Salamandre" pour la Bosnie.
Le 30 juin 1995, la 12ème fut dissoute et l'EC 3/12 "Cornouaille" le fut un mois plus tard. Les 2 autres escadrons devenus autonomes furent renforcés d'une 3ème escadrille chacun et le GERMaS 15/12 devint l'ESTS 15/12 au sein du GMMTS 15/12 devenu ESTS 2E.012 en juin 1998.
Le 6 juillet 1965 un escadron des FAS, l'EB 3/93 "Sambre" sur Mirage IVA, fut créé à Cambrai où fut installé le DAMS 14/94. Lors d'une première réorganisation des FAS le 30 juin 1976, l'EB 3/93 fut dissous après avoir effectué plus de 16.000 h de vol, mais le DAMS fut maintenu, Cambrai restant une base d'accueil des Mirage IV.
En 1980, une SDSA fut créée, puis en 1983, la SMSA "Somme" équipée de Crotale; elle fut transformée ensuite en EDSA 13/950 "Somme" avec ses Crotale et des bitubes de 20 mm.
Le DRMu de Crépy-en-Laonnois est rattaché à la BA 103, ainsi que le terrain de complément de Niergnies, à 4 km au Sud de Cambrai, qui avait reçu en 39-40 les MS 406 du GC 3/2.

Insignes
1 - Ecu ancien aux armes de Cambrai barrées d'un Mystère IVA dont la 12ème EC s'équipait alors.
Homologué A.629 le 8 décembre 1954.
Fabricants : Arthus Bertrand, Drago.

2 - Les Mystère IV ayant disparu du ciel de Cambrai, il fut décidé de créer un nouvel insigne qui ne soit pas lié aux types d'avions présents à un moment donné. Cet insigne représente le monument élevé au Cdt Mouchotte en surimpression sur les armes de Cambrai.
Homologué A.1020 le 16 octobre 1972.
Fabricants : Drago, Delsart, Fraisse. Les insignes fabriqués par ces deux dernières maisons portent en relief le monument et les armes de la ville.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GC III/2 du 01/05/1939 au 08/09/1939
EB 3/93 Sambre du 01/02/1965 au 31/07/1976
12ème EC du 01/09/1953 au 20/06/1995 (Cambrésis, Picardie et Cornouaille)
EC 1/12 Cambrésis du 20/06/1995 au 30/03/2012
EC 2/12 Picardie du 20/06/1995 au 07/07/2009

 
Liste des commandants la BA 103







































Cambray Niergnies

GC III/2 du 10/11/1939 au 28/11/1939 et du du 28/01/1940 au 18/05/ 1940








































Cannes Mandelieu

GC II/3 du 15/09/1939 au 08/10/1939
GC I/3 du 5/12/1939 au 11/05/1940










































Canrobert (Oum el Bouaghi)

GB I/62 le 25/06/1940






































Cap Saint-Jacques (Indochine) BAT 199

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
La construction de cette base, située au Sud de Saïgon, fut décidée début 1955 dans le cadre du redéploiement territorial Air au Sud du 17ème parallèle. Il s'agissait de disposer d'une seule base aérienne principale capable d'accueillir en cas de clash la totalité des forces aériennes maintenues sur les autres terrains qui ne disposeraient plus que de détachements de cette base de Cap St Jacques. Un Détachement territorial Air fut ainsi créé le 20 janvier 1955, administré par la Cie de QG 6/374. La base fut rapidement construite et dès le mois de juin 1955, elle pouvait recevoir les premiers groupes: GB 1/19 "Gascogne", GB 1/25 "Tunisie", ERP 2/19, EROM 80. L'administration devenant trop lourde pour la CQG 6/374, la CA 2/199 fut constituée le 1er juin 1955 et un mois plus tard, la BAT 199 fut créée. Elle comprenait outre la CA 2/199,le Groupe technique 13/199, la SP 35/199, le Détachement transmissions 6/812, un CLA, une Section météo, la SPL 21/199, une Section radar. D'autres unités arrivèrent ensuite, le GT 1/64 "Béarn", la CGA 31/199, le GC 1/22 "Saintonge" le 15 octobre, puis le GT 2/62 "Franche-Comté", le GC 2/21 "Artois". Le 31 octobre le GB 1/19 fut dissous. La base fut dissoute le 15 octobre 1956.

Insignes
Sur un fond bleu représentant à l'Est la baie du Mékong et à l'Ouest la Pointe de Camau, la région du cap se détache en jaune sable. Une partie verte rappelle le massif surmonté du phare à 2 éclats et une jonque symbolise les pêcheurs du cap.
L'homologation fut demandée le Non homologué
Seul le dessin nous est connu par les planches de Henri Durranti. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]



























Carcassonne

EEP n°23 en 1938
GC I/5 le 20/06/1940
GC II/5 en xx/06/1940
GC II/7 en xx/06/1940














































Casablanca BA 155
ex BA 312
ex BA 208


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le 25 février 1912, une section d'aviation du Maroc occidental fut créée à Casablanca, équipée de 6 Blériot XI et dépendant du commandement du Génie au Maroc, afin de frapper l'esprit des indigènes et de donner satisfaction à l'opinion publique qui connaissait le succès de l'aéronautique militaire italienne en Tripolitaine. Le Centre d'aviation de Casablanca joue immédiatement un rôle important dans la conquête du Maroc. En 1931, le Maréchal Franchet d'Espérey déclarait que "c'est au Maroc, à partir de Casablanca, que fin 1912, l'aviation a été pour la première fois employée devant l'ennemi". A la mobilisation de 1914, les aviateurs et leur matériel rejoignirent le 1er Groupe d'aviation à Dijon. Pour compenser le manque de troupes terrestres envoyées en France pendant la guerre, l'aviation fut renforcée. En juin 1916, l'escadrille 302 et le Parc 303 furent installés à Casablanca puis l'escadrille 305. En juin 1917 ces unités devinrent les escadrilles 551 et 552 et le Parc 706. Après la guerre, en 1923, la base de Casablanca devient le Parc d'aviation 37 avec des magasins, des ateliers, une section de montage de hangars, un garage, une école élémentaire de spécialistes et une section d'entraînement au pilotage. C'est à partir de cette infrastructure que s'ordonnera l'emploi de l'aviation du 37ème Régiment d'aviation pour la guerre du Rif. Le 37ème RA aura près de 30 escadrilles fin 1925. Avant la 2ème guerre mondiale, la base de Casablanca administrée par la Compagnie de l'air 2/206 abritait le Parc de la 31ème Brigade aérienne et le GAO 589.
En 1939-1940, plus de 300 avions américains achetés dans le cadre Cash and Carry furent livrés par bateau et entreposés au Camp Cazes devenu la BA 208. Le 26 décembre 1940, le GB II/63 fut reconstitué, il partit ensuite à Marrakech puis à Thiès. En 1941, le GB I/32 stationne à Casablanca; en 1942, on y trouve le GC II/5 et le Parc 94 créé le 1er juillet 1942. La base abrite alors le Groupement mixte 11, le Groupement de chasse 25, le GB I/32, le GC II/5, un dépôt de stockage, le Parc 94 et un dépôt de personnels 209. Le terrain fut attaqué par les Américains les 8 et 9 novembre 1942.
Après la cessation des hostilités le 11 novembre 1942, les alliés utilisèrent immédiatement les installations du Maroc. L'armée de l'Air d'Afrique va se réorganiser et participer aux opérations de Tunisie, d'Italie puis de France et d'Allemagne. La base de Casablanca y jouera un rôle important. Le GC II/5 "La Fayette" réarmé fin 1942 sur P 40 sera le 1er groupe à prendre part aux combats d'AFN en janvier 1943 en Tunisie. Une piste en dur de 1.800 x 75 m2 fut construite. Pour notre réarmement les besoins les plus importants étaient en personnels. Le Dépôt 209 de Casablanca rappela 3500 hommes entre 1942 et 1945 et en incorpora 1350. Il fallut installer des écoles en AFN. En particulier le 1er février 1943, une EPPN fut créée à Casablanca et en août une école de comptables qui fonctionna jusqu'au 15 novembre 1945. Un dépôt de matériel du Service de santé fut installé en 1943. La structure de la base subit ensuite jusqu'en 1949 de nombreuses modifications. Le 28 juillet 1943, l'AIA 3 créé pour le ravitaillement technique des unités de l'Air au Maroc et le Parc 94 fusionnèrent pour donner un Centre de réparation et de ravitaillement de l'Air. Un Centre de réception du matériel américain fut monté la même année. Le 1er octobre 1945, la BA 312 fut créée avec un Centre de préparation du personnel navigant destiné à être formé en Grande-Bretagne ou en Amérique. A partir de 1945, le "Flying control" des avions français au Maroc fut assuré à partir de Casablanca par les Français après formation par les Américains. Le 31 juillet, le CRRA avait été dissous pour redonner l'AIA 3 et l'EAA de Casablanca qui devint en 1948 le DMAA 632 puis le 1er juillet 1952, l'EGAA 632. Le 1er juin 1946, la BA 312 fut dissoute et remplacée par le Centre administratif de l'air 211 chargé de l'administration du personnel de l'armée de l'Air au Maroc.
Enfin le 1er janvier 1949, la BA 155 fut créée avec la CA 1/155, elle comprenait le DMAA 632, les Eléments Air de la base de transit interarmées, un Parc de transmissions et la Compagnie de garde 31/155. Le CERO 310 fut créé le 1er octobre 1952. En 1955, l'AMB 10/155 puis le PCA 25/540 furent créés respectivement le 1er juillet et le 15 octobre à Casablanca. Le 1er mai 1956 la CG 31/155 fut dissoute et remplacée par la CD 30/155. Le 1er mars 1957 le CERO 310 devint l'ERALA 5/40 sur T 6G, elle participa aux opérations de pacification. Le 1er octobre 1957, l'EGAA 632 devint l'AMR 1/662 avec une portion centrale à Casablanca, une Annexe 11/662 à Mediouna et une Annexe 21/662 à Salé, ce qui entraîna la dissolution de l'AMB 10/155 de Casablanca, de l'EAA 615 de Mediouna et du Parc 11/651 de Salé.
L'ERALA 5/40 fut dissoute le 31 octobre 1958 après avoir effectué 5571 h d'opérations de maintien de l'ordre. L'AMR fut également dissous en 1958. En 1959 il restait la CA 2/155, la Section de convoyage 15/155, la CD 30/155, la SP 35/155, la STB 86/155.
La BA 155 et sa Compagnie de l'air 2/155 furent dissoutes le 31 décembre 1960.

Insignes
Au premier plan un avion survole le terrain et dans le fond le port de Casablanca est représenté.
Homologué A.664 le 9 décembre 1955.
Fabriqué par Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

VR 551 avant 1920
GAR puis GAO 589 de 1937 à 09/1939
19e EB en xx/01/1940
61e EB de xx/03/1940 à xx/07/1940 (GB I/61)
GB II/19 en xx/03/1940
GB I/32 en xx/05/1940
GB II/32 en xx/05/1940
GB II/25 le 13/06/1940
GC II/5 en xx/12/1942
GC I/4 de xx/4/1943 au 26/8/1943
GB II/52 le 23/10/1943
GB I/19 en xx/10/1943
GB II/63 le 12/11/1943 au 21 /04/1944
GT I/15 de 01/01/1944 à xx/12/1944
GC III/4 dissolution le 25/08/1944
CER 310 du 01/10/1952 au 01/03/1957

ERALA 5/40 du 01/03/1957 au 31/10/1958




































Casablanca Camp Cazes

GB II/32 dissolution en xx/12/1942




Casablanca Médiouna

(report)

 














































Cayenne Rochambeau BA 367 "Capitaine François Massé"


[clic sur image]
(source : Air-Actualités n°718 - Février 2019 - page 46)

EHOM 68 Guyane du 09/05/1989 au 12/09/2012
ET 68 Antilles Guyane du 12/09/2012 à aujourd'hui












































Cazaux* BA 120 "Commandant Marzac"

BA 124 de 1935 à l'occupation allemande
BE 2/706 puis BE 706 de 1945 à 1962
BA 120 à compter du 01/08/1962
BA 120 "Commandant Marzac" à compter du 06/07/1985 (source)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Cazaux offre plusieurs visages. C'est une base de chasse à vocation d'instruction au sein des deux escadrons 1/8 "Saintonge" et 2/8 "Nice" de l'Ecole de transition opérationnelle 8 et c'est une base d'entraînement au tir et au bombardement où par roulement les escadrons de combat font des campagnes de 3 semaines de tir sur cibles aériennes et sur cibles terrestres dans un vaste espace sur le Golfe de Gascogne entre Biarritz et la Pointe de Grave ainsi que sur 3 champs de tir air-sol.
Cazaux est aussi une base de support d'essais d'armements et d'expérimentations aériennes militaires avec un détachement du CEV. L'EH 1/67 "Pyrénées" est stationné en permanence sur la BA 120 qui accueille également l'Ecole des techniciens de la sécurité de l'armée de l'air.

Historique
En 1913, l'état-major de l'Armée décide de créer un champ de tir pour l'aéronautique militaire, auprès d'une vaste étendue d'eau calme pour faciliter la sécurité, la circulation et la visualisation des impacts. Le site de Cazaux est choisi en décembre 1913. Il est prévu d'expérimenter au dessus de l'eau les moyens de combattre les zeppelins et les troupes à terre avec des aéroplanes-destroyers. Les travaux commencent en mars 1914 mais sont stoppés en été par la guerre et le projet est abandonné. Il renaît avec la première victoire aérienne, le 5 octobre 1914. Les travaux reprennent et l'Ecole de tir aérien fonctionne à la fin de 1915; les premiers hydravions arrivent début 1916 pour effectuer des exercices de tir au-dessus du lac et des plages. Puis l'Ecole s'agrandit avec la construction d'un vaste aérodrome pour exploiter avec des avions du même type que ceux utilisés au front, les techniques et les expériences effectuées sur le lac avec les hydravions.
Après la guerre l'intérêt des responsables pour le tir aérien décroît. En 1921 l'Ecole de DCA est créée sur le terrain; le 23 octobre 1923, Cazaux devient un camp d'instruction. En 1935, l'Ecole de tir aérien est remise sur pied ainsi que le centre d'essais du matériels d'armement. Cazaux, dont la base porte le numéro 124, va alors assurer la formation des mitrailleurs, des bombardiers, des mécaniciens. En 1940, l'école ne recevra plus d'élèves-mitrailleurs et s'appelle l'Ecole de perfectionnement de tir et de bombardement. En mai 1940, la base devient un terrain d'opérations avec le repli de nombreux groupes de chasse ; à l'armistice, elle est occupée par les Allemands qui en font un centre de repos pour les jeunes SS, un terrain d'entraînement puis après 1942 un camp de prisonniers italiens. En été 1944 la Luftwaffe replie à Cazaux des groupes de bombardiers. L'aviation alliée bombarde la base qui subit de lourdes destructions, puis à leur départ les Allemands font sauter leur dépôt d'explosifs. C'est une école presque entièrement détruite qui est libérée, elle devient un Centre d'instruction militaire et sa reconstruction commence. En mars 1945, le GB 1/31 Aunis s'installe sur la base pour opérer des missions sur les Poches de l'Atlantique.
Après la guerre le Camp d'instruction devient la Base école 706 où vont s'installer plusieurs écoles; en 1949 le Centre de tir et de bombardement est créé, puis le centre d'instruction des pompiers de l'air, une école de mitrailleurs-bombardiers et de radio-navigateurs, une école de contrôleurs d'aérodrome, de moniteurs de pilotage, un centre d'instruction des EOR. Parallèlement la reconstruction se poursuit. En 1959, le centre d'instruction des armes biologiques et chimiques est créé. En 1962, la BE 706 devient BA 120 ; un détachement permanent d'hélicoptères s'installe ainsi que le GB 2/91 "Guyenne sur Mirage IVA. En 1963 l'EC 1/7 Nice arrive à Cazaux, il donnera naissance à la 8ème EC en 1964 avec le 1/8 "Saintonge" et 2/8 "Nice". En 1965, l'EB 2/91 "Bretagne" sur Mirage IVA s'implante sur la BA 120 ; il y restera jusqu'à sa dissolution sur Mirage IVP le 31 juillet 1996. Le CEAM crée à Cazaux en 1971 une annexe chargée des essais d'armement. L'EH 1/67 "Pyrénées" s'installe en 1972 pour l'alerte SAR du champ de tir, les assistances diverses, le transport et l'instruction des équipages et des sauveteurs-plongeurs formés à Cazaux. Le 1er mai 1982, le DRMu 4/653 est créé à Cazaux pour le stockage du volant de munitions et l'approvisionnement des bases de la Région Atlantique, en remplacement du dépôt de Rocamadour qui sera fermé en 1984. La base dispose d'un escadron de remorquage de cibles, l'ERACLES 9/120. Comme ce fut le cas pour les autres escadres, la 8ème EC fut dissoute le 31 juillet 1993 et ses 2 escadrons devinrent autonomes, mais compte tenu du caractère particulier de la mission école, il parut nécessaire de regrouper les 2 escadrons au sein d'une structure de type école. C'est ainsi que fut créée, le 1er septembre 1995, l'Ecole de transition opérationnelle 008.

