Lieux de stationnement


Oran la Sénia
BA 141

ex-BA 202

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le "Champ d'aviation" d'Oran remonte à 1910, une école de pilotage y était dirigée par M. Servies qui fut le premier aviateur à survoler les lignes ennemies en 1914. Vers la fin de la guerre, 2 grands hangars avaient été construits pour abriter des dirigeables affectés à la surveillance des côtes et à la protection des convois navals. Des Bréguet XIV du 36ème Régiment d'Hussein Dey s'installèrent après la guerre et formèrent en 1923, le 2ème Groupe d'aviation d'Afrique. Ce Groupe participera aux opérations du Rif, à des raids comme la 1ère traversée du Sahara de Colomb-Béchar à Gao et à la surveillance et à la protection du Sahara. Vers 1937, le 2ème GAA devient le GAO 583. Ce GAO 583 qui partira en Syrie en 1939, formait avec l'ERC 572, le Groupement aérien mixte d'Oran. La base d'Oran était alors administrée par le Bataillon de l'air 202.
La base de la Sénia se développe en 1939-1940; elle accueillera après l'armistice de 1940 de nombreux rescapés de la Campagne de France et deviendra un important dépôt. En novembre 1942, elle est mise à la disposition des Américains jusqu'en 1945. D'autre part, en juin 1944, elle devient Base dépôt des parachutistes 301 et en octobre de la même année la CRR 86 y est créée. Après la guerre, la 1ère EC sur Spitfire vient s'y installer, avec le GC 1/1 "Provence" et le GC 2/1 "Nice". La BA 141 est créée le 1er juin 1948. Ensuite de nombreuses unités vont être mises sur pied à Oran avant d'être engagées en Indochine puis en Algérie. Ainsi en 1950-1951, les GC 1/4 "Artois", 1/8 "Saintonge" et 2/8 "Languedoc" s'y préparent avant de partir en Extrême-Orient. En 1952, l'Escadrille d'entraînement et de calibration 1/17 est créée, elle devient l'Escadron 1/17 en décembre 1953 puis donne naissance en avril 1956 à la 20ème EC qui sera stationnée à Boufarik. En 1952 également, la 6ème EC est créée avec les GC 1/6 "Oranie" et 2/6 "Normandie-Niemen".
Le CER 309 est créé le 1er octobre 1952, il deviendra ERALA 2/40 le 1er mars 1957. Le CICOA 920 fut créé à Oran en été 1953 pour former des contrôleurs EOR ( le CICOA 920 deviendra ensuite le CICOA 931), puis en 1956 de nombreuses unités seront créées pour les besoins des opérations en Algérie : le GATAC 2 en mai, l'ELA 53 futur GALO 53 en août, le GB 1/91 "Gascogne" en août également, la 2ème EH (future 22ème EH) en novembre et le GB 2/91 "Guyenne" à la fin de l'année. Le 15 août, le Centre d'instruction des équipages de B 26, CIEB26 329 avait été créé. Le GALA 2 était chargé d'administrer l'état-major du GATAC 2, l'ETG, les PCA et les escadrilles de l'Oranais. Le 1er juillet 1959, le GALA 2 fut dissous et remplacé par la CA 2/47; cette CA fut dissoute le 31 décembre 1960 et sa mission reprise par le BA 1/141. Le 1er novembre 1956, une escadrille de 12 Broussard, l'ELO 4/45 est créée à Oran; sa dotation passa à 20 avions 6 mois plus tard. Cette escadrille fut dissoute le 30 juin 1958 et ses avions furent répartis entre les deux GSRA et l'ELO 5/45 de Zenata. En octobre 1960, la 6ème EC est rejointe par la 8ème EC qui vient de Rabat. A cette période d'activité intense aussi bien aérienne qu'au sol pour des opérations locales de maintien de l'ordre, les effectifs de la base dépassent 4000 personnes. En plus des unités aériennes et de défense aérienne déjà citées, il y a en effet d'importants moyens de soutien tels que l'AMR 2/661. A partir de l'été 1961, le dégagement s'amorce et les moyens commencent de se resserrer. Le GTR 805 arrive ainsi que l'EC 3/20, mais le GB 2/91 est dissous ainsi que l'ELO 5/45 et la 22ème EH s'en va. Le 1er mars 1962, l'ERALA 2/40 est dissous; entre le mois de mars et le mois de juillet la base d'Oran va constituer un élément essentiel pour le départ des rapatriés. En 1963, arrivent le GT 3/62 "Sahara", le Commandement de l'air en Algérie venant de La Reghaia, le GLA 45 venant de Boufarik; le GAM 87 est créé avec des éléments du GOM 86 et de l'ELO 45, l'ERP 1/32 "Armagnac" part à Strasbourg, le GTR 805 et le CBA 761 sont dissous. A partir du 1er janvier 1964, la base de Bou Sfer va monter en puissance pour prendre le relais; des unités y seront transférées telles que l'AMB et l'Escale aérienne, d'autres seront dissoutes telles que le GLA 45 et le GC 3/20. Enfin le GT 3/62 rejoint Pau et le reste des équipements est démonté et ramené en Métropole. Le 30 avril 1964 le GAM 87 et la BA 141 sont dissous. Un DSA assure les derniers démontages et les dernières expéditions. Ce DSA créé le 1er mai, de même que ceux de Boufarik et de La Reghaïa, est rattaché à la CA 3/141 mise sur pied à Oran pour administrer les éléments du CAA maintenus en Algérie après la dissolution des bases aériennes. Le 5 mai, la CA 3/141 s'installa à Istres où le 15 mai l'essentiel du CAA est rassemblé. Le 30 mai, la base d'Oran est remise aux Algériens. Le 30 juin 1964, le CAA et la CA 3/141 sont dissous à Istres.

Insignes
1 - Modèle non homologué datant vraisemblablement de l'avant-guerre, il représente un coq qui surveille 2 oiseaux se disputant un ver de terre et porte le nom de la base.

2 - Il représente les armes de la ville d'Oran: un coq, un navire rappelant les origines phéniciennes du port, le croissant et l'étoile de l'Islam et enfin les armes du fort espagnol dominant la ville. Le charognard et la dénomination de la base soulignent son appartenance à l'armée de l'air.
Homologué A.599 le 30 avril 1954
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]





































Orange Caritat* BA 115 Capitaine de Seynes


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base d'Orange assure essentiellement le soutien des escadrons de chasse 1/5 "Vendée" et 2/5 "Ile-de-France".

Historique
La base d'Orange-Caritat fut inaugurée en juillet 1939. Occupée par les Allemands de 1942 à 1944, elle fut pratiquement détruite lors des combats de la libération. De 1944 à 1946 la base accueille des unités anglaises. En mars 1946, alors que les travaux de réparation sont en cours, l'annexe du CEV de Marignane s'y installe. A son retour d'Indochine en 1950, l'EC 1/5 "Vendée" peut, équipé de Vampire, s'installer sur la BA 115 restaurée. En 1951, l'EC 2/5 "Ile-de- France" qui rentre aussi d'Indochine arrive à Orange et se transforme sur Vampire Mk5. Le 1er janvier 1953, au sein de la 5ème EC est créé l'EC 3/5 "Comtat Venaissin"; il sera dissous le 31 octobre 1957. Entre 1956 et 1962, la 5ème EC sera dotée successivement de Mystère II, de Mystère IVA et de SMB 2 et simultanément parrainera les EALA 2/72, 9/72 et 3/5 pour les opérations d'Algérie. L'Ecole de transition réacteur sur Fouga s'implante sur la BA 115 de 1961 à 1965 ainsi que l'ECTT 2/30 "Normandie-Niemen" de 1962 à 1966.
En 1965, un escadron des FAS est créé à Orange, l'EB 2/93 futur 3/91 "Cévennes". Il restera jusqu'en 1983.
Le Mirage IIIC équipe la 5ème EC à partir de 1966, il sera remplacé par le F1C en mars 1975. En 1981,l'EC 3/5 "Comtat Venaissin" renaît équipé de F1C et de F1B. 1983 verra le début de la participation de la 5ème EC aux opérations extérieures, avec les premiers détachements au Tchad. Le 1er juillet 1988, l'EC 3/5 partant pour le Tchad est entièrement doté de F1C. 3 semaines plus tard, l'EC 1/5 "Vendée" reçoit ses premiers Mirage 2000 C RDI, le plus performant de la défense aérienne. La transformation des 2 autres escadrons sur cet avion aura lieu en 1989 et 1990. Les Mirage 2000 RDI de la 5ème EC seront les premiers à rejoindre Al Asha le 3 octobre 1990. Ils seront ensuite engagés dans les opérations "Alysse" et Crécerelle respectivement au-dessus de l'Irak et de la Bosnie.
La 5ème EC a été dissoute le 29 juin 1995. Il en sera de même en été 1997 pour le "Comtat Venaissin", alors que l'EC 1/5 et l'EC 2/5 reçoivent une 3ème escadrille.
La défense sol-air de la base est assurée par l'EDSA 10/950 "Châteauneuf-du-Pape.

Insignes
Il porte les armoiries de la Principauté d'Orange et en particulier le cor du comte Guillaume au Cornet, vainqueur des Sarrazins.
Homologué A.640 le 9 mars 1955
Fabriqué par Drago, Boussemart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GB II/12 de xx/12/1939 au 10/05/1940
GB I/11 de passage entre le 15/06/1940 au 19/06/1940
5 EC de 08/1950 au 29/06/1995
EB 2/93 Cévennes du 01/02/1965 au 01/07/1976
EB 3/91 Cévennes du 01/07/1976 au 01/10/1983
EC 1/5 Vendée du 29/06/1995 au 29/06/2007
EC 2/5 Ile de France du 29/06/1995 à aujourd'hui
EC 3/5 Comtat Venaissin du 29/06/1995 au 31/08/1997
CIEH 341 "Colonel Alexis Santini" de xx/09/2011 à aujourd'hui


Liste des commandants de base

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Orange Plan de Dieu

GR I/55 du 28/08/1939 au 10/12/1939
GB I/32 de xx/12/1939 au 15/04/1940
GB II/32 de 15/12/1939 au xx/05/1940
GB I/63 de passage début xx/05/1940
GB II/23 de 27/05/1940 au 02/06/1940
GB II/32 de 15/04/1940 au xx/05/1940
GB I/62 de 09/05/1940 au 11/05/1940
GB I/63 de passage le 13/05/1940
GB I/23 de passage début xx/06/1940
GR II/14 de 18/06/1940 au 12/08/1940
GR I/55 de passage le 19/06/1940










































Orléans Bricy* BA 123 "Commandant Charles Paoli"

 



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base d'Orléans-Bricy située à environ 15 km au Nord-Ouest d'Orléans est une base importante pour la FAP, dont 3 escadrons y stationnent et pour le CASSIC dont les unités sont en grande partie installées au quartier Général Paul Millet à 1km à l'Est.

Historique
La BA 123 a été créée en 1933 pour accueillir la Section des essais en vol, un Centre d'essais des moteurs et hélices ainsi qu'un arsenal du matériel aérien. Le 15 novembre 1936, la 22ème Escadre de bombardement de nuit équipée d'Amiot 143 quitte Chartres pour Orléans-Bricy. Il y avait aussi à Orléans entre 1937 et 1940 le GAO 505 mais il était basé sur le terrain de Saran.Violemment bombardée en mai 1940, la base fut occupée par la Luftwaffe jusqu'en été 1944. Elle eut aussi à subir de lourds dégâts en 1944 par les raids de bombardiers alliés. En août 1944, l'USAF s'installa sur la base après avoir sommairement remis la piste en état. Début 1945, la SNCASO s'installe sur le terrain jusqu'en 1952 pour le développement de nouveaux appareils ( Triton en 1946, Vautour en 1952 puis Trident ). A la même époque, le GT 1/15 "Touraine" arrive à Bricy. En 1952, l'OTAN finance l'agrandissement des installations pour en faire un aérodrome principal de transport de troupes. En 1953, le "Touraine" devenu GT 1/61 est rejoint par le GT 3/61 "Poitou" et par l'Etat-Major de la 61ème ET. En 1955, le GT 2/62 "Franche-Comté" de retour d'Indochine arrive aussi à Bricy et devient le GT 2/61. Les 3 escadrons de la 61ème ET seront équipés de C160 Transall à partir de 1967 et le "Franche-Comté" de C130 Hercules à partir de 1987. La 61ème ET a été dissoute le 26 juillet 1996 et ses 3 escadrons sont devenus autonomes ainsi que le GERMaS 15/61. Il en est de même du Groupe mobile d'intervention 40/61 chargé d'assurer le soutien opérationnel aux unités en déplacement; il est devenu l'Escadron de soutien opérationnel 5/61.
La BA 123 depuis 1953, accueille un parc spécialisé de télécommunications renforcé à partir de 1967 par l'arrivée en provenance d'Etampes de la CEIT et de l'Escadron électronique de Villacoublay. Ces 2 unités ont donné naissance au GT 10/800 chargé d'assurer l'appui électronique dans le domaine des communications et à l'Escadron de renseignement et de guerre électronique 10/538 chargé de la surveillance et de la protection des réseaux de communication de l'Armée de l'air.

Insignes
Il représente un rapace, symbolisant la 61ème ET aussi bien que l'Armée de l'air, survolant Orléans et la Loire.
Homologué A.654 le 24 août 1955
Fabriqué par Arémail, Arthus Bertrand, Delsart, Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

22 EB de 11/1936 au 31/08/1939
GAO 505 du 15/01/1937 et le 10/09/1939
12 EB passage du 08/09/1939 au 10/09/1939
GB II/12 passage du 21/05/1940 au 15/06/1940
GR I/35 passage entre le 09/06/1940 et le 12/06/1940
GAO 502 passage entre le 13/06/1940 et le 17/06/1940
61e ET (Touraine) du 01/04/1946 au 31/07/1996
avec ET 3/61 Poitou à partir du 01/10/1953
avec ET 2/61 Franche-Comté à partir du du 01/12/1956
avec GMT 59 Orléans (D'jaména) du 20/03/1969 au 01/08/1970
ET 1/61 Touraine du 01/08/1996 au 01/05/2015
ET 2/61 Franche-Comté du 01/08/1996 au 05/09/2017
ET 3/61 Poitou du 01/08/1996 au 05/09/2017
61e ET du 01/05/2015 à aujourd'hui
avec ET 1/61 Touraine
avec CIET 340 "Général Lionel de Marmier"

62e ET du 05/09/2017 à aujourd'hui
avec ET 2/61 Franche-Comté
avec ET 3/61 Poitou

Liste des commandants de base














Orléansville DTO 43/540
(Détachement de Terrain d'Opérations)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le 1er avril 1956, la compagnie de garde 132/107 fut mise sur pied à Villacoublay avec quelques cadres d'active et des rappelés. Après 3 semaines d'entraînement, elle fut expédiée en Algérie où elle arriva le 13 mai pour être affectée à la BA 211 de Télergma. La CGA 132/107 devint alors la CGA 82/541 et fut répartie en sections de protection à Guelma, Sétif, Tébessa et Télergma. En juillet 1956, l'état-major décida d'installer une base à Orléansville à 250 km à l'Ouest d'Alger dans la vallée du Chéliff. La CGA 82/541 fut désignée pour être affectée à la nouvelle base afin de préparer le terrain dont la piste était en fin de construction et de fournir le support nécessaire à l'installation et aux opérations d'une EALA qui arriverait fin août.
Le 1er avril 1956, la compagnie de garde 132/107 fut mise sur pied à Villacoublay avec quelques cadres d'active et des rappelés. Après 3 semaines d'entraînement, elle fut expédiée en Algérie où elle arriva le 13 mai pour être affectée à la BA 211 de Télergma. La CGA 132/107 devint alors la CGA 82/541 et fut répartie en sections de protection à Guelma, Sétif, Tébessa et Télergma. En juillet 1956, l'état-major décida d'installer une base à Orléansville à 250 km à l'Ouest d'Alger dans la vallée du Chéliff. La CGA 82/541 fut désignée pour être affectée à la nouvelle base afin de préparer le terrain dont la piste était en fin de construction et de fournir le support nécessaire à l'installation et aux opérations d'une EALA qui arriverait fin août.
Sur le terrain d'Orléansville, plusieurs unités opérationnelles stationnèrent :
• le PCA 24/540
• l'EALA 10/72 créée le 1er septembre arriva le 15 septembre 1956; elle quitta Orléansville pour Sétif, le 26 octobre 1959. Elle fut remplacée par l'EALA 21/72 en provenance de Djelfa
• des détachements des EALA 2/2 puis 3/9
• un détachement de l'ELO 2/45
• des détachements hélicoptères de l'EH 2 et de l'EHL 1/57
• des unités de l'Armée de terre dont le Peloton mixte avions, hélicoptères de la 9ème DI et des commandos de la Gendarmerie.
Le DTO disposait également de la SP 38/140, de la Section météo 23/140 et d'un détachement de l'Escadron de transmissions 85/475 dont le centre émetteur - récepteur était implanté dans le massif proche du Zacar. Il participa activement aux opérations de maintien de l'ordre dans son secteur. Ainsi en mars 1959, le Commando " Guillaume " s'installa sur la base pour mener une importante opération dans le secteur; en octobre 1960, ses unités appuyaient 4 commandos parachutistes qui menaient dans sa zone des opérations d'envergure et des coups de main héliportés à partir de son terrain. La SP poursuivit tout au long du conflit les patrouilles, les contrôles et les embuscades.
Le PCA 24/540 fut dissous en août 1962. Il en fut de même pour le DTO 43/540, temporairement remplacé par le Détachement de support Air 50/140 pour assurer le trafic aérien puis en juillet 1963 par le DSA 51/142 rattaché à Boufarik. Ce DSA fut dissous le 30 septembre 1963.

Insignes
Il représente les armes du duc d'Orléans, parrain de la ville, surmontées par l'épervier de l'armée de l'air.
Homologué A. 729 le 19 juillet 1957.
Fabriqué par Arémail et Augis.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]









Orly







































Oisonville Gondreville (près Etampes)

Orconte
Ouargla
DTO 34/540
(Détachement de Terrain d'Opérations)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Poste-clé dans les éléments aériens de la zone orientale du Sahara, la Section de l'air 2/201 d'Ouargla était avant la 2ème guerre mondiale le support de l'Escadrille saharienne 591.
Pendant la guerre d'Algérie, Ouargla fut la base du PCA 13/540 et du GSRA 76 transféré d'El Aouina à la mi-1957. Les PCA, DTO ou Antennes air de Laghouat, Touggourt, Fort Flatters, Djanet et Aoulef lui étaient rattachés. Le DTO 34/540 fut créé pour le support des unités opérationnelles de la base le 1er avril 1956, géré par le CATA d'Hussein Dey. En automne 1958, Ouargla prit une importance accrue avec le renforcement du GSRA 76 et le déplacement du PCAD 73/540 de Laghouat à Ouargla pour bien l'adapter au Commandement de la Zone Est Sahara. Plus de 1.000 personnes étaient administrées, aussi le 1er octobre 1958 le DTO 34/540 fut remplacé par la BA 215. La base comprenait la CA 2/215, le CLA 20/215, la STB 85/215, la SP 35/215 et une compagnie de défense. Le 1er juillet 1961, les AMB 10/215 furent à leur tour créés. Après le cessez-le-feu, la 2ème Brigade de la 26ème DI était à Ouargla qui conserva un PCA. La base abritait alors le GSRA 76 doté de 10 C 47 et de 3 Broussard détachés d'un ELO et recevait des détachements du GOM 86 de Blida. Le GSRA 76 fut dissous le 31 janvier 1963 et la BA 215 le 31 mai suivant; un DTO 30/215 fut mis en place jusqu'au 31 octobre de la même année, avant de transférer le terrain aux autorités algériennes.

Insignes
C'est une croix du Sud frappée du rapace de l'Armée de l'air, avec une couronne de lauriers représentant le PN, une roue dentée et des foudres pour le PNN.
Homologué A.701 le 15 janvier 1957.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

































Oudna
Constantine Oued Hamimine DTO 30/540 - BA 216

(Détachement de Terrain d'Opérations)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Pour les besoins du maintien de l'ordre dans le Constantinois, des éléments Air s'étaient installés au Camp Fray à 3 km du centre de Constantine : le GATAC N°1, son escadron de transmissions ET 85/473, le SDA 963, le PCA 20/540 et la SP 35/216 et d'autre part un détachement fut créé le 1er décembre 1954 au Kroubs ( Oued Hamimin ) sur le terrain de l'aéroclub de Constantine, à 12 km au Sud Est de la ville. 2 unités d'aviation légère d'appui s'y implantèrent, l'ELO 3/45 et l'EALA 7/70. L'EALA 7/70 créée le 1er juillet 1956 sur MS 500, fut ensuite équipée de T 6 et devint l'EALA 18/72 le 1er juillet 1957. L'ELO 3/45 avait été créée en mai 1956 à partir du GALO 54, pour recevoir les premiers MH 52 "Broussard" dont l'armée de l'Air s'équipait. Ils arrivèrent en octobre 1956 à Oued Hamimin alors en pleine phase de construction. Ils furent utilisés comme PC volants, pour les RAV, les EVASAN et les liaisons. Le 1er août 1958 le DTO 30/540 d'Oued Hamimin fut créé, il disposait d'un Groupe de protection GP 32/211 et de la BRCS 28/211.
Le 1er juillet 1959, la BA 216 était créée à Constantine avec les Eléments Air du Camp Fray, administrés par la CA 2/473, et une base aérienne secondaire BAS 216 à Oued Hamimin. Le DTO 30/540 devint la CA 2/216 le 1er avril 1961, la CA 2/473 était dissoute et les éléments du Camp Fray administrés par la CA 2/216. Puis le 1er août suivant la BA 216 était installée à Oued Hamimin. Sa mission était le soutien des unités aériennes implantées ( ELO 3/45, un détachement de l'EALA 3/4 résultant de la fusion au 1er décembre 1959 des EALA 17/72 et 18/72 ) et des unités installées sur place ou au Camp Fray, enfin les SRC de Bir el Ater et de Jean Rigal lui étaient rattachées. Les unités du Groupe de protection participèrent à de nombreuses patrouilles de sécurité, d'escortes, d'ouvertures de pistes ou de voies ferrées, de jour comme de nuit.
La base fut dissoute le 31 octobre 1962 ainsi que le GATAC 1, l'ELO 3/45, le GP 32/211 devenu 34/216, la SP 35/216.