Insignes
Les ailes représentent l'armée de l'air, la bombe et la couronne d'obus rappellent que Cazaux est le premier centre de tir et de bombardement du monde. En fond la terre et le ciel symbolisent la navigation aérienne.
Homologué 1349/EMGFA le 20 mars 1946.
Réalisé à l'origine par Augis sur un plateau en forme de losange (A), puis sans plateau (B), enfin par Drago avec une couronne d'obus réduite (C). [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Origine de l'insigne

GR Autonome de Cazaux du 01/03/1933 au 01/04/1937
51 ER du 01/10/1932 au 01/09/1933
GB I/19 de passage entre le 25/05/1940 et le 02/06/1940
GC I/1 de passage entre le 07/06/1940 et le 25/06/1940
GC II/10 de passage entre le 09/06/1940 et le 10/08/1940
GC I/8 de passage entre le 10/06/1940 et le 24/06/1940
GB II/61 de passage entre le 10/06/1940 et le 15/06/1940
EMNB entre le xx/06/1945 et xx/09/1951
8 EC du 01/02/1964 au 31/07/1993 (suite ETO n°1 et ETO n°2)
EB 2/91 Bretagne du 01/12/1964 au 04/07/1996
EH 1/67 Pyrénées de 1972 à aujourd'hui
ETO n°1 Saintonge du 31/07/1993 au 25/08/2015
ETO n°2 Nice du 31/07/1993 au 25/08/2015
EE 2/2 Côte d'or du 27/06/2014 au 25/08/2015
8ème EC du 25/08/2015 à aujourd'hui

voir contribution (à prendre en compte)

Liste des commandants de base

Voir actualité Armée de l'air du 21/06/2014

Dossier de presse









































Césarville

GC I/8 Saintonge en xx/06/1940














































Chalons sur Saône

GB I/31 le 03/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chambarand Marcilloles

GC III/7 de xx/09/1939 au 03/10/1939
GC II/3 du 08/10/1939 au 18/10/1939
GR I/55 du 10/12/1939 au 15/05/1940
GR II/55 en xx/03/1940
EACN 5/13 le 17/06/1940
GR II/14 en xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chambéry Le Bourget du Lac BE 725 Lieutenant-Colonel Sarre

BE 740 (1946-1947 puis Nantes)
BET 127 (1947-1952)
BA 725 (1952 - 1985)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
La décision d'installer une base aéronavale au Bourget-du-Lac date de 1934. En 1939, une base-dépôt d'armements est créée et une Compagnie de l'air s'installe. Située dans la zone d'occupation italienne, en 1940 la base reste un dépôt, le personnel, en civil, porte le nom d'agents des services de l'air. En 1941, le personnel est en tenue et une compagnie d'instruction d'appelés est installée. Début 1942, le dépôt est dissous et un groupement des écoles de Chambéry est formé pour suppléer, voire remplacer Rochefort. Le GE reçoit environ 100 élèves mécaniciens radio. De 1942 à 1944, la base devient centre d'accueil des oeuvres sociales de l'air. Le GE est dissous le 1er mars 1943. En 1944, à la Libération la piste sera utilisée par les avions de reconnaissance. Puis une école de mécaniciens de l'armée de l'air y sera créée en janvier 1945; transférée à Rochefort en janvier 1946, elle sera remplacée par l'école de préparation du personnel navigant venant de Vichy. Le 29 juillet 1946, la base-école 740 de Chambéry est créée avec l'école des comptables, l'EPNN, l'école des officiers du service général et l'école des officiers de réserve. Elle est transférée à Nantes à la mi - novembre 1947. Le PDC 71 s'installe à la BA 127 de Chambéry de 1948 à 1950, puis l'EAA 611 qui partira à Ambérieu en 1952. On trouve ensuite le centre d'entraînement au vol en montagne et fin 1951, la BA 127 devenue BE 127 reçoit venant de Chateauroux l'école des transmissions "Fil" (ETF) 725. Une Division d'instruction technique ( DIT ) est ainsi créée en février 1952, la mission de la BE 725 est alors la formation des officiers mécaniciens et télémécaniciens et des officiers des transmissions. En 1954 l'ETF 725 est mutée à Fez. En 1956, la division d'instruction d'hélicoptères s'installe à Chambéry, rejointe en 1960 par celle de la Marine. En été 1964 la BE 127 devenue BA 725 est le support de la 22ème EH (qui deviendra EH 2/68 "Maurienne" puis au 1er mai 1975 le CIEH 341). Le 1er janvier 1966 la DIT devient le GE 309; il sera dissous le 1er septembre 1984, un centre de langues (anglais, slaves) lui succède. Finalement, le CIEH partira en 1985 à Toulouse et la base de Chambéry sera dissoute le 31 juillet 1985.
Le site fut reconverti en technopôle "Savoie-Technolac" qui regroupe aujourd'hui la partie scientifique de l'Université de Savoie, 62 entreprises et 21 laboratoires. 5.000 personnes le fréquentent.

Insignes
Il symbolise les 2 missions de la BE 725 :
- par la roue dentée des officiers mécaniciens et l'éclair des officiers télémécaniciens et transmissions pour la DI technique
- par un rotor tripale pour la DI hélicoptères
Le fond de l'insigne représente le cadre de la base: le blason de la Savoie et la Croix du Nivolet qui domine le lac.
Homologué A.787 le 27 février 1959
Fabricants: Augis, Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

EEP n°19 en 1938
CEVM du 01/11/1950 au xx/05/1953

22e EH du 08/07/1962 au 31/08/1964
EH 2/68 Maurienne
de 01/10/1964 au 01/05/1975
CIEH 341 Maurienne du 01/05/1975 au 01/07/1985


 


























Chantilly les Aigles


GC I/1 du 27/08/1939 au 15/12/1939 puis de xx/03/1940 au 06/06/1940
GC III/1 du 01/01/1940 au xx/03/1940
GC I/8 du 20/05/1940 au 28/05/1940
GAO 501 du 06/06/1940 au 08/06/1940


voir contribution






































Chartres* BA 122 Lieutenant Albert Vasseur - DA 90/279


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Dès 1909 des pionniers de l'aviation opèrent à partir du terrain de Sours à quelques km de Chartres. A l'automne 1914, sous l'autorité d'un marin, une école militaire de pilotage démarre à partir de l'école civile Schmidt; les 27 premiers brevetés sortent le 15 avril 1917. De 1915 à 1918, 3020 pilotes furent formés à Chartres; l'école fut fermée fin 1918. En 1923 le 22ème RABN s'installa sur le plateau de Champhol, il deviendra la 22ème escadre de bombardement lourd de défense dans les années 30. Le 1er juillet 1933 la 42ème escadre mixte de chasse s'installe également, ainsi qu'en 1935 le GC 1/6. La 22ème escadre quitte Chartres en 1936 pour Orléans. La 42ème EMC devient alors la 6ème EC avec le GC I/6 et le GC II/6 précédemment à Reims. En 1937, la 21ème brigade de chasse formée à Chartres avec les 2ème et 6ème EC. Enfin en juin 1937, le GAO 504 est créé à Chartres. En mars 1939, le GC I/6 part à Sétif former avec le GC I/7, l'escadre de chasse d'Afrique du Nord. Le 1er mai suivant, le GC III/6 est créé. En août 1939 toutes les formations quittent Chartres pour les terrains de l'Est. Le Centre d'instruction pour la chasse N°6 leur succède et plusieurs groupes de bombardement, dont le GBA 2/54, opéreront jusqu'en juin 1940 à partir de Chartres. Une escadrille de défense sur MS 406 du CIC sera formée et renforcée par une escadrille belge sur Fiat CR 42. Après quelques combats, elles se replient le 12 juin 1940 sur Mérignac. Sous l'Occupation, la Luftwaffe y installa une escadre de bombardement. A la Libération la base fut bombardée, remise en état elle accueillit ensuite le GT 4/15"Poitou" qui participa au rapatriement des prisonniers.
La base est recréée le 1er décembre 1945 et l'état-major de la 61ème ET rejoint le "Poitou". Le DBA 122 fut créé le 1er juillet 1947 et sera remplacée par la BA 122 le 1er janvier 1950. Il s'ajoute ensuite des fonctions de commissariat : CBA 754, magasin régional d'habillement 72 puis en avril 1952 le CATA. Le 15 décembre 1953, la 61ème ET quitte Chartres pour Orléans et le terrain de Chartres perd sa vocation aéronautique militaire.
De 1957 à 1964, la BA 122 participa à la formation initiale des jeunes recrues. Le Centre mobilisateur Air 222 arrive en 1965 ainsi que le Bureau central d'incorporation et d'archives de l'armée de l'Air transféré de Compiègne lorsque la BA 267 fut fermée. Il sera rejoint par le Centre mobilisateur Air des réserves qui deviendra le Centre d'administration des réserves de l'armée de l'Air. La vocation entrepôt s'accroît avec la création du Dépôt du matériel spécialisé du Génie de l'air. Le DMSGA sera dissous le 31 décembre 1972. La Compagnie régionale d'infrastructure 13/352 de la 2ème RA fut créée le 1er septembre 1970. Puis le 1er octobre 1981, l'Entrepôt de l'infrastructure de l'air (EIA) fut constitué pour reprendre des tâches jusqu'alors confiées à l'Etablissement de Bonneuil s/Marne du Ministère des Transports (achat, stockage, fourniture et entretien des matériels d'infrastructure et des matériels au sol de navigation aérienne). Cet EIA est devenu ECIA le 1er septembre 1991. Le 1er octobre 1984, le CI militaire de la Cité de l'air (CIMCA) est transféré du Bourget à Chartres. Enfin le CARAA 13/510 est créé le 1er juin 1988. La dissolution de la CRI et du CIMCA en 1994 entraîne un changement et le 1er août 1994, la BA 122 devient le DA 90/279 rattaché à Chateaudun. Ce DA a été dissous le 31 juillet 1997, l'ECIA est administré désormais par la BA 106 de Mérignac, le BCIAA et le CARAA transférés à Dijon-Longvic y furent officiellement installés le 1er août 1997.

Insignes
- Le 1er modèle (A) fut créé entre 1930 et 1935, il représente un pélican se sacrifiant en donnant son sang pour symboliser l'esprit d'abnégation qui animait les équipages de la 22ème EB alors stationnée à Chartres. Fabricant: Mouterau.

-Le 2ème modèle (B) a repris la même figuration, l'inscription a été allégée et l'insigne allongé.
Il a été homologué A.671 le 18 juin 1974.
Fabricants: Arémail, Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

22 RABN du 01/06/1924 au 01/10/1932
22 EB du 01/10/1932 au 01/11/1936
42 EM du 01/10/1933 au 01/10/1934
6 EC du 01/10/1934 au 03/03/1939
2 EC du 25/12/1936 au 01/05/1939
GC II/6 du 01/05/1939 au 28/08/1939
GC III/6 du 01/05/1939 au 28/08/1939
GB I/31 du 21/05/1940 au 02/06/1940
GB II/31 du 21/05/1940 au 02/06/1940
GB II/35 du 02/06/1940 au 16/06/1940
GBA II/54 du 02/06/1940 au 16/06/1940
GC I/4 de passage entre le 11/06/1940 et le 23/06/1940
GT IV/15 Poitou du 10/05/1945 au 01/07/1947
GT II/15 Anjou du 01/09/1945 au 01/06/1946 ?
GT III/61 Poitou du 01/07/1947 au 01/10/1953
 









































Châteaudun* BA 279 Lieutenant Beau (dissolution : 2 juillet 2014)

BA 120 (1937-1940)
BA 279 (1954-2014)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Châteaudun s'étend sur 4 sites distincts : la plateforme aéronautique, le Quartier Kellermann en ville, l'Hippodrome proche du terrain et le camp de Bouard.
La BA 279 est une base importante de la DCMAA, elle abrite principalement l'entrepôt chargé du stockage des avions complets, l'EAA 601.

Historique
La création de la base fut décidée en 1934 pour accueillir avec le support du Bataillon de l'Air 120, l'EAA 301 transféré de Villacoublay qui avait déjà la même mission qu'aujourd'hui, le stockage des avions. L'EAA 301 et sa Section de convoyage arrivèrent en 1937. La base fut bombardée en 1940 et l'EAA 301, replié le 14 juin sur Cognac puis sur Tarbes, fut dissous le 31 août 1940. Utilisée par les Allemands, la base fut bombardée par l'aviation américaine en janvier 1944 et son infrastructure fut en grande partie détruite. En août 1944 les C47 du 94th TS s'y installèrent. L'armée de l'Air reprit la base en août 1945 et une annexe de l'EAA 601 installé à Bonneuil puis à Châteauroux, s'y implanta. Lorsque la base de Châteauroux fut cédée à l'USAF, son entrepôt fut transféré en totalité à Châteaudun et le 1er août 1951 l'annexe devint EAA 601, seul entrepôt de l'armée de l'Air pour le stockage des avions. Ce stockage pose plusieurs problèmes de conservation dans de bonnes conditions, y compris économiques, des avions complets et particulièrement vis-à-vis de l'humidité ; l'EAA a résolu ce type de problèmes en réalisant des enceintes à hygrométrie contrôlée.
Pour l'acheminement de quelques 500 appareils de toutes sortes par an, il existe au sein de l'entrepôt un escadron de convoyage, l'EC 70 "Châteaudun", créé en 1964. Pour ses liaisons, cet escadron est aujourd'hui équipé de TBM.
La BA 279 fut créée le 1er janvier 1954 par regroupement des unités stationnées à Châteaudun: l'EAA, l'EC70 et les moyens classiques de support. Depuis, le Centre de gestion des matériels techniques (CGMT 614), le Centre de programmation du SMAA 613, l'EDSA 11/950 "Dunois" et l'Equipe d'études techniques de réparation des dommages de combat (EETRDC 64/600) s'y sont ajoutés. L'EDSA 11/950 fut dissous le 31 juillet 1996.
De la BA 279 dépendent des unités à Rennes et le Détachement Air de Chartres jusqu'à sa dissolution le 31 juillet 1997.

Insignes
Il représente les armes de Châteaudun encadrées par deux ailes stylisées servant de support au chateau de la ville.
Homologué A.1001 le 11 septembre 1970
Fabricants: Drago, Pichard.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GBA II/51 de passage le 04/06/1940
EC 70 du ? à aujourd'hui

La base aérienne 279 devient EAR 279 le 02/07/2014
EAR = Elément Air Rattaché
Voir actualité Armée de l'air du 08/07/2014

Voir actualités Armée de l'air du 16/09/2020 et du 18/09/2020





































Châteaudun du Rhumel (Algérie)*


GB I/19 Gascogne du 01/04/1944 à /10/1944
GBM I/22 Maroc du 16/09/1943 au 23/01/1944
GB II/52 Gascogne du 30/10/1943 au 19/07/1944
GBM II/20 Bretagne de /11/1943 à /05/1944
GBM II/63 Sénégal du 06/06/1944 au 18/07/1944
































Châteauroux La Martenerie Déols* BA 103


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
La base de La Martinerie, à l'Est de Chateauroux, fut créée en 1916 comme école de perfectionnement des pilotes de liaison et d'observation. En réalité les besoins de la guerre conduisirent à regrouper sur les centres, l'école de pilotage et l'école de perfectionnement. 2450 brevets furent attribués entre 1916 et 1918 à La Martinerie, où l'on enseignait en particulier le maniement de la TSF et des appareils photos. En 1920, l'aviation de combat fut réorganisée et le 3ème Régiment d'aviation de chasse fut affecté à La Martinerie. Les installations furent développées et quelques 800 personnes y travaillaient et logeaient dans des baraques en bois. 10 avions, avec 10 pilotes et 10 mécaniciens répartis en 2 groupes de 3 patrouilles, étaient abrités dans 3 hangars. Les avions utilisés étaient des SPAD, des Caudron, puis des Nieuport 29 ou 62.
En octobre 1936, la permutation du 3ème RAC devenu 3ème Escadre de chasse et de la 32ème Escadre de bombardement moyen de Dijon à 2 groupes est effectuée. Le I/32 était équipé de Bloch 200, le II/32 ne le fut qu'en janvier 1937.
A la même époque, les Avions Marcel Bloch avaient acheté un terrain à Déols, au Nord de Chateauroux et y montèrent une usine bordée d'une piste en herbe pour l'assemblage des ailes du bombardier bimoteur Bloch 131 puis essentiellement pour le montage du chasseur Bloch 152. Début 1937, l'usine fut nationalisée et confiée à la SNCASO. En 1939, 2000 ouvriers y travaillaient; les chasseurs MB 152 en sortaient au rythme de 5 à 6 par jour. Ils n'étaient pas armés et devaient aller à l'Arsenal de Bourges pour recevoir leur armement.
En 1938, on trouve sur la base de La Martinerie, gérée par le Bataillon de l'air 103, principalement le GMIT 403 et la 32ème Escadre à 2 groupes. Au début de la guerre les 2 groupes partent pour l'Est et un Centre d'instruction du bombardement léger est installé à La Martinerie, une compagnie de défense des usines Bloch l'est à Déols et l'ARAA de Limoges est rattaché à Chateauroux. En mai 1940, une escadrille polonaise vint également s'installer. La base fut attaquée par les bombardiers allemands le 11 mai et le 5 juin 1940 et souffrit des pertes en vies humaines et d'importants dégâts matériels.
Après l'invasion de la zone libre, les Allemands remettent en fonctionnement l'usine de Déols qui n'avait plus qu'une activité réduite de réparation et occupent la base de La Martinerie où ils installent l'école de chasse 3 qui deviendra Escadre de chasse 103, début 1943. L'usine et la base furent sévèrement bombardées par les Anglo-saxons au premier trimestre 1944
Libérée en 1944, la base devient une base FFI le 28 août, puis le 30 octobre le Bataillon de l'air 103 est créé à nouveau. Le Parc régional de réparation et d'entretien 1/291 est implanté sur la base du 2 janvier au 10 août 1945. En janvier 1945, une école de pilotage s'installe, mais elle part à Avord le 1er juin 1945 pour laisser la place à une école de pilotage de début, l'Ecole Camplan. Cette école a pour mission de prendre les élèves pilotes sortant du CPPN de Vichy et de les former jusqu'à 70 h sans les amener jusqu'au brevet de pilote militaire. 40 puis 75 élèves/mois seront ainsi formés dans des stages de 3,5 mois en utilisant les pistes de La Martinerie et de Déols ainsi que des terrains annexes à Bouges, La Champenoise, Neuvy-Pailloux, Ségry et Vineuil. L'école fut dissoute le 31 mars 1946. Le 16 avril de la même année, l'EAA 601 avec son escadrille de convoyage, destiné à Villacoublay est créé à Chateauroux avec des annexes à Chateaudun, Pau et Rennes. En 1948, l'Ecole de transmissions Fil 725 vient de Moneteau (Auxerre) s'installer à La Martinerie. La base était coupée en 2 par la RD 725; en venant de Chateauroux on trouvait à gauche les services et l'ETF et à droite, le terrain et l'EAA.
En vertu des accords OTAN, la base de La Martinerie devait être cédée aux Américains à l'été 1951 pour y installer leur entrepôt central de matériels US destinés à l'OTAN. En conséquence le 31 juillet 1951, la base était dissoute et l'EAA 601 partait à Chateaudun. En même temps l'ETF 725 éclatait, la Division d'instruction des exploitants des transmissions partait à Toulouse-Balma, alors que les télémécaniciens s'installaient à Chambéry.
Quant à Déols, l'activité réduite d'entretien de la SNCASO touchant à sa fin en 1950, les Américains s'y installèrent dès avril 1951. En octobre débuta la construction d'une piste en béton de 2.500 m. Les travaux de la piste et des installations annexes se terminèrent en décembre 1952. Le CHAD, Chateauroux Air Depot, était chargé de la révision générale des appareils de l'USAF en Europe. 3750 Français y travaillaient et en 1957, 900 avions y passèrent une visite d'entretien. En avril 1958, l'USAF décida de confier le travail à des sous-traitants civils. Une firme américaine AEMCO et Bréguet furent retenus en association, puis en 1961 la SFERMA et IAS (autre société américaine) prirent le relais; enfin en 1969, Sud Aviation se chargea du travail jusqu'en 1974.
A la suite de notre retrait de l'OTAN, les Américains quittèrent Chateauroux en 1968; il fut envisagé d'y créer une base-école de pilotage, mais ce projet n'eut pas de suite. L'Ecole supérieure du Matériel de l'armée de Terre, s'installa à La Martinerie et la Chambre de commerce et d'industrie de l'Indre devint gestionnaire de l'aéroport de Déols en 1976.

Insignes
1 - L'insigne de la BA 103 avant la 2ème guerre mondiale représente un criquet pour une raison qui ne nous est pas connue.
Non homologué
Fabriqué par Duseaux.

2* - Après la guerre, l'école de pilotage fit réaliser un insigne au symbolisme classique pour une école : un rapace prend son vol à la sortie d'un oeuf soutenu par l'étoile et les ailes de l'armée de l'Air.
Homologué 682/EMGA le 19 avril 1945.
Fabriqué par Drago. [insigne non présenté]

3* - L'école des transmissions Fil prit pour emblème un Donald vêtu en aviateur, dont une main tient le centre d'une toile d'araignée symbolisant un réseau.
Homologué 1303/EMAA le 16 avril 1948.
Fabriqué par Arthus-Bertrand (qui a également réalisé le même insigne sans le sigle) et par Courtois.

* ces 2 derniers insignes ne sont pas ceux d'une base au sens classique; ils ont été cependant reproduits ici pour illustrer la variété des missions qu'a remplies la base de Chateauroux.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

3 RAC du 01/01/1920 au 01/09/1933
GB II/62 de passage entre le 09/06/1940 et le 14/06/1940
GB II/63 de passage entre le 09/06/1940 et le 14/06/1940
GB I/63 de passage entre le 10/06/1940 et le 16/06/1940
GC I/3 de passage entre le 10/06/1940 et le 17/06/1940
GC I/8 de passage entre le 10/06/1940 et le 24/06/1940
GC I/4 de passage entre le 11/06/1940 et le 23/06/1940
GB I/54 de passage entre le 13/06/1940 et le 16/06/1940
GR II/55 de passage entre le 15/06/1940 et le 17/06/1940
GBA II/51 de passage entre le 12/06/1940 et le 18/06/1940
GB II/35 de passage entre le 16/06/1940 et le 19/06/1940
GBA II/54 de passage entre le 16/06/1940 et le 19/06/1940























Château Thierry

EEP n°53 en 1938
GR II/52 le 15/05/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Châtel Chéhéry


GB I/22 du 31/08/1939 au 23/02/1940
GB II/22 de xx/03/1940 au 11/05/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Châtillon

GR I/52 passage en xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chaumont Semoutiers

GAO 505 du 27/09/1939 au 08/10/1939
GR I/52 du 31/08/1939 au 17/09/1939

GC III/2 du 28/11/1939 au 28/01/1940
GB II/38 du 03/05/1940 au 15/05/1940
GB I/23 du 25/05/1940 au 31/05/1940
GB I/38 passage en xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cherbourg

GC II/8 passage en xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chissey

GB II/32 du xx/09/1939 au xx/11/1939
GC I/6 du 08/03/1940 au 11/04/1940

GC III/6 du xx/04/1940 au xx/05/1940

GC II/7 passage entre le 13/06/1940 au 17/06/1940

GR I/55 passage entre le 15/06/1940 au 17/06/1940

 








































Claye Souilly

GB I/62 de passage le 11/05/1940
GB I/31 de passage en xx/05/1940
GC I/8 du 28/05/1940 au 09/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Coblence (Niederminger) BA 137

2 EC de novembre 1947 à juillet 1949 (période à préciser : du 3 avril 1948 au 11 mai 1949 selon Bertrand Hugot).
4 EC du 25/12/1936 au 01/05/1939 (idem période à préciser)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cognac
* BA 135 BE 705 (1956) BE 709 (1962) BA 709 Commandant Raoul Ménard
 

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
L'Ecole de Pilotage 315 de l'armée de l'Air est installée à Cognac. Héritière de la célèbre "école d'Istres", l'EPAA 315 est chargée de la formation des sous-officiers pilotes. Le Centre de formation des instructeurs est également basé à Cognac.

Historique
La construction de la base fut décidée en 1938 pour recevoir une école ou une unité d'entraînement ainsi qu'une des nombreuses annexes de l'EAA 301 de Chateaudun. Les travaux étaient bien avancés lorsqu'arrivèrent les Allemands en 1940. Ils les poursuivirent et un nouveau PC et une piste en dur furent construits. La Luftwaffe utilisa Cognac notamment pour la transformation des pilotes de FW 190A, l'attaque des convois en Atlantique avec des FW 200 Condor et des Do 217E et la protection des U-Boot dans le Golfe de Gascogne avec des Ju 86C et des Ju 52. Très endommagée par les bombardements alliés, la base fut détruite par les Allemands à leur départ en août 1944. Sommairement remise en état elle reçut dès août 1944 les unités de l'armée de l'Air renaissant dans les Forces aériennes de l'Atlantique qui participèrent aux combats de libération des Poches et en particulier les GC 1/18 "Vendée"sur D 520 et II/18 "Saintonge" sur D 520 et Spitfire V, le GB 1/34 "Béarn", le GR III/33 "Périgord" et le Groupe aéronaval 2 sur SBD Dauntless.
Début 1945, l'armée de l'Air décida de bâtir un ensemble d'écoles permettant à terme de se passer de l'aide des Anglo-saxons : une école de début à La Rochelle, une école de transformation à Cognac, une école de spécialisation chasse à Meknès et une école de spécialisation bombardement à Avord. En juillet 1945 la Base équipée de Cognac, créée le 1er septembre 1944, reçoit ainsi une école de pilotage qui sera rejointe pour des raisons d'économies en mai 1946, par l'école de début de La Rochelle, puis en août 1947 par la Division des moniteurs et réentraînés de Tours. Le 1er juillet 1947, la BA 705 avait été créée. En 1949, l'école de Cognac est transférée à Marrakech.
Le 1er janvier 1950 la BE 705 devient la BA 135. Elle reçoit en mai, la 33ème ER sur P 38 et P 51 avec 2 escadrons, le 1/33 "Belfort" et le 2/33 "Savoie". La piste est allongée à 2.400 m et la 33ème ER s'équipe d'avions à réaction F 84G; A partir de 1954, la 33ème ER s'équipe de RF 84F, le 3/33 "Moselle" est créé. En 1956, à partir de Chypre, le 1/33 participa aux opérations de Suez.
Le 1er janvier 1957, le Centre d'instruction du bombardement 328 est créé avec un escadron sur B 26 et un sur Fouga et Vautour IIA et B. Au cours de l'année, la 33ème ER avec le 1/33, le 2/33 et l'EMT part s'installer à Lahr; le 3/33 rejoindra Strasbourg début 1958. Au cours de cette année la 92ème Brigade de bombardement est créée, la BA 135 devient la Base de la 92ème Brigade, qui comporte 2 escadrons de Vautour IIB, le 1/92 "Bourgogne" et le 2/92 "Aquitaine"; Le CIB 328 est rattaché à cette unité qui préfigure les FAS. Au début 1961, la 92ème Brigade part à Mérignac.
Le 15 mars 1961, l'école de début rentre de Marrakech équipée de T 6G. La base prend la dénomination de BE 709. En mai 1965, les T 6 de la Division d'instruction sont remplacés par des Fouga et la Division d'instruction est réorganisée en Groupement école. Le GE 315 comprend alors 4 EIV et un escadron d'instruction au sol. Il a également mission de former la plupart des élèves-pilotes de l'Aéronavale après la fermeture de la BAN de Kourigba. En février 1980, un 5ème EIV est formé sur CAP 10. Le 1er mai 1985, l'école de formation des moniteurs d'Aulnat arrive à Cognac. En mars 1994, le GE 315 a pris le nom d'Ecole de pilotage 315. Le nombre d'EIV est aujourd'hui réduit à 3. Il existe également un Escadron de contrôle et de standardisation. Enfin le 1er septembre 1995, le Centre de formation des instructeurs pilotes a été créé pour assurer une continuité pour l'instruction des élèves tout au long de leur passage dans les écoles de l'armée de l'Air.

Insignes
1 - insignes de la BE 705; sur un fond d'étoile et d'ailes symbolisant l'armée de l'Air, la salamandre de François 1er évoque Cognac dont il fut natif.
Homologués 7698/EMAA/3.I.EC le 6 novembre 1946
Fabricants: 1A (salamandre émaillée ou peinte) Augis
................. 1B (salamandre en relief) Courtois [insigne non présenté]

2 - insigne de la BE 709, la base école est symbolisée par l'aigle qui fournit le nécessaire à ses élèves (les aiglons) pour obtenir le brevet de pilote.
Homologué A.865 le 16 mai 1962
Fabricants : Drago, Andor, Delsart,...

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GB I/62 de passage entre le 14/06/1940 et le 18/06/1940
GB II/62 de passage entre le 14/06/1940 et le 16/06/1940
GR III/33 Périgord du 16/11/1944 au 08/05/1945

GC II/18 Saintonge du xx/01/1945 au xx/02/1945
Ecole de transformation (BE 705) du 1er août 1945 au 17 novembre 1949

GR I/33 Belfort du xx/05/1950 au xx/07/1957

ERT 2/33 Savoie du 01/02/1953 au xx/07/1957

ERT 3/33 Moselle du 01/04/1955 au xx/07/1957

CIB 328 du 01/01/1957 au 26/05/1961
EB 1/92 Bourgogne du 01/01/1958 au xx/03/1961

EPAA (GE 315) de 1961 à aujourd'hui
ED 1/33 Belfort du 01/09/2010 à aujourd'hui
33ème ESRA du 05/09/2019 à aujourd'hui
ETOD 3/33 Moselle du 05/09/2019 à aujourd'hui

Liste des commandants de base

Voir contribution (fascicule relatif à la BA 135 de Cognac vers 1950)

MH 1521

Voir actualité Armée de l'air du 12/09/2019











































Colbert

GR II/33 fin1942

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Colmar Meyenheim* BA 132 "CommandantRené Pépin"




[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Depuis sa création la BA 132 est une base de chasse "tout temps", d'abord avec la 13ème Escadre de chasse et maintenant avec les escadrons 1/30 "Alsace" et 2/30 "Normandie-Niemen". L'EDSA 6/950 "Riquewihr" est implanté également sur la base de Colmar.

Historique
En 1951, des travaux furent entrepris pour édifier à Meyenheim un terrain de redéploiement des unités stationnées en Allemagne. La piste fut terminée en août 1952 et les marguerites en juin 1953. C'est en 1954 qu'il fut décidé de construire une Base aérienne d'opérations. Terminée en 1956, elle reçoit le 1er avril 1957, la 13ème ECTT créée à Lahr en 1955 . La 13ème EC composée des escadrons 1/13 "Artois" et 2/13 "Alpes" était équipée de F 86K. En juin 1961, le CEVSV sur T 33 fait mouvement de Lahr à Colmar qu'il quittera pour St Dizier en juillet 1967. En avril 1962 arrivent les premiers Mirage IIIC qui seront remplacés en 1965 par des Mirage IIIE. L'EC 3/11 "Corse" sur F 100 venant de Bremgarten stationne à Colmar de juin 1966 à octobre 1967 avant son repli sur Toul. Puis en 1972, la 13ème EC s'enrichit d'un 3ème escadron, le 3/13 "Auvergne" équipé de Mirage VF pour l'assaut et l'appui tactique. Le 2/13 "Alpes" reçoit le même matériel et la même mission en 1977. L' ETIS Mirage III qui avait été créé à Dijon le 1er juillet 1971 est transféré à Colmar le 1er juillet 1985. Le 1/13 "Artois" succède en 1986 à l'ECT 2/2 "Côte d'Or" dont il reçoit les Mirage IIIB et IIIBE pour transformer les pilotes de Mirage III ou VF de la FATAC. Le 1/13 et le 3/13 recevront progressivement à partir du 6 novembre 1992 des Mirage F1CT à la place de leurs Mirage IIIE. Les biplaces IIIBE du 1/13 "Artois" seront versés au 2/13 "Alpes" pour reprendre la mission de transformation des pilotes.
Le 13 octobre 1993, les EC 1/13"Artois" et 2/13 "Auvergne" reprennent respectivement les noms et traditions du Normandie-Niemen et de l'Alsace. Le 2/13 "Alpes", dernière unité encore sur Mirage III, est dissous le 3 juin 1994 et la 13ème EC le sera le 23 juin 1995. Les 2 escadrons de Colmar, équipés chacun de 20 Mirage F1CT, sont désormais l'EC 1/30 "Alsace" et l'EC 2/30 "Normandie-Niemen".

Insignes
1 - Les 2 bleus qui se partagent l'insigne, évoquent la couleur des cieux de jour et de nuit symbolisant la mission tout-temps de l'unité. Les étoiles filantes et le train d'ondes figurent l'activité aérienne de la formation et le fragment de roue dentée symbolise la technique de l'arme.
Homologué A.769 le 5 juillet 1958
Fabriqué par Drago
Cet insigne fut boudé par le personnel de la base, c'est pourquoi un 2ème insigne fut réalisé.

2 - Une silhouette de Mirage III équipant alors la base est montée sur un fond bleu ciel représentant la mission de jour et sur un fond bleu nuit étoilé représentant la mission de nuit.
Homologué A.888 le 15 juillet 1963.
Fabriqué par Drago, Delsart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GR I/33 Belfort du 01/01/1945 au 05/04/1945
13 ECTT du 01/04/1957 au 01/03/1972

CEVSV 338 du xx/10/1961 au xx/07/1965

EC 3/11 Corse du 01/04/1966 au 31/10/1967

13 EC du 01/03/1972 au 23/06/1995

EC 1/30 Alsace du 26/06/1995 au 27/06/2008
Régiment Normandie Niémen du 26/06/1995 au 03/07/2009

Liste des commandants la base aérienne 132

Dissolution de la base le 16/06/2010











































Colomb Béchar BA 145 et CIEES 343

ex-CEES


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Entre les 2 guerres, l'Escadrille TOE N°4 s'installa à la caserne Lopez et utilisa le terrain du futur aérodrome Georges Léger. En 1938, on trouvait à Colomb-Béchar, le GAO 588 et une section de transport aérien soutenus par la Section de l'air 1/202. Aucun document n'a permis de savoir ce qui s'est passé jusqu'à l'après-guerre et l'installation du Centre d'essais.
Les essais d'engins autopropulsés demandaient dès 1946 la disposition de champs de tirs très étendus et qui permettaient la récupération des engins. Le Sahara présentait ces avantages mais il fallait disposer d'eau, de moyens d'accès routiers, ferroviaires et aériens et enfin d'énergie. C'est ainsi que Colomb-Béchar fut choisi avec des zones allant jusqu'à 2.000 km, la voie ferrée Mer-Niger, les mines de charbon d'Abadla à proximité,...
Le Centre d'essais des engins spéciaux ( CEES ) fut créé par arrêté du 24 avril 1947. Le premier noyau de personnels presqu'entièrement de l'Armée de l'air, arriva début septembre. Le centre, appelé également Centre du Guir, s'installa sommairement en 1947-1948 sur l'ancienne base de Colomb-Béchar, en attendant des constructions neuves. Le 1er septembre 1947, un DBA 145 fut créé pour le soutien Air du site; dissous le 31 décembre 1948, il fut remplacé par la CA 2/145, puis le 1er octobre 1954, par la Compagnie de l'Air des Eléments Air du CEES 343. Une escadrille fut affectée au CEES avec 2 Goéland et 2 Nord 1100 pour les liaisons et 2 LeO 45 pour les largages d'engins. L'altitude, 800 m, et la chaleur rendaient les décollages plus longs. Un détachement de radars (Air) et un détachement de cinéthéodolites (Terre) complétaient l'équipement initial. Les débuts furent difficiles, les campagnes de tirs devaient s'interrompre pendant les grosses chaleurs, enfin des dissensions entre Air et Terre apparurent sur leurs attributions respectives. Les essais ne démarrèrent réellement qu'à mi-novembre 1949 et le le CEES devenu CIEES monta rapidement en puissance; dès 1955 plus d'un engin était tiré par jour. L'escadrille du CIEES, rattachée à la BA 145, se composait alors de 18 avions pour les liaisons, les transports, les essais, l'accompagnement d'engins, leur largage, leur récupération et enfin pour le sauvetage et les évacuations sanitaires.
Une Sous-direction technique Air 1/594 fut créée le 1er septembre 1957. Un escadron d'engins sol-air 1/545 fut également créé, mais dissous le 31 janvier 1959, il fut remplacé par une section d'engins sol-air au sein de la sous-direction tactique Air 1/332 de Colomb-Béchar, annexe du CEAM et créée le 1er octobre 1954.
Le CIEES comprenait une direction ( le Directeur était choisi dans l'Arme pour laquelle le plus grand nombre de tirs était prévu ), une base aérienne, une base guerre, un service-méthodes, un service technique et des services généraux. Le Centre du Guir se composait de 3 sites :
• la base principale B1 près de Colomb-Béchar avec l'aérodrome Georges Léger, les supports logistiques du CIEES et 2 bases proches de lancement, l'une près de B1 pour les tirs inférieurs à 50 km avec rampe oblique et l'autre à Bou Hamama, à 12 km, pour les tirs verticaux.
• une aire B'1 de tir à moyenne portée, à 50 km au Sud, sans moyens particuliers.
• l'aire principale de lancement B2 à Hammaguir, à 110 km au Sud-Ouest de Colomb-Béchar, avec une base-vie, permettant des tirs à 1.000 km vers le Sud-Ouest ( Tindouf ) et 1.000 à 2.000 km vers le Sud-Est ( Bidon V et le Tchad ). C'est de B2 que fut tiré en novembre 1965, le premier satellite français lancé par une fusée "Diamant".
La mission du CIEES était de mettre ses moyens et son infrastucture à la disposition des directions techniques des Armées : DTI, DEFA, DCCAN,du CEV, du CEAM et de l'ONERA. Les expérimentations tactiques étaient effectuées par l'EMA avec un Groupe d'artillerie guidée et par l'EMAA avec l'annexe du CEAM.
Début 1956, la BA 145, administrée par la CA 2/145, était composée de la Participation Air au CIEES, de la Section méteo 22/145, des GP 36 et 37/145, de la Section munitions 44/145.
Parallèlement aux essais, la base vit son activité s'accroître avec les opérations de maintien de l'ordre. En juin 1956 en effet, les premiers attentats avaient eu lieu en ville et les routes et la voie ferrée n'étaient plus sûres. Des moyens de protection furent mis en place et le 1er septembre, le DTO 46/540 fut créé et installé sur la base du CIEES. Le CLA, les transmissions, la protection, la sécurité incendie furent assurés par la base. Le PCA 29/540 fut créé le 1er juillet 1956 avec le PCA 78/540 d'El Abiod. Le 1er décembre 1956 il devient PCAD 29/540 faisant de plus fonction pour la Zone Ouest Sahara de GATAC vis-à-vis des PCA de Mécheria et de Tindouf dont le DTO 47/540 était rattaché à Béchar. Des moyens aériens furent implantés. L'EALA 5/72 sur T 6 créée le 1er juillet 1956 opéra à Colomb Béchar jusqu'à sa dissolution le 30 novembre 1959. Un détachement du GSRA 76 équipé de Ju 52 créé à Tunis est affecté à Béchar le 6 juin 1956. Prenant rapidement de l'importance, il devint autonome le 1er août sous la dénomination d'ESRA 78 puis le 1er novembre 1956 de GSRA 78 "Tindouf". A partir de fin 1957, les C 47 remplacent progressivement les Ju 52 et en 1958 il est en plus doté de Broussard. Le GSRA travaille pour le PCAD: lignes régulières, transports, EVASAN, PC volant, RAV, appui-feu, protection de convois. De plus des détachements de MD 315 du GOM 86 et des détachements hélicos d'Oran opèreront à partir de Colomb Béchar. Enfin pour les opérations d'importance, il sera fait appel aux moyens du CIEES.
Avant la fin des opérations dès le 31 janvier 1961, le CLA 20/145 créé le 1er avril 1959, la Section photo 21/145, la Section méteo 22/145, la Section de munitions 44/145 et la Section VSV 47/145 furent dissoutes. Après le cessez-le-feu, les moyens s'allégèrent mais notre maintien sur les sites d'essais au Sahara entraîna des regroupements sur les bases du Sud et en particulier à Colomb-Béchar. Le PCA 74/540 créé à Colomb-Béchar le 1er août 1958, fut dissous le 31 juillet 1962. Le GSRA 78 et le DTO 46/540 furent dissous respectivement le 31 janvier et le 28 février 1963 ainsi que la STBS 85/145 et la SP 35/145. La Participation Air au CIEES avait la mission de rendre le Centre d'essis autonome au point de vue des servitudes aériennes et de regrouper les moyens aériens maintenus à Colomb-Béchar sans que leur mission interfère avec celle du CIEES. A partir du 1er mars le Sous-directeur air du CIEES commande la BA 145. Le PCAD 29/540 devenu PCAD 70/145 le 1er octobre 1962 fut dissous le 29 février 1964. Le CBA 761 fut créé le 10 février 1965; à la même période la Direction technique du ,Commandement des Sites et la CATA 861 étaient également installés sur la base.
La BA 145 et la Participation Air au CIEES furent dissoutes le 30 juin 1965 en même temps que le CIEES dont l'activité fut reprise par le Centre des Landes.