Insignes
Il représente, surmonté de l'étoile et des ailes de l'armée de l'Air, un site typique de Constantine : les gorges du Rhummel et le pont suspendu de Sidi M'Cidi.
Homologué A.753 le 12 décembre 1957.
Fabriqué par Augis.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]
Escadrille 544 avant 1920
GB I/11 de juin 1940 au 09/07/1940
GC III/6 de fin 06/1940 au 24/05/1941
GB I/19 (SAL 28) début 1944



























Oued Zem

Oued Zénata
Oujda (SA 1/153) BA 153



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En novembre 1912, la Section d'aviation du Maroc oriental équipée de Déperdussin s'installe à Oujda. La Section d'Oujda ou VR 557 est créée en avril 1918 ; le 1er janvier 1920 elle devient 6ème escadrille du 7ème Régiment d'observation puis est dissoute la même année lors de la réorganisation de l'Aéronautique du Maroc et de la constitution du 37ème Régiment en août. Equipé de Bréguet XIV A2, le 37ème RA à 10 escadrilles renforcé de 12 autres en provenance de la métropole ou d'AFN joua comme arme isolée ou en support d'autres armes, un rôle important au cours des opérations de pacification du Maroc et en particulier de la guerre du Rif : reconnaissances, vols d'intimidation, bombardements et mitraillages, évacuation de blessés,...En 1925, Oujda accueillait 2 des escadrilles de renforcement, les 13ème et 14ème escadrilles du 37ème RA. En juin 1927, les principales opérations terminées, le 37ème RA se retrouva avec ses 10 escadrilles d'origine dont aucune n'était implantée à Oujda.
Pendant la 2ème guerre mondiale, Oujda fut utilisée dès novembre 1942 par les aviations anglo-saxonnes. L'armée de l'Air y installe les 2 bataillons de parachutistes formés à Fès pour constituer le 1er RCP qui partira pour l'Italie en décembre 1943. Oujda devient le Dépôt école de l'infanterie de l'Air. Le 1er juin 1944, le Bataillon du Génie de l'air 71 est créé à Oujda.
Le 1er janvier 1949, la BA 153 est créée ainsi que la Section de l'Air 1/153. Dissoute le 31 octobre 1949, la BA 153 est recréée le 1er janvier 1954, comme base support de l'Annexe d'EAA 1/615, base escale secondaire " réacteur " entre l'Algérie et le Maroc, Centre d'incorporation, de sélection et d'instruction militaire des contingents destinés à Air-Maroc et des aides-fusiliers de l'Air de ce commandement. L'AEAA 1/615 est dissoute en 1955-1956. Le PCA 21/540 est créé le 10 septembre 1955, la même année un détachement de l'Escadrille d'avions légers 73 de Blida est mis en place à Oujda; il devint le 1er avril 1956, l'EALA 3/70 sur MS 500 qui sera affectée à Oued Zenata. Le 1er avril 1956, l'EALA 2/71 sur SIPA est créée à Oujda, ainsi que l'EALA 3/72 sur T6. Les effectifs d'Oujda qui étaient tombés à une trentaine en 1951-1954, remontaient à 370 en 1955 puis à 750 en 1956. En septembre de cette année, la BA 153 administrée par la SA 3/153, comprenait une Compagnie de défense 16/541, une SP 35/153, un AMB 10/153, un CLA 20/153 et une Station météo 22/153, une Section de munitions 44/153, la STB 86/153, le PCA 21/540 et comme unités volantes l'EALA 2/71, l'EALA 3/72 et des détachements de P 47 du 1/17 d'Oran et d'hélicoptères de l'ALAT. En juillet 1957 l'EALA 2/71, équipée de T6, devient l'EALA 20/72; elle quittera Oujda pour Oued Zenata en octobre.
En 1958, le départ des troupes du Maroc oriental fut décidé. L'EALA 3/72 fut transférée à Batna, le PCA 21/540 fut dissous le 31 août. Il fut envisagé de maintenir à Oujda les moyens permettant d'utiliser le terrain comme escale; finalement l'idée ne fut pas retenue, le terrain fut évacué le 29 décembre et la BA 153 dissoute le 31 décembre 1958.

Insignes
Les ailes de l'armée de l'Air entourent un glaive qui symbolise la défense des bases et l'instruction militaire, l'étoile chérifienne indique que l'unité est située au Maroc.
Homologué A.549 le 23 avril 1953 pour la SA 1/153.
Fabriqué par Augis.

Sur un ancien carnet de photos d'insignes, cet avion découpé figure avec la légende "Base 153". Le style de cet insigne fait penser aux premières réalisations, vers 1920 ? L'avion représenté est à l'évidence un Déperdussin. S'agit-il d'un insigne pour la première escadrille installée à Oujda ? C'est vraisemblable car à cette époque, les " bases " n'avaient pas d'insigne propre mais se reconnaissaient dans celui de leur unité volante. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]











































Oulad Okba (Maroc)
Palmyre










































Paris Cité de l'air BA 117 Capitaine Guynemer


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

La CABA 117 est une base d'un type particulier en raison de sa situation géographique dans Paris au sein d'une Cité de l'Air très complexe, de la présence de l'EMAA et de l'administration centrale, de l'étendue de sa mission de support et de la diversité et du volume des personnels qu'elle administre.

Mission
La BA 117, implantée dans la Cité de l'Air, en est le soutien, elle administre ainsi plus de 130 unités implantées tant en région parisienne qu'en métropole. Elle est le siège de nombreux commandements tels que l'EMAA, l'IGAA, la DPMAA, la DCMAA, la DCCA, la DCAé de la DGA, ..Elle dispose d'un CBA, de Moyens généraux, d'un ESIC et du Centre informatisé de recueil et de diffusion des informations de l'administration centrale. Enfin la BTA 250 y est implantée.

Historique
La base est installée à proximité de l'un des plus anciens terrains d'aviation, l'ancien champ de manoeuvres d'Issy-les-Moulineaux, acquis par l'Etat aux termes d'une convention du 29 mars 1890 avec la ville de Paris. C'est là qu'Henry Farman réussit, le 13 janvier 1908, le premier km en circuit fermé sur un appareil Voisin. Plusieurs constructeurs d'avions s'y établirent ensuite : Farman, Caudron, Renault. Lorsque le Ministère de l'air en 1928 puis l'Armée de l'air furent créés, des casernements furent construits et des bureaux s'installèrent. En 1962, la construction du boulevard périphérique coupait en 2 la Cité de l'air et de nouvelles conventions définirent la situation actuelle.
La BA 117 est l'héritière des unités qui ont traditionnellement assuré le support de l'administration centrale de l'Armée de l'air. Depuis la création du Ministère de l'air, il y eut successivement :
- le 1er Groupe d'ouvriers d'aéronautique en 1928
- le 1er Bataillon de l'air en 1933
- la 17ème Compagnie de l'air en 1935 qui fut la première unité installée au 24, bd Victor
- le Bataillon de l'air 117 lui succéda en 1936.
Ce Bataillon devint la BA 117, le 1er janvier 1964.
En 1970, il fut décidé que les directions techniques de la DGA s'installeraient dans la Cité de l'Air. La tour A fut édifiée en 1978 pour les accueillir. En 1996, elles furent rejointes par la direction de la DGA.

Insignes
1 - Il représente les armes de la ville de Paris, frappées des ailes et de l'étoile de l'Armée de l'air et porte la désignation de l'unité "Bataillon de l'air 117" et "Paris".
Non homologué
Fabriqué par Arémail, Courtois, Drago, Mardini [insigne non présenté]

2 - C'est le même insigne avec l'inscription "117" et "Base aérienne de Paris" (avec de nombreuses variantes suivant les fabricants : nombre de rames de la nef, emplacement de la devise)
Non homologué
Fabriqué par Drago, Moutereau [insignes non présentés]

3 - Même insigne mais avec l'inscription "Base aérienne 117" et "Paris"
Homologué A.1156 le 19 janvier 1983
Fabriqué par Arémail, Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Ministère de l’Air en 1929, puis Cité de l’Air à partir de 1934, la base aérienne 117 est créée en 1964

Dissolution le 25/06/2015

Voir actualité de l'Armée de l'air du 29/07/2015



























Paris Ville BA 280

Bataillon de l'Air 1/124 puis BA 280 en 1969 jusqu'au 30/04/1970


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En septembre 1928, succédant à la 12ème Direction ( Aéronautique) du Ministère de la guerre, le Ministère de l'air est créé avec à sa tête Laurent Eynac. En attendant que les bâtiments du boulevard Victor soient prêts, plusieurs solutions d'installation du nouveau ministère avaient été envisagées. Il fut retenu de faire acheter par l'Etat, début 1929, un immeuble situé au 35 de la rue St Didier dans le XVIème arrondissement. Il s'agissait d'un ancien établissement libre, le Collège Stanislas. Les travaux d'aménagements furent terminés à la fin de l'année et le Ministre put s'y installer ainsi que le Secrétariat à l'aviation civile. Le ministère déménagea boulevard Victor au début des années 30 et l'Etat-major de la 2ème Région aérienne lui succéda. Avant la guerre il y eut également le CM 822 venant du Bourget et les Inspections de l'aviation de chasse, de l'aviation de bombardement et de l'aviation de renseignement. L'EMAA occupa aussi des locaux rue St Didier en 1933 avant de s'installer en 1934, boulevard Victor.
Après la guerre, la mission de la base de Paris-Ville continua d'être le support des Etats-majors, directions, services et unités installés rue St Didier ou dans d'autres locaux à Paris. En 1947, le CRAP 204 était rue St Didier. Les Etats-majors installés dans cette base administrée par le Bataillon de l'air I/124, étaient ceux de la 2ème RA et du GMMTA en 1950; le CBA 752 y était aussi présent. En 1952, ces unités furent rejointes par le CATA 852 et le CMA 222. Jusqu'à fin avril 1953, le BA I/124 était installé au 102 quai Blériot. Le 1er juillet 1952, la Compagnie de l'air N°280 succéda au BA I/124. En 1954, la CA 280 administrait en plus le CESA, le Collège NATO, le SGACC, le STTA,...Le commandement du GMMTA quitta la rue St Didier pour Villacoublay en 1958. La CA 280 fut remplacée le 1er juillet 1964 par le Commandement de base et de moyens de support et de soution 280. Enfin le 1er janvier 1969, la BA 280 était créée.
Au printemps 1970, l'Etat-major de la 2ème RA était transféré à Villacoublay et le 30 avril 1970, la BA 280 fut dissoute. Un Détachement de base 60/118 resta rue St Didier jusqu'au 28 février 1973, puis l'Antenne air 60/118 jusqu'au 30 juin 1991.

Insignes
Sur un fond bleu et rouge, couleurs de la ville de Paris, un avion survole une perspective synthétique des monuments de Paris. L'écu est soutenu par les ailes de l'Armée de l'air.
Homologué 2434/2ème RA le 13 mai 1950.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

































Pau Pont-Long
(Pyrénées Atlantique) BA 119

BA 136 (1944-1947)
BE 703 (1947-1949)
BA 119 (1949-30/06/1972)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En janvier 1909 les frères Wright quittent, pour des raisons climatiques, Le Mans où ils s'étaient installés en été 1908 à la demande du gouvernement français qui leur avait acheté un appareil avec mission de former 3 pilotes. Les 3 pilotes seront formés à Pau sur le terrain de Pont-Long qui devient ainsi la 1ère école de pilotage au monde. Le 24 mars 1909, au départ des frères Wright, la Compagnie générale de navigation aérienne prend la direction de l'école mais celle-ci fermera en mars 1910 et l'aérodrome N°1 restera désert. Le 24 novembre 1909, Blériot inaugure une école sur l'aérodrome N°2, un terrain loué à la commune de Caubios-Loos. Elle devient très vite célèbre et forme de nombreux pilotes civils et militaires. La société Antoinette installe à son tour son école sur le terrain de Blériot. Un 3ème aérodrome, le "terrain Astra", va s'ouvrir sur la lande de Pont-Long pour des compagnies aériennes; de très nombreuses écoles vont y fonctionner ( Morane-Saulnier, Voisin, Déperdussin, Nieuport ). Ces écoles vont peu à peu disparaître en 1912-1913. De nombreux records seront établis à Pau et les premiers brevets de pilote militaire y seront passés : le brevet N°1 y fut attribué le 7 février 1911 au lieutenant Tricornot de Rose qui plus tard mis sur pied la chasse à Verdun. Le 17 août 1911 l'Armée obtient de la ville un terrain de plus de 100 ha au Pont-Long pour y installer une école militaire de pilotage, spécialisée dans le pilotage du Blériot. En 1916, l'école de Pau devient une école de perfectionnement pour l'acrobatie. Tous les terrains civils d'avant-guerre sont récupérés par l'Ecole militaire, il y a aussi des ateliers de montage et de réparation d'où sortent 10 à 15 appareils par jour à la fin de la guerre. L'Ecole de Pau est dissoute le 31 décembre 1919. Le 1er juillet 1920, le 7ème Régiment d'observation est créé avec la 11ème escadrille détachée de Tours. Le 18 octobre 1920, le 7ème Régiment est dissous et devient le 31ème Groupe aérien d'observation, détachement de Tours. Le 21 juillet 1923, la 12ème escadrille est créée et constitue avec la 11ème, le 36ème Groupe autonome d'observation. En 1924 la 13ème escadrille est formée avec des éléments venant de Constantinople. Fin 1926, les Potez 25 A2 ont remplacé les Breguet XIV. Le 1er octobre 1932, le 36ème GAO devient avec le retour du Liban d'une 4ème escadrille, la 36ème Escadre aérienne de reconnaissance, formée de 2 groupes à 2 escadrilles, c'est l'ancêtre du 36ème Escadron de détection et de contrôle aéroporté d'Avord. En 1937, la 36ème ER reçoit des Potez 540. Le GAO 546 est créé à la même période. La vocation civile de Pau est conservée avec un aéro-club fondé en 1930 et à partir de 1937, Air-Bleu assure la liaison Paris-Bordeaux-Pau.
A la déclaration de guerre, les 2 Groupes quittent Pau pour le Nord de la France et vont petit à petit s'équiper de Potez 63-11 ou de Bloch 131 ou 174. Le GR 1/36 sera dissous à Laghouat en janvier 1943, le GR 2/36 l'avait été à Istres le 31 août 1940. En 1941, la base de Pau devient la 36ème base de stockage. Après l'occupation de la zone Sud, la Luftwaffe installe une école de chasse sur le terrain. Elle sera bombardée par les alliés en 1944 qui la laisseront en ruines.
L'Armée de l'air se réinstalle à Pau sur la Base équipée 136 créée le 1er octobre 1944. Le 14 août 1945 l'ERN de Pau, école de radionavigants est créée. Le 1er juillet 1947, la base prend l'appellation de Base école des radionavigants 703; elle quitte Pau pour Fèz le 30 septembre 1949. En 1947, l'école des parachutistes français, l'ETAP, s'installe à Pont-Long dans la zone Guynemer, une escadrille d'instruction au parachutage est créée ainsi qu'en 1956 une escadrille d'hélicoptères. Le 1er avril 1964, l'ET 2/63 "Bigorre" est constitué à partir du GT 3/62 "Sahara" et de l'escadrille de l'ETAP pour entraîner les parachutistes et aussi pour remplir les missions classiques d'un escadron de transport. Mais dans le cadre de ses restructurations, l'armée de l'Air décide la fermeture de la base le 30 juin 1972. L'ET 2/63 part à Evreux et l'EH 1/68 à Cazaux. Un DA 60/118, rattaché à Mont-de-Marsan, succède à la BA 119 jusqu'au 28 février 1973, puis jusqu'au 30 juin 1991, une Antenne air 60/118 relevant du COTAM, son commandant étant l'Officier supérieur air, adjoint au commandant de l'ETAP. Depuis le 1er juillet 1991, il reste un Détachement de liaison 342. Les besoins de transport aérien de l'ETAP sont assurés par des avions détachés d'Evreux ou d'Orléans. Enfin l'ALAT s'est installée à Pont-Long avec le 5ème RHC et le 5ème GSALAT.

Insignes
Au premier plan un aigle des Pyrénées se détache sur le fond représentant le Pic du Midi d'Ossau caractéristique du paysage des environs de Pau.
Homologué A.604 le 28 avril 1954.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Voir contribution

























Paul Cazelles DTO 42/540
(Détachement de Terrain d'Opérations)



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Situé à 130 km au Sud d'Alger, le DTO 42/540 de Paul Cazelles fut créé le 1er juillet 1956. A partir d'octobre de la même année, il fut rattaché à la base de Blida. Le terrain disposait d'une piste principale de 1.500 m de long et d'une piste en terre battue d'environ 1.000 m. Plusieurs EALA y furent affectés. L'EALA 13/72 y fut créée le 1er octobre 1956; il en fut de même pour la 15/72 le 15 novembre suivant. L'EALA 4/73 fut créée le 1er août 1957, elle stationna à Paul Cazelles à partir du 26 août suivant et y opéra jusqu'à son départ pour Fort Lamy le 15 avril 1958. La 13/72 partit ensuite à Bir Rabalou et la 15/72 à Blida au printemps 1959. L'Escadron 2/2 lui succéda du 1er décembre 1959 au 31 janvier 1962. En effet, dans le cadre du renforcement de l'autorité des commandants d'escadre sur les escadrilles parrainées, 14 escadrilles d'avions légers furent regroupées par 2 pour former des escadrons parrainés. Ainsi la 1/72 et la 8/72 parrainées par la 2ème EC furent-elles regroupées à Paul Cazelles et dissoutes le 30 novembre 1959 pour former le lendemain l'EALA 2/2, 2ème escadron de la 2ème EC. L'EALA 3/73 créée le 1er juillet 1957 à Dakar fut transférée à Paul Cazelles en février 1959, elle y opéra jusqu'au 20 mai 1959. A cette date elle permuta avec l'EALA 20/72 de Zenata. La 20/72 quitta Paul Cazelles le 22 septembre de la même année pour Tiaret.
En outre le DTO accueillit fréquemment des détachements hélicos et des patrouilles de chasse lourde. L'activité aérienne était soutenue; ainsi en août 1960, l'EALA 2/2 effectuait 197 h de vol en 103 sorties pour le PCA de Médéa, 330h en 197 sorties pour le PCA de Djelfa et 250 h en 143 sorties pour le PCA de Djelfa. En tout le terrain enregistrait 850 mouvements d'avions de jour et 64 de nuit. Cet ordre de grandeur de 900 à 1.000 mouvements se retrouve au cours des mois suivants.
Sur le terrain stationnaient outre le PCA 79/540 qui devint en février 1961 l'Antenne Air 79/540, la SP 39/540, des détachements de l'ETR 805 et de la Compagnie d'installation des bases.
Le DTT de Bou Saada lui était rattaché.
Le DTO 42/540 fut dissous le 30 juin 1961 et remplacé par un Détachement de gardiennage de terrain opérationnel, le DGTO 60/140. Au printemps 1962 un nouveau déploiement fut décidé qui entraîna l'abandon du terrain de Djelfa et le transfert à Paul Cazelles des moyens nécessaires au support du détachement de T 28 de l'EALA 3/9 de Blida et du DIH de la 23ème EH déjà en place. Le DGTO 60/140 fut dissous le 31 juillet 1962.