Insignes
Il fut réalisé en 1948, à la demande du chef du Groupe Air pour ses personnels. Il représente la croix d'Agadès des Territoires du Sud, la silhouette du Garet Oum es Sebha appelé "chateau de Bou Hamama" caractéristique du paysage de Colomb Béchar et un engin symbolisant la mission du Centre. Enfin l'étoile et les ailes du PN étaient destinées à marquer l'appartenance à l'Armée de l'air de ceux qui portaient cet insigne. Ce fut en fait le seul insigne du CIEES.
Non homologué.
Le modèle initial (A) fut fabriqué par Chobillon et porte l'inscription CEES. Les modèles suivants (B) fabriqués par Courtois et par Drago sont identiques à l'exception du sigle devenu CIEES. Un modèle plus petit (C) existe sans nom de fabriquant. [insignes (A) (B) non présentés]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Escadrille 548 du 01/09/1933 au 01/05/1937
GAO 588 puis ES 588 en 09/1939 (date ?)
GB I/19 de xx/01/1943 à xx/10/1943

GB I/11 de xx/01/1943 au 10/04/1943 (dissolution le 01/08/1943)

GSRA 78 du ? à 1963
CIEES 343 de 1948 au 01/07/1967

EALA 5/72 du 01/07/1956 au 30/11/1959

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Connantre

GB I/31 de 09/09/1939 à xx/12/1939
GC II/3 du 19/01/1940 au 10/04/1940
GAO 515 en xx/05/1940
GC II/9 du 20/05/1940 au 12/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Contrexéville BA 902 Capitaine Albert Littolf



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 902 est une base de défense aérienne chargée de la surveillance de l'espace aérien Nord-Est. Ses 2 sites radar sont situés à une dizaine de km au Nord-Ouest de Contrexeville à Morville et à Auzainvilliers. A proximité de ce dernier site un CDC pour le contrôle tactique des interceptions est installé. La station radio est située plus loin à Beaufremont et la base-vie est implantée près des lacs de la Folie à 1 km du centre de Contrexeville.
La BA 902 a également la mission annexe de remplacer le CDC de Drachenbronn en cas de défaillance de celui-ci.

Historique
L'EM avait envisagé au printemps 1918 de créer un terrain à Auzainvilliers près de Contrexéville. Il n'y eut pas de suite en raison sans doute de la fin de la guerre. Néanmoins en 1933, l'Etat acquit le terrain et dès le 1er septembre 1935, un avion s'y posait. Entre 1935 et 1939 des escadrilles fréquentèrent régulièrement la plateforme, en particulier les Bloch 200 du GB I/23 y furent déployés en mars 1938. A la déclaration de guerre, les Bloch 210 du GB 1/12 de Reims se présentèrent à Auzainvilliers qu'ils durent quitter quelques jours plus tard, la piste étant trop courte. Le GR I/52 sur Potez 637 arriva alors à la mi-septembre. Il quitta le terrain début avril 1940, pour St Dizier, après avoir effectué 54 missions de guerre. Fin avril, les MS 406 du GC II/3 succédèrent aux Potez 637. Le groupe s'en alla 10 jours plus tard pour se transformer sur D 520 dans le Midi; enfin le GAO 512 équipé de Potez 63-11 utilisa le terrain à la mi-mai.
En 1945, les Anglais installèrent un premier radar puis, le 1er novembre 1951, une station maître-radar était créée, la SMR 32/901 qui devint la SMR 20/931 fin 1953. Le 1er mai 1959, à la suite de la création du commandement de base 1/921, la SMR 20/931devint CDC 10/921. Le 1er avril 1960 la BA 902 naquit officiellement et le CDC 10/921 devint le CDC 20/902. Le CDC prit sa dénomination actuelle de CDC 5/902 le 1er avril 1967. Avec la mise en service en 1973 du STRIDA, le CDC prend sa configuration définitive et la BA 902 intègre un réseau informatisé qui relie toutes les bases-radar de France et d'Europe. En 1975 le SDA-Nord Est qui devient COZ-NE. Le 1er juillet 1985, le COZ-NE quitte la base pour Drachenbronn. Enfin l'implantation en 1991 du système ISARD permet le dialogue entre la BA 902 et les systèmes de détection aéroportés.
A la suite des mesures de restructuration décidées pour l'armée de l'Air, la BA 902 sera dissoute le 1er juillet 1999; un Détachement Air lui succédera temporairement.

Insignes
La BA 902 a pour insigne celui de la SMR 32/901 (1) mais sans inscription sur le bandeau noir qui le barre (2). C'est l'insigne général des SMR qui symbolise la mission de surveillance et de détection par émission radio-électrique schématisée par 3 éclairs, au profit des avions militaires figurés par un dispositif de 4 avions. Cet insigne, avec les mêmes couleurs ( rouge et gris-vert ) et la même homologation, fut réalisé successivement avec l'inscription SMR 32/901, puis SMR 10/921, SMR 20/931 et enfin sans inscription pour la BA 902.
Homologué A.544 le 3 mars 1953 pour la SMR 32/901
Fabriqué par Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]








































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cormeilles en Vexin

GC III/3 du 20/05/1940 au 07/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Coulommiers

GC III/6 du 20/05/1940 à fin 05/1940
GC III/7 du 31/05/1940 au 10/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Courbes (près la Fère)

GR I/36 du 20/10/1939 à xx/02/1940
GAO 502 du 23/03/1940 au 16/05/1940
GAO 502 du 21/02/1940 au 18/05/1940
GC I/8 du 12/05/1940 au 20/05/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvron (Aisne)

GR II/36 du 16/09/1939 à xx/02/1940
GR II/52 du 09/02/1940 au 15/05/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Creil* BA 110 "Lieutenant-colonel Guy de la Horie"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 110 est une base opérationnelle à plusieurs vocations. Elle abrite :
- des unités aériennes, les Escadrons de transport 1/62"Vercors" et 3/60"Estérel"
- le Service du matériel en transit et le Centre des opérations des transports de surface
- l'Escadron d'observation par satellite HELIOS.
De plus, elle assure le soutien d'organismes interarmées stationnés sur son emprise, principalement l'Etat-major interarmées (EMIA), la Direction du renseignement militaire (DRM), le Centre interarmées de rayonnement électromagnétique (CIREM) et l'Unité française de vérification du désarmement (UFV).

Historique
En 1938, la piste en herbe de Creil constitue un terrain de dégagement pour la Région parisienne. Sous l'Occupation les Allemands transforment le terrain en une importante base où stationnent succesivement des bombardiers légers et des chasseurs. Bombardée et gravement endommagée les installations sont occupées par l'USAF dès août 1944. Ensuite, les pistes n'étant pas entièrement remises en état, seuls les services de l'IGN implantés sur la partie Nord utilisent ce qui existe encore. En 1950 l'Armée de l'air décide de construire une base sur ce terrain. Le 1er janvier 1954, la Compagnie de l'air 2/110 est créée, puis des unités navigantes arrivent: l'EC 2/17 pour l'entraînement des réservistes et en juin 1954 la 10ème EC à 2 escadrons EC 1/10"Parisis" et EC 2/10"Seine"sur Vampire. En 1955-1956 un 3ème escadron l'EC 3/10"Valois" est créé à partir de l'EC 2/17; les Vampire sont remplacés par des Mirage II. En 1957, l'EC 1/10 est dissous pour les besoins en personnel des EALA d'Algérie, la 10ème EC parraine ainsi les EALA 3/72 et 6/72. En 1958, les 2 escadrons de Creil passent sur SMB2. La vocation défense aérienne de la base s'affirme et en 1961, l'Escadron de chasse tout temps 1/30"Loire" sur Vautour arrive à Creil. Cet escadron sera dissous en 1965 pour laisser la place à l'Escadron de bombardement 3/91"Beauvésis" équipé de Mirage IVA des FAS. Un DAMS est installé qui restera jusqu'au 31 mai 1985. En 1969, l'EC 2/10 est équipé de Mirage IIIC et en 1974 ce sera le tour de l'autre escadron. En juillet 1976, les FAS se restructurent et l'EB 3/91 est dissous. En 1979 les premiers F1C arrivent à Creil, mais en 1983 la décision de mettre en gardiennage la base est prise. La 10ème EC est dissoute le 31 juillet 1985 et la BA 110 est mise en sommeil et confiée à un Détachement de gardiennage 60/103 rattaché à Cambrai.
Le 1er mars 1990 la BA 110 est réactivée, l'UFV créée le 1er juin 1990 s'y installe. La base va monter en puissance. En 1992, la DRM s'installe et le 1er juillet, le Centre principal HELIOS français 10/348 est créé à Creil. Le 1er janvier 1993, l'ETL "Vercors" et l'Equipe technique CASA 235 s'y implantent; en été ce sera le tour de l'Escadron de maintenance cynophile du GFCA puis de l'EMIA. Le 31 mars 1994, le Centre d'exploitation des images de l'Armée de l'air transféré de St Cyr en été 1993 est dissous, il laisse la place à la Participation AIR au Centre de formation interarmées et d'interprétation de l'imagerie. L'ET 3/60"Esterel" s'installe également à Creil. Enfin le 1er août 1995, l'Escadron d'observation par satellite 348 est créé pour assurer le commandement du système HELIOS avec le Centre de traitement et de production 10/348 ex-CPHF et le Centre de réception des images français 11/348.
La STB 81/110 avait été recréée le 1er juillet 1991, elle devient CTBA 81/110 le 1er octobre 1993 puis CTA le 1er décembre 1994, en raison de la spécificité de la BA 110 et de son rôle particulier vis-à-vis d'organismes interarmées et enfin ESIC 82/110 le 1er septembre 1996.

Insignes
1-Il représente les 2 types d'avions stationnés sur la base à l'époque, le Vampire et le Mystère II.
Homologué A.632 le 28 février 1954
Fabriqué par Courtois

2-Les avions ayant changé, un nouvel insigne est fait. Il a la forme d'un trident rappelant le symbole de la défense aérienne. Les 3 avions formant les pointes du trident représentent les 3 escadrons mis en oeuvre sur la base.
Homologué A.891 le 22 août 1963.
Fabriqué par Drago.

3A-En 1976, un nouvel insigne apparaît qui ne sera pas homologué, mais qui a été repris à la réactivation de la base en 1990. Sur un fond bleu et rouge, couleurs des escadrons 1/10 "Valois" et 2/10 "Seine", figure la silhouette du Mirage III équipant alors la 10ème EC et au sommet de l'insigne sont représentées les armes de Creil et celles de Senlis encadrant le sigle de la base située entre ces 2 villes. [insigne non présenté]
Fabriqué par Drago.
3B-Le même insigne modifié par la suppression du sigle BA 110 a été homologué A.1305 le 19 août 1997.
Fabriqué par Arthus Bertrand, Delsart..

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

10 EC du 01/12/1954 au 31/05/1985
EB 3/91 Beauvaisis du 01/06/1964 au 01/07/1976

ETL 1/62 Vercors du 01/08/1993 au 01/11/1996

ET 1/62 Vercors du 01/11/1996 à la période du 08/07/2016 au 26/08/2016 (transfert vers Evreux)

ET 3/60 Estérel (escadron) du 01/09/1994 à aujourd'hui
ET 3/62 Ventoux du 17/05/2011 ((transfert effectif le 28/07/2011) à la période du 08/07/2016 au 26/08/2016 (vers Evreux)

Fermeture de la plate-forme aéronautique en août 2016

Voir actualité Armée de l'air du 30/08/2018 (extrait © Armée de l'air) :
" Depuis la fermeture de la plate-forme aéronautique en août 2016, la base aérienne (BA) 110 de Creil a vu le périmètre de ses missions rétrécir. Malgré tout, elle confirme son engagement opérationnel. Aujourd’hui, le site se centre sur les missions des unités de la base : l’escadron de transport Esterel, l’escadron de transit et d’accueil aérien, le CMOS, le centre national de ciblage, le groupement d’appui à l’activité et le commandement des forces aériennes stratégiques de Taverny.
Pour la BA 110, la mission de protection se traduit par la mission permanente de souveraineté des espaces aériens parisiens mené à bien par des contrôleurs aériens basés à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Les aviateurs creillois sont également engagés dans les missions sentinelle et Vigipirate. Enfin, le centre militaire d’observations par satellite et le centre national de ciblage occupent une place stratégique dans l’aide à la décision aux renseignements militaires".

Liste des commandants de base









Crepey (près de Nancy) BA 261 - DRMu 4/651


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Un dépôt de munitions de surface avait été installé à Crépey au cours de la 1ère guerre mondiale. Des travaux de construction de cellules démarrés en 1919 sont terminés entre 1934 et 1939. Les Allemands occuperont et moderniseront le dépôt. A la Libération, l'Armée de l'air en a pris possession et le dépôt de Crépey, rattaché à l'EAA 607 de St Astier, est créé le 1er mai 1946. Il va se développer et devient autonome le 1er mai 1955 sous la dénomination de Compagnie de munitions 642, administrée par le CATA 851 d'Essey-les-Nancy. Devenu DRMu 4/651 en 1957, il est rattaché le 1er août 1958 au DRMu 9/651 de Mortmare. La base ayant été dissoute, le DRMu de Crépey, le plus important de la RANE, devient en 1964 "Eléments divers" de la BA 269 de Mortmare. A la dissolution de cette base en 1966, il est rattaché à la BA 133 de Nancy-Ochey puis en 1973 aux MT 10/133 de cette base.

Insignes
Les armes des comtes de Vaudement rappellent que Crépey se trouvait dans ce comté, la bombe représente l'activité principale de l'unité et la roue dentée symbolise les spécialistes artificiers et armuriers; enfin l'étoile et les ailes marquent l'appartenance à l'Armée de l'air.
Homologué A.747 le 18 novembre 1957 pour la base et le DRMu
Fabriqué par Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]






































Cugneaux

GBA I/54 du 24/07/1940 au 12/08/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Dakar Ouakam puis Dakar Yoff - BAOM 1/160 - BA 160
ex BA 309
ex BA 213

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Le Détachement Air 160 assure le support des forces aériennes positionnées à Dakar en vertu des accords de défense franco-sénégalais. Nos moyens aériens sont engagés dans des exercices communs, ils garantissent la mobilité des forces, fournissent le soutien aux Forces françaises du Cap Vert et assurent l'alerte SAR. Enfin le DA 160 a une importante mission logistique lors de missions militaires d'assistance technique aux pays voisins du Sénégal. L'ETOM 55 "Ouessant" est la seule unité navigante permanente du DA 160, il cohabite avec le 1er Groupe aérien sénégalais sur la partie militaire du terrain de Yoff, aéroport international de Dakar. Le terrain d'origine est situé entre Dakar et Ouakam, il n'est plus utilisé aujourd'hui.

Historique
En mars 1911 une mission aérienne d'étude est créée à Dakar avec un biplace Farman. Le 20 décembre 1919, l'installation d'une base d'aviation à 2 km au Sud-Est des Mamelles à Ouakam est décidée pour accueillir le Commandant Villemin qui y atterrit le 30 mars 1920. En mai le terrain est agrandi et en 1922, une escadrille y est implantée. Le 12 mai 1930, Mermoz va décoller avec son équipage sur son Laté 28 en direction de Natal, il battra ainsi le record de distance en hydravion. En 1933, Dakar accueille la Croisière Noire et d'autres raids à partir de Dakar auront lieu avant la guerre. En 1939, sur la base, administrée par le Bataillon de l'air 213, ne stationnent que 5 appareils militaires. Le 17 juin 1940, le GC 1/4 s'installe à Ouakam. Le Groupe est équipé de 22 Curtiss et de 2 Potez 25 TOE, il aura en plus un Simoun en août 1941. En septembre 1940, le GC 1/4 participe à la défense de Dakar contre les Anglais et abat 5 avions. Le 12 août 1942, des engagements ont lieu avec les Britanniques, le GC 1/4 y perd un pilote. Après le débarquement allié en AFN, l'AOF rallie la France Libre. Le 1er janvier 1943, une 3ème escadrille sur D 520 est créée au 1/4. Les travaux de construction de la piste actuelle Est-Ouest de Yoff sont entrepris. Au milieu de l'année le GC 1/4 part pour l'AFN, il est remplacé par une escadrille de police et de sécurité équipée de 3 Glenn. En janvier 1944, une escadrille de liaison et de transport s'y ajoute. Le trafic militaire avec Ouakam et les 2 pistes de Yoff, s'élève à une centaine d'avions par jour pour la base devenue BA 309 qui comporte également le Parc 96 et un centre administratif. L'Aviation d'AOF est réorganisée en 1946 et le 1er octobre, la BA 160 est créée. Sur le terrain on trouve alors la Section aérienne d'entraînement et de liaison 341. En 1948, le GLA 48 avec une escadrille de transport et une escadrille de liaison est l'unité aérienne de la base d'Ouakam. Début 1958, l'EALA 3/73 sur T6 vient s'y installer également. Se posent alors des problèmes de stationnement, qui seront résolus par un mouvement vers Yoff. Le GLA 48 est dissous le 31 octobre 1963. Une nouvelle unité est créée, le GAMOM 81. Dissous en avril 1965, il donnera naissance à l'Escadrille d'outre-mer des MO 05/160 qui à son tour sera dissoute le 31 décembre 1965. Le 1er avril 1970, l'ETOM 55 est créé.
Le 1er octobre 1974, à la suite des accords bilatéraux de défense, la BA 160 est réduite et devient le Détachement air 160. L'ETOM 55 "Ouessant" est une unité mixte avions-hélicoptères du CFAP, mise pour emploi à la disposition du Commandant des Forces françaises du Cap Vert (FFCV).
Le Commandant Air du Cap Vert, adjoint au Commandant des FFCV est le commandant du DA 160. L'EAM de Port Bouet est rattachée au DA 160.

Insignes
1 - L'insigne du BAOM 1/160 qui date des années de l'après-guerre représente une tête d'indigène dans un cercle, portée par le rapace de l'Armée de l'air.
Non homologué, il fut fabriqué par Drago.

2 - Sur l'insigne de la BA 160, la presqu'île du Cap Vert et le baobab rappellent le lieu de stationnement et le charognard, l'appartenance à l'Armée de l'air.
Homologué A.960 le 6 juin 1967
Fabriqué par Augis, Drago, ..

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Création de l'escadrille AOF 1 en 1920
GB II/61 de xx/10/1940 à xx/10/1942
GC I/4 de xx/06/1940 au 13/11/1940 et du 21 janvier 1941 au 27 janvier 1943
GC II/5 période ? entre 1940 et 1942
GLA 45 de 1948 au 31/10/1963
EALA 2/73 du 01/07/1957 au 31/10/1960 (d'abord Dakar Yoff)
GAMOM 81 du 01/11/1963 au xx/04/1965 (Dakar Yoff)
EAOM 81 de xx/04/1965 au 31/12/1965 (Dakar Yoff)
ETOM 55 Ouessant du 01/04/1970 au 12/09/2012

Carte de voeux commandement AOF







































Damas

8ème escadrille (BR 120) du 39e RAO du 01/10/1923 au 01/10/1933
Escadrille isolée (SAL 40) du 01/10/1933 au 01/01/1938
3ème escadrille (SAL 24) de la 39e EM du 01/01/1938 au 15/04/1940
GR II/39 du 15/04/1940 au 30/08/1941
GRB I Lorraine (escadrille Nancy) de xx/02/1942 à xx/10/1942
GB I/17 Picardie du 16/10/1943 au 22/08/1944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Damblain

GB II/12 du 02/09/1939 au 08/09/1939

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Damville le Coudray

GB I/62 du 02/06/1940 au 14/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Deauville

GC III/10 du 22/05/1940 au 10/06/1940
GC II/8 du 27/05/1940 au 11/06/1940








































Deir er Zor (Rakka)

39 RAO (2ème groupe) du 01/10/1923 au 01/10/1933

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dijon Longvic
* BA 102 Capitaine Georges Guynemer

Fermeture de la base : 30/06/2016


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 102 d'Ouges-Longvic abrite principalement les Escadrons de chasse 1/2 "Cigognes" et 2/2"Côte d'Or", leur Escadron de soutien technique spécialisé, l'Ensemble équipe technique d'instruction spécialisée Mirage 2000, l'ERTA et la Musique de la RANE, le Commandement des fusiliers commandos de l'Air. Plusieurs unités extérieures sont rattachées à la BA 102, en particulier le Centre spécial militaire de Valduc qui a la charge en collaboration avec le CEA, d'assembler et de démanteler les armes nucléaires air-sol.

Historique
Les origines de la base de Dijon remontent à 1913 au moment où les premières unités aériennes d'observation étaient créées, 2 hangars en toile et des baraquements avaient été installés pour recevoir la REP 15. L'année suivante, des constructions en dur sont édifiées pour la BR 17 et la BL 18. A la déclaration de guerre ces 2 escadrilles qu'avaient rejointes la HF 19 et la MF 20 partent pour le front. L'école de pilotage Voisin les remplace, puis en 1916 une Ecole technique préparatoire au pilotage s'installe. Le Centre de Longvic verra passer de nombreuses escadrilles de chasse pendant la seconde partie du conflit et des prises d'armes célèbres y auront lieu; en particulier, le 13 mai 1916, le sous-lieutenant Guynemer y reçoit le 1er drapeau de l'aviation française.
La paix revenue, l'école de pilotage est dissoute et remplacée par le Magasin général d'aviation N°2 et l'activité aérienne s'oriente vers l'observation et la reconnaissance. Le 2ème RAO est créé le 1er janvier 1920 il devient le 1er août suivant 32ème RAO. Le 1er avril 1923, la base prend le nom de Centre aérien de Longvic. Le 1er janvier 1924, Dijon retrouve une vocation de chasse, le 32ème RAO devient 32ème RAM avec l'arrivée du 2ème groupe de chasse. La 2ème Brigade aérienne est mise sur pied en 1932 avec la 7ème Escadre de chasse, la 52ème Escadre de grande reconnaissance et la 32ème Escadre d'observation. En 1935, la 32ème EO est remplacée par un Groupe aérien régional qui deviendra ensuite le GAO 508 à 2 escadrilles. En 1936, la 3ème EC rejoint Dijon, elle y remplace la 52ème escadre. Ces 3 unités, 3ème et 7ème EC ainsi que le GAO 508 seront engagées en opérations en 1939. Bombardée en 1940, la base servira aux Allemands de camp de prisonniers, puis ils y installeront une école de perfectionnement aux bombardements. A nouveau bombardée en 1944 par les B17, la base subira de lourds dégâts. Après sa libération le 10 septembre 1944, Longvic sera utilisé par les GC 1/3, 1/7 et 2/7, le GR 2/33 ainsi que par les Marauder du 42nd Wing US jusqu'en été 1945. Le 16 novembre 1944 la Base équipée 102 est recréée. En été 1945, arrivent le GCB 1/3 "Corse" et le GB 1/20"Lorraine" équipés de Mosquito. Le 12 avril 1946, la 50ème escadre mixte est créée avec ces 2 groupes; elle est dissoute le 31 octobre suivant. En mars 1946, le "Lorraine" avait reçu des Mosquito XVI de reconnaissance et était devenu le GR 1/20 ; il part à Cambrai en juin suivant. La base équipée devient de juin 1946 à juin 1947, base escale principale, puis DBA de juillet 1947 à mai 1949. Durant cette période, les réparations et de nouvelles installations permettront à Dijon de devenir une base moderne.
La Base aérienne tactique 102 est créée le 1er juillet 1949. Elle comprend outre le commandement de base, le BA I/102, le PBA II/102, le CICOA 910, l'ELA 41, un CLA, des éléments de la CTA 801 et le SSA 943 futur STR 929. La BAT 102 qui deviendra Base aérienne opérationnelle 102 en 1954, avait accueilli le 10 juin 1949 à son retour d'Allemagne la 2ème EC, composée des groupes 1/2 "Cigognes" et 2/2 "Alsace", qui recevaient alors les premiers avions à réaction de l'armée de l'air, des Vampire MkV. Le 1er octobre 1949, l'EC 3/2 "Côte d'Or" est créé ; le 1er mai 1951 le "Côte d'Or" et l' "Alsace" permutent de numérotation et deviennent respectivement EC 2/2 et EC 3/2. Les Vampire seront remplacés en 1953 par les Ouragan, premiers avions de combat à réaction français, puis par des Mystère IVA en 1956. C'est sur cet avion qu'est constituée à Dijon de 1957 à 1961, la "Patrouille acrobatique de France". La création des EALA en Algérie va entraîner la dissolution du 2/2 "Côte d'Or" le 10 novembre 1957. Les ailes delta arrivent en 1961 avec les Mirage IIIC. Le 2/2 "Côte d'Or" sera recréé le 1er avril 1965 lorsque la 13ème EC abandonnera ses Mirage IIIC pour des IIIE. La mission du 2/2, comme celle des 2 autres escadrons de la 2ème EC, est alors purement de défense aérienne. Elle change à partir d'avril 1966, le 2/2 étant chargé de standardiser la formation des pilotes de chasseurs "delta", il devient l'Académie du Mirage équipé de IIIB et de IIIC et prend la dénomination de Centre d'instruction Mirage ( CI MIR 2/102 puis CI MIR 329 ) avant de devenir Escadron de chasse et de transformation 2/2 "Côte d'Or" le 1er novembre 1968. Au cours de cette année 1968, l' "Alsace" puis les "Cigognes" remplacent leurs IIIC par des chasseurs tout-temps Mirage IIIE dont la version biplace IIIBE équipera le "Côte d'Or" à partir du printemps 1971. A partir de l'été 1984, les "Cigognes" sont équipées de Mirage 2000C/B, au printemps 1986 c'est le tour de l' "Alsace" de recevoir les mêmes appareils, enfin en été 1986 le "Côte d'Or" appelé à nouveau EC 2/2, reçoit ses Mirage 2000C/B et garde la même mission d'instruction. Le 31 juillet 1993, le 3/2 "Alsace" est dissous ( le 1er août l'EC 3/13 "Alsace" sur F1CT est créé à Colmar. La 2éme EC est dissoute le 21 juin 1995 et ses escadrons "Cigognes" et "Côte d'or" deviennent autonomes. A dater du 1er juillet 1998, la mission de transformation sur Mirage 2000 est confiée au 2/5 "Ile-de-France" à Orange. Enfin à partir de l'automne 1998, les "Cigognes" ont entamé au CEAM de Mont-de-Marsan leur transformation sur Mirage 2000-5, premier avion de combat français de tir multicibles; elle devrait être terminée en avril 1999, ensuite ce sera le tour du"Côte d'Or".
Le 1er octobre 1947, l'ELA 41 avait été créée à partir de la SLA 88 pour assurer les liaisons au profit de la 1ère RA. Equipée de N 1000, MS 500, Goéland, puis de Siebel, Flamant, C 45 et Broussard, elle reste à Dijon jusqu'au départ pour Metz de l'EM de la 1ère RA, en juillet 1965.
En 1949, le Centre d'instruction des contrôleurs d'opérations et des contrôleurs de la circulation aérienne 930 avait été créé à Dijon; devenu ensuite CICOA 910 il sera transféré en avril 1978 à Mont de Marsan. En 1954 le Groupe de Transmissions régionales 801 avait été créé à Dijon et avait un rôle particulier de formation. Devenu ET 801, il quittera Longvic en 1995 pour former à Metz avec l'ECH 801, le Groupe de transmissions 10/801. Le 1er juillet 1971 l'ETIS Mirage III avait été créé à Longvic pour l'instruction au sol sur ce type d'appareil; le 1er juillet 1985 il sera transféré à Colmar encore équipée de cet avion. D'autre part à la suite de la dissolution de la base de Nîmes en 1996, le Commandement des fusiliers-commandos de l'air est venu s'installer à Dijon. En 1997, ce fut le tour du Centre d'administration des réserves de l'armée de l'Air et du Bureau central d'incorporation et d'archives transférés de Chartres.

Insignes
Il représente les armes de Dijon, frappées de l'avion à réaction qui équipe la base. Il a ainsi sensiblement évolué au cours des années. Les principales variantes sont les suivantes :
A - de 1949 à 1954, l'avion est un Vampire et l'insigne porte le sigle BAT 102
B - de 1954 à 1961, l'avion est un Mystère IV et le sigle est devenu BAO 102
C - de 1961 à 1963, l'avion est un Mirage III C, le sigle est le même
D - à partir de 1963, le qualificatif O disparaît du sigle de la base, l'avion est encore un III C ; il est à noter que sur certains modèles "BA" et "102" sont séparés par un point
E - en 1966, le Mirage III E remplace le III C, sa silhouette différente apparaît sur l'insigne
F - à partir des années 80, c'est un Mirage 2000 qui est représenté (insignes non représentés)
G - enfin pour respecter la règlementation le numéro de la base est enlevé; il est remplacé par le nom de son parrain. C'est ce dernier modèle qui a été homologué A.1175 le 12 août 1986.
Fabricants : Drago, Delsart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Voir les variantes de l'insigne sur le site de la BA 102

2 RO du 01/01/1920 au 01/08/1920
32 RAO du 01/08/1920 au 01/06/1924
32 RAM du 01/06/1924 au 01/10/1932
7 EC du 01/10/1932 au xx/02/1939
32 GO du 01/10/1932 au 01/01/1938
52 GO du 01/10/1932 au 01/04/1937
GAO 1/508 du 15/01/1937 au 10/05/1940
GAO 2/508 (SAL 262) du 15/01/1937 au xx/09/1939
GB II/23 manoeuvre en 05/1937
3 EC du 01/10/1936 au 01/05/1939
GC I/3 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GC II/3 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GC II/3 du 18/10/1939 au 19/01/1940
GC III/3 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GC III/3 du xx/09/1939 au xx/04/1940
GC II/7 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GC III/7 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GB I/32 du xx/09/1939 au xx/12/1939
GB II/34 du 26/12/1939 au 10/04/1940
GC II/5 passage entre le 13/06/1940 et le 15/06/1940
GR II/33 du 23/09/1944 au 17/11/1944
GB I/20 Lorraine du 01/11/1945 au 01/11/1946
2 EC du xx/07/1949 au 09/09/1994
EEC 3/10 du 01/11/1951 au 01/06/1954
EEC 3/17 du 01/06/1954 au 01/12/1954
EC 1/2 Cigogne du 09/09/1994 au 28/07/2011 (transféré à Luxeuil)
EC 2/2 Côte d'or du 09/09/1994 au 07/09/2007
EE 5/2 puis EE 2/2 Côte d'or du 07/09/2007 au 27/06/2014 (transféré à Cazaux)
ETM 1/40 Moselle puis ET 41 Verdun du 30/08/2011 au 09/09/2015

Liste des commandants la base aérienne 102

Voir actualités de l'Armée de l'air du 04/02/2016 du 06/05/2016 du 24/05/2016 et du 05/07/2016






Dijon Ville BA 205


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
La BA 205 de Dijon était installée en ville, dans la caserne Kriern ancien parc à fourrages du 26ème Dragons. Elle servait de base de soutien aux services implantés dans ses locaux (CBA 750, CATA 850,...) et à l'Etat-Major de la 1ère RA installé place Wilson à Dijon jusqu'à son départ à Metz en 1965. Le 1er juillet 1964, le 2ème CATac fut créé dans ce cadre avant de partir pour Essey le 1er septembre 1965.
Les locaux à Kriern étaient vétustes et peu adaptés aux besoins de ses directions et services. La base fut dissoute le 31 août 1972.

Insignes
Il représente le blason de la Bourgogne dont la capitale, Dijon, est le lieu de stationnement de la BA 205, encadré par les ailes et l'étoile de l'Armée de l'air.
Homologué A.812 le 27 juin 1960.
Fabricant: Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]
































Dinard

GR I/36 en xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


D'jaména (Fort-Lamy)

DPFAT (Groupe Bretagne) du 01/01/1941 au 03/03/1942
ESRA 77 (pour partie) du début 1957 au ?
EALA 4/73 du 15/04/1958 au 31/10/1959
GMT 59 Orléans du 20/03/1969 au 01/08/1970
GAMOM 85 du 01/10/1959 au 31/08/1964
ELAA 1/22 Ain du 01/03/1969 au 01/07/1972
EAA 1/22 Ain du 01/07/1972 au 21/10/1975

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Djedeïda

GBM I/32 Bourgogne du 16/07/1944 à xx/08/1944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Djelfa DTO 44/540

(Détachement de Terrain d'Opérations)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le DTO 44/540, unité de support de la base aérienne secondaire de Djelfa, fut créé le 1er juillet 1956. La BAS de Djelfa, rattachée à Blida, s'implanta sur un terrain situé à côté du terrain civil de l'aéroclub de Djelfa, à environ 10 km à l'Est de la ville. Elle disposait du Détachement de transmissions 85/475, d'une compagnie de défense, du SP 36/140 et le PCA 72/540 créé le 1er août 1958 y était implanté. Elle était équipée de 3 pistes en triangle de 1.000 à 1.100 m en latérite. De part et d'autre de la route Djelfa - Bou Saada se trouvaient au Nord la zone technique et au Sud le casernement et le CLA. L'EALA 3/71 créée sur SIPA le 1er juin 1956 était basée à Djelfa. En mai 1957 cette EALA commença de remplacer ses SIPA par des T 6G; elle devint l'EALA 21/72 le 1er juillet 1957. Le 29 octobre 1959, l'EALA 21/72 fut transférée à Orléansville et un détachement de l'EALA 1/72 la remplaça temporairement en attendant un détachement permanent de 9 avions de l'EALA 2/2. L'activité opérationnelle était importante, ainsi en 1959-1960 on observait de 400 à 600 décollages/mois alors que la SP 36/140 effectuait mensuellement une quarantaine de sorties de jour et autant de nuit. En septembre 1961, le DTO fut transformé en un DTO de type III, c'est-à-dire plus réduit. Les avions du 2/2 étant partis, Djelfa reçut en octobre 1961, les T 6 de l'EALA 5/73 basés à l'origine à Atar et qui avaient été dans un deuxième temps affectés à Fort Trinquet en 1961. Il existait de plus à Djelfa, un détachement Alouette, un détachement Broussard et un détachement ALAT; le terrain accueillit également de nombreux DIH lors des opérations dans son secteur.
L'EALA 5/73 fut dissoute le 31 janvier 1962, le CLA fut fermé le 19 mars 1962 et le DTO de Djelfa fut dissous le 31 mars 1962.