Insignes
Il caractérise la vie de la base. Sur le fond azur du ciel presque toujours clair des plateaux du Titteri, l'horizon se découpe net en absence de tout relief ( dans un rayon de 40 km il n'y a aucun sommet dépassant de 150 m l'altitude de la base ). Sur la piste un scorpion, insecte très courant de la région, symbolise le courage et la vie sévère imposée par le climat et l'isolement.
Homologué A.828 le 27 décembre 1960.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]
























Péronne

Perpignan
Perpignan La Salanque
Perpignan Labanère
Perranporth (Cornouailles)

Persan Beaumont

ELA 1/56 Vaucluse de 1946 au 31/10/1968



Pertuis

Pithiviers
Plancy la Caroline
Plessis Belleville

Poix
Pologne

Pont du Fahs
Pont sur Yonne
Pontarlier
Pouan les Vallées
Protville
Provence
Quincey
Rabat Salé* BA 151 "Commandant Max Guedj"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le développement de l'aviation entre les 2 guerres a nécessité d'équiper le Maroc et plus précisément la région de Rabat d'aérodromes adaptés aux besoins stratégiques et économiques. En 1935, le choix du Colonel Bouscat, Commandant de l'Aéronautique au Maroc et de la 37ème Demi-brigade aérienne se porta sur le Plateau de Salé mais les travaux ne furent lancés qu'en 1938. Fin 1939, le terrain pouvait recevoir les premières formations aériennes.
En juin 1940, les conditions d'armistice interdirent l'utilisation de la base à l'exception d'un Centre administratif de l'air qui s'installa à partir du 16 février 1941, puis un magasin d'habillement et un bureau de comptabilité arrivèrent. Cependant les travaux d'infrastructure s'étaient poursuivis et à partir du 20 août 1941, le GR I/22 de Rabat-Ville utilisa Salé pour l'entraînement de nuit. Le 3 janvier 1942, 10 Farman du GT I/15 quittent Istres pour Salé et le 3 juillet, le GR I/22 sur Glenn et LeO 45 vient aussi s'installer à Salé alors que les services de l'Intendance air de Salé se regroupent à Rabat-Ville. Lors du débarquement allié de novembre, le terrain est attaqué; le GR I/22 part à Oued Zem et le GT I/15 à Aït Moussa, mais 9 LeO, 16 Potez et 5 Farman sont détruits ainsi que la soute à munitions et des hangars. Le GR I/22 et le GT I/15 seront reconstitués à Salé puis Mediouna et à Oued Zem pour prendre part aux côtés des Alliés à la campagne de Tunisie. Salé est alors utilisé par l'USAF pour une école de pilotage sur P 40. Un détachement français s'y installe le 1er février 1943. A partir du 15 mai, la RAF occupe Salé en exclusivité et reconstruit la base.
Le 1er mai 1946, l'armée de l'Air récupère Salé qui est utilisé aussi bien par les avions civils que par les militaires. Les Halifax des GT 2/23 et 1/25 y font escale pour les liaisons avec l'Afrique Noire. En novembre 1946, la 50ème escadre devenue 6ème EC avec le GC I/3 "Corse" et le GR I/20 "Lorraine" sur Mosquito, arrive à Salé. En mai 1947, le GC III/5 "Normandie-Niemen" rejoint la 6ème EC alors que le GR I/20 part à Agadir. Le GC I/3 qui était parti en Indochine en janvier, en revient en juin. En juillet 1946, le GC I/3 devient le GC 1/6, le GC III/5 devient le GC 2/6 alors que le I/20, parti à Agadir se transforme en 1/31. Les 2 Groupes de la 6ème EC participent par roulement aux opérations d'Indochine. La BA 151 est créée le 1er juin 1948.En mai 1951, la 6ème EC quitte Salé pour Oran et le 1/31 "Lorraine" revenu d'Agadir en 1949 part à Tours en avril 1952. Le DBA 151 est créé ainsi que le CRRT 406 ancien CRRT 89. Ils donnent naissance, le 1er janvier 1949, au Bataillon de l'Air 1/151 et au Parc 2/151. Le 1er janvier 1950, le CERAA de Salé est créé, il devient l'Escadron mixte de chasse et d'entraînement III/10 le 1er avril 1951. Le 1er novembre 1951 il redevient CERAA reprenant les traditions de l'ERC 573 créé à Rabat le 1er janvier 1938. Le Bureau escale 960 qui avait pris en 1946 la suite du Transit de la RAF part à Nouasseur le 29 janvier 1952. Un détachement V/708 sur T 33 de l'Ecole de Meknès s'installe à Salé.
A partir de 1952, avec les forces américaines du Maroc, des sites radar furent installés à Mediouna, Saïdia, Jenane Krater et Ksiri ainsi que 7 radio-relais. Un COS s'installa à Salé. Le 1er mars 1952, la CD 30/151 est créée; elle sera regroupée avec la SP 35/151 le 14 avril 1958.
Le CERAA devenu l'EC 1/8 "Maghreb" est chargé de préparer la création le 1er avril 1955 de la 8ème EC sur Mistral. Le même jour l'EC 2/8 "Languedoc" dissous en Indochine sous la dénomination de II/22, est reconstitué. En septembre 1960,l'EC 1/8 "Maghreb" abandonna son nom, son insigne et ses traditions pour reprendre sous le nom de "Saintonge" ceux du GC 1/8 de 1939. L'escadre équipée de 32 Mistral avait une mission d'interception dans le cadre de la DAT et 2 missions secondaires, le maintien de l'ordre au Maroc et l'entraînement des réserves. A partir de l'été 1959, la 8ème EC reçut des Mystère IVA. C'est sur ce type d'avion qu'elle sera transférée à Oran le 1er décembre 1960.
L'ELA 46 fut transférée de la BA 150 de Rabat le 1er juin 1960; elle quitta Salé pour Kenitra le 31 janvier 1961.
La base fut dissoute le 28 février 1961.

Insignes
Il symbolise une piste d'envol matérialisée par une silhouette d'avion. L'implantation au Maroc est figurée par un minaret et l'étoile chérifienne.
Homologué A.609 le 11 mai 1954.
Fabriqué par Arthus-Bertrand et par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

37 RAO du 01/08/1920 au 01/09/1933
ERC 573 du 01/04/1937 au 01/06/1940
GC I/5 du 17/08/1940 au 01/11/1943
GR I/22 du 01/09/1940 au xx/05/1943 (GM puis GBM Maroc)
GB I/62 xx/08/1943 (dissolution)
GT I/15 du 19/01/1942 au 01/01/1944
6 EC du 01/11/1946 au 28/10/1960
EC 3/10 du 01/04/1951 au 01/11/1951
EC 1/8 Maghreb du 27/07/1954 au 01/18/1955
8 EC du 01/18/1955 au 01/12/1961
6 ECTT du 28/10/1960 au 01/03/1962

 












Rabat Ville BA 150 "Colonel Léon Faye"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le terrain de Rabat fut créé au printemps 1912. A partir de 1917 Rabat fut le PC d'Air Maroc puis aussi celui du 37ème Régiment d'aviation. Il reçut en septembre 1917, l'escadrille 556 qui participa aux opérations de pacification. En 1938, la SA 1/206 gère la base de Rabat où existent l'ERC 573, la 709ème Cie de transmissions, la 31ème Brigade aérienne et le GMIT 458. De 1940 à 1943, le GC 1/5 et le GR 1/22 stationnèrent à Rabat. Le GR 1/22 qui fusionna le 1er août 1940 avec le 1/52 et quelques éléments du 1/35, utilisait la piste annexe à Oulad-Oukba.
En novembre 1942, il existait à Rabat une petite section (4 avions) de liaison et d'entraînement à la disposition d'Air Maroc. En février 1943, elle devint la Section de liaison aérienne d'Air Maroc (SLAAM) avec 7 appareils, puis 14 en juin 1945. Le 1er octobre 1947, la SLAAM devenait l'ELA 46 sur Ramier, Martinet, A 24 et Stinson.
En février 1943, création de la Cie du Génie de l'air 72. Le 15 novembre suivant l'Ecole des formations féminines de l'Air est à son tour créée à Rabat; elle donnera naissance à la Vigie (Algérie) à l'Ecole des ambulancières et des conductrices. En février 1944, l'école des élèves-aspirants de réserve s'installe à Rabat avant d'être transférée le 15 avril 1945 à Aix-en-Provence.
Les transmissions de l'Air au Maroc, créées en octobre 1937 sous le nom de 709ème Cie furent dissoutes pendant la guerre. Elles renaissent en 1946 avec la création de la CET 806, qui devient la CTA 806 en 1949. Fin 1953, le GTR 806 lui succèda, composé d'un ETR et des STB des bases du Maroc. Le GTR-ETR quitta Rabat pour-Salé le 21 octobre 1957.
La CRRT 476, la Cie de transport auto 376 et le DBA 150 sont dissous le 31 décembre 1948. La BA 150 et sa CA 1/150 sont créées le 1er janvier 1949.
Le 1er novembre 1950, une Section de transport auto, rattachée à la CA 1/150 est créée qui deviendra la CRTA 20/362, le 1er mars 1954 Le 1er octobre 1952 le CATA 849 s'implanta sur la BA 150. Le 1er janvier 1954, une mission française de liaison au Maroc avait vu le jour à Rabat; elle fut liquidée le 30 juin 1959. Les PCA 23/540 et 24/540 furent créés à Rabat le 15 octobre 1955; le PCA 23/540 partit à Agadir le 1er janvier 1958. Le 15 septembre 1955, un PC mixte, le PCM 2/540 fut également installé à Rabat. Il fut dissous le 30 septembre 1959 en même temps que le PCA.
Le 1er Régiment de marche du Tchad stationna sur la base à partir de 1956.
En 1959, il existait sur la BA 150 avec le supportée par la CA 2/150, l'ELA 46, le CBA 762, le CATA 862, l'ERACA 786, la CD 30/150, la STB 86/150, le CLA 20/150, le PCA 22/540, l'administration du CEMPN 842 et divers éléments. Le 31 mars 1959 fut dissous le CM 226 qui n'avait plus de raison d'être avec l'indépendance du Maroc.
Au printemps 1960, l'armée de l'Air décida de quitter la base de Rabat, des unités furent transférées au Quartier Duval en ville, le CATA 862 à Meknès, l'ELA 46 et la CD à Salé. Les autres furent dissoutes en même temps que la BA 150, le 31 mai 1960.

Insignes
Rabat étant l'un des premiers terrains aménagés au Maroc, il a paru judicieux de choisir pour sujet central un très ancien monument du Maghreb, particulièrement connu et visité, la tour Hassan, distante de 2.800 m. Les ailes qui soutiennent ce minaret inachevé portent en ogive maghrébine le sigle de la base.
Homologué A.566 le 24 juillet 1953.
Fabriqué par Drago et par OFSI.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

































Rakka
Ramatuelle
Raphèle

Rayack BA 325

Bataillon de l'Air (BA) 1/139 1933 - 1941
BA 325 1944 - 1946


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
L'aviation française arrive au Levant en juin 1919 avec les Caudron G6 de la C 575 à Beyrouth. En août 1920, 8 escadrilles s'installent progressivement au Liban et en Syrie; une organisation d'ensemble fut mise sur pied les rattachant au 5e Régiment d'aviation de Lyon. Une de ces escadrilles, la 54e (ex-201e) s'implante à Rayack au Liban, dans la plaine de la Bekaa à une quarantaine de km à l'Est de Beyrouth. Le 39e Régiment d'aviation est créé le 1er octobre 1923 intégrant les 8 escadrilles. Rayack devient le centre de l'aviation du Levant; l'Etat-major des forces aériennes de l'Orient méditerranéen est installé à Beyrouth et administré par une compagnie du Bataillon de l'air 139 de Rayack. Sur son terrain, la 1ère (ex-52e) et la 2e (ex-54e) escadrilles sont basées ainsi qu'un parc, des sections photographiques et météorologiques, un service de transmissions, une section d'entraînement et un centre d'instruction pour former les observateurs, les mitrailleurs et des spécialistes. Les 6 autres escadrilles formant 3 groupes sont réparties à travers le territoire sous mandat au gré des besoins militaires.
Toutes participent aux opérations de pacification du Levant et en particulier à celles du Djebel Druze (1925-1927). Des escadrilles territoriales d'observation sur Potez 25 TOE existent également dont la 592 installée à Rayack. A la réorganisation de l'Armée de l'air en 1933, le 39e Régiment réduit à 6 escadrilles devient la 39e Escadre à 3 groupes dont le 1er est basé à Damas et à Rayack. De nouvelles unités sont envoyées début 1940, dont le GC I/7 sur MS 406 qui arrive à Rayack en mars. Il n'y a pas d'opérations au Levant au cours de la campagne de mai-juin 1940 et l'armistice trouve intactes les forces françaises du Moyen-Orient qui intégrent avec peu de défections individuelles l'Armée d'armistice. La Base dépôt de magasin 139 de Rayack comporte alors le Bataillon de l'Air 139, le Parc 139 (avec 3 sections spécialisées, les SSP 30/239, 82/239 et 83/239), la compagnie de munitions 25/139, la compagnie de transmissions 739, le détachement de transmissions type II 7/710, la compagnie de phares 11/101, le détachement météo 11/116, les stations radio légères N° 5 et 6, la station radio fixe 52/739 et la section d'avions de liaison 306. Elle administre le GB I/39, le GR II/39, l'escadrille de bombardement III/39, une section d'entraînement, les escadrilles d'observation 583, 592, 594 et 595, le GC I/7 et un dépôt de stockage. La base est défendue par la 2e Compagnie du 1er BDL, par les canons de DCA 75mm des 7e et 9e batteries du 3/1er RAML et par les canons de DCA 25mm de la 2e batterie du 4/1er RAML.
En mai 1941, le rapprochement de l'Irak et de l'Allemagne amène les Britanniques à vouloir neutraliser la menace représentée par les forces de Vichy et les Allemands qui vont arriver. L'attaque anglaise a lieu à la mi-mai et le terrain de Rayack est bombardé le 15 mai à 16h30. Les moyens de riposte sont limités car le matériel est démodé et souffre du manque de rechanges. Des renforts sont envoyés de France et d'AFN, en particulier avec les Potez 650 du GT 2/15. Ainsi le GC III/6 sur D 520 arrive d'Alger à Rayack le 24 mai. Le 8 juin, les forces britanniques, appuyées par des unités de la France Libre, déclenchent leur offensive terrestre générale. Le GC III/6 est surpris au sol à Rayack par un raid de Hurricane et de P 40. L'escadrille 583 et le GR II/39 font mouvement sur Rayack le 9 juin. Le 16 juin, la base est à nouveau violemment bombardée. Les moyens de l'Aviation et de la Marine, renforcés par l'arrivée de matériels modernes ( D 520, LeO 45, Glenn Martin ), après avoir gardé l'avantage quelques semaines, sont finalement submergés fin juin, en particulier à la bataille de Palmyre. Les combats sont très durs, les pertes importantes, mais des pilotes s'y distinguent à nouveau, par exemple le sous-lieutenant Pierre LE GLOAN du GC III/6 ajoute 7 victoires sûres ( 6 Hurricane et 1 Gladiator ) à ses 11 victoires acquises pendant la Campagne de France; il est à noter qu'un des pilotes de ce même groupe, le capitaine Léon RICHARD est le seul As français à avoir obtenu l'intégralité de ses victoires au détriment de la RAF ( 3 Hurricane, 2 Fulmar, 1 Tomahawk et 1 Blenheim ). Rayack est harcelé du 28 juin au 2 juillet. La fin des opérations est proche, le GC III/6 exsangue regagne Alger le 8 juillet. L'armistice est signé à St Jean d'Acre le 14 juillet. Les forces fidèles à Vichy sont regroupées en attendant leur rapatriement en France ou en AFN. La BDM 139 est transférée à Alep-Ville. Il reste à Rayack un commandement de base, un parc, une section de dépannage, une station radio fixe et une compagnie de l'air qui gérait le GB I/39, le GR II/39, l'EO 583 et le groupe Marin. Rapatriés, le GC I/7, le GB I/39, le GR II/39, l'EO 583 et la BDM 139 sont dissous le 30 septembre 1941.
L'armistice de juillet 1941 accorde la disposition de terrains du Liban et de Syrie aux FAFL qui, avec du matériel récupéré ou fourni par les Anglais, mettent sur pied leurs premières unités constituées. Le 1er septembre 1941, le GC "Alsace" est créé à Rayack à partir du Free French Flight 2 et de l'Escadrille de chasse N.1; il est équipé de MS 406 et ensuite de Hurricane. Une compagnie administrative est créée le 16 décembre 1941. Fin 1942, après l'accord entre le Général De Gaulle et les Soviétiques, le GC "Normandie" destiné à combattre en URSS, est également constitué à Rayack, sous la dénomination GC III, à partir de 3 officiers détachés du GC "Alsace". Un épisode caractéristique de cette époque est rapporté par "le Fana de l'aviation" N°324 de novembre 1996. Le général De Gaulle veut installer à Rayack une école de pilotage avec des instructeurs français et sur des avions français; en nommant le colonel Morlaix commandant Air au Moyen-Orient en 1943, il le charge de construire les avions-école dont nous ne disposons pas. Le chef d'atelier du parc, M. Conche, récupère un vieux Caudron 600 "Aiglon" et à partir du dessin de sa cellule et d'un moteur Gipsy de 130 CV produit le prototype du "Rayack 43". Le colonel Morlaix lui fait faire son 1er vol en mars 1944; des modifications mineures de la dérive sont décidées et une présérie de 12 avions, en bois, est construite. Le colonel Morlaix est appelé en août 1944 au commandement du Groupe "Patrie", son successeur à Rayack s'empresse de détruire le prototype et les 12 cellules... Le groupe écoles 11 fonctionne alors sur Potez 25, Tiger Moth et Simoun. Un groupe d'armes, le GB 1/17 "Picardie" est constitué avec des Baltimore et des Blenheim, enfin une section de liaison aérienne est également créée à Rayack devenue la base aérienne équipée 325.
C'est à la même période que le colonel Lionel De MARMIER met sur pied, à Rayack, les LAM (lignes aériennes militaires), à partir d'un matériel disparate : avions d'Air-France abandonnés en Syrie, vieux Farman quadrimoteur, avions récupérés dans des parcs à ferraille,…De MARMIER, ancien pilote d'Air-France, et son mécanicien CHEVADE accomplissent des miracles à partir de moyens ridicules, avec des initiatives pas toujours réglementaires… mais réussissent à faire fonctionner la ligne Levant - Afrique équatoriale pour le transport de personnes. C'est l'embryon de l'aviation de transport des FAFL.
En mai 1945, une tension politique se développe dans les territoires sous mandat du Levant à qui l'indépendance avait été promise après la 1ère guerre mondiale. Une insurrection éclate en Syrie à la mi-mai. Les avions du "Picardie" sont engagés pour soutenir nos troupes et bombardent la citadelle de Damas le 29 mai. Les Britanniques qui nous refusent tout soutien logistique, interviennent alors pour nous évincer. Le cessez-le-feu est signé le 1er juin, nos avions sont cloués au sol et la base de Damas se replie sur Rayack. Le GB 1/17 "Picardie" possède alors 6 Baltimore et 2 Blenheim IV qui sont réformés en mars 1946 et remplacés par 7 Potez 25 équipés de lance-bombes. La France et la Grande-Bretagne s'étant mises d'accord fin 1945 pour évacuer simultanément la Syrie puis le Liban, le repli de toutes nos forces en Syrie vers le Liban a lieu avant la fin avril 1946. Enfin nos installations au Liban, dont la BA 325 de Rayack sont cédées aux forces libanaises à la fin de l'année. Au 31 décembre 1946, les derniers matériels de Rayack sont expédiés à Djibouti et à Diego-Suarez.

Insignes
L'insigne, de fabrication artisanale représenté ici, est attribué par des personnes dignes de foi au Bataillon de l'air 139 administrant la base de Rayack, mais il faut souligner qu'aucun document officiel connu à ce jour ne permet de le certifier. L'attribution semblant plausible, elle a été retenue ici et le symbolisme de l'insigne est alors simple à interpréter :
• un croissant rappelle l'implantation en Orient,
• un avion survole des tentes de nomade pour symboliser la mission de renseignement et de maintien de l'ordre des unités aériennes du Levant,
• enfin la présence d'une roue dentée représente le support technique assuré par la base.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

39e RAO du 01/10/1923 au 01/10/1933
39e EO du 01/10/1933 au 01/01/1938

39e EM du 01/01/1938 au 15/04/1944
GO I/39 du 01/10/1923 au 01/10/1933
GO II/39 du 01/10/1933 au 01/10/1938
GB I/39 du 01/01/1938 au 15/04/1940
GAO 592 (ou EO 592) du xx/xx/1939 à xx/xx/1941
EAB III/39 du 01/09/1940 à xx/xx/1941

GC III/6 du 24/05/1941 au 15/07/1941 (Campagne de Syrie)
GC 1 Alsace du 01/09/1941 (création) à début 1942
GC 3 Normandie du 01/09/1941 (création) au 02/12/1942
GRB Lorraine (pour l'escadrille Metz) en février 1942
GC III/3 Ardennes du 10/10/1943 (création) à xx/02/1944
GB I/17 Picardie - dissolution le 31/07/1946




































Reggane - PA au CSEM 322 - BA 167

PA = Participation Air
CSEM = Centre Saharien d'Expérimentations Militaires


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En mars 1957, un Centre d'essais et d'expérimentations du Sahara fut créé au Sud de Colomb Béchar. Une 2ème extension à Reggane fut décidée le 23 juillet 1957 pour conduire les essais nucléaires. Le Centre saharien d'expérimentations militaires était situé à 600 km au Sud-Est de Colomb Béchar. La base aéroterrestre comportait une Participation air pour le support des unités de l'armée de l'Air stationnées à Reggane, le ravitaillement en vivres et en matériels des unités Terre de la garnison et pour assurer les liaisons aériennes des Etats-majors.
Le premier tir nucléaire "Gerboise bleue" eut lieu le 13 février 1960. Il s'agissait d'un tir atmosphérique, l'engin d'une puissance de 65 kt étant placé en haut d'une tour. 3 autres tirs eurent lieu dans les mêmes conditions les 1er avril 1960 ( 20 kt ), 27 décembre 1960 ( 20 kt ) et 25 avril 1961 ( moins de 1 kt ).
La BA 167 de Reggane fut créée en mai 1961, succédant à la PA-CSEM 322. Elle comprenait en particulier la CA 2/167, la Station météo 22/167 et la STB 85/167 qui avait succédé à la STB 81/330 créée le 1er août 1958. En août 1961, l'ELA 57 de Blida vint s'installer à Reggane. L'ELA 57 était chargée d'assurer des missions de liaison et de transport et des activités opérationnelles, reconnaissances et appui-feu en MD 315, Evasan en C 47 ou MD 312. Le GUASS quitta Alger pour Reggane en été 1961; il devint Région aérienne du Sahara ou RASA. La BA 167 administrée par la CA 2/167 comprend alors la PA à la Base aéroterrestre 50/167, la SMM 22/167, le Commandement de la RASA 4/360, l'ELA 57, la PA à l'EMI du Commandement au Sahara 5/360 et la PA au Commandement des transmissions interarmées 86/360. La RASA devint le 1er juillet 1962, le Commandement des éléments Air du Sahara CEASA 4/360 qui fut dissous le 31 octobre suivant. Le 31 août 1962, l'ELA 57 fut dissoute, ses personnels et son matériel furent absorbés par le GLA 45. Le PCA 70/167 de Reggane fut créé le 1er octobre 1962.
Parallèlement aux travaux de Reggane, un autre site avait été préparé dans le Hoggar à 150 km au Nord de Tamanrasset, pour des expériences souterraines. Le Centre d'expérimentations militaires des Oasis (CEMO) prit ainsi la relève de Reggane dès le 5ème essai le 7 novembre 1961 à Tan Affela. Du 6ème ( 1er mai 1962 ) au 17ème tir ( 16 février 1966 ) le site d'In Ecker fut utilisé; tous ces essais en galerie eurent une puissance d'environ 20 kt. Un terrain avait été aménagé à proximité à In Amguel, à 920 km au Sud d'Ouargla, et fut ouvert le 1er février 1961. Une PA-CEMO 325 fut créée; les moyens Air qui lui étaient nécessaires étaient détachés de Reggane. Les SMM 22/325 et STB 85/325 furent créées le 1er mai 1961.
La BA 167 fut dissoute le 30 juin 1963 ainsi que la SMM 22/167 et la STB 85/167; le 1er juillet la CA 2/167 redevenait la PA-CSEM 322 de Reggane. Cette PA 322 fut dissoute le 31 mars 1964. Le lendemain, le DSA 50/167, rattaché à la PA-CEMO 325 d'In Amguel, était créé pour assurer le fonctionnement d'une base escale.
Dès le 2 juillet 1966, les essais reprenaient au Centre d'essais du Pacifique. Les 2 sites sahariens furent décontaminés et démantelés; fermés les 1er et 15 juin 1967, ils furent restitués aux Algériens.

Insignes
Une croix d'Agadès portant une tête de touareg marque le caractère saharien du site, les 2 ailes symbolisant l'appartenance à l'armée de l'Air.
Homologué A.870 le 6 juiillet 1962.
Fabriqué par Courtois et par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]





























Reims
* BA 112 Marin La Meslée (dissolution le 30/06/2011)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Située à 6 km au Nord de Reims, la BA 112 est principalement chargée du support des 2 escadrons de reconnaissance 1/33 "Belfort" et 2/33 "Savoie", de l'EC 3/33 "Lorraine" et de l'Etablissement central du Commissariat de l'air 781.

Historique
Le 30 octobre 1908, Farman reliait Mourmelon à Reims sur un appareil Voisin. L'année suivante à 3 km du terrain actuel, un premier meeting aérien avait lieu. Fin 1912 plusieurs escadrilles sont créées telles que la SAL 6 ou la SPA 12; un an plus tard une école d'aviation s'installe à Reims. Il est à noter que c'est dans la région de Reims que le premier combat aérien eut lieu le 5 octobre 1914, avec la victoire de Franck et Quenault qui abattirent un Aviatik. En 1925, l'aérodrome de Reims-Champagne était aménagé à Courcy, emplacement de la base actuelle. Le 12ème RAB à 2 groupes s'y installe avec ses Bréguet 19 le 1er octobre 1928. En 1932, le CEAM est créé et le 1er octobre, le 12ème RAB devient la 12ème Escadre de bombardement à 3 groupes. En septembre 1933, les 2 groupes de la 6ème Escadre légère de défense arrivent à Reims ; la 6ème ELD devient la 42ème EC en octobre 1934 avec le GC I/42 (ex- I/6) de chasse de jour et le II/42 (ex- I/42 de Chartres) de chasse de nuit. Le 15 octobre 1936, la 42ème EC prend la dénomination de 4ème EC, elle sera dissoute en septembre 1939. A la même période, le GC I/5 arrive de Lyon, il est rejoint par le GC II/5 en mai 1937. En 1937 également, le GAR 552 est mis sur pied et transformé en GAO 552 en 1938. En 1938, sur ce terrain soutenu par le Bataillon de l'air 112, on trouvait la 23ème brigade aérienne composée des 4ème et 5ème Escadres de chasse, la 12ème EB, le GAO 552, le CEAM 381, le GCN II/13 et la 1ère unité de parachutistes, le 601ème Groupe d'infanterie de l'air. Ce 601ème GIA a été créé le 1er avril 1937, il quittera Reims pour Alger le 27 février 1939. A la déclaration de guerre, tous les groupes quittent Reims pour leur terrain de campagne. Le 2 septembre 1939,la BA 112 est dissoute et remplacée par la Compagnie III/112 qui devient la Compagnie de l'air 215/131 le 1er juin 1940. Au cours de la campagne 1939-1940, Reims accueille le GR I/35 puis les 2 groupes de la 15ème EB. Plusieurs Squadrons de la RAF sont également basés à Reims jusqu'en mai 1940. Attaquée le 10 mai, le 19 mai et le 3 juin, la base est totalement évacuée le 15 juin. La Luftwaffe s'installe aussitôt et fait de Reims un terrain de dégagement. Puis les usines Junkers y construisent des ateliers de réparation pour les Ju 88. Une base satellite fut construite en 1943 à Juvincourt, entre Reims et Laon; elle reçut en particulier des Me 262. La base de Reims fut bombardée par les Alliés en 1943 et 1944. Les Allemands l'abandonnèrent le 30 août 1944. Le 16 octobre 1944, la BA 112 est recréée et le commandement s'installe dans un bâtiment en ville, 20 rue de Neuchâtel.
Après la guerre, la 3ème EC s'installe avec des Vampire en 1950, puis des F 84 et enfin des F 100. L'EC 2/1 "Morvan" est créé le 1er avril 1952 puis la 11ème EC au cours du 2ème semestre 1952 avec l'EC 1/11 "Roussillon", l'EC 2/11 "Vosges" et l'EC 3/3 "Ardennes". En février 1961, la 30ème EC arrive avec les Vautour IIN de l'EC 2/30 "Normandie-Niemen" et de l'EC 3/30 "Lorraine". Le 10 juin 1961, la 3ème EC part à Lahr. En décembre 1961, l' "Anjou" arrive en provenance de Blida. Il sera rejoint en octobre 1963 par l' "Algérie" qui prendra le nom de "Vercors" et par l'état-major de la 62ème ET équipée de Noratlas. En automne 1970, une nouvelle unité est créée, l'ET 3/62 "Ventoux" dotée de 4 Bréguet 941 S à ailes soufflées pour décollage et atterrissage courts; l'expérience sera de courte durée et le "Ventoux" sera dissous en août 1974. La 30ème EC reçoit ses premiers F 1C en février 1974. La 62ème ET est dissoute le 30 juin 1978, l'"Anjou" part à Evreux et le "Vercors" à Toulouse. Le 1er août 1979, venant de Romilly, l'ERCA 781 s'implante à Reims. Le 1er avril 1985, le "Valois" arrive et devient l'EC 1/30. 3 ans plus tard le "Vexin" stationné à Djibouti est rattaché à la 30ème EC dont il forme le 4ème escadron. L'EC 2/30 "Normandie-Niemen" quitte Reims pour Colmar le 31 juillet 1993 puis le 31 juillet 1994, la 30ème EC est dissoute ainsi que l'EC 1/30 "Valois" et Reims reçoit les F 1CR des ER 1/33 "Belfort" et 2/33 "Savoie" transférés de Strasbourg à la fermeture de cette base. Le "Lorraine" équipé de F 1 CT prend la dénomination d'EC 3/33.
Le DRMU 5/651 de Nogent-l'Abbesse est rattaché aux MO 10/112 de Reims.

Insignes
Ils représentent la cathédrale de Reims et les armes de la Champagne encadrées par les ailes de l'Armée de l'air, une étoile blanche symbolise Marin la Meslée.
A - Modèle prototype, réalisé semble-t-il par Drago, non homologué. [insigne non présenté]
B - Modèle aux ailes droites stylisées, réalisé par Augis. Homologué A.565 le 24 juillet 1953.
C - Modèle semblable au précédent mais avec des ailes plus classiques, fabriqué par Drago. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

12 RAB du xx/xx/19xx au 01/10/1932
12 EB du 01/10/1932 au xx/08/1939
6 EC du 16/09/1933 au 01/10/1934
42 EM du 01/10/1934 au 01/10/1936
4 ECM du 01/10/1936 au 01/05/1939
GR II/54 (MF1) xx/xx/1937 (campagne vol rasant)
GAO 552 du 15/01/1937 au 10/05/1940
602 GIA du 01/05/1937 au 25/06/1940
GC I/4 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GC II/4 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GC I/5 du 01/05/1939 au xx/08/1939
GCN II/13 du 01/05/1939 au 13/12/1939
GB I/31 du xx/09/1939 au 09/09/1939
GB II/15 du 16/12/1939 au xx/05/1940
GB I/15 du 20/12/1939 au xx/05/1940
3 EC du xx/09/1950 au xx/06/1961
1 EC du 01/04/1952 au xx/xx/1953
11 EC du 01/08/1952 au xx/11/1952
30 EC du xx/03/1961 au 27/06/1994
62 ET du 01/04/1964 au 01/09/1978
ER 1/33 Belfort du xx/07/1994 au 24/06/2010
ER 2/33 Savoie du xx/07/1994 au 30/06/2011
EC 3/33 Lorraine du 27/06/1994 au 26/07/2005

Liste des commandants de base

voir Communiqué de presse Armée de l'air

voir article "la BA 112 n'a désormais plus d'avions"

Actualité Armée de l'air du 04/02/2018










































Relizane
Rennes
BA 271

BA 132 (?)
BA 271 (1962-1964)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Avant la 2ème guerre mondiale, on trouve trace à Rennes d'une unité aérienne, le GAO 510 et d'une Section de l'air 2/109. A la déclaration de guerre, la base de Rennes s'appelle BA 118 et abrite aussi un centre d'instruction.
Le 1er avril 1951, la base de Rennes devient Base aérienne établissement du SMAA avec l'annexe secondaire d'un entrepôt de l'armée de l'Air, l'AEAA III/601. Le commandement de la base est assuré par le commandant de l'AEAA. Le 1er octobre 1962, la BA 271 est créée. L'ALAT et la Gendarmerie cohabitaient sur le terrain avec l'armée de l'Air. La BA 271 sera dissoute le 31 janvier 1964.

Insignes
1 - Sur la carte de la Bretagne frappée des armes de la ville de Rennes, se tient le rapace de l'armée de l'Air.
Non homologué, fabriqué par Drago

2 - Sur un écu à fond noir et blanc, couleurs de la Bretagne, on retrouve les armes de Rennes et le rapace.
Homologué A. 896 le 8 octobre 1963.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]































Rethel (Ardennes) BDA 925

ex-SMR 40/911
ex-SMR 20/921
ex-SMR 21/901


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1950, il est prévu d'installer à Rethel un Centre de contrôle d'opérations de la ZDA 901. Les casernements et les installations d'une station radar de détection et d'interception furent mis en place en 1951 au Sud de Rethel en 2 endroits distants de quelques km, à Acy-Romance et près de Perthes pour la station enterrée. La SMR 21/901 est ainsi créée avec une station radar et un centre de détection et d'interception. Elle est dotée d'une Compagnie de l'air, d'un centre de triangulation radiogoniométrique, d'une station méteo et d'un groupe de protection.
Lors d'une réorganisation de la DAT elle devient SMR 20/921 et comprend en 1954, la CA 21/921, le CTR 22/921, la Station méteo 23/921 et le GP 26/921.
En 1956, nouveau changement de dénomination la Station devient SMR 40/911 composée de la Compagnie de l'air 41/911, du CTR 42/911, de la Station méteo 43/911, du CCH 47/911 et du GP 44/911. Les stations gonios d'Amblimont, de Bussy-le-Repos et de Champaubert étaient des détachements isolés de la SMR 40/911.
La SMR est mise en sommeil le 31 juillet 1958 et le site est confié le 1er août à un détachement de gardiennage et d'entretien de station radar, le DGESR 40/911 qui deviendra le DGESR 70/925. En mai 1961, la base reçoit une nouvelle mission, un CIM pour l'accueil et l'instruction des recrues et pour la formation des gradés des pelotons P1 et P2 s'y implante.
Le 1er juillet 1963, la station redevient BDA 925, chargée du support du CIM et d'une station radar fermée mais susceptible de participer à des exercices ou à des alertes. Il est un moment envisagé de lui donner de l'extension, en particulier en y installant le CICOA de Dijon. Finalement la décision de la fermer est prise et la BDA 925 est dissoute au 31 mars 1964.

Insignes
Le SMR 21/901 reçut l'insigne général des SMR ( cf. Contrexéville ); il devait être vert et gris et celui de la SMR de Meaux vert et bleu. A la suite d'une erreur du fabricant, il fut réalisé en vert et bleu et le SHAA entérina l'inversion des couleurs, d'autre part une autre erreur dans la transmission des dossiers d'homologation amena l'EMAA à homologuer 2 fois l'insigne.
Homologué A.532 le 26 janvier 1953 avec l'inscription SMR 21/901 (A).
Homologué à nouveau A.541 le 3 mars 1953, il fut réalisé successivement avec les inscriptions SMR 20/921, SMR 40/911 et enfin sans inscription pour la BDA 925 (B).
Fabriqués par Drago. [insignes non présentés]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]














































Riedlingen
Riyadh (Arabie Séoudite) Opération Daguet


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


Historique
La base aérienne est créée le 25 octobre 1990 pour la logistique de l'opération "Daguet". Elle est implantée au Terminal 4 de l'aéroport international "King Khaled". Les OPS des FAS et du COTAM s'y installent le 28 octobre.
Pendant la période de guerre, du 17 janvier au 28 février 1991, les missions se succèdent et les alertes aux Scud sont quotidiennes. La base a été fermée fin mai 1991.

Insignes
Il épouse les contours de la Péninsule arabique; à la base les ailes aux couleurs bleues du TAM représentent l'armée de l'Air, elles sont surmontées des armoiries de la monarchie saoudienne. Au centre, la carte de France aux couleurs rouges des FAS, symbolisent la présence des forces françaises en Arabie saoudite.
Homologué A.1225 le 2 mai 1991.
Fabrication locale.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]
































Rhèges
Rocamadour BA 265

Annexe de l'entrepôt de munitions 1/605


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Avant la 2ème guerre mondiale, le Service des Poudres créa un dépôt de munitions sur le plateau des Causses de Gramat près de Rocamadour; les travaux d'infrastructure ayant été stoppés pendant la guerre, il ne fut pas mis en exploitation par les Poudres. Après la guerre le dépôt fut affecté à l'armée de l'Air qui l'équipa rapidement pour ses besoins. Le 1er janvier 1948, le DMU 646 rattaché à l'EAA 607 de St Astier, était créé. Il relevait du SMAA; sa mission était le ravitaillement en munitions des unités de l'armée de l'Air. Le 2 septembre 1957, le DMU 646 devient l'Annexe de l'entrepôt de munitions 605 d'Avord. Sa mission et son implantation restent les mêmes mais en raison du changement de dénomination, l'AEMu 1/605 se fait homologuer un nouvel insigne . Le 1er novembre 1972 l'AEMu devient autonome et se transforme en EAA 607 et la BA 265 (support de l'entrepôt en moyens administratifs, moyens généraux et service médical) est créée. L'EAA 607 et la BA 265 reprennent l'insigne de l'AEMu 1/605. En 1974, la construction d'un dépôt de munitions pour la 3ème RA (volant régional de munitions et approvisionnement des unités volantes de Cazaux et de Mérignac) fut étudiée. Elle aboutit en 1981 à la création du DRMu 4/653 de Cazaux qui à partir de 1982 récupéra les stocks et la mission de Rocamadour. Enfin le 1er juillet 1984, l'EAA 607 et la BA 265 de Rocamadour furent dissous.

Insignes
L'insigne porte les armes du Quercy et une vue du rocher et des remparts de Rocamadour pour caractériser le site. Le vol stylisé symbolise l'appartenance à l'armée de l'Air et la roquette, munition type de ses avions, représente l'objet de l'activité du dépôt.
Homologué A.795 le 18 septembre 1959
Fabriqué par Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]




































Rochefort
BE 721 - BA 721 Adjudant Gémot

(Rochefort-Soubise puis Saint-Agnant en 1978)

BA 113 (avant-guerre)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Rochefort est le pôle de formation de tous les sous-officiers de l'Armée de l'air au sein de 4 écoles constituant le Groupement d'instruction 321 : l'Ecole de formation miltaire 10/321, l'Ecole technique de l'Armée de l'air 20/321 qui est historiquement la plus ancienne des écoles présentes à Rochefort et qui est la plus importante avec 16 spécialités enseignées sur les 20 du GI 321, l'Ecole de gestion et d'administration 30/321 et le Centre pédagogique 40/321. Le commandant de la base est en même temps commandant des écoles de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air. En 1996, 5.000 stagiaires ou élèves sont passés par Rochefort.

Historique
En 1916, l'école des mécaniciens de l'aéronautique fut créée au Camp Guynemer dans la banlieue Nord de Bordeaux. Dans les années 20 les besoins étaient tels qu'il fallut en plus faire appel à 3 écoles civiles provisoires à Courbevoie, à Lyon et à Nîmes. Le Corps des mécaniciens était dans ces conditions assez hétérogène. Le Ministère de l'air créé en 1928 décida d'avoir recours à une école unique qui s'installerait à Rochefort où fonctionnait déjà l'Ecole des mécaniciens de l'Aéronavale. Par un décret du 9 juillet 1932, l'Ecole des apprentis mécaniciens de l'Armée de l'air était créée à Soubise près de Rochefort dans des locaux neufs. Sa capacité était calculée sur la base de la formation de 600 mécaniciens/an. La base aérienne 113 fut créée pour le soutien de l'école et d'un centre d'essais du matériel aérien, le CEMA 373 qui s'était installé également à Rochefort. En 1939, les besoins de la guerre imminente obligea de créer des écoles satellites à La Rochelle et à Royan. La division mécaniciens de l'Ecole de l'Air de Versailles se replia à Rochefort. Le 19 juin 1940, l'école fut repliée à Perpignan puis dissoute le 30 août 1940 après avoir formé 30.000 mécaniciens d'aviation. De 1941 à novembre 1942 l'école se reconstitua à Chambéry puis d'autres écoles furent formées à Agadir (mécaniciens), à Fès (radios et électriciens), à Chambéry en 1944 et à Nanterre (perfectionnement des mécaniciens sur matériel allié).
La base de Rochefort fut libérée en septembre 1944 par un Corps franc de l'Air mais resta neutralisée jusqu'à la fin des combats de libération des Poches de l'Atlantique en avril 1945. Elle reprend ses activités le 1er août 1945. Le drapeau de la BA 721 qui avait été remis par le Président de la République le 14 juillet 1939, le fut à nouveau le 30 décembre 1946. Plusieurs écoles rejoignent Rochefort, par exemple celles des photographes mécaniciens atelier (1946), des télémécaniciens (1960), des conducteurs mécaniciens automobile (1960). A la suite du regroupement de l'ensemble des formations des sous-officiers des spécialités techniques, l'école prend le nom d'Ecole technique de l'armée de l'Air ( ETAA ). Les installations vieillissant et le site devenant trop étroit malgré le transfert en avril 1962 de l'enseignement de base des spécialités électroniques en ville, à la caserne Joinville, il est décidé en 1967 de construire une nouvelle base à St Agnant sur la rive gauche de la Charente, elle ouvre ses portes en 1978. L'ETAA n'a cessé de s'agrandir depuis. En juillet 1984, le Centre pédagogique créé le 1er septembre 1972 à Chambéry pour former les instructeurs capables de dispenser l'enseignement demandé par la technicité des matériels de l'Armée de l'air, est transféré à Rochefort où il est rejoint par le Centre d'initiation aux techniques de communication de Tours. En septembre 1993, l'école de formation des secrétaires et gestionnaires administratifs quitte Evreux pour la BA 721 où elle devient l'Ecole de gestion et d'administration le 1er septembre 1996. Enfin en avril 1996, l'Ecole de formation initiale des sous-officiers de Nîmes est transférée à Rochefort où elle prend le nom d'Ecole de formation militaire.