Insignes
Il représente un paysage avec la mosquée de Djelfa, le sol des Hauts-plateaux des Ouled Naïl et les montagnes enneigées du Djebel Senalba et du Djebel Sahari voisins. La croix du Sud signifie que le DTO est situé dans le Sud de l'Algérois et les ailes avec le glaive indiquent que la mission de l'unité est d'assurer la sécurité des steppes et des douars.
Homologué A.771 le 25 août 1958.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

EALA 3/71 du 01/04/1956 au 30/06/1957
EALA 21/72 de 01/07/1957 à xx/10/1959
EALA 5/73 de xx/10/1957 au 31/01/1962

Voir contribution

 

 

 

 






















Djibouti* BA 188 - DA 188
ex BEq 325
ex BA 216

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Djibouti, accès de la Mer Rouge à l'Océan Indien et au Golfe d'Aden, occupe une position stratégique dans une région peu stable; depuis l'indépendance de la République de Djibouti le 27 juin 1977, à la suite d'accords bilatéraux, la France y maintient une présence militaire importante. La base de Djibouti abrite ainsi l'EC 4/30"Vexin", l'ETOM 88"Larzac", des moyens techniques, l'ESIC 811 et une SDSA ainsi qu'un Détachement ALAT.

Historique
La création d'une base aérienne à Djibouti, au Nord des Salines remonte à 1932. Le 1er avril 1933, une escadrille de 3 Potez 25 détachés de la 39ème Escadre du Levant y est formée. En 1934, l'Aéronautique en Côte française des Somalis prend le nom d'Air Somalis, supporté par le Bataillon de l'air 216. En 1937 le terrain des Salines est abandonné pour le terrain actuel à 6 km au Sud de Djibouti. En 1940 des Potez 631 y sont montés. Le territoire se rallie à la France Libre en 1942, l'escadrille assure des missions de surveillance des côtes avec ses Potez 25 et 29. Une escadrille de police et de sécurité est créée au cours de la dernière guerre, elle deviendra l'EPS 1/85 le 14 avril 1945. Dissoute le 1er avril 1946, elle donne naissance à l'ELA 51 qui deviendra à son tour le 1er septembre 1958, l'Escadrille d'outremer 88, puis en 1970 le GAMOM 88 et enfin l'ETOM 88 le 1er avril 1976
En 1945 la Base équipée 325 de Djibouti devient Détachement de base aérienne en août 1947. Le 1er juillet 1947, une Section d'exploitation des transmissions est créée. En 1948 une première piste en dur est construite. Le DBA devient la BA 188 le 1er juillet 1949 composée de la SAOM 1/188, du parc2/188 qui deviendra AMB, de la CTA 811, d'un CLA et de l'ELA 51 Le commandement de l'Air en côte française des Somalis stationne également sur la base. Avec le redéploiement des forces aériennes Outremer, le 1er octobre 1963 un Escadron d'avions d'appui, l'EAA 1/21, est mis sur pied avec des Skyraiders venant de Fort-Lamy. En 1965 le Commissariat de l'air 795 de Djibouti est créé. Le 31 décembre 1972, l'EAA 1/21 est dissous et remplacé par l'EC 4/11"Jura" sur F100 jusqu'au 31 décembre 1978. L'EC 3/10"Vexin" sur Mirage IIIC lui succède qui deviendra l'EC 4/30"Vexin" sur F1C le 1er juillet 1988.
A l'indépendance de Djibouti en juin 1977, la BA 188 était devenue le Détachement Air 188.

Insignes
1 - Le 1er insigne, comme ce fut souvent le cas en Afrique, était aussi bien porté par le personnel de la base que par celui de l'escadrille. Il représente des traits caractéristiques du site, le soleil ardent, la mosquée de Djibouti et un palmier,
un boutre de la Mer Rouge.
Homologué plus tard A.1048 pour l'ETOM 88.
Fabriqué par Drago, il comporte de nombreuses variantes ( couleurs des vagues noires ou bleues, fond argenté ou doré ), les modèles les plus anciens, avant la 2ème guerre mondiale, comportent des vagues noires.

2 - Un modèle pour le Commandement de l'Air en Côte française des Somalis et la base aérienne 188 fut homologué A.637 le 3 mars 1955. Il représente la silhouette de Djibouti au pied de la mosquée; sur le fond du ciel sombre apparaissent la Croix du Sud et un charognard symbolisant l'Armée de l'air.
Fabrication Drago.

3 - Sur l'insigne actuel, le soleil qui rappelle celui de l'ETOM 88 met en exergue le climat torride de la région, le palmier évoque la palmeraie d'Ambouli voisine de la base, la mosquée de Djibouti rappelle que les autochtones sont musulmans, enfin le rapace stylisé marque l'appartenance à l'armée de l'Air.
Homologué A.961 le 3 août 1967 pour la BA 188, il est resté celui du Détair 188.
Fabriqué par Drago, Bessin et Salson

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

EOM 88 (puis GAMOM, ETOM 88 Larzac et ET 88 Larzac) du 31 décembre 1958 à aujourd'hui
EC 4/11 Jura du 01/12/1972 au 01/01/1979
EC 3/10 Vexin du 31/05/1985 au 01/08/1988
EC 4/30 Vexin du 01/08/1988 au 27/06/1994
EC 4/33 Vexin du 27/06/1994 au 03/11/2008
EC 3/11 Corse du 03/11/2008 à aujourd'hui

Liste des commandants de base








































Dole Tavaux


GR I/35 du 03/09/1939 au xx/11/1939
GB II/32 du xx/11/1939 au 15/12/1939
GR I/33 du 10/05/1940 au 05/06/1940
GB II/31 du 14/06/1940 au 16/06/1940
3 EC passage durant période du 30/10/1944 au xx/09/1945









































Dong Hoï

Escadrille 1/596 de GM 4 du 01/01/1942 au 09/03/1945
4 EC période du 19/08/1947 au 26/08/1948














































Do Son (Indochine) BA 198


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1951, une piste d'envol fut installée dans une petite presqu'île à environ 20 km au Sud d'Haïphong. La BA 198 fut créée le 1er novembre 1951 avec la SA I/198, le Bureau escale II/198, la CGA 594 créée le 16 août 1951. Le Détachement de transmissions 6/814 avait été créé à Cat Bi en été 1951; sa section radio fut envoyée à Do Son le 20 novembre 1951, où elle fut complétée par une section téléphone et une section télétype. A l'origine il avait été prévu d'installer à Do Son un groupe de chasse, mais dans un premier temps, le 21ème GAOA y stationna pendant plusieurs mois à partir de février 1952. L'unité administrative et les services techniques du GAOA étaient à Do Son, sa salle d'ops était à Cat Bi d'où partaient les missions. Le terrain fut transformé avec une piste en grilles pour servir de repli aux unités aériennes d'Hanoï qui opéraient à partir de Bach Maï ou de Gia Lam. Au printemps 1952, il fut décidé d'installer à Do Son, la portion centrale et la Section de vérification et de réparation du GT 2/62 "Franche Comté". Les C 47 du 2/62 opéraient à partir des autres terrains de la zone Hanoï-Haïphong. Le 1er juillet 1952, une station radar, rattachée au CTA 6/814, fit mouvement depuis Cat Bi et s'installa sur une colline proche du terrain, il s'agissait d'un radar métrique d'une portée de 300 km. D'autre part un Centre de repos du GATAC Nord dépendait de la BA 198. La BRCS stationna également à Do Son.
Début 1954, un Détachement américain s'installa à Do Son en renfort des équipes de mécaniciens de C 47, un autre s'installa à Tourane pour les B 26. L'effectif du Détachement N°2 de Do Son était de 105 personnes dont 7 officiers et 33 sous-officiers. Il était équipé d'un C 47 et de 3 C 46. Leur mission ne comportait que des travaux à faire sur place au profit des C 47 du GT 2/63 "Sénégal" qui rejoignirent pour leur maintenance ceux du 2/62 "Franche Comté" à Do Son. Ce détachement fut retiré en 2 temps au cours du mois de juin 1954.
La BA 198, la SA 1/198 devenue SA 3/198 et la CGA 594 devenue CGA 31/198 le 18 janvier précédent furent dissoutes le 31 décembre 1954. Un détachement temporaire pour la fin des opérations d'évacuation du Tonkin fut mis sur pied avec un détachement opérationnel de chasse du GC 2/22 administré par la de Nha Trang, un contrôle local, un détachement de transmissions et un détachement de base dépendant de la CA 2/193 de Tourane.

Insignes
Le dragon, les ailes et un lever de soleil symbolisent la protection et la défense d'une jonque se rendant à sa pêche quotidienne dans la paix et la liberté.
Homologué A.536 le 18 mars 1953.
Fabrication Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

 




































Douala (Cameroun) BA 174
ex SAOM 1/174
ex SAOM 3/174


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
L'aviation d'AEF se mit en place progressivement à partir de 1930, après l'installation d'une première escadrille à Bangui. Les terrains possibles furent recensés, dont celui de Douala. En 1934, les Ponts et Chaussées l'étudièrent également pour y faire une escale d'avions commerciaux. En 1936, les appareils militaires qui s'y posaient sur le trajet de Brazzaville, en profitaient pour effectuer des exercices avec l'Armée de terre ou pour des missions topographiques. Douala prit une importance accrue lorsqu'une station auxiliaire de sous-marins s'installa en 1938.
Le 31 octobre 1939, l'escadrille mixte de Bangui fut dissoute et donna naissance à des détachements, dont un de 3 Potez 25 et d'un Potez 540 fut implanté à Douala. Ce détachement comme ceux de Fort Lamy et de Pointe Noire exécuta des missions de surveillance en mer, de reconnaissances côtières, de liaison et d'évasan. Lorsque l'Afrique Centrale se rallia à la France Libre, le colonel Leclerc arriva à Douala le 27 août 1940. L'AEF se rallia aussi et les forces aériennes de ces territoires devinrent les FAFL. En octobre 1940, le Groupe mixte de combat N°1 (appelé également "Menace" ou "Jam"), commandé par Lionel de Marmier et constitué en Angleterre rejoignit Douala. Ce groupe de 4 escadrilles de D 520, de Blenheim et de Lysander dissous à la fin de l'année, éclata en plusieurs détachements en AEF, sauf la 1ère escadrille sur D 520 qui devint au Moyen Orient le Free French Flight N°2 futur "Alsace". Des 2 escadrilles de Lysander, une partit renforcer le Détachement Permanent du Tchad (DPT), l'autre resta à Douala et constitua le Détachement du Gabon-Moyen Congo. En janvier 1942, il comprenait 3 Lysander et devint en août la 2ème escadrille "Béthune" du Groupe de surveillance côtière "Artois". En avril 1945, l'escadrille "Béthune" prit l'appellation d'Escadrille de police et de sécurité (EPS), puis quitta Douala pour Bangui en novembre 1946. Il ne resta à Douala qu'un petit détachement semi-permanent de l'EPS "Arras" de Pointe Noire.
En 1947, il y avait 47 personnes à Douala et 4 détachées à Yaoundé. La base de Douala s'appelait Base air de transit 174 avec un DBA qui fut remplacé le 1er juillet 1949 par la CAOM 1/174 rattachée au BAOM 1/170 de Brazzaville. Le DGOM 6/174 de Yaoundé était rattaché à la CAOM 1/174. Le 16 décembre suivant la CAOM devint la SAOM 1/174 puis le 1er janvier 1954, SAOM 3/174. la Section de protection SP 35/174 fut alors créée. Un mess mixte fut installé le 1er juillet 1954. La SAOM devint unité à administration directe (UAD) le 1er juillet 1958, enfin un commandement de base fut créé le 15 septembre 1959. Le commandant de la base était également celui du PCA 74 de Douala. Il existait aussi un détachement de transmissions le DCTA 9/709. Le 3 février 1960, un détachement de 3 Broussard, prélevés sur les moyens du GAMOM 83 de Bangui, fut constitué pour le mettre à disposition du gouvernement camerounais. Le 1er janvier 1961, la 1ère escadrille camerounaise fut créée avec 3 Broussard aux couleurs camerounaises et un aux couleurs françaises; elle reçut en plus le 15 juin un MD 315. La mission de la BA 174 était alors la mise sur pied de l'armée camerounaise et la mise en oeuvre de son escadrille, le maintien d'une escale aérienne militaire française et le soutien au gouvernement camerounais pour le maintien de l'ordre. L'escadrille camerounaise effectuait alors une centaine d'heures de vol/mois dont environ 25 de missions de guerre en raison de troubles dans le pays. Le 21 octobre 1961, un hélicoptère Bell arriva. A partir du 1er janvier 1964 il n'y eut plus de détachements d'appareils français à l'exception du Bell.
La BA 174, sa SAOM et la STS furent dissoutes le 31 décembre 1964.
Dans le cadre des accords de défense, une Section air du bureau d'assistance militaire, la SABAM 7/ 691 s'installa à Douala. La SABAM prit ensuite l'appellation de Détachement militaire d'assistance technique/Air, le DMATA 7/691 L'armée de l'Air camerounaise dispose de 3 bases : Garoua, Yaoundé et Douala. Les locaux de l'ex-BA 174 en bordure de la piste de l'aéroport international, étant vétustes seules les 2 premières bases sont utilisées par le DMATA.

Insignes
Entre 2 défenses d'éléphant, animal local, portant le sigle de l'unité, figure un masque africain caractéristique de ceux qui sont fabriqués couramment dans la région de Douala. Un vol surmonte le masque pour indiquer l'appartenance à l'Armée de l'air.
Homologué A.586 le 8 janvier 1954.
Fabriqué par Augis.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]
















Doullens BA 922 "Captaine René Doumer "


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Dans le cadre de la défense aérienne du Nord de la France, la BA 922 abrite le CDC 5/922 et l'ESIC 15/922.

Historique
Créée le 1er septembre 1951 sous la dénomination de SMR 12/901, la base est équipée d'un modeste radar et de goniomètres. Ses services administratifs sont alors installés au château de St Sulpice et place Andrieu en ville. En 1953, la station s'installe dans l'ouvrage enterré de Lucheux. Les informations radar sont à l'époque traitées manuellement et diffusées par téléphone aux autorités de la DA et aux stations voisines. En 1964, la Station devient le CDC 5/922, équipé du système de traitement semi-automatiques CESAR. En 1966 et en 1968, les installations se modernisent avec un radar panoramique 23 cm à Humbercourt et un radar tridimensionnel PALMIER à Bois Watron. En 1971 le CDC devient opérationnel avec la mise en service du STRIDA qui automatise le traitement et permet de communiquer en temps réel. En 1993, la station a été complètement rénovée dans sa partie "élaboration et suivi" de la situation aérienne.

Insignes
C'est l'insigne général des SMR (cf. Contrexéville) avec les couleurs jaune et gris-vert propres au site de Doullens. Avec la même homologation et les mêmes couleurs il fut réalisé successivement pour la SMR 12/901 (A), la SMR 20/911 et la BA 922 (B) sans inscription. [insigne non présenté]
Homologué A. 540 le 3 mars 1953 pour la SMR 12/901
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Le Détachement aérienne DA 922 est dissous le 1er septembre 2006.

























Drachenbronn
BA 901 "Commandant de Laubier"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 901 est le support du CDC 5/901, important maillon de la chaîne de défense aérienne du secteur Nord-Est. La base communément appelée camp de Drachenbronn, se compose d'installations de surface en bordure de forêt au pied des Vosges, d'antennes d'émission et de réception sur les hauteurs et enfin de salles d'opérations enterrées dans un ouvrage fortifié.

Historique
En 1946, une étude est lancée pour la création d'une station radar couvrant la vallée du Rhin. En 1952 l'Armée de l'air porte son choix sur le site de Drachenbronn, à 55 km au nord de Strasbourg, qui bénéficie d'une situation géographique privilégiée et de la protection exceptionnelle qu'offre l'ouvrage du Hochwald. Cet ouvrage construit entre 1932 et 1935, était l'un des plus puissants de la Ligne Maginot et malgré des attaques massives était resté invaincu jusqu'à l'armistice. Les premières installations se mettent en place au Hochwald et le DA 59/921 au Hochwald est créé. Le 1er janvier 1957 il est remplacé par le DA 59/921 à Drachenbronn, administré par la Compagnie de l'air 41/921 à Metz. Le 1er avril de la même année le Détachement est dissous, une Compagnie de l'air 51/921 est créée ainsi que la SMR 50/921. Le 1er janvier 1960, la SMR est subordonnée au 1er CATAC et placée pour emploi sous les ordre du Groupement de contrôle tactique aérien (GCTA) 451*. Des éléments sont alors transférés d'Achern ( AMB 10/451, Détachement météo 21/451,..) à Drachenbronn et le 1er avril 1960, le GCTA s'y étant installé, la BA 901 est créée et le SMR 50/921 devient le Centre de contrôle et de direction de secteur (CCDS) 10/901. Le 1er juin 1962, le commandement du GCTA et de la BA 901 est dissous, il est remplacé par le commandement de la base aérienne de Haguenau-Drachenbronn. Le CCDS devient CDC de secteur tactique. Le premier STRIDA est mis en service en 1964. En 1974 le CDC 5/902 de Contrexéville reprend une partie des missions opérationnelles de Drachenbronn. En 1977 le Centre d'instruction des fusiliers-commandos est créé sur la BA 901 pour la formation du personnel appelé destiné aux unités de protection de la 1ère RA. En 1984, le CDC 5/901 rénové en matériels STRIDA - 4ème génération est opérationnel et reprend sa prééminence dans la région Nord-Est. Le Centre opérationnel de zône Nord-Est s'implante en 1985 sur la BA 901. Il sera dissous en 1994, dans le cadre des restructurations de l'armée de l'Air et sa mission sera reprise par le COZ Nord de Cinq Mars la Pile. au cours de la même année, les Eléments Air en Allemagne sont rattachés à la BA 901. Les éléments de transmissions de Drachenbronn font depuis 1996 partie de l'ESIC 15/901.

Insignes
La main retenant et contrôlant le départ du faucon symbolise la mission du GCTA qui, en fonction de ses observations, laisse ou non décoller nos avions d'interception représentés par le rapace.
Homologué A.849 le 13 septembre 1961 pour le GCTA et pour la BA 901. Cet insigne (A) succédait pour le GCTA à des modèles antérieurs similaires et portant l'inscription GCDA (B), GCTA 72, GCTA 451 ou EDTA 4/451. [(B) insigne non présenté]
Fabriqué par Drago.







[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Dissolution de la base le 17 juillet 2015, devenant un "élèment air" rattaché à la BA 133 de Nancy-Ochey

Voir actualité Armée de l'air du 20/07/2015


























Drem

Squadron 340 Ile de France du 20/12/1941 au 01/01/1942 puis mai 1943

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Droisy

GC I/4 de passage le 11/06/1940
GB II/63 de passage en xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Drope (nord de Lingen)

Squadron 341 Alsace du 16/04/1945 à xx/11/1945
Squadron 340 Ile de France de xx/05/1945 à xx/11/1945

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dugny (Se reporter à "Le Bourget")

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dun sur Auron

GB II/21 de passage le 12/06/1940
GC II/4 de passage en xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dunkerque Mardyck

GAO 501 en xx/11/1939
GC I/4 du 10/05/1940 au 20/05/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ecosse

Squadron 329 du 01/01/1944 au 01/11/1945
Squadron 341 Alsace du 08/03/1944 au 15/03/1944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Elvington

Squadron 346 Guyenne du 01/08/1943 au 20/10/1945
Squadron 347 Tunisie du 01/09/1943 au 20/10/1945

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Emérainville (Lognes)

GC I/6 du 17/05/1940 au 12/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Estabel (Syrie)

GC I/7 de 01/03/1940 à xx/07/1941

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Estrées la Campagne

GC I/8 de passage le 12/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Etampes Montdésir BA 110 - BA 251 (1944- 1967)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Plusieurs pionniers de l'aviation, dont Louis Blériot et Henri Farman, s'illustrèrent à partir des terrains d'Etampes, où plus de 50 records furent établis ou battus avant 1914.
En 1909, les frères Farman ouvrirent "l'aérodrome de la Beauce" à Villesauvage, 20 km au Sud d'Etampes sur la N20. Il y avait une buvette et deux séries de trois hangars; trois autres furent construits et le 28 mars 1910, une école de pilotage était ouverte sur le terrain qui s'appela ensuite "Etampes-aviation". Louis Blériot avait également son terrain en face de celui de Farman sur la N20 et il ouvrit son école de pilotage en juin 1910. Un autre terrain existait à l'Ouest de la ville, utilisé par l'école "Tellier", toujours en 1910. Enfin une Ecole militaire d'aviation fut créée en 1910 sur le terrain de Mondésir. Ses élèves étaient des fantassins, des cavaliers, des sapeurs ou des marins; du personnel civil était chargé de l'entretien et de la réparation mécanique.
L'école forma quelques 2.000 pilotes pendant la guerre. En 1919 de nombreux appareils furent entreposés à Etampes. En 1928, une école de pilotage fut créée, son "Manuel de pilotage" fera longtemps autorité en France et à l'étranger. Le 8 septembre 1930, l'école de perfectionnement du pilotage rattachée à l'Ecole militaire et d'application de l'aéronautique de Versailles, fut ouverte pour former des moniteurs. L'école comprenait trois sections : perfectionnement, chasse et bombardement. Le terrain de Mondésir était également utilisé par les civils qui s'illustrèrent lors de records ou de compétitions, en particulier les coupes Gordon-Bennett et Deutsch de la Meurthe. En 1931 la patrouille de présentation de voltige aérienne ou "Patrouille d'Etampes" qui devait s'illustrer aussi bien en France qu'hors des frontières, fut créée au sein de l'école.
En 1935, une école de pilotage d'autogyres "La Cierva" s'installa à son tour. En 1936, la 1ère EC avec 2 groupes à 2 escadrilles sur N 62, D 500 et D 510, s'installe à Mondésir; en 1939 un 3ème groupe sur MS 406 rejoindra la 1ère EC qui partira ensuite à Chantilly au début de la guerre. Le Groupement de chasse N° 21 sera constitué à Etampes par le Général Brocard. La BA 110 avait été créée avant la guerre et était considérée pour son confort et ses installations modernes comme la base modèle de métropole. En 1940, l'école est repliée sur La Rochelle et le terrain fut occupé par la Luftwaffe; il souffrit un important bombardement dans la nuit du 9 au 10 juin 1944.
Libérée le 22 août 1944, la BA 110 renaît le 10 octobre 1944 et reçoit des unités de transmissions (CRAP 204, Cie de phares 276, Centre d'émission de l'EMGA puis le CEIT en février 1946). En 1945, 40 Yak 3 du "Normandie-Niemen" arrivèrent à Etampes où ils seront progressivement détruits. Le 1er février 1946 la CEIT 822 est créée. La patrouille d'Etampes renaît aussi le 4 juillet 1947 sous le nom d'Escadrille de présentation de l'armée de l'Air N° 58; elle sera dissoute le 30 septembre 1953 à la suite de la réorganisation du 18 décembre 1951 et la BA 110 devenue BA 251, le 1er juillet 1961, se spécialise dans les transmissions. En 1949, une école d'opérateurs radar est créée, le Centre de formation des aides du contrôle des opérations aériennes 345; il sera dissous le 31 mai 1964.
Le 1er août 1964 la station d'émission du centre de transmission de l'administration centrale, SECTAC 10/817, est rattachée à la base, puis l'ET 802 s'installe le 10 février 1966. En 1967, à la suite de décisions de l'EM de regroupements d'unités, le CEIT 822 et l'ET 802 quittent Etampes pour Orléans le 1er octobre. La BA 251 fut dissoute le 30 novembre 1967 et à partir du 1er janvier 1968 ne subsistera plus à Etampes que la station d'émission de Villesauvage, devenu en 1998 le Centre de réception haute fréquence 11/800, avec son détachement de gardiennage. Le terrain de Mondésir accueille aujourd'hui des aéroclubs, des associations et le Groupement aérien du Ministère de l'air.

Insignes
Il représente une tête de cheval ailé avec 110, numéro de la base en chef et le blason d'Etampes en pointe.
Non homologué.
Fabricant: inconnu.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

1 EC du 29/10/1936 au 15/04/1939
GCN I/13 du 01/01/1939 et le 01/01/1940
GC I/1 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GBA II/51 du 19/05/1940 au 04/06/1940
GBA I/51 du 20/05/1940 au 26/05/1940
GBA I/11 du 24/05/1940 au 11/06/1940
GB II/23 passage du 02/06/1940 au 03/06/1940
GC I/3 passage entre le 10/06/1940 et le 17/06/1940



































Etrépagny (Eure)

GR II/52 de passage le 18/05/1940
GAO 502 de passage le 17 et 18/05/1940
GAO 3/551 du 23/05/1940 au 27/05/1940
GAO 510 de passage en xx/05/1940 et xx/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Evreux Fauville* BA 105 Commandant Viot


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base d'Evreux a aujourd'hui 3 missions permanentes :
- une mission opérationnelle avec plusieurs escadrons du CFAP, ET 1/64, ET 2/64, EE 51, GAM 56, ET 1/59 du groupe ASTARTE relevant des FAS.
- une mission d'instruction avec l'Ecole des officiers de réserve de l'Air et le Centre d'instruction des fusiliers commandos.
- une mission de soutien logistique avec l'Etablissement technique du commissariat de l'air N°782 et l'Escadron régional de transport automobile 20/352.

Historique
L'Etat décida en 1937 d'installer à Evreux une école de pilotage sur un terrain pouvant aussi servir à des opérations. L'utilisation du terrain fut concédée à Morane pour son école de pilotage. Parallèlement la Société Amiot s'installait de part et d'autre de la route de Paris pour construire des ateliers de montage d'avions. L'école de pilotage fut réquisitionnée en septembre 1939 et devint l'Ecole auxiliaire de pilotage N° 17 jusqu'au 16 mai 1940. Plus de 400 brevets furent délivrés. Le 12 juin, les Allemands occupèrent Evreux. Quelques temps après, la Luftwaffe s'installa sur le terrain dont elle développa les installations. Des groupes de bombardement de nuit et de chasse opérèrent depuis Evreux qui fut la cible à plusieurs reprises des bombardiers alliés. A leur départ le 18 août 1944, les Allemands détruisirent les installations. La base d'Evreux redevint française en 1945 : Centre de rassemblement des troupes ayant combattu hors de France puis CIM en 1946. Dissoute en 1947. la base sera cédée à l'USAF en 1952, dans le cadre de l'OTAN ; la nouvelle base sera construite de mai 1952 à l'automne 1954 pour y installer des unités de transport et de parachutistes.
Evacuée par l'USAF en juillet 1967, la base d'Evreux devient la BA 105 le 1er novembre 1967 avec une mission transport (ET 1/64 "Béarn" et GAM 56 "Vaucluse" rejoints au printemps 1968 par l'état-major de la 64ème ET et l'ET 2/64 "Maine") et une mission école plus importante qu'aujourd'hui avec le transfert de Caen du GE 306 qui commencera de fonctionner à Evreux le 15 septembre 1968.
La Compagnie régionale de transport automobile arrive sur la BA 105 la même année, puis en 1970 l'ERCA 782. Le 30 juin 1972, l'ET 3/64 "Bigorre" arrive en provenance de PAU. En 1977, l 'EE 51 "Aubrac" s'installe à Evreux ainsi que le Centre d'instruction des fusiliers commandos. L'ET 2/64 "Maine" est dissous; il est remplacé un an plus tard par l'ET 2/64 "Anjou" issu de la 62ème ET de Reims. En juillet 1981, l'ET 3/64 "Bigorre" est dissous. Le 1er septembre 1987, l'escadron 59 ASTARTE est créé pour assurer la permanence des liaisons avec les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. En septembre 1992, le Groupe aérien ASTARTE voit le jour, composé de l'Escadron avion 1/59 "Bigorre" et d'un détachement de la Marine. En 1993, l'Escadron d'instruction du service général qui avec l'Ecole des officiers de réserve constituait le GE 306, est transféré en été à Rochefort. Le GE 306 redevint ainsi l'Ecole des officiers de réserve de l'armée de l'Air. En septembre 1994, la 64ème ET fut dissoute et ses escadrons 1/64 "Béarn" et 2/64 "Anjou" devinrent autonomes.

Insignes
Modèle 1 caractéristique de la période de la Libération
Non homologué
Fabricant: Matter

Le modèle 2 associe les armes d'Evreux aux symboles de la mission transport (charognard et ailes) et de la mission enseignement (le CEAA a pour insigne la chouette, symbole du savoir)
Homologué A.1002 le 28 octobre 1970
Fabricant: Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GAO 510 du 15/01/1937 à xx/08/1939
GB I/63 du 11/05/1940 à xx/05/1940

GB I/62 du 17/05/1940 à 20/05/1940

GB II/63 du 21/05/1940 à xx/06/1940

GB I/19 du 23/05/1940 à 02/06/1940

GB II/19 du 20/05/1940 à 02/06/1940

GB II/62 du 20/05/1940 à 09/06/1940

GC I/4 du 01/06/1940 à 10/06/1940

GR I/36 du 07/06/1940 à 11/06/1940

64 ET du 01/11/1967 au 31/07/1994
ELA 1/56 puis GAM 56 Vaucluse du 01/11/1968 à aujourd'hui
EE 1/59 Astarté de 1988 au 01/09/1992
EA 1/59 Bigorre du 01/09/1992 au 01/01/2001
ET 1/64 Béarn du 31/07/1994 au 27/08/2015
ET 2/64 Anjou du 31/07/1994 au 27/08/2015
64 ET du 27/08/2015 à aujourd'hui

Liste des commandants de base




















Faasberg

2e EC en xx/04/1946

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fayence

GAR 548 puis GAO 548 du 15/10/1937 au 30/09/1939
GAO 510 de passage du 21/05/1940 au 25/05/1940
GC II/3 de xx/08/1939 à 11/09/1939

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fès BA 724 "Capitaine Petit-Jean"
(dissoute en 1961)
ex BET 724


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Fès fut l'une des premières villes du protectorat dotées d'un terrain d'aviation, puisqu'on y trouve trace dès septembre 1917 de l'escadrille 551. Ce terrain, établi sur l'éperon de Dahr-Marhès, fut pendant la conquête et la pacification le centre nerveux de l'aviation militaire du Maroc. Le 37ème Régiment d'aviation fut créé à Fès en 1921, ses escadrilles y furent formées avant de partir pour les terrains d'opérations du Rif ou du Moyen Atlas. En 1933, la 1ère escadrille de la 62ème Escadre de renseignement arrive. En 1935, elle donne naissance au GAR 582 sur Potez 25. En 1939, les unités étant parties vers le front, la base soutenue par la Section de l'air 2/206 se transforme en Base école de pilotage. Après l'Armistice de 1940, Fès recueille les GC 1/5, 2/5 et 3/6 et son GAO 582 ex-GAR. La base n'est plus adaptée aux avions modernes, elle devient une Base dépôt, qui abritera successivement à partir de 1940 : un Centre de perfectionnement des sous-officiers, des CIM, puis deux bataillons de parachutistes futurs 1er RCP. Les personnels des 2 anciens GIA avaient formé la Compagnie d'infanterie de l'Air N°1 à Oued Smar en mars 1941, elle devint 1er BCP à Fès le 1er janvier 1943 puis 1er RCP le 1er mai.
Mais la nouvelle vocation de Fès s'était trouvée avec la création le 1er février 1943 de l'Ecole des transmissions pour former des mécaniciens radioélectriciens et des opérateurs radiotélégraphistes. A partir de 1944, des mécaniciens électriciens sont formés et des avions d'instruction sont affectés à l'Ecole. Celle-ci se complète en 1947 du Centre d'instruction technique d'exploitants des transmissions, le CIT 242. L'infrastructure de la base qui est devenue en 1945 la Base école 724, s'adapte plus ou moins bien à ces diverses conditions d'emploi. On y trouve des bâtiments désuets des années 20, des baraquements provisoires de 42-43 enfin des bâtiments neufs. En 1948 la mission de la base sera définie comme Base école des transmissions de l'armée de l'Air.
Le 1er mars 1948, le GAOA N°4 est créé avec une unité administrative dépendant de l'artillerie, stationnée à Kasba-Tadla puis à partir de mai à la caserne Stefani à Fès, l'unité aérienne équipée de Piper L4 puis de Morane 500 et de Piper L18, issue de l'ancienne escadrille d'aviation d'artillerie du Maroc s'installant sur la base aérienne. Ce GAOA rejoindra l'Algérie en 1955.
Le 1er janvier 1949, la BE 724 est dissoute et le CIMT 242 et l'Ecole des mécaniciens des télécommunications II/724 sont créés. Mais en août de la même année, il est décidé de transférer l'ERN de Pau sur Ju 52 à Fès et de dissoudre l'EMT II/724 au 30 septembre 1949. En conséquence, la formation des mécaniciens électriciens est supprimée. L'instruction des opérateurs radio, des téléphonistes, des télétypistes et des monteurs de lignes est confiée au CIT 242. La BA 724 est réorganisée avec création de l'ERN III/724 et du PBA II/724. Le 1er août 1952, la BA 724 devient la BET 724. Elle comprend le commandement de la base-école, une Division d'instruction qui regroupe l'ERN III/724 et le CIT 242, les Services techniques (groupe d'entretien principal avions, GEP télécommunications et AMB II/724), le Bataillon de l'air 1/724, un CLA, une Section de protection et une section photo. En août 1954, après la fermeture de l'Ecole de Chambéry, une subdivision "Fil" est créée. En 1959-1960, le regroupement des écoles en métropole est décidé. L'activité aérienne de Fès cesse en août 1959 lorsque la formation des radionavigants est transférée à Avord. Début 1961, l'Ecole des mécaniciens Fil est transférée à Rochefort et quelque temps après, celle des exploitants des transmissions à Toulouse.
La BA 724 fut dissoute le 31 mars 1961 et les installations furent remises aux Forces armées royales marocaines.

Insignes
L'insigne de la base (1) rappelle dans sa composition, l'éclair en moins, celui de l'Ecole des transmissions fil (2) [insigne placé ci-dessous] qui rassemble la roue dentée de la mécanique, les foudres des transmissions, l'étoile chérifienne et une cigogne symbolisant le lieu d'implantation de la base (insigne homologué 3216/EMGA le 16 mars 1945, fabriqué par Courtois et par Mourgeon). Il est à noter que sur l'insigne de l'ETF la cigogne est en vol ailes hautes, alors que sur celui de la base les ailes sont basses. Enfin, ce dernier comporte de plus une demi-couronne de lauriers pour représenter également les fonctions administratives du soutien.
Non homologué, l'insigne a été fabriqué par Courtois et par Drago.

Il existe également une composition qui rassemble les insignes de la base école, de l'ERN, du CIT 242 et du GAOA 4 et qui porte au dos la mention "Base de Fès" (3). Enfin il existe un modèle (4) [insigne non présenté] fabriqué par Mourgeon et qui pourrait être un premier type de l'insigne de la base ou plus vraisemblablement de l'ETF.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GAR 582 puis GAO 582 du 15/10/1937 au 25/08/1940
Ecole des Radio-Navigateurs du ? au ?

GC III/3 du 12/07/1940 au 12/08/1940
GC I/3 du 01/12/1941 au 01/12/1942
GC I/2 du ? au ? (période du 01/07/1941 au 01/01/1944)

Ecole de Transmissions Fil :
































Feurs

GB I/38 passage en xx/06/1940
GB II/38 passage en xx/06/1940
GC II/7 passage en xx/06/1940
GR I/55 passage le 17/06/1940

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Foggia (Italie)

GR II/33 de xx/12/1943 à xx/01/1944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fonsorbes

GR II/55 dissolution le 16 août 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fontenay le Comte

ECMJ 1/16 du 14/06/1940 au 18/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Fort Archambaud (Tchad)

Escadrille Nantes du Groupe Bretagne courant 1942

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fort de France (Le Lamentin) DA 375 puis DA 365 "Lieutenant Jean-Marie Guibert"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Le Détachement Air 365 du Lamentin est le support du Commandement des Forces aériennes aux Antilles et de l'ETOM 58 "Antilles".