Insignes
1 - A la Libération la Base-école fit réaliser un insigne sur lequel figurent en plus des ailes de l'armée de l'Air la roue de la mécanique et un moteur à hélice. Enfin une croix de Lorraine caractérise la période et le sigle BER est inscrit.
Non-homologué, il fut fabriqué par Fraisse-Demey, mais le nom n'en figure pas toujours au revers des insignes.Il est à noter que les 2 premières promotions de l'Après-guerre, Chambonnet et Romanetti, ont le même insigne avec l'inscription de leur nom de baptême sur la partie inférieure de la roue dentée.

2 - Cet insigne pouvant prêter à confusion avec celui d'une formation de la France Libre, il fut décidé d'en changer en 1952 et de choisir une symbolique plus claire de la mission de l'école. Un archer inscrit dans un cercle se terminant en roue dentée, symbolise le mécanicien d'aviation qui par un travail stable et puissant contribue au lancement en plein ciel de l'arme aérienne représentée par une flèche ailée. L'Heracles du sculpteur Bourdelle sert de support à ce thème.
Homologué A.521 le 19 août 1952 avec le sigle BER (2A), il a existé ensuite avec le sigle de la Base aérienne de Rochefort (2B), les dernières fabrications sont revenues au modèle homologué avec BER.
Fabriqué par Courtois, Drago, puis par Arthus Bertrand, Ballard.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Liste des commandants de base

Nord 1002 MH 1521 Broussard

Voir Actualité de l'Armée de l'air du 07/10/2010 et du 09/07/2017






























Romilly-Prunay

BA 133
(avant guerre) BA 781 - BA 105 (du 01/01/1954 au 30/09/1961) BA 914

BA 781 (1949-1954)
BA 105 (1954-1961)
BA 914 (1961-1989)
puis DA 90/113

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Le DA 90/113 de Prunay-Belleville assure le soutien du GERMaS - CDS 15/914.

Historique
Le 14 mai 1918, le Grand parc aéronautique ( GPAé ) N°1 fut créé à Romilly sur le terrain de la Belle Idée pour entreposer et réparer le matériel nécessaire aux escadrilles de combat. Le GPAé devint Dépôt de matériel aéronautique en décembre 1918, puis Magasin général d'aviation N° 1 en 1921. En 1934, ce Magasin fut transformé en annexe de stockage de Chateaudun.En 1938, la BA 133 est créée à Romilly pour le perfectionnement des sous-lieutenants pilotes. Les hangars abritent aussi bien des chasseurs que des bombardiers Potez 540. A la mobilisation, l'école est repliée sur d'autres terrains et des unités combattantes s'installent sur le terrain, les GAO I/508 puis I/589, les GB I/15 et 2/15 ainsi que le Parc de campagne 25/109. La base est bombardée dès le 10 mai 1940 par les Allemands qui s'en emparent le 14 juin 1940. Ils l'utiliseront pour des unités de chasse et de bombardement. La base sera alors l'objet de bombardements alliés dès décembre 1942. Le 26 août 1944, Romilly est libéré mais avant de se replier, les Allemands incendient les hangars; la base est pratiquement détruite. Les Américains s'installent alors et commencent de construire une nouvelle piste qu'ils ne terminent pas en raison du déplacement du front vers l'Est. L'armée de l'Air reprend possession de la base le 15 novembre 1944, sous l'appellation de Base équipée 133. Un Centre d'instruction des mécaniciens y est installé le 1er avril 1945, puis le 15 novembre 1946 le Centre d'instruction militaire N° 231. Ce CIM 231 qui a vocation d'instruire les appelés et les engagés devient le Centre d'instruction militaire et technique N° 231 qui fonctionnera jusqu'en 1949. A cette date, le Magasin régional d'habillement 781 est transféré de Dijon à Romilly, dont la base prend l'appellation de BA 781, le 16 mai 1949.
A partir de 1950, une SMR de Défense aérienne s'installe à Troyes-Barberey et son personnel est hébergée par la base de Romilly. En 1953, la Station fait mouvement sur Prunay-Belleville, à environ 20 km au Sud de Romilly, qui devient partie intégrante de la base. Un dépôt du 1er CATAC s'installe en 1954 sur la base qui change à nouveau d'appellation pour celle de BA 105. La base compte alors le Centre de Contrôle 50/911 et les ERCA 781 et 783, soutenus par la SA 3/105. Enfin la vocation de Défense aérienne de la base est consacrée le 30 septembre 1961 par la nouvelle dénomination de BDA 914. En 1963, le commandement de la ZADN s'installe sur la base et son Centre d'opération, le COZ Nord à Prunay. Ce dernier site se développa avec l'évolution de l'organisation de notre défense aérienne. La SMR de 1953 et le Centre de contrôle de 1958 avaient laissé la place à un Centre de contrôle et de détection de secteur puis le 1er juillet 1964 à un Centre de détection de contrôle, le CDC 5/914. Le GERMaS 15/914 avait été créé le 4 juin précédent. La base de Romilly prit la dénomination de BA 914 en 1967. Des points "Air" isolés lui furent rattachés tels que le DRMu d'Allemant de 1971 à 1979 ou la Station hertzienne de Montgueux à partir de 1969. En 1970, le CZAD Nord quitte Romilly pour Doullens. En 1971 le Centre de détection satellite remplace le CDC et se trouve rattaché en 1975 au GERMaS pour devenir l'unité actuelle GERMaS - CDS 15/914.
A partir de 1982, les unités implantées à Romilly sont progressivement transférées à Prunay à commencer par le Commandement de la BA 914. Le 1er juin 1967, la SDSA 23/950 est créée. La BA 914 de Romilly - Prunay est dissoute le 30 juin 1989, le Détachement Air 90/113 de Prunay - Belleville lui succède, rattaché à la BA 113 de St Dizier.

Insignes
L'insigne de la BA 914 était celui du Secteur de défense aérienne 911, identique à celui des SMR, seules changeaient les couleurs. Les foudres sur fond rouge se dirigent vers 4 avions en vol sur fond azur, symbolisant la mission de détection radar de l'unité. Les couleurs sont celles de la ville de Paris dont le SDA 911 était chargé de la protection.
Le DA 90/113 a repris l'insigne de la BA 914 le 8 juin 1993.
Homologué A.744 le 3 octobre 1957
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GAO 544 du 08/09/1939 au 15/11/1939
GAO 546 du 08/09/1939 au 31/10/1939
GB II/15 du 2/11/1939 au 20/12/1939 (départ d'un avion précurseur pour Reims le 17.12.1939)
GAO I/508 du 14/11/1939 au 13/06/1940
GB I/15 du 23/11/1939 au 20/12/1939 (Arrivée à Romilly de l'échelon roulant dès le 18.11.1939. Départ d'un avion précurseur pour Reims le 17.12.1939)
SAT du xx/01/1939 au xx/02/1940
SAS 9/110 du 01/12/1939 au 13/06/1940 (*)
GAO 522 du 01/05/1940 au 14/05/1940 (départ de l'échelon roulant le 18.5.1940)
GAO I/589 du 18/05/1940 au 13/06/1940
GAO III/551 du 19/05/1940 au 23/05/1940
SAS 3/110 du 27/05/1940 au 13/06/1940
GAO 543 du 10/06/1940 au 13/06/1940
GAO 581 du 11/06/1940 au 13/06/1940

 

(*) Il semblerait que cette unité fut rebaptisée "SAS n°9" au cours du 1er trimestre 1940









Romorantin BA 273 DA 273 Lieutenant-colonel Mailfert


Bataillon de l'air 114 (avant_guerre)



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Romorantin est principalement chargée du support de l'EAA 602, qui stocke les pièces détachées et les sous-ensembles d'avions français.

Historique
Dès 1911, des démonstrations aériennes avaient eu lieu à Romorantin et en 1913, lors de maneuvres, 2 escadrilles avaient fait étape sur le "terrain de la Butte"; mais c'est en été 1917 qu'un véritable entrepôt s'installa. En effet l'armée américaine avait besoin d'installer son matériel pour alimenter un front allant des Flandres à l'Italie et choisit Gièvres pour y construire sur 3km x 10km un immense entrepôt. 174 magasins sur 36 ha, un dépôt de plein air sur 900 ha, des réservoirs d'essence, une usine frigorifique produisant 500 t de glace par jour, 213 km de voies ferrées et enfin au printemps 1918 un terrain d'aviation à Pruniers où 500 avions/mois étaient montés, furent aménagés.
A la fin de la guerre, les Américains partirent et l'Aéronautique militaire chercha à utiliser une partie des vastes installations de Pruniers pour y installer un établissement chargé du ravitaillement en matériel d'aviation. Le 1er janvier 1920, fut ainsi fondé le Magasin général d'aviation N°3 par le Lieutenant-Colonel Mailfert. Les services administratifs étaient installés en ville à la caserne Deflandre. L'entrepôt se développa rapidement et en 1925, les hangars et les bâtiments couvraient plus de 5 ha et le "Camp de Pruniers" s'étendait sur 137 ha. En 1934 le MGA 3 devint l'Entrepôt spécialisé de l'Armée de l'air 4 puis en 1937, l'EAA 304. Il était supporté par le Bataillon de l'air 114. En 1939 l'EAA assura le formation des Compagnies de monteurs de hangars, activité créée en 1932. Bombardé en mai et début juin 1940, l'EAA 304 fut évacué puis dissous à Borderes près de Tarbes. Les Allemands occupèrent le terrain jusqu'à fin août 1944. A la libération de Romorantin, le 2 septembre 1944, l'Armée récupéra un entrepôt en ruines. Sa reconstruction démarra rapidement et le 15 décembre 1944, l'EAA 602 fut créé. En janvier 1945, le SMAA décida de rendre à la base de Romorantin sa vocation de ravitailleur en matériels aériens. A cette mission se sont ajoutées en mars 1973, celle de supporter le vol à voile de performance et de compétition de l'Armée de l'air dans le Centre de vol à voile CVA 55/273, puis le 1er septembre 1977, celle d'accueillir le Bureau central de documentation technique, aujourd'hui CDTAA, de la DCMAA.

Insignes
1- Les armes sont celles de la ville de Romorantin, les clefs étant celles des anciennes armoiries, la salamandre ayant été concédée par François 1er. Le vol stylisé indique l'appartenance de l'unité à l'armée de l'Air. Homologué A.666 le 27 novembre 1955 pour l'EAA 602 (1A); la base a repris un insigne similaire (1B), un peu plus étroit, avec des ailes stylisées et en faisant figurer sur le bandeau BA 273 à la place de EAA 602. Fabriqué par Drago [insigne (1B) non présenté]

2- Les couleurs rouge et bleu sont celles de la Sologne dont la salamandre est l'argument essentiel de ses armoiries. La devise est celle de François 1er et signifie "je brûle et ne me consomme pas" qui convient à une formation dont l'activité se renouvelle sans cesse et qui s'est relevée de ses cendres après les 2 bombardements de 1940 et de 1944. La roue ailée correspond à l'activité de stockage des pièces détachées d'avions et les 3 hangars figurent l'établissement.
Homologué A.866 le 24 mai 1962
Fabriqué par Drago, Boussemart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Liste des commandants de base

Voir Actualité de l'Armée de l'air du 14/01/2015

























Roy Amy
Royan
Rouen Boos

Rouvres
Saïgon

Saint André de l'Eure

Saint Astier BA 276


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
En 1946, un entrepôt de l'Armée de l'air, l'EAA 607, s'installe dans d'anciennes carrières en moyenne à 45 m sous terre, sur la rive Nord de l'Isle en aval de Périgueux. L'EAA 607 est spécialisé dans le matériel "armement" dont il assure le stockage, le ravitaillement des unités de l'Armée de l'air ainsi que certaines opérations d'entretien et de remise en état. La BA 276 est créée le 1er juin 1964 en rassemblant les unités de support et de soutien de l'EAA.
L'EAA 607 et la BA 276 furent dissous le 31 mai 1965.

Insignes
A - L'EAA 607 avait réalisé un insigne qui évoquait son caractère souterrain, sa situation géographique et sa mission. Il représente un homme préhistorique, armé d'une massue, veillant à l'entrée de sa grotte. En effet, dès l'origine les hommes ont utilisé les grottes et cavernes pour y trouver abri et protection. L'entrepôt est établi dans une région où abondent les sites préhistoriques ( Cro-Magnon, Le Moustier, Montignac,...). L'attitude du personnage veillant à l'entrée de sa caverne et son armement soulignent le caractère de sécurité de l'établissement et sa mission, le fond azur signifie que le danger peut venir du ciel et que l'EAA conserve à l'Armée de l'air les moyens d'y veiller, les ailes stylisées indiquent que la formation appartient à l'Armée de l'air, enfin le sigle de l'entrepôt figure en pointe. Cet insigne fut homologué A.631 le 8 décembre 1954 et fabriqué par Drago.

B - La base reprit le même insigne que l'entrepôt en en supprimant le sigle.
Homologué A.905 le 16 décembre 1964
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]
































 

Saint Cyr l'Ecole BA 272 Colonel Charles Renard

Bataillon de l'air 116 (1944-1952)
BA 272 (1952-1991)
DA 90/272 (1991-1992)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
St Cyr est l'une des plus anciennes bases françaises, dès 1907 un hangar à dirigeables y avait été construit. Des ascensions y ont lieu, Santos Dumont y fait aussi des essais de son monoplan. En 1911, l'Institut aérotechnique s'installe sur le terrain qui en 1912 est choisi par l'Ecole d'aviation militaire de Versailles créée 3 ans plus tôt. La base s'appelle alors Centre aéronautique militaire de St Cyr. L'Ecole y cohabite avec la société Zodiac. Pendant la guerre de 1914, St Cyr a une double mission : la réparation d'avions et une base de dirigeables. Après la guerre de 1920 à 1928, le 3ème Bataillon d'aérostiers stationne sur la base. A partir de 1924, St Cyr retrouve sa vocation logistique de 14-18 avec l'installation de l'Entrepôt spécial d'aviation N°3 (qui deviendra en 1937 l'EAA 303) et du magasin général d'aviation N°4. A partir de 1932, la base acquiert en plus une mission d'instruction pour les St Cyriens ayant opté pour l'aéronautique et pour l'entraînement des cadres de l'Ecole de l'Air de Versailles.
En 1939, l'Ecole de pilotage N°101 est créée à St Cyr avec des terrains annexes à Toussus, Chavenay, Crespières et Goupillères; l'école sera repliée sur Royan en 1940. Une autre unité de l'armée de l'Air, les services militaires de l'Office national météorologique, est installée à proximité dans le Fort de St Cyr, soutenue par la CA 2/216 rattachée au bataillon de l'Air 116. La base dispose également du GMIT 416. Pendant l'Occupation, la base abrite un dépôt central de la Luftwaffe, qui sera bombardé en 1944.
A la Libération, la base est recréée le 1er septembre 1944 avec le Bataillon de l'air 116, mais l'aérodrome ne répondant plus aux besoins militaires sera cédé aux Aéroports de Paris en 1946. Amputée de son aérodrome, la base devient en 1952, la BA 272 et reçoit venant de Nanterre l'EAA 604, ex-EAA 303, chargé principalement de ravitailler les unités de l'Armée de l'air en véhicules terrestres ainsi qu'en matériel de sécurité-incendie et en cartes et documentation technique. Plusieurs autres unités stationneront à St Cyr :
- de 1953 à 1968, le Central mécanographique du SMAA
- de1954 à 1965, l'Ecole des ravitailleurs 342
- en 1960, les activités de ravitaillement de l'EAA 604 ayant été transférées à l'EAA 606 de Varennes, le Service du matériel en transit est créé le 31 décembre 1960 par regroupement du DA 1/609 de Colombes et de l'Annexe 1/604.
- le 1er juillet 1961, la chaîne de réparation du Service automobile du ministère des armées, la CRA/SAACMA s'installe
- en 1964 la DMC d'Orly est rattaché à St Cyr, en 1966 le Centre d'interprétation photographique et en 1969 le Centre d'études et de recherches psychologiques sont implantés sur la BA 272.
- l'EAA 604 est dissous le 1er avril 1967
- en 1970 le Centre d'instruction technique de la météo, installé au Fort de St Cyr est rattaché à la BA 272 jusqu'à son départ à Toulouse en 1982. La même année, la Compagnie de protection et d'honneur des fusiliers-commandos de l'air s'implante à St Cyr
- enfin en 1978, le Centre d'opérations des transports de surface est créé sur la BA 272.
Touchée par les mesures de restructuration, la BA 272 sera fermée le 1er juillet 1991; un DA 90/272 lui succédera jusqu'au 31 août 1992.

Insignes
Dans une roue dentée qui porte la désignation de la base, figurent un dirigeable évoquant le souvenir du Colonel Renard et la chapelle de l'ancienne école, dont les ruines sont proches de la base, rappelant le souvenir de la Section aéronautique de l'école de St Cyr.
Homologué A.895 le 7 octobre 1963.
Fabriqué par Drago, Delsart

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


























Saint Denis de la Réunion BA 181 Lieutenant Roland Garros


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 181 assure le soutien aérien des Forces françaises de la zone Sud de l'Océan Indien : soutien logistique aérien (passagers et fret), appui des forces terrestres, accueil des moyens de renfort éventuellement envoyés dans la zone, mise en oeuvre de stations de transmissions. Enfin des mesures de vigileance des navires étrangers peuvent être prises à partir de la BA 181 qui est aussi chargée de participer avec ses moyens aux missions à caractère humanitaire demandées par les autorités civiles.

Historique
Entre 1929 et 1973, les forces aériennes françaises de l'Océan Indien s'appuyaient sur la base 181 d'Ivato à Madagascar. Cette base fut remise aux Malgaches le 31 août 1973 et la mission de support des forces aériennes françaises dans la zone sud de l'Océan Indien fut transférée à la nouvelle base 181 implantée dans l'île de la Réunion. Pendant que les travaux de construction de la nouvelle base se déroulaient à Gillot, la BA 181 fut provisoirement installée en 1973 et 1974 à la Possession. L'ETOM 50 "Réunion", équipé de Transall et d'hélicoptères, stationne de façon permanente sur la BA 181.

Insignes
Ecartelé sur champ bleu azur et bleu marine symbolisant l'aspect insulaire de la base perdue entre ciel et océan, l'insigne représente un volcan, un voilier et une fleur de lys caractérisant l'île de la Réunion, ancienne île Bourbon. Enfin un oiseau paille-en-queue symbolise à partir de la faune locale la vocation aéronautique de la base.
Homologué A. 1050 le 14 novembre 1975
Fabriqué par Drago, Bessin et Salson.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Liste des commandants de base


Dissolution de la base et création d'un détachement "air" (DA) le 23/07/2012 : voir communiqué de presse Armée de l'air



























Saint Denis du Sig (près Oran)
Saint Dizier* BA 113 Commandant Antoine de Saint-Exupéry

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de St Dizier est le support de 3 escadrons de la FAC équipés de Jaguar, les EC 1/7 "Provence", 2/7 "Argonne" et 3/7 "Languedoc" et de leur escadron de soutien technique spécialisé. Un DAMS existe sur la base avec les moyens de sécurité et de protection appropriés. Enfin l'EDSA 5/950 "Barrois" est chargé de la protection sol-air de la base.

Historique
Le terrain, au Sud de ST Dizier, naît en 1912 à l'initiative de civils sous le nom de "Station d'atterrissage du Robinson" pour offrir à l'Armée une installation de secours et de dépannage, il est inauguré le 24 août 1913. Simple escale jusqu'en 1917, le "Robinson" est agrandi considérablement pendant l'hiver 1917-1918 avec les terrains de St Dizier Nord pour le montage et le stockage des avions et St Dizier Sud qui reçoit des groupes de bombardiers Bréguet XIV dont certains après la guerre seront utilisés pour créer une ligne postale expérimentale entre Paris et Strasbourg.
En 1919 la plupart des espaces sont rendus à la culture; l'Armée conserve le "Robinson" comme terrain de réserve qui sera ouvert à des meetings et qui accueillera un aéro-club civil encore existant aujourd'hui. Avec les nouvelles menaces en 1935, l'armée de l'air fait agrandir le terrain de "Robinson". Des cours y sont organisés dans le cadre de l'Aviation populaire. En 1939, le terrain accueille plusieurs groupes, les GC II/4 puis I/5, les GR I/33, II/33 et I/52. Ils subiront de lourdes pertes. En juin 1940, les Allemands réutilisent le terrain d'abord pour leurs bombardiers puis à partir de 1943 avec des chasseurs de nuit pour lesquels le terrain va être agrandi et modernisé. 2 grandes pistes en béton sont construites. L'aviation alliée les bombardera plusieurs fois au prix de pertes élevées. La base sera évacuée par les Allemands le 30 août 1944. Sous le nom de "A4", le "Robinson" est aussitôt utilisé par des chasseurs et des bombardiers américains puis au printemps 1945 par les bombardiers Marauder français pour des raids sur l'Allemagne et sur les Poches de l'Atlantique.
Après la guerre le terrain va être mis aux normes OTAN et St Dizier devient en 1951 une base permanente. La 1ère EC créée à Reims en 1952, s'y installe avec des F 84G puis des F 84F à partir de mai 1956. L'escadre participe en novembre 1956 à l'opération de Suez et parraine en Algérie l'EALA 2/71 qui devient le 1er juillet 1957 l'EALA 20/72, puis à partir du 1er décembre 1959 l'EALA 3/1. La 1ère EC a été dissoute le 28 février 1966. A leur retour d'Algérie des H 34 de la 23ème EH stationnent à St Dizier; dissoute le 1er octobre 1964, l'EH 2/67 "Valmy" lui succède. En 1972, cet escadron partira s'installer à Reims. Il est à noter que dans les années 60, le Général de Gaulle utilisera fréquemment la base de St Dizier pour ses déplacements entre Paris et Colombey les Deux Eglises.
La BA 113 est ensuite transformée pour devenir une base nucléaire et reçoit de 1965 à 1988 l'EB 2/94 "Marne" équipé de Mirage IVA et de bombes AN 22. Le DAMS 18/4 est créé. En juillet 1967, le CEVSV 338, escadrille d'instruction sur T33 pour former les pilotes de chasse aux techniques du vol de nuit ou sans visibilité arrive de Colmar. Le CEVSV restera à St Dizier jusqu'à la mi-mai 1973, date à laquelle il part s'installer à Nancy-Ochey. A la même date, la BA 113 reçoit venant de Nancy, la 7ème EC équipée du chasseur bombardier Jaguar à qui est confiée jusqu'en 1991 une mission nucléaire tactique avec la bombe AN 52. La 7ème EC a été présente sur de nombreux théâtres d'opérations extérieures en Afrique, au Koweit,.. .Elle est dissoute le 30 juin 1995 et ses escadrons sont devenus autonomes et dotés d'une 3ème escadrille.
Après la fermeture de la base de Romilly, le DA 90/113 de Prunay a été créé et il est rattaché à St Dizier ainsi que ses unités. Il en est de même pour le DRMu 6/651 d'Allemant, le DRMu 4/651 de Crépey et pour l'Etablissement Air à l'Etablissement central de ravitaillement sanitaire 16/668 de Vitry-le-François.

Insignes
Homologué A.563 le 24 juillet 1953
A - Modèle fabriqué par Mourgeon, il porte le sigle BA 113 sur le bandeau alors que les autre modèles portent l'inscription "Base aérienne 113".
B - Modèle fabriqué par Augis, le château est émaillé blanc comme sur le modèle A. [insigne non présenté]
C - Modèle fabriqué par Delsart, Drago; le château est doré et porté par une nef. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GR I/33 du 03/09/1939 au 10/05/1940
GR I/52 du 01/04/1940 au 11/06/1940
GC I/5 du 14/05/1940 au 11/06/1940
GB I/19 Gascogne du 20/03/1945 au xx/04/1945
GB II/20 Bretagne du xx/03/1945 au 14/04/1945
GBM I/32 Bourgogne du 20/03/1945 au xx/04/1945
GBM II/52 Franche-Comté du 20/03/1945 au xx/04/1945
GBM II/63 Sénégal du 20/03/1945 au 14/04/1945
1 EC du 01/02/1953 au 28/02/1966
7 EC du 01/02/1964 au 22/06/1995
EB 2/94 Marne du 01/06/1965 au 01/07/1988
CEVSV 338 du xx/07/1965 au 01/06/1973
EC 1/7 Provence du 22/06/1995 au 24/06/2016
EC 3/30 Lorraine du 24/06/2016 à mi-juillet 2016
EC 2/7 Argonne du 22/06/1995 au 08/06/2001
EC 3/7 Languedoc du 22/06/1995 au 08/06/2001
EC 1/91 Gascogne du 07/10/2008 au 26/08/2015
ETR 2/92 Aquitaine du 01/06/2010 au 26/08/2015
4ème EC du 26/08/2015 à aujourd'hui
• avec EC 1/7 Provence du 26/08/2015 au 24/06/2016
• avec EC 1/4 (ex 1/91) Gascogne
• avec ETR 3/4 (ex 2/92) Aquitaine
• avec EC 2/4 La Fayette depuis le 28/09/218


Liste des commandants de base










Saint Dizier Robinson
Saint Florent (près Bourges)

Saint Florentin Germigny
Saint Jean d'Acre
Saint Jean d'Angely
Saint Laurent de la Salanque

Saint Martin de Crau
Saint Martin la Campagne
Saint Omer Wizerne
Saint Parres les Vaudes

Saint Rambert d'Albon
Saint Symphorien d'Ozon
Saint Yan
Saintes EETAA 722 - BA 722 "Capitaine Albert Raffin"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
L'Ecole d'enseignement technique de l'armée de l'Air en forme les apprentis mécaniciens, les "arpètes". Le commandant de l'Ecole a le rang et les attributions d'un commandant de base. De plus, Saintes vient d'être chargé d'accueillir le Centre de formation des militaires techniciens de l'air 325.

Historique
En 1939, le gouvernement disperse les industries d'armement. Hispano construit ainsi à Saintes-Paban des ateliers de fabrication des canons de bord HS 404. En 1945, l'armée de l'Air acquiert le site et y installe une base gardiennée (Détachement de 2ème catégorie administré par la base de Rochefort); elle devient aussi affectataire secondaire du terrain d'aviation appartenant à l'Aéro-club d'Aunis et Saintonge. En 1946, l'Ecole des mécaniciens et conducteurs automobiles de l'armée de l'Air s'installe à Saintes qui devient en 1947, la Base-école des conducteurs aides-mécaniciens autos N°722. En 1949, l'école est dissoute et Saintes est transformée en Annexe-école des apprentis mécaniciens de l'armée de l'Air 2/721. La BA 722 est créée en 1950, l'Annexe-école en est l'élément constitutif. En 1952, la BE 721 de Rochefort fut réorganisée et Saintes devint Annexe de la BE 721, bien que la BA 722 subsistât au point de vue territorial. En 1953, la Compagnie de l'Air 1/722, rattachée au CATA 857 de Tours, vient s'adjoindre à l'Annexe de la BA 721. En 1954, nouveau changement, l'Annexe de la BE 721 devient la BE annexe 722, puis le 1er juin 1964, la BA 722 à nouveau. A la mi-1967, le Centre d'instruction des fusiliers-commandos 44/722 de la 3ème RA s'installe à Saintes; il y reste jusqu'à sa dissolution le 31 août 1991. Enfin, le 1er juillet 1990, la BA 722 est dissoute et remplacée par l'Ecole d'enseignement technique de l'armée de l'Air.
Se préparant à la fin du Service national, l'armée de l'Air commence d'accueillir des engagés militaires du rang, appelés militaires-techniciens de l'Air ( MTA ), qui vont assurer la relève des appelés du contingent. Pour les former, le Centre de formation des MTA 325 a été créé à Saintes le 1er octobre 1996, reprenant la mission et les traditions de l'ancienne BE 723 d'Auxerre. La 1ère promotion composée de 110 garçons et 67 filles, fut incorporée le 6 janvier 1997. Il est prévu de former ensuite 5 promotions/an de 450 engagés chacune.

Insignes
1 - insigne de la Base-école des mécaniciens et conducteurs autos de l'Air. Le sigle de l'école figure sur un bandeau entourant la roue dentée de la mécanique, les ailes rappelant que l'unité appartient à l'armée de l'Air.
Homologué 3/EMAA/3/EMP du 2 janvier 1947
Fabriqué par Augis

2 - insigne de la BE 722 : le griffon représente en héraldique le courage, la force, la loyauté; sa tête d'aigle et son aile symbolisent l'armée de l'Air.
L'arc de roue dentée rappelle la vocation mécanique de l'école et les armoiries de Saintes caractérisent l'implantation géographique de la base.
Homologué A.793 le 21 juillet 1959.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Liste des commandants de base

Voir Actualité de l'Armée de l'air du 14/01/2015































EETAA = Ecole d'Enseignement Technique de l'Armée de l'air

Voir actualité Armée de l'air du 22/12/2017


Salon de Provence* BA 130 - BE 701 Général Pineau

Bataillon de l'air 130 (1937-1939)
BAE 151 (1946) (?)
BE(A) 701 depuis 1946


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Salon assure le soutien de l'Ecole de l'Air, de l'Ecole militaire de l'Air et de l'Ecole du commissariat. En plus de la Division d'instruction en vol, les Equipes de présentation de l'armée de l'Air sont installées sur la base, en particulier, la Patrouille de France.

Historique
Pour l'administration et le soutien de l'Ecole de l'Air qui allait s'installer à Salon-de-Provence, le Bataillon de l'air 130 fut créé le 1er octobre 1937. Commandé par le Commandant Treff, il reçut son fanion et son insigne le 23 juin 1939. L'Ecole de l'Air, avec sa 3ème promotion, arriva à Salon le 15 novembre 1937; en août 1939, elle quitta Salon pour Bordeaux. La BAE 151 fut créée à Salon le 1er janvier 1946, elle devint la Base 701 le 1er juin de la même année pour recevoir le 20 octobre la 1ère promotion de l'Ecole de l'Air d'après-guerre. BE 701 le 1er avril 1952, la base de Salon devient BA 701 le 1er juillet 1964.
L'Ecole militaire de l'Air, qui forme des officiers à partir de sous-officiers sélectionnés par concours, créée en 1938 à partir de l'Ecole des élèves officiers d'active de 1935, et qui jusqu'en 1940 était installée à Versailles rejoignit Salon en novembre 1946 à côté de l'Ecole de l'Air. Une 3ème école d'officiers vit le jour à Salon en 1953, l'Ecole du commissariat de l'Air, destinée à former les officiers d'administration générale et financière et de logistique.
Les Fouga arrivèrent en 1956. En avril 1963, l'Atelier de réparation 2/654 qui avait été mis sur pied pour leur entretien fut dissous. Le GERMaS 15/312 fut créé le 1er juin 1964, pour la mise en oeuvre des Fouga au 1er échelon et leur entretien et réparation au 2ème échelon. Il donna ensuite naissance au GMMTS 15/312 avec des équipes techniques pour Fouga, Tucano et avions légers.
Le cours spécial de formation des officiers créé en septembre 1994 pour la formation militaire générale des officiers du rang, élèves officiers PN, ORSA et officiers de réserve du contingent s'installa à Salon auprès de l'EA et de l'EMA.
Les équipes de présentation de l'armée de l'Air, Patrouille de France et équipe de voltige, reçurent en plus en 1978, l'équipe "Phénix" de démonstration de sauts en parachute, qui participa brillamment à de nombreuses compétitions nationales et internationales. Cette équipe fut dissoute en 1990 pour compression d'effectifs. En 1996, la BA 701 se composait :
- dépendant de la RAM, du commandement de l'EA, de l'EMA et de la BA 701, des moyens de support (MO, MT, Mgx, Services généraux), de l'EAM, du GERMaC 16/701, d'un CBA, du SRH, d'une section de protection, d'une SSIS et du service médical et aussi de l'école du commissariat 30/300.
- dépendant du CEAA, du commandement du groupement d'instruction 10/300, des promotions, de la division d'instruction scientifique et technique, de la division d'instruction des sciences humaines, de la division d'instruction sol du PN, de la division de soutien, de la division des vols 5/312, des équipes de présentation 20/300, du GMMTS 15/312 et des équipes techniques avions.
-dépendant du CASSIC, du CLA 6/701, de l'annexe du centre de maintenance radar 82/701 et de l'ESIC 84/701.
-dépendant du CFCA, de l'EP 88/301 et du détachement CFCA à l'Ecole de l'Air 5/566.
-dépendant de la DCMAA, de l'ERT 17/701
-dépendant du commandement de la gendarmerie de l'Air, de la brigade de gendarmerie 1/701.
Enfin, le DRMu 4/654 de Lamanon et le centre de montagne d'Ancelle sont rattachés à la BA 701.

Insignes
Modèle 1 du Bataillon de l'air 130 Il rassemble les symboles de la Provence (pals rouge et or, soleil et ciel bleu), de la ville de Salon (tours du château de l'Emperi) et de l'aviation (avion et N° du bataillon).
Non homologué
Fabricant: Drago

Modèle 2 du Bataillon de l'Air 1/701 de l'après-guerre. L'aigle de l'armée de l'Air enserre une roue dentée frappée du sigle de l'Ecole de l'Air
Homologué 2123/EMGA/3.I le 22 mai 1946
Fabrication: Courtois

Modèle 3A. Il rassemble sur un fond qui rappelle l'insigne précédent les insignes de l'Ecole de l'Air et de l'Ecole militaire de l'Air. Il existe une variante 3B non émaillée.
Homologué A.831 le 3 février 1961
Fabrication: Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Ecole de l'air de 1937 à aujourd'hui (stationnement autre durant le 2ème guerre mondiale)
• avec la Division des vol
GC III/3 du xx/08/1939 au xx/09/1940

GR II/54 du 17/10/1939 au 13/12/1939
GB I/12 du 13/12/1939 au 10/05/1940
GBA II/51 du 01/04/1940 au 19/05/1940
GBA I/51 du 27/04/1940 au 17/05/1940
GC I/6 du xx/06/1940 au 15/08/1940
GR II/36 passage période du 18/06/1940 au 24/06/1940
GC III/9 du xx/08/1940 au 01/03/1946
3 EC période du 30/10/1944 au 01/08/1941
GC II/6 Travail du 01/04/1945 au 01/03/1946










Sarajevo (Bosnie) Détachement Air de Sarajevo


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Il s'agit de maintenir en condition opérationnelle, au profit du ravitaillement logistique des forces de paix, les aires aéronautiques de Sarajevo, d'assurer le fonctionnement de l'aéroport et sa protection.

Historique
La réouverture de l'aéroport à des fins humanitaires fit l'objet d'un accord signé le 5 juin 1992 entre les différentes parties, conformément à la résolution 757 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 mai 1992. Le 14 juin suivant un échelon précurseur de l'armée de l'Air fut détaché sur l'aéroport pour reconnaître les lieux et prendre progressivement possession des installations les jours suivants. Le premier avion à s'y poser fut, le 28 juin, le Falcon du Président Mitterand, suivi le 3 juillet par un Transall ouvrant le pont aérien sur Sarajevo. Ce pont aérien, supervisé par le HCR depuis Genève, organisé par plusieurs pays dont en particulier la France, l'Allemagne, le Canada, dura plus de 40 mois. Un avion cargo italien fut abattu par un missile le 3 septembre 1992 et près de 270 incidents survinrent, mais le pont représenta jusqu'à 85 % des approvisionnements de Sarajevo et permis l'évacuation de plus de 1.100 malades ou blessés. Depuis les accords de décembre 1995, les routes furent rouvertes aux camions du HCR et des organisations humanitaires; l'aéroport continue d'être un élément important pour le soutien des forces de paix de l'IFOR puis de la SFOR (cf. Mostar). De juin 1992 à février 1997, les cargos C 130 et C 160 de la FAP exécutèrent 2.300 missions pour le pont de Sarajevo, transportèrent 26.800 passagers et 24.900 t de fret.
Des détachements de l'armée de l'Air d'environ 250 personnes, contrôleurs, commandos de l'Air, génie de l'Air,...s'y succèdent tous les 4 mois.

Insignes
Inscrit dans l'emblème de l'ONU (globe terrestre et lauriers blancs), il représente un Transall atterrissant sur la piste 12; la tour de contrôle rappelle le rôle essentiel des contrôleurs aériens militaires.
Homologué A.1282 le 23 janvier 1996
Fabriqué par Démons et Merveilles

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]






Saulgau
Schyndel (Hollande)
Sebha
Selsey
Sétif*

3 GAA du 01/06/1924 au 01/09/1933
GAO 585 du 15/01/1937 au 01/07/1940
GC I/7 du xx/02/1939 au 01/05/1939
GC II/7 du xx/02/1939 au 01/05/1939
GB II/38 passage vers le 20/06/1939
GB II/19 du 26/08/1939 au xx/09/1939
63 EB du 01/09/1939 au 02/11/1939
GR I/33 31/08/1940 (dissolution)
GR I/36 du 01/09/1940 au 12/11/1942
GR II/36 du 30/08/1940 (dissolution)
GB I/63 du xx/12/1942 au xx/12/1942
GB I/19 du xx/01/1944 au 01/04/1944
















































Sfax
Sidi Slimane BA 201


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
cf. Ben Guerir)
La création de la BA 201 de Sidi Slimane le 1er juillet 1951, découlait des accords passés avec les USA dans le cadre d'une défense commune. Les Eléments Air français avaient pour mission principale, la sécurité générale des installations de la base, la mission stratégique incombant à l'USAF. La base, parrainée par celle de Meknès, était administrée par la Compagnie de l'air 3/201, elle comprenait principalement la Compagnie de garde 2/201 qui devint la CG 30/201 le 1er juillet 1956, la CLA 20/201 et la STB 86/201 créée le 1er avril 1954. Le détachement DAT 40/983 de Mechra Bel Kairi lui fut rattaché du 1er février 1956 au 30 mars 1959.
La BA 201 fut dissoute le 30 avril 1959 et la CG 30/201 fut transférée à la BE 708 de Meknès.
Aujourd'hui le Détachement Air des officiers de liaison instructeurs auprès de l'Armée de l'air marocaine est installé à Sidi Slimane.

Insignes
Les ailes stylisées de l'Armée de l'air encadrent un glaive qui en symbolise le rôle; l'étoile chérifienne rappelle que la base est au Maroc. Homologué A.734 le 10 septembre 1957. Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

































Sloboda NN

Soissons Saconin
Solenzara BA 126 "Capitaine Preziosi"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La mission principale de la BA 126 est le soutien des escadrons en campagne de tir. L'EH 6/67 "Solenzara" assure en plus du soutien à ces escadrons une mission de recherche et de sauvetage. Sa situation géographique fait de la base un élément important du déploiement de nos forces aériennes en cas de crise en Méditerranée : soutien des escadrons de chasse, des ravitailleurs en vol, accueil du GAM 56, du Système de détection aéroporté, embarquement du 2ème REP,...L'EDSA 7/950 assure la protection sol-air de la base. Enfin des points isolés de l'île lui sont rattachés : champ de tir de Diane, DA et BAI d'Ajaccio, centres IGESA,...

Historique
En 1952 l'OTAN décide de construire 4 bases pour l'entraînement des escadres de chasse américaines, belges, françaises et hollandaises. Solenzara est choisi en 1955, en raison de sa situation, zone aérienne peu fréquentée, proximité d'une plaine marécageuse convenant au tir air-sol. Les travaux démarrent en 1956; ils sont stoppés en hiver par une météo lamentable. Mais alors qu'ils reprennent en mai 1957, les Américains se retirent du projet. Déjà 4 mois plus tôt les Hollandais avaient abandonné; les crédits sont alors suspendus et les travaux interrompus. Sur les instances belges et françaises, le SHAPE autorise l'ouverture de la base mais dans le cadre d'un projet révisé. En juin 1958, la piste de 2990 m est terminée, des bâtiments épars apparaissent dans le maquis et le 20 octobre 1959 un Détachement air s'installe. La BA 126 est créée le 1er juillet 1960 et le 30 août suivant, les premiers Ouragan de remorquage de cibles arrivent et la 5ème EC entreprend la 1ère campagne de tir. Les Belges et les Français signent le 6 décembre 1960 une convention réciproque d'utilisation du centre de tir aérien. En 1962, le champ de tir air-sol de Diane est ouvert à 40 km au Nord de la base sur 600 ha.

Insignes
Sur un support représentant la Corse, l'insigne de l'OTAN entouré d'un cercle figurant une cible est centré sur la position géographique de la BA 126. Enfin les 3 avions, de couleur rouge symbolisant le tir, représentent les 3 nations initialement attachées à la base.
Homologué A.869 le 14 juin 1962.
Fabriqué par Arthus Bertrand, Delsart, Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Liste des commandants de base































Sommervieu (près Bayeux)

Sommesous
Souk el Arba
Sterki NN
Stetten (Allemagne) BA 520
ex BE 520
ex BA 243

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Cette base n'a pas eu d'insigne en propre et ne devrait donc pas figurer dans ce répertoire, cependant par analogie avec Friedrichshafen qui eut à partir de 1961, une mission et un destin similaires, il a semblé raisonnable de déroger au principe.

Historique
A Stetten était basée la 520ème Brigade d'engins équipée de missiles Nike, comme l'était à la même époque la 521ème Brigade à Friedrichshafen (cf. l'historique de cette base).
A l'origine se trouve l'Etat-major de la batterie de commandement et des services du bataillon Nike 00/520 créé le 1er juillet 1959. Le 1er janvier 1961, il devient le Commandement de Brigade d'engins 520, puis le 1er février 1963, la 520ème Brigade aérienne. Cette Brigade comprenait en plus de son unité de commandement et de ses moyens techniques, 4 escadrons d'engins. L'EE 1/520 ex-EE 4/521 était basé à Bottingen, l'EE 2/520 à Stetten ainsi que l'EE 4/520 et l'EE 3/520 ex-EE 3/521 l'était à Inneringen. Pour définir la position du Commandant de la 520ème Brigade aérienne vis-à-vis des unités non organiques installées à Stetten, le GMS 20/500 et le PDTA 20/139, la BA 243 de Stetten fut créée le 1er août 1963. Le commandant de la 520ème Brigade était en même temps commandant de la BA 243.
Le 1er août 1964, la base fut organisée suivant les directives de l'instruction du 22 avril 1964 et devint la BA 520. Les unités implantées étaient alors les EE 2/520 et 4/520, les MO, le PDTA 6/520, les MT, le GERMaS 15/520, GERMaC, la STB 93/520,... Les escadrons de Bottingen et d'Inneringen lui étaient rattachés.
En 1966, les engins Nike furent rendus aux USA, comme ceux de la 521ème BE. Le PDTA fut dissous le 31 mai 1966, les EE le 30 novembre 1966 et la BA 520 le 31 mars 1967.