Historique
Créé en 1961 avec un sous-détachement à Pointe à Pitre, le DA 375 donna naissance en 1973 au Commandement des Forces aériennes aux Antilles-Guyane (FAAG). L'Escadrille de transport militaire 58 fut créée à Pointe à Pitre en 1966 avec 4 C47. Elle détacha en 1969 un C47 et une Alouette 2 à Fort de France. Elle devint l'ETOM 58 "Guadeloupe" en 1976, basée essentiellement en Guadeloupe. En 1989, une première restructuration des FAAG eut lieu avec un COMAIR basé à Fort de France disposant d'un COMELAIR par département, de 2 escadrons (ETOM 58 et EHOM 68), de 2 EAM (Fort de France et Pointe à Pitre) et d'un CCM à Kourou. Une nouvelle organisation fut décidée le 1er octobre 1992 en séparant les FAAG en Forces aériennes en Guyane et Forces aériennes aux Antilles, ces dernières s'appuyant sur le DA 365 qui remplaça à Fort de France le DA 375. A l'été 1994, une nouvelle organisation du dispositif aérien aux Antilles regroupa les moyens au Lamentin à l'exception d'une Alouette 3 maintenue en Guadeloupe au sein d'une EAM avec un élément de protection. L'ETOM 58 prit alors la dénomination d' "Antilles".

Insignes
1 - Dans la définition de l'insigne du DA 375 il est précisé qu'il regroupe des éléments puisés dans les armes des 3 départements :
• le bleu pour la Guadeloupe avec une mangouste qui y foisonne,
• le rouge pour la Martinique avec un serpent, animal facile à y trouver alors qu'il n'y en a pas en Guadeloupe,
• le vert couleur de la Guyane avec un Indien tirant à l'arc, représentation type de cette région.
Une erreur s'est produite à la conception de l'insigne en intervertissant les couleurs traditionnelles de la Guadeloupe et de la Martinique. Cette erreur sera corrigée sur les autres insignes de la région aussi bien des FAAG que de l'ETOM 58 ; en effet on y trouve désormais le rouge comme couleur de la Guadeloupe et le bleu pour la Martinique.

Cet insigne fut repris par le CFAAG le 1er mars 1974. Les profondes réorganisations des forces aux Antilles-Guyane en 1989 et en 1992, entraînèrent la création de 2 insignes successivement pour le Commandement des forces à Fort de France. Bien que ces 2 insignes ne soient pas ceux d'une base ou équivalent, nous les avons fait figurer ici puisqu'ils ont pris la suite du précédent. 2 - L'insigne 1) étant tombé en déshérence après la réorganisation de 1989, un nouvel insigne fut créé avec des ailes dorées marquant bien l'appartenance de l'unité à l'armée de l'Air. Dans la nouvelle composition on retrouve le serpent de la Martinique sur fond bleu mais la mangouste de la Guadeloupe est remplacée par le soleil qui figure sur l'insigne de l'ETOM 58 et la Guyane est représentée par l'alligator de l'insigne de l'EHOM 68.
Homologué A.1216 le 26 juillet 1990.
Fabriqué par Drago.

3 - A la dissociation des FAAG en FAA et FAG, le nouvel insigne des FAA à Fort de France ne garda que la symbolique des 2 départements antillais surmontée d'ailes stylisées.
Homologué A.1243 le 21 octobre 1992
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

(insigne A 1216 : Commandement des forces aériennes aux Antilles-Guyane - Fort-de-France)
(insigne A 1243 : Commandement des forces aériennes aux Antilles 365 - Fort-de-France)

Dissolution le 17/07/2012 : voir communiqué de presse Armée de l'air

































Fort Lamy devenu N'Djamena (Tchad) BA 172


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1930, une escadrille d'AEF est créée à Fort-Lamy avec un pilote et un avion. L'infrastructure se développe en 1934-1936 et une piste est construite. A la déclaration de guerre en 1939, un détachement Air s'installe à Fort-Lamy, à partir de l'Escadrille d'AEF basée à Bangui, équipée de Potez 25 ou 29. En octobre 1940 après le ralliement de l'AEF à la France Libre le 26 août, ses unités aériennes en particulier le Détachement permanent du Tchad (DPT) vont être renforcées par du personnel et du matériel provenant de Grande-Bretagne. L'escadrille de Blenheim du Tchad s'unit à une escadrille française de bombardement, dite TOPIC, venant d'Angleterre et équipée aussi de Blenheim. Leur fusion à Fort-Lamy fin 1940 donne naissance au Groupe réservé de bombardement N°1. Le 30 janvier 1941, le GRB 1 va apporter au général Leclerc l'appui aérien nécessaire à ses opérations contre les Italiens à Koufra et à Mouzourk. Le DPT prendra également part à la bataille de Koufra. Alors que le GRB 1 part pour le Soudan anglo-égyptien le 27 mars 1941, les forces du DPT se regroupent à Fort-Lamy, ses hommes et son matériel sont remplacés; après formation et entraînement ces forces donnent naissance au Groupe de reconnaissance N°1 qui devient le 1er janvier 1942 le Groupe "Bretagne". Ce groupe quitte Fort-Lamy pour le Fezzan en novembre 1942. Il ne reste qu'un détachement d'une escadrille de police et de sécurité. La base est en très mauvais état, elle a en particulier subi un bombardement de la Luftwaffe et l'infrastructure est à refaire. Les travaux démarreront fin 1949 et dureront 10 ans.
En 1946, un détachement semi-permanent de l'EPS 1/83 "Béthune" de Bangui est encore installé à Fort-Lamy. L'activité y était supportée par une Section de l'air d'outremer, la SAOM 1/172 qui deviendra en 1954 la SAOM 3/172. Dans les années 50 les attributions de la base consistaient surtout à assurer les servitudes de l'escale. En 1955 la base s'installe sur son emplacement actuel et en 1957, elle prend le nom de Base de stationnement de Fort-Lamy puis de BA 172. Début 1957, un échelon de l'ESRA 77 sur Ju 52 s'installe, puis le 18 avril 1958 arrive l'EALA 4/73, première unité volante organique de la base. Le commandant de la BA 172 est également celui de la Zone Air du Tchad. Le 1er octobre 1959, le GAMOM 85 fut créé par fusion de l'ESRA 77 et de l'EALA 4/73; le GAMOM 85 était équipé de plusieurs types d'avions mais en 1960 la 1ère escadrille était dotée de 7 MD 315 et 1 MD 312, la 2ème étant entièrement sur Broussard. Au 2ème semestre 1959, une nouvelle unité est mise en place, la 2ème escadrille du GLA 49. Le 11 août 1960 le Tchad devient indépendant et avec l'assistance militaire française, les Forces armées tchadiennes se dotent d'un élément Air, l'Escadrille tchadienne, équipée d'Alouette, de Broussard et de C 47 avec ses propres installations sur la BA 172. La mission de la base aura désormais 2 pôles, l'un au profit du gouvernement tchadien, l'autre au profit de l'Armée dans le cadre des accords de défense. En mars 1962, en plus du GAMOM 85, un détachement de 2 Noratlas du GT 1/63 stationne sur la base.
En 1968, une intervention française est demandée par le Président tchadien pour faire face à une rébellion au Nord du pays. Un détachement de 4 AD 4 Skyraider de l'EAA 1/21 de Djibouti s'installe à Fort-Lamy pour assurer des missions de reconnaissance et d'appui-feu. Le 1er mars 1969, l'Escadrille légère d'appui aérien 1/22 est ainsi créée; les troubles persistant, le dispositif est renforcé et l'ELAA 1/22 devient le 1er juillet 1972 l'Escadron d'appui aérien 1/22 "Ain" doté de 17 AD 4. En octobre 1975, l'EAA 1/22 reviendra en France où il sera dissous. 7 AD 4 seront cédés en 1976-1977 à l'Escadrille tchadienne.
D'autre part le 1er juillet 1969, le GMT 59 "Orléans" relevant du GMMTA avait été créé pour renforcer les forces aériennes au Tchad avec un escadron avion, un escadron hélicos et un service technique. Ses missions étaient aussi bien logistiques que tactiques.
Dans les années 70, la BA 172 abritait le Commandement supérieur des forces françaises de l'escale d'Afrique centrale, l'Etat-major interarmées, le Commissariat de l'air, le Centre de transmissions interarmées d'Afrique centrale, une infirmerie hôpital, l'Escadron blindé d'infanterie de marine, l'Escadrille tchadienne, le GMT 59 avec des Nord 2501, des H 34, des Alouette et 2 Broussard, l'ELAA 1/22, les MO 5/172, les MT 10/172 et les MA 30/172. Les Sections Air des bureaux d'aide militaire aux forces armées du Congo (à Brazzaville), du Gabon (à Libreville) et du Cameroun (à Yaoundé) lui étaient rattachées.
La BA 172 de Fort-Lamy, devenue N'Djamena en 1973, fut dissoute le 27 octobre 1975. Une SABAM du Tchad lui succéda, la SABAM 10/691 qui devint le DMATA 10/691.
L'histoire de cette base ne s'arrête pas à cette date car lors des opérations d'assistance du Tchad contre les offensives de rebelles soutenus par la Lybie, des moyens aériens français importants s'y réinstallèrent. Du printemps 1978 à 1980, l'opération "Tacaud" se déroula avec l'appui d'un détachement aérien de C 160, C 135 et Jaguar. Le 11 août 1983 débuta l'opération "Manta" sous les ordres d'un général de l'armée de Terre. L'armée de l'Air envoya des moyens de défense aérienne ( radars, batterie Crotale, chasseurs F1C), des Jaguar, des ravitailleurs C 135F et des appareils du COTAM. La destruction d'une colonne rebelle le 25 janvier 1984 se solda par la perte d'un Jaguar et de son pilote et l'endommagement d'un F1C. Un accord de retrait bilatéral fut signé avec la Lybie en avril et les Eléments Air quittèrent N'Djamena le 9 novembre 1984 après avoir mis en oeuvre 538 personnes et assuré plus de 25.000 h de vol.
2 ans plus tard, les rebelles ayant repris l'offensive le 10 février 1986, une nouvelle opération fut déclenchée 4 jours plus tard, "Epervier" sous les ordres d'un officier de l'armée de l'Air. Des moyens furent remis en place pour assurer la protection de N'Djamena qui sera plusieurs fois bombardée par des Tu 22 lybiens. L'aérodrome lybien de Ouadi-Doum sera à son tour la cible de raids de Jaguar qui en endommagèrent la piste et en détruisirent le radar. Un Tu 22 sera abattu par la défense sol-air le 7 septembre 1987. Les bases arrière de Bangui et de Libreville furent également largement utilisées pour ces opérations. "Epervier" remplit sa mission. 23 détachements se succédèrent. Le 31 août 1989, un accord était signé entre le Tchad et la Lybie qui réglait le différend frontalier de la bande d'Aozou. Le dispositif français fut considérablement allégé puis, le calme revenu, les Jaguar, les F1 CR et les M 2000 quittèrent à nouveau N'Djamena entre le 4 janvier et le 1er avril 1992. Dans le cadre du prépostionnement de nos forces en Afrique, des Eléments Air subsistent à N'Djamena.

Insignes
1 - Entre les ailes de l'armée de l'Air figure une tête d'antilope, gibier très répandu dans la région. Homologué A.587 le 8 janvier 1954 sous le sigle SAOM 1/172, il fut fabriqué par Drago en octobre 1954 avec le sigle SAOM 3/172, nouvelle dénomination de la SA.

2 - Insigne du Commandement de l'air en AEF et Cameroun, homologué A.782 le 13 janvier 1959. Le 16 février 1971, l'EMAA décida de transmettre à la BA 172, les traditions et l'insigne de ce commandement car la zone de responsabilités de la base couvrait une grande partie de l'AEF. Insigne fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

DPFAT (Groupe Bretagne) du 01/01/1941 au 03/03/1942
ESRA 77 (pour partie) du début 1957 au ?
EALA 4/73 du 15/04/1958 au 31/10/1959
GMT 59 Orléans du 20/03/1969 au 01/08/1970
GAMOM 85 du 01/10/1959 au 31/08/1964
ELAA 1/22 Ain du 01/03/1969 au 01/07/1972
EAA 1/22 Ain du 01/07/1972 au 21/10/1975


Voir insigne A587 et A782
































Fouka

GC 1 Alsace en xx/04/1942

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fribourg en Brisgau*


33 ER de xx/05/1945 à xx/05/1950









































Friedland

Régiment Normandie-Niémen du 25/02/1945 à xx/05/1945

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Friedrichshafen* BA 903

BAT 136 : 1948 - 1954
BA 257 : 1955 - 1960
BA 903 : 1960 - 1963
BA 521 : 1964 - 1967


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
La base de Friedrichshafen est située au bord du lac de Constance. Au début du siècle il fut utilisé par les Zeppelin qui partaient bombarder les alliés. Entre les 2 guerres, les usines Dornier et Zeppelin l'utilisèrent, aussi fut-il la cible de nombreux bombardements entre 1943 et 1945. Après la guerre, le 8 novembre 1945, le Groupe "Alsace" quittant la RAF s'installa à Friedrichshafen dont l'armée de l'Air voulait faire une base de stockage. Le 28 novembre suivant, la 2ème EC y était reconstituée avec 5 groupes de chasse sur Spitfire, I/2 "Cigognes-SPA 3, II/2 "Alsace", III/2 "Berry"-SPA 103, IV/2 "Ile-de-France" et II/18 "Saintonge". En avril 1946, la 2ème EC fut réduite à 2 groupes, le GC I/2 "Cigognes" rassemblant à nouveau la SPA 3 et la SPA 103 et le GC II/2 "Alsace". La 2ème EC partit pour l'Indochine en juillet 1946; elle en revint temporairement en janvier 1948 pour se transformer sur P 47 avant de quitter Friedrichshafen pour Koblenz en avril 1948. Fin mai 1947, la 3ème EC composée du GC 1/4 "Navarre" et du GC 1/5 "Champagne" quitta Trèves pour Friedrichshafen. Le 1er juillet 1947 les groupes furent renumérotés, le GC 1/4 devint le GC 1/3 "Navarre" et le GC 1/5, le GC 2/3 "Champagne". La 3ème EC partit en Indochine au cours du 2ème semestre 1948; à son retour elle s'installa à Reims. Le 1er juin 1948, la BAT 136 fut créée, elle était rattachée administrativement au CRRT 403. La 4ème EC avec les GC "Dauphiné", "La Fayette", "Flandre" et "Ardennes" s'installa sur la BAT 136 en novembre 1948 succédant à la 3ème EC. Le 31 mars 1954 la BA 136 et la 4ème EC sont transférées à Bremgarten. Le 1er avril la Section de l'air 3/257 est créée pour administrer la base de Friedrichshafen. En 1955, le GCTA 451 s'y installe et le 1er mai la base s'appelle BA 257. Sa mission est la veille radar permanente et le guidage des avions, notamment ceux du 1er CATAC. Pour des raisons de compressions d'effectifs, la BA 257 est dissoute le 30 septembre 1957 et le commandement est assuré par celui de l'EDTA 3/451, mais à la suite de l'installation sur la base de l'école de pilotage allemande de Memmingen, la BA 257 est recréée le 1er décembre de la même année. Le 1er avril 1960, la BA 257 devient Base de défense aérienne, la BA 903.
En 1961, la mission de la base va changer avec l'équipement de l'armée de l'air en engins sol-air NIKE dans le cadre de l'OTAN. Formée en avril 1961 au Texas, la 521ème Brigade d'engins arrive à Friedrichshafen en septembre 1961. Le 1er octobre de la même année, la 521ème BE est officiellement créée et la BA 903 devient une base d'engins et reprend son ancienne dénomination BA 257. Une nouvelle organisation est à l'étude et en 1963, la BA 257 est remplacée par la 521ème Brigade aérienne qui regroupe la brigade d'engins et les services de la base. Enfin avec la mise en place de la nouvelle organisation des bases en 1964, le 1er août, la BA 521 est créée. Elle met en oeuvre 4 escadrons d'engins NIKE dont 2 sur des sites extérieurs, elle dispose de MO, MT, MGx, Service médical, moyens administratifs classiques. En plus, elle abrite l'Etat-major du 500ème Groupement d'unités d'engins (GUE) dont dépendent les 520ème et 521ème BE, et le CBA 777.
A la suite de notre retrait de l'OTAN, les BE sont dissoutes et les NIKE rendus aux USA. C'est ainsi que le 30 novembre 1966, les 4 escadrons de la 521ème BE et les MO 5/521 sont dissous. Le GUE 500 et la BA 521 seront dissous respectivement les 31 mars et 30 avril 1967, la dernière unité à quitter Friedrichshafen étant le CBA 777 le 30 juin 1967.
Le terrain fut remis en juin 1968 aux autorités allemandes, mais à partir de février 1974 et jusqu'en août 1992, il sera utilisé par l'ALAT.

Insignes
1 - Insigne réalisé dans les années 50 avant le transfert à Bremgarten de la BA 136, il représente le paysage environnant avec un oiseau en vol au-dessus du lac de Constance pour symboliser l'armée de l'air; il porte le numéro du bataillon de l'air. Non homologué, il fut réalisé par Drago (1a) et par Mardini (1b), les 2 versions différant essentiellement par la couleur du lac, vert pâle dans le modèle Drago et bleu translucide dans le modèle Mardini. [insigne (1b) non présenté]

2 - L'insigne de la BA 903 comporte en plus de l'aigle du GCTA 451, une antenne radar et une bombe prête à entrer dans un nuage pour symboliser le guidage des bombardements aveugles des avions du 1er CATAC.
Homologué A.837 le 25 mai 1961.
Fabriqué par Drago

3 - L'insigne de la 521ème Brigade d'engins fut attribué à la 521ème Brigade aérienne; cette brigade ayant succédé à la BA 903 en 1963, il est vraisemblable de penser, bien que nous n'en ayons pas encore eu confirmation, que son insigne fut repris par la nouvelle base dont la mission était différente de celle de la BA 903. C'est pourquoi nous l'avons fait figurer aux côtés des 2 autres types. Il est à noter que si les composants de l'insigne sont suffisamment explicites pour qu'on y voit un missile guidé piquant sur son objectif, la forme est originale. Rompant avec les traditions pour indiquer l'aspect nouveau de la technique engin au sein de l'armée de l'air, elle représente un galet rappelant le 1er missile utilisé par David contre Goliath.
Homologué A.873 le 11 juillet 1962
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Squadron 341 Alsace en xx/11/1945
2 EC du 01/11/1945 à xx/07/1946
1 EC du xx/10/1946 à xx/04/1947
3 EC du xx/05/1947 à xx/08/1948
4 EC du 26/08/1948 à 30/03/1954

Liste des commandants de base

(insigne NH : Bataillon de l'air 1/136 - Bremgarten (Allemagne)
(insigne A 837 : Base Aérienne 903 - Friedrichshafen (Allemagne)
(insigne A 873 521ème brigade d'engins - Friedrichshafen (Allemagne)








































Funtington

Squadron 341 Alsace en xx/05/1944