Insignes
La base n'eut à notre connaissance pas d'insigne, mais lorsque la Brigade devint base aérienne en 1964, elle reprit son insigne. Il représente le matériel utilisé, une fusée Nike sur un fond d'étoiles et de rayons symbolisant l'activité tous temps de défense aérienne de la 520ème BE.
Homologué A.834 le 18 avril 1961.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]





Strasbourg Buhl

GAO 553 du 15/01/1937 au 10/05/1940

















































Strasbourg Entzheim* BA 124


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Au début des années 20, pour faire un aérodrome civil, l'Etat fait aménager une bande d'envol gazonnée à Entzheim, à 13 km du centre de Strasbourg, sur des champs des Hospices civils. Le site est bien dégagé et l'achat de terrains facile. L'aviation militaire, notamment le 2ème RAC arrivé le 28 octobre 1919, utilise un autre terrain situé au Polygone; les Allemands y avaient aménagé avant 1914 une base pour dirigeables, bientôt rejoints par les aéroplanes de l'Aviation impériale. Le Polygone était également utilisé provisoirement depuis 1920 par les avions de la Compagnie Franco-Roumaine. C'est aussi sur ce terrain que Saint-Exupery prit sa 1ère leçon le 18 juin 1921. Fin 1933, pour ne pas provoquer le nouveau régime nazi, le 2ème RAC quitte Strasbourg pour Tours. En 1938, sur le terrain administré par la Section de l'Air 1/121, ne se trouvent plus que le GAO 553, une demi-section de transmissions, la Section de phares 11 et la Compagnie de phares 3/121.
Le nouveau terrain d'Entzheim est livré à l'exploitation en février 1923 et au printemps 1925 il est équipé pour les atterrissages de nuit. le trafic passagers et postal commence de croître, le terrain s'agrandit, il mesure 85 ha en 1931 et plusieurs lignes s'y posent. En été 1939, les vols civils sont arrêtés par sécurité.
Entre le 3 septembre 1939 et le 10 mai 1940, il n'y pas d'unité aérienne à Strasbourg, trop près du front. Les Allemands s'emparent de l'Alsace et installent au Polygone une école de pilotes de Stukas. A partir de 1943, la Luftwaffe réactive Entzheim, agrandit les installations; la base défendue par une unité de Flak est plusieurs fois la cible des bombardiers alliés. Au printemps 1944, 50 Do 17 et une centaine de planeurs DFS 230 pour emmener des paras sont stationnés en permanence; il est à noter que le 21 juillet 1944, c'est d'Entzheim que décolleront 40 de ces planeurs remorqués par les Dornier pour réduire le maquis du Vercors.
Strasbourg libéré en novembre 1944, Entzheim est utilisé pour le transit des unités alliées essentiellement US et par des groupes de chasse français. En mars 1945 un groupe américain de P 47 s'installe, le Génie US agrandit piste et terrain. Le 7 avril 1945, le GC 1/3 "Corse" sur Spitfire Mk IX arrive à Entzheim d'où il opèrera au-dessus de l'Allemagne, puis le 25 avril les P 47 du GC 1/4 "Navarre" s'y installent aussi. Le "Corse" quitte Entzheim fin avril et le "Navarre" en octobre. A la mi-45, 2 autres groupes sur P 47 étaient arrivés, le 1/5 "Champagne" et le 3/6 "Roussillon". L'aviation américaine quitte le terrain à la mi-juin et Entzheim revient sous commandement français. Il redevient terrain civil en 1946 et les terres réquisitionnées par les Allemands ou utilisées par les alliés sont rendues à leurs propriétaires. Le trafic civil est faible encore lorsqu'en 1949, l'OTAN décide un programme d'extension de ses bases aériennes, Entzheim fait partie de celles qui seront réactivées et modernisées. A partir de juillet 1951, le site devient un vaste chantier avec la construction notamment d'une piste bétonnée de 2.400 m. Dès l'automne 1953, cette nouvelle piste est utilisée par Air France et la Sabena et de manière occasionnelle par les forces occidentales pour des exercices et des transits; de plus la 2ème EC de Dijon choisit Entzheim comme terrain de dégagement. La tour de contrôle sert aux civils et aux militaires. Une Antenne de l'Armée de l'air à Lahr s'occupe de la future base dont les bâtiments seront construits entre 1957 et 1959.
En octobre 1959, l'ER 3/33 "Moselle" sur RF 84F arrive à Entzheim où le DA créé au 1er janvier 1959 cède la place le 5 novembre 1959 à la BAO 124 destinée à devenir la plateforme de la 33ème ER dont les 2 autres escadrons sont encore à Lahr. Le 16 mars 1960, la 33ème ER avec l'ER 1/33 "Belfort" et l'ER 2/33 "Savoie" se regroupe en s'installant à Entzheim. En 1962, l'effectif de la base est de 1.500 miltaires et 60 civils. Le Groupe territorial 124 attaché à la BAO gère personnel, matériel du commissariat et mobilier. La 33ème Brigade aérienne comprend le PC de la brigade, la 33ème ER, le GMG 30/33, la STB et le Groupe de maintenance 20/33. Si la 33ème Brigade fait mouvement sur un autre terrain, le GT 124 reste sur place ainsi que la majeure partie de la STB.
Le trafic civil croît ( 9.000 passagers pour les 5 premiers mois de 1963) et l'aéroport est classé aéroport international.
Le 29 août 1963, l'ER 3/33 est équipé de Mirage IIIR et en novembre, l'ERP 1/32 "Armagnac" sur B 26 rentre d'Algérie. En avril 1964, l'ER 2/33 passe sur M IIIR. En juillet la BAO 124 devient BA 124. Le 21 juillet 1971, le relais hertzien de la "Crête des Myrtilles" destiné à la couverture du Nord-Est de la France par le Réseau Air 70 est mis en service; il sera supporté par la BA 124.
Une nouvelle aérogare est inaugurée le 6 octobre 1972; le trafic annuel atteint les 200.000 passagers et 1.550 t de courrier. Le terrain est affecté à titre principal à l'armée de l'Air et à titre secondaire à l'Equipement; le commandant de la BA 124 est commandant de la plateforme, le CLA travaille aussi pour les appareils civils.
De nombreux échanges d'escadrons ont lieu entre la 33 et d'autres unités occidentales, belges, allemandes, britanniques (c'est ainsi que l'on peut voir à Entzheim des Harrier à décollage vertical),... La 33 participe aussi aux exercices interalliés de reconnaissance "Royal Flush" où elle se distingue, ainsi en 1973, au Royal Flush XVII le 3/33 se classe 1er ainsi qu'un capitaine de la 33 au classement individuel; c'était la 11ème victoire de la 33ème ER. Depuis la fin des années 80, l'escadre participe également aux exercices "Red Flag" au Nord de Las Vegas.
En 1977, l'EP 42/124 est créé ainsi que le 27 février 1981 l'EMSA 7/950 "Obernai" avec 2 sections de feu ayant chacune 2 unités de tir "Crotale". En 1982, une fauconnerie est installée.
Le 1er juillet 1983, la reco prend un nouveau départ avec l'équipement du 2/33 en F1 CR, désormais la 33ème ER a une mission secondaire d'assaut conventionnel. Le 7 septembre 1983, les M IIIR fêtent leur 200.000ème heure de vol. L'ER 1/33 est en totalité sur F1 CR le 25 mai 1986, enfin le dernier M IIIR quitte Entzheim pour Chateaudun le 24 février 1988.
A partir du 1er janvier 1990, les Escadrons électroniques Sol d'Allemagne, sauf celui de Berlin, sont rattachés à la BA 124 ainsi que le DA d'Achern, ex-BA 178.
A partir du 15 septembre 1990, les F1 CR participent à l'opération "Daguet"; les premiers appareils se posent en Arabie le 3 octobre. La BA 124 fournira à Daguet et notamment à Al Asha le plus grand nombre de personnel ( 330 ) de l'armée de l'Air: F1 CR, support et défense d'Al Asha avec en particulier l'EDSA "Obernai" et l'EP 42/124. Les derniers avions et personnels rentreront le 6 mai 1991. Pendant les hostilités, les pilotes de la 33 ont effectué 31 missions de bombardement et 28 de reconnaissance. Le 23 juillet 1971, 4 F1 CR partent à Incirlik à l'Est de la Turquie, suivis de 4 autres le lendemain pour l'opération "Aconit" de protection de la zône kurde. La 33 avait fourni également plusieurs détachements en Afrique, en particulier au Tchad d'où ses derniers avions rentreront de N'Jamena à Entzheim le 12 janvier 1992 après 5 années d'opération "Epervier".
Lors des travaux de réfection du Sud de la piste d'Entzheim au cours de l'été à partir de 1991, la 33 se transfère à Colmar. Le 16 avril 1992, il est décidé de fermer la BA 124 en été 1994 dans le cadre du resserrement de l'Armée de l'air. Le 19 juin 1992, l'EES de Bad Lauterberg est dissous, les autres le seront au cours des 2 années suivantes.
Le 7 avril 1993, 4 F1 CR partent s'installer à Istrana en Italie pour des missions de reconnaissance sur l'ex-Yougoslavie dans le cadre de l'opération "Crécerelle".
Le 31 mai 1993 l'EDSA 7/950 est dissous, un mois plus tard c'est le tour de l'ER 3/33 "Moselle" et le 30 août la 33ème ER est également dissoute laissant la place à 2 escadrons de reconnaissance autonomes et un Escadron de soutien technique spécialisé. L'ER 2/33 quitte Entzheim pour la BA 112 de Reims le 16 avril 1994 suivi le 24 mai par l'ER 1/33.
La BA 124 est fermée le 31 août 1994, un échelon liquidateur et un organisme de démontage rattachés à Colmar arrêtent la station hertzienne, la SSIS piste, le CLA et remettent à l'aéroport civil les installations restantes (chaufferie, centrale électrique, radar Centaure) et le commandement de l'aérodrome.

Insignes
Un profil de Mirage III symbolise la mission de la base d'être le support d'une unité aérienne, la bande rouge rappelle les armes de la ville de Strasbourg.
Homologué A.932 le 8 janvier 1966.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

3 EC xx/09/1945
33 ER du xx/03/1960 au 01/08/1993
ER 1/33 Belfort du 01/08/1993 au xx/07/1994
ER 2/33 Savoie du 01/08/1993 au xx/07/1994

 

Liste des commandants de base

voir document (album offert au Cdt Charles Wittmann lors son départ de l'Armée de l'air (BA 124 Strasbourg- Entzheim - juin 1964)




























Strasbourg Neudorf (Polygone)

2 RAC du 01/01/1920 au 01/09/1933

Plus d'informations













































Suez
Suippes

Syrie
Taher Djidjeli

GC II/3 en xx/10/1943







































Tahiti Papeete Faa'a BA 190 Sergent Julien Allain


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Faa'a a pour mission de soutenir l'ETOM 82 "Maine" et joue un rôle de pivot dans l'approvisionnement du Centre d'essais du Pacifique entre la métropole, les sites d'essais de Mururoa et de Fangataufa, la base de Hao et Tahiti. Depuis l'arrêt des essais en 1996, la BA 190 en plus de sa mission au profit du CEP assure celle des forces de souveraineté. L'escadrille 12 S de l'Aéronavale y est aussi installée ainsi que le Centre industriel de Papeete chargé de la mise en œuvre et du maintien des matériels aériens Air et Marine.

Historique
A partir de 1963, les Armées unirent leurs forces afin d'installater en Polynésie le Centre d'expérimentations nucléaires, Pour assurer les transports confiés à l'armée de l'Air à l'intérieur du CEP, le GAM 82 fut créé le 1er mai 1964 et s'installa sur l'aérodrome international de Tahiti-Faa'a. Entre 1964 et 1968, les effectifs et le matériel crûrent de façon importante, ce qui servit d'ossature à la BA 190 créée le 1er février 1968. Le démarrage des expérimentations nucléaires en 1975 marqua une mutation du CEP; pour l'armée de l'Air elle se traduisit par un déplacement progressif des moyens de commandement de Hao vers Faa'a. En 1978 le Commandement des éléments Air fut créé et s'installa sur la BA 190 à laquelle furent rattachés les Eléments Air 185 de la Base interarmées de Hao et les Eléments Air 195 de la Base interarmées des sites de Mururoa et de Fangataufa. Le 30 janvier 1985, le GAM 82 prit la dénomination d'ETOM 82 et l'escadrille d'hélicoptères de Mururoa lui fut rattachée. En 1987, la BA 190 fut placée sous le contrôle opérationnel de la DIRCEN et en 1988, le Commandant de la base devint le Commandant Air en Polynésie française. Depuis 1995 et la réorganisation du CEP, la BA 190 rejoignit les forces de souveraineté tout en gardant sa mission opérationnelle au profit du CEP.

Insignes
En vert il représente l'île de Tahiti où est implantée la base. La carte de l'île porte une fleur d'hibiscus rouge, très commune en Polynésie, et une étoile dorée à l'emplacement de la base. Une autre étoile dorée symbolise la base d'Hao et l'étoile rouge, le site de Mururoa. Ces 3 étoiles représentent le périmètre des missions principales de l'ETOM 82. Enfin un cocotier à feuillage vert se découpe dans le ciel, son tronc marron se prolongeant au bas de l'insigne. Homologué A.1161 le 20 octobre 1983 Fabriqué par Drago, Bessin et Salson

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Dissolution de la base et création d'un détachement "air" (DA) le 18/07/2012 : voir communiqué de presse Armée de l'air

Insigne du DA 190 (A 1413) :



GAM 82 du 01/05/1964 au 01/04/1976
ETOM 82 puis ET 82 du 01/04/1976 à aujourd'hui










Tan Son Nhut - BAP 191 (Saïgon)
ex BAP Sud
BAP = Base Aérienne Principale


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
La 1ère escadrille d'Indochine avait été créée en 1917, près de Hanoï, une deuxième s'installa, début 1918, à Cholon. En 1921, elle partit à Bien Hoa au Nord-Est de Saïgon. En 1939-1940, les Potez 542 des escadrilles du Tonkin et de Bien Hoa furent regroupés à Tan Son Nhut à l'Ouest de Saïgon pour constituer l'escadrille de bombardement II/42. Cette escadrille fut envoyée plus à l'Ouest pour participer aux combats contre la Thaïlande en décembre 1940 et janvier 1941 et elle revint à Tan Son Nhut en février 1941, après l'armistice avec les Thaïlandais. Elle dut quitter sa base pour Tong en été 1941 lorsque les Japonais débarquèrent à Nha Trang et à Saïgon et occupèrent les bases aériennes du Sud dont Tan Son Nhut.
Après la défaite japonaise, un détachement français épaulé par une division britannique reprit le 12 septembre 1945 pied dans Saïgon et Tan Son Nhut reçut les appareils de la RAF. L'Armée de l'air se réinstalla progressivement en Indochine. C'est ainsi que le Groupement de marche de transport d'Extrême-Orient sur C47 constitué en juillet 1945 sur le terrain RAF de Jessore au Bengale, après avoir été engagé pour la fin des combats à des opérations sur le Laos et la Birmanie, s'installa avec ses 11 C47 à Tan Son Nhut en janvier 1946. Créé en juin 1947 le GT II/15 "Anjou" qui deviendra en juillet 1947 le GT 2/64 "Anjou" lui succédera à Tan Son Nhut. En ce qui concerne la chasse, la 1ère EC arriva sans avion le 26 novembre 1945 avec les GC I/7 "Provence" et II/7 "Nice". Dans l'attente d'une livraison de Spitfire IX commandés en Grande-Bretagne, les 2 groupes s'installèrent à Pnom-Penh où les Britanniques cédèrent 17 Ki43 Oscar japonais au I/7 et prêtèrent 10 Spitfire VIII de Tan Son Nhut au II/7. En janvier 1946 les Spitfire IX furent livrés et le II/7 transféré à Tan Son Nhut d'où il opérera en particulier sur la Plaine des Joncs et le Laos. En août 1946, la 1ère EC fut relevée par la 2ème EC et le GC 3/2 "Alsace" remplaça le II/7 dont il récupèra les avions. Il resta à Tan Son Nhut jusqu'en janvier 1947 date de son départ pour Nha Trang. De janvier à juin 1947, les Mosquito du GC 1/3"Corse" de Rabat furent affectés à Tan Son Nhut. Un détachement du GC 1/4"Dauphiné" sera présent sur la base entre l'été 1947 et janvier 1949. Il est à noter qu'au cours de cette période, le 20 novembre 1948, un Vampire britannique stationna une semaine sur la base où il fut le 1er "jet" à se poser en Indochine. Tan Son Nhut reçut ensuite en 1949, quelques mois, les P63 de la 5ème EC avant leur départ pour le Tonkin. De fin octobre 1949 à mai 1951, le GC 2/6"Normandie-Niemen", s'implanta sur la base, équipé lui aussi de P63 d'abord puis de F8F Bearcat à partir de fin 1950. Le 2/6 sera relevé par le GC II/9"Auvergne" sur F6F Hellcat, remplacés en janvier 1953 par des F8F. A la veille des opérations sur Dien Bien Phu le II/9 devient GC II/21 "Auvergne". Après la cessation des hostilités, le II/21 "Auvergne" fut dissous le 1er avril 1955 en fusionnant avec le GC I/21 "Artois" à Bien Hoa.
Pendant toute cette période qui avait vu se développer les besoins de transport aérien et de bombardement, un autre groupe de transport venant de Bien Hoa s'installa en janvier 1947 auprès du GT II/15 "Anjou", le GT I/34 "Béarn". Il était doté d'AAC 1 Toucan (JU 52 de fabrication française) qui avaient la particularité, faute de bombardiers en Indochine, d'être équipés de lance-bombes et qui recevaient ainsi une double mission. Fin 1951, le groupe devenu GT I/64 "Béarn" partit à Nha Trang. Il reviendra doté de C47 à Saïgon en juin 1954. Après quelques autres missions dont le pont aérien entre Saïgon et Hanoï, il sera dissous le 31 juillet 1956. En décembre 1954, le GT 2/62 "Franche-Comté" se replia à son tour à Tan Son Nhut qu'il quittera pour la Métropole le 15 novembre 1955 après plus de 21.000 missions.
Une unité de reconnaissance, l'Escadrille de reconnaissance d'Outre Mer 80 fut créée à Tan Son Nhut le 1er septembre 1949 sur NC 701 Martinet (ou Siebel). En début 1951, les NC 701 furent versés à l'ELA 52 et remplacés par des Bearcat. L'EROM 80 quitta Saïgon pour Gia Lam le 30 avril de la même année; devenu escadron en février 1954, l'EROM 80 revint à Tan Son Nhut pour y être dissous le 1er septembre 1954.
Les premiers hélicoptères apparurent en 1950 sur le théâtre des opérations. Il s'agissait de 2 hélicoptères légers Hiller achetés par le Service de Santé. Leur nombre augmenta jusqu'à 17 puis 25 hélicoptères moyens Sikorski S51 puis S55 (ou H19) s'ajoutèrent aux Hiller. Ils furent utilisés uniquement pour des missions sanitaires ou des évacuations. Le personnel était affecté à l'ELA 52, qui assurait en outre l'entretien du matériel appartenant au Service de santé. Le 1er juillet 1954, la 65ème Escadre mixte d'hélicoptères fut créée à Tan Son Nhut avec un escadron d'hélicoptères légers EH 1/65, un escadron d'hélicoptères moyens EH 2/65 et un escadron de maintenance technique 12/65.
Pour les besoins ducommandement la Section aérienne de liaison 99 avait été créée en septembre 1945 avec des avions japonais récupérés, mais au potentiel limité. En 1947, la SAL 99 devint la SAL 52; équipée de 2 MS 500 et de 3 Nord 1000. La SAL 52 devint ensuite ELA 52 le 1er avril 1948. Elle recevra de plus des Siebel, puis des hélicoptères en 1950 et enfin des C47. Elle jouera un rôle important, tout au long du conflit, non seulement pour les liaisons des autorités mais aussi pour des reconnaissances, des accompagnements de convois, des missions de maintien du contact avec des postes isolés, des EVASAN,...Une Section de liaisons du haut commandement français en Extrême-Orient suivit le Commandement air lors de son transfert d'Hanoï à Saïgon, elle devint la SLA 59 en 1954.
Le 2ème GAOA sur Morane 500, mis sur pied à Antibes en novembre 1945, fut officiellement créé à Tan Son Nhut le 10 mars 1946. Devenu 22ème GAOA le 1er octobre 1950, il assura de nombreux détachements sur toute l'Indochine; à partir de mai 1954, des Cessna L19 commencèrent de relever les M500. Le 22ème GAOA fut dissous en décembre 1955.
La Compagnie de police et de sécurité 486 formée en janvier 1946, débarqua à Saïgon le 7 mars pour rejoindre la base. Composée de près de 400 personnes dont 90 Indochinois, la CPS 486 devint CPS 595 le 1er avril 1947, Compagnie de garde de l'Air 595 le 1er avril 1948, enfin CGA 31/191 le 1er janvier 1954.
Tan Son Nhut avait été prise en charge en 1945-1946 par une Section de l'air. Le 1er janvier 1947, la Base aérienne principale Sud fut créée avec un commandement de base, la CPS 486, la Compagnie de transport auto 396 qui devint en 1948, la CTA 382, la SPL 880, la CTA 812,...Les bases aériennes secondaires de Pnom Penh, Nha Trang, les escales de Seno; Dalat, Vientiane, Luang Prabang lui étaient rattachées. Le 1er avril 1947, la BAP Sud devint la BAP 191 puis au 1er avril 1948, le Détachement de base aérienne 191. Le 1er novembre 1951, la BA 191 administrée par la Compagnie de l'air 1/191 fut créée à la place du DBA. Enfin, le 1er janvier 1954, le Bataillon de l'air 1/191 succéda à la CA 1/191; à la même date de nombreuses unités changèrent de numérotation, par exemple la CTA 382 devint la CTA 20/374, la SPL 880 devint la SPL 11/472,....En plus des unités dont il a été question plus haut, la BA 191 avait la charge du Commandement de l'air en Extrême-Orient, du GATAC Sud créé en 1949, du Centre d'exploitation photo 10/472, du CBA 763, de la Station de transit air 42/187,...
La dissolution de la base eut lieu le 31 mars 1956.

Insignes
1 - Ce modèle, de fabrication artisanale, représente un dragon supporté par les ailes de l'Armée de l'air et porte le nom de la base. [insigne non présenté]

2 - Dans un losange la dénomination de la base apparaît sur une ancre rappellant que la BAP 191 est située Outre-mer. La panthère caractérise l'Indochine et les ailes, l'Armee de l'air.
Homologué 944/EMAA le 17 mars 1948.
Fabriqué par Augis.
Il existe également des fabrications locales de cet insigne.

3 - Un insigne pour le BA 1/191 fut homologué A.642, le 18 mars 1955, représentant un dragon ailé et une épée symbolisant l'Armée de l'air en Indochine. Le faible effectif du BA 1/191, menacé de dissolution, ne justifiait pas une commande importante, aussi le 25 juin 1955 le Commandant du Bataillon de l'air annulait-il sa commande chez le fabricant. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]







































Tangmere
Taverny BA 921 "Frères Mahé" (dissolution le 05/07/2011)
Bessancourt (Val d'oise)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 921 est un très important centre de commandement et de transmissions. Située à environ 20 km au Nord-Ouest de Paris en bordure de la forêt de Montmorency, la base comporte une partie extérieure avec une zone urbaine où sont installés les commandements et une zone haute avec l'héliport et les antennes et une partie enterrée dans un ouvrage souterrain. La BA 921 constitue le support et le soutien logistique des 2 Etats-majors opérationnels de l'armée de l'Air, le CFAS et le CDAOA, de leurs centres d'opérations (le COFAS et le CCOA) situés dans l'ouvrage souterrain, de la DIRCAM, de 2 PC souterrains ( le PC gouvernemental où le Président de la République, le gouvernement et de hauts responsables s'établiraient en cas de crise sérieuse et durable, le PC de l'EMA ), du Commandement des opérations spéciales. Des points sensibles, essentiellement de télécommunications, lui sont rattachés ainsi que le Centre national météo.

Historique
La base est installée en grande partie dans des ouvrages souterrains, anciennes carrières de gypse de Taverny et de Bessancourt. Pendant l'Occupation, les Allemands s'en servirent comme entrepôts, centre de défense aérienne et ateliers de montage de V1 et de V2. En 1946, l'armée de l'Air utilisera les carrières comme entrepôt de matériel annexe de l'EAA 604, puis en 1956 la Défense aérienne prendra en compte le site. Elle y crée en 1957 son centre d'opérations. En 1959, l'Etat-major de la Défense aérienne s'implante à Taverny qui devient Base de défense aérienne 921.
La BA 921, rattachée à la 2ème RA est créée le 1er février 1963 et le 1er octobre de la même année, le CFAS et le COFAS s'y installent. En 1967 le CTA 90/921est créé qui sera dissous en 1994. La Direction de la circulation aérienne est créée sur la base en octobre 1968. En 1990-1991, le Centre de transmissions et de traitement des informations et le Centre de soutien informatique des Armées sont également créés. Le 1er août 1992 voit l'installation du COS, Etat-major interarmées des opérations spéciales. Un Groupement de maintenance de l'ouvrage et un Centre de transmissions Air sont créés en 1993, ce dernier a pris la dénomination d'ESIC 82/921. Enfin dans le cadre de la restructuration de l'armée de l'Air, le CAFDA et la DA sont réorganisés et le CDAOA est mis en place à Taverny avec son Centre d'opérations, le CCOA le 1er juin 1994.

Insignes
C'est un blason surmonté d'une couronne de tours qui symbolisent l'accès de l'ouvrage souterrain par 2 galeries.
La croix rouge qui séparent les 4 cantons est empruntée aux armes des Montmorency dont la ville est proche de la base. L'histoire dit qu'à l'issue de la bataille de Bouvines, Mathieu II de Montmorency se présenta blessé devant le roi et que celui-ci trempa son doigt dans le sang d'une blessure pour tracer une croix rouge sur l'écu blanc du connétable. Au 1er canton, la croix de St André, empruntée aussi aux armes des Montmorency, symbolise l'héliport qui domine la base. Sur le blason on trouve ensuite l'insigne de la DA, celui des FAS; enfin les 4 alérions représentent les 4 commandements (DA, FAS, Transmissions et 2ème RA) dont dépendaient les unités de la base. Ces alérions proviennent également des armes des Montmorency et figurent sur les blasons de Taverny, de Bessancourt et de Montmorency.
Homologué A.1013 le 17 septembre 1971
Fabriqué par Drago

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Voir communiqué de presse Armée de l'air






























Tébessa
Téleptre

Télergma BAO 211
(Base Aérienne d'Opérations)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Il existait déjà à Télergma avant la 2ème Guerre mondiale, une base ou tout au moins un terrain militaire car, dans le courrier de la Commission d'armistice franco-allemande, on trouve trace en octobre 1941, de l'autorisation d'utiliser à nouveau le "terrain d'opérations de Télergma". Après le débarquement allié en Afrique du Nord, les Américains y installèrent en 1943, un centre d'entraînement sur B26. Ce sont les seuls éléments trouvés sur l'histoire de Télergma avant la guerre d'Algérie.
En 1955, l'Etat-major décida de renforcer les moyens aériens, de créer un commandement opérationnel Air et de constituer une base d'opérations disposant de moyens étoffés et située dans la zone d'action du commandement opérationnel. C'est ainsi que la Base aérienne d'opérations 211 fut créée le 1er juillet 1955 sur l'ancienne base américaine de Télergma à 45 km au Sud-Ouest de Constantine, pour la mise en oeuvre des moyens aériens nécessaires au maintien de l'ordre dans l'Est-algérien. Un DTO 5/211 avait été mis en place le 20 janvier précédent et dès la mi-juin des détachements du GOM 86 sur MD 315, du GLA 45, de l'EEC 1/17 sur P 47, de l'EHL 47, du CTA 805 ainsi que des C 47 du GT 2/62 s'étaient installés à Télergma où le CLA et la tour étaient entrés en service le 16 juin. La BAO 211 comprenait la CA 2/211, la STB 85/211, le CLA 20/211, la Section méteo 22/211, la Section photo 21/211, les MT 12/211, la SP 35/211 et la CD 17/541 qui devint ensuite la CD 30/211. La base était située en zone d'opérations très active, son importance s'accrût: les moyens techniques de la base augmentèrent et les MT 12/211 devinrent AMB 10/211 le 1er juin 1956 puis AMR 3/661 le 1er octobre 1957; lorsque le dispositif fut resserré à partir du début 1962, les AMR 3/661 redevinrent AMB 10/211. De la même manière, la CA 2/211 devint le 1er janvier 1961, le Bataillon de l'air 1/211. Le BA 1/211 assurait en plus le support territorial du GATAC 1.
En novembre 1955, les moyens aériens mis en place (voir plus haut) comprenaient un détachement d'appui-feu de l'EEC 1/17, des détachements de reconnaissance de l'EOM 75 et du GOM 86, un détachement de transport et de bombardement du GOM 86, des détachements de transport des GT 1/62 et 2/64 et 2 escadrilles d'aviation légère ELA 71 et ELA 74. Le 1er août 1956, une section du GOM 86 s'installa ainsi qu'une autre de la 20ème escadre de chasse, l'ELO 3/45, l'ELA 54, le GALA 1, des hélicoptères et un détachement de la Marine. Des détachements de la 8ème EC puis de la 7ème sur Mistral, stationnèrent également sur la BA 211. L'Etat-major du GATAC et la STB lui étaient rattachés, comme les DTO de Sétif, DTO 30/540 d'Oued Hamimin, DTO 31/540 de Biskra, DTT 53/540 de Canrobert, celui de Sidi M'Cid, les PCA 10/540 de Batna, 11/540 de Constantine, 12/540 de Guelma et 18/540 de Kenchela. En août 1957, l'EALA 19/72 sur T 6 fut créée à Télergma à partie de l'EALA 1/71 de Gafsa (Tunisie), elle resta sur la BA 211 jusqu'en octobre 1958. En octobre 1960, la base comprenait le Bataillon de l'air 1/211, l'EALA 3/4 créée sur T 6 le 1er décembre 1959 qui s'équipa de T 28 en janvier 1961, l'ERACA 2/785, le CLA 20/211, la SMM 22/211, la SMu 44/211, la STBS 85/211, l'AMR 3/661, le CEP 21/473 du GATAC.
Le détachement de la Marine consistait en :
• une flottille de Corsair qui assurait la chasse lourde, ainsi au cours de 1961, les 12F, 14F et 17F se succédèrent à Télergma pour cette mission,
• une flottille de Privateer, chargée à partir de Télergma de l'éclairage et de la surveillance du barrage Est. La 28F assura cette mission jusqu'au 31 décembre 1960, puis l'Armée de l'air la reprit.
A Constantine, il exista du 1er avril 1956 au 31 mars 1961, la BA 216. Il est à noter qu'entre temps du 4 août 1958 au 31 août 1959, cette BA 216 était installée à Télergma. Elle administrait l'Etat-major du GATAC 1, l'ET 85/473, le PCAP 20/450,la SP 30/216 et la SDA 10/953. Cette fonction de support fut assurée à partir du 1er avril 1961 par la CA 2/216 de Oued Hamimin.
L'activité opérationnelle de Télergma resta intense jusqu'au cessez-le-feu. Ainsi en mars 1961, 1030 sorties aériennes étaient dénombrées, dont 93 sorties-feu de Corsair, 143 RAV et appui-feu de T 28, 48 de T 6 et 6 de Mistral. De son côté, le Groupe de protection assurait 10 escortes, 4 protection du marché local et 9 patrouilles ou embuscades. Le 11 septembre 1961, un détachement de Vautour de la 6ème ECTT s'installa à Télergma, relevé en mars 1962 par un détachement de la 30ème ECTT.
L'EALA 3/4 fut dissoute le 30 mars 1962 et fin 1962, la base fut cédée à l'armée de Terre et le 25ème BCA s'y installa fin septembre 1962. La BAO 211 fut dissoute le 30 novembre 1962, le DSA 52/213, rattaché à la CA 2/213 de Bône lui succéda. L'armée de Terre évacua la base en janvier 1963 et, le 28 février 1963, le DSA 52/213 fut à son tour dissous.

Insignes
1 - Le moine entouré de barbelés reflète le caractère austère de la vie sur cette base, l'épervier rappelle qu'il s'agit d'une unité de l'armée de l'Air, la colonne évoque le site archéologique de Timgad dans les environs de la base, 2 collines figurent les premiers contreforts de l'Aurès au Sud de la base, enfin un cartouche porte le nom de la base.
Non-homologué, il fut fabriqué par Drago en 3 variantes différant par les couleurs, par la position de l'épervier et par l'inscription. [une variante non présentée]

2 - La symbolique du 1er modèle avait été jugée trop critique par le commandement. Un modèle plus classique fut réalisé, comportant les armes de Constantine, l'épervier de l'armée de l'Air, une roue dentée pour la fonction technique, des palmes pour la fonction administrative, des maillons de chaîne symbolisant la force et une rose des vents évoquant la position centrale de la base et l'ubiquité de son action.
Homologué A.712 le 2 avril 1957.
Fabriqué par Augis.
Le personnel préféra porter le 1er modèle plus caractéristique à ses yeux.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GBM II/52 de passage en xx/10/1943
GBM II/63 de passage le 21/04/1944
GBM I/32 de passage en xx/06/1944
GALA 1/473 du 01/07/1956 au 01/07/1957
GALA 3/475 du 01/07/1956 au 01/07/1957
ELA 54 du 01/08/1956 au 01/05/1960
EALA 3/4 du 01/12/1959 au 30/03/1962
EALA 3/9 du 01/12/1959 au 30/08/1962

 

 




























Thiersville (Algérie)
Thiès (Sénégal) BA 161

1945 BA 323
1946 BA 322
1949-1965 BA 161


(Zoom sur l'insigne non homologué)

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Thiès est l''un des plus anciens aérodromes d'Afrique Noire, il fut en effet installé en 1911. Début 1920 il fut décidé de créer à Thiès un Etat-Major de l'Air en AOF et d'y installer une escadrille de 2 sections de 4 Bréguet XIVA2, la 2ème escadrille d'AOF ( la 1ère étant à Bamako et la 3ème à Gao ). Plusieurs projets d'équipement existèrent sans voir le jour, dont celui d'un groupe aérien lourd le 43ème groupe aérien autonome. En 1938-1939 il n'y avait à Thiès que la Section de l'Air 2/213 et pour le 43ème GAA, la 2ème escadrille et l'embryon d'une 4ème. En 1940, la 6ème escadrille coloniale fut transférée d'Ouakam à Thiès mais après l'armistice les unités d'aviation de l'AOF furent dissoutes. Des groupes furent alors repliés à Thiès: le GB II/62, le GB II/63 puis le GB I/62 et le GC II/6.
A la fin de la guerre le GB II/63 deviendra le GT II/63 "Sénégal" qui sera dissous en 1946. De 1945 à 1947, un dépôt de matériel et un atelier de réparations existent sur la base de Thiès. Enfin le 15 août 1947, le GB 2/20 "Bretagne" arrivant d'Allemagne abandonne ses B 26 pour des Ju 52, devient le GT 1/63 "Bretagne" et s'installe à Thiès. Ses 120 navigants assuraient les lignes régulières desservant l'AOF, le Tchad avec des détachements permanents à Fort Lamy et à Douala.
La base qui était la BA 323 en 1945, la BAE 322 en 1946, administrée par le DBA 322 puis 161 en 1947, devint la BA 161 le 1er juillet 1949. En plus du GT 1/63, la base abrite la Compagnie de garde 31/161, le Détachement transmissions 8/808, une Section cynophile, la Section VSV 47/161 et le Dépôt de munitions d'outre-mer 11/670.
Le GT 1/63 fut dissous le 31 janvier 1965 après avoir effectué 150.000 h de vol sur Ju 52, C 47 puis N 2501 pour des missions militaires, économiques ou sociales. L'armée de l'Air quitta Thiès et la BA 161 fut dissoute à la mi-1965.

Insignes
Il représente, supportée par les ailes de l'armée de l'Air, une tête de lion, animal typique de la région. Non homologué Fabricant inconnu.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]





































Thionville
Til Châtel (Côte d'Or)
Tindouf

Toul Croix de Metz
Toul Rosières* BA 136 Colonel Georges Phélut


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
Le Détachement Air 136 assure principalement le soutien de la 5ème compagnie opérationnelle du 25ème RGA, du Centre de formation à l'appui aérien ainsi que d'unités de guerre électronique, en particulier de l'ESTS 15/330 chargé du soutien des contre-mesures aéroportées et des armements guidés laser.

Historique
En 1916, un terrain est prévu à Toul-Rosières, mais il faut attendre la 2ème guerre mondiale pour que les Anglais y tracent une piste que les Américains aménageront sommairement pour des missions de bombardement. L'USAF choisit le site en 1950 pour y implanter une de ses bases aériennes d'Europe, la Toul Rosières Air Base (TRAB), avec l'accord du gouvernement français. De 1952 à 1953, le 117th TRW, le 465th TCW et le 781st Sqn s'y installent. La base est opérationnelle, elle est inaugurée le 8 mai 1954. En 1956, le 50th FBW arrive, sa vocation est le bombardement nucléaire tactique; il change de nom en 1958 et devient le 50th TFW. Le refus du gouvernement français d'autoriser la présence d'armes nucléaires étrangères, conduit cette escadre à se redéployer en RFA. A partir du 1er septembre 1959, Toul devient une base de déploiement. 2 squadrons du 66th TRW sur RF 101 Voodoo s'y installent jusqu'au 15 mars 1962. En 1966 d'importants travaux d'infrastructure sont entrepris pour recevoir le 26th TRW et ses Phantom. A la suite du retrait français de l'OTAN, les unités alliées stationnées en France doivent se replier en RFA et en Grande-Bretagne, l'histoire de TRAB est terminée.
Une base support de la 3ème EC fut ouverte en 1946 à Friedrichshafen, elle reçut la dénomination de BAT 136, le 1er juin 1948. Le 1er janvier 1954, la BAT 136 s'installe à Bremgarten (RFA). La base reçoit en juillet 1961 les F 100 de la 11ème EC et devient base aérienne d'opérations 136. Après notre retrait de l'OTAN, la base est transférée à Toul en 1967, où elle accueille le 14 septembre, la 11ème EC avec ses 3 escadrons, le 1/11 "Roussillon", le 2/11 "Vosges" et le 3/11 "Corse". Un 4ème escadron lui fut rattaché en décembre 1972, l'EC 4/11 "Jura" stationné à Djibouti. Il fut dissous à Djibouti le 31 décembre 1978 et recréé à Bordeaux-Mérignac le 1er janvier 1979. La 11ème EC fut équipée successivement de F 84G, F 84F, F 100 et enfin du Jaguar à partir de 1975. Sa mission était la défense aérienne et l'appui des troupes terrestres. Elle participa à la plupart des engagements extérieurs en Afrique ou au Moyen-Orient. Ainsi pour l'opération "Daguet", les Jaguar de la 11ème EC quittèrent Toul le 14 octobre 1990 et y revinrent le 5 mars 1991 après avoir fourni une part prépondérante des missions françaises. En 1981 l'EDSA 8/950 a été créé, en 1995 il fut transformé en SDSA. Le 1er juillet 1990, le Centre de formation à l'appui aérien est transféré d'Achern à Toul, pour assurer la formation du personnel de la chaîne d'appui aérien. Ce CFAA accueille également depuis 1998 les élèves allemands du contrôle air avancé.
Dans le cadre de la restructuration des Armées, la 11ème EC et le 1/11 "Roussillon" furent dissous le 31 juillet 1994 et 2 escadrons renforcés et autonomes lui succédèrent temporairement. L'EC 2/11 "Vosges" a été dissous le 31 juillet 1996, le 3/11 "Corse" le fut le 31 juillet 1997 ainsi que l'ESTS 10/11 et la fonction défense sol-air de la base.
La BA 136 fut dissoute le 31 août 1998.
Le 15ème RGA était installé à la caserne Thouvenot de Toul. Il fut également dissous en été 1998; mais dans le cadre plus général de la réorganisation du Génie de l'air qui ne conserve que le 25ème RGA, avec son commandement à Istres, une compagnie opérationnelle formée à partir du 15ème RGA, la 5ème COGA, s'est installée fin octobre 1996 sur l'ancienne base 136. La 5ème COGA est rattachée depuis le 1er juillet 1998 au 25ème RGA. Pour assurer son soutien et le maintien de la plateforme, un Détachement Air a été créé le 1er septembre 1998, avec un commandement du DA, du soutien opérationnel, du soutien technique et du soutien du personnel. Une unité nouvelle fut créée à la même date, l'ESTS 15/330 qui rassemble les missions de
• l'ancien GERMaS 15/331 chargé de la maintenance des équipements de contre-mesures électroniques des Jaguar, Mirage F 1 et Mirage IV P
• et du GMMTS 15/11 chargé de la maintenance des armements guidés-laser. L'histoire de cette dernière unité remonte à août 1954 lorsque fut créé à Luxeuil, l'EMT 12/116 pour la maintenance des avions de la 11ème EC stationnée à Luxeuil de novembre 1952 à juin 1961. L'EMT suivit la 11ème EC à Bremgarten d'où elle gagna Toul en octobre 1967, sous l'appellation de GERMaS 15/11. Ce groupe assurait la maintenance des F100 jusqu'en 1977 puis des Jaguar. A partir de mars 1987, l'unité, seule dans l'armée de l'air, prit en plus la charge de la maintenance de l'armement guidé laser. A partir de l'été 1998, seule cette nouvelle mission fut maintenus sur le site, en raison de ses équipements particuliers.

Insignes
C'est celui de la BA 136 de Bremgarten qui a été homologué A.875 le 10 août 1962.
Fabriqué par Augis à l'époque où la BA 136 était installée à Bremgarten, on le trouve actuellement sans nom de fabricant. Il existe de nombreuses variantes de couleur du fond, de bleu clair à violet en passant par bleu marine.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

6 RO du 01/01/1920 au 01/08/1920
11 EC du 13/09/1967 au 31/07/1994 (l'EC 3/11 Corse, à compter du 01/11/1967)
EC 2/11 Vosges du 01/08/1994 au 31/07/1996
EC 3/11 Corse du 01/08/1994 au 25/06/1997

(dissoute le 01/09/1998 - DA 136 dissous le21/06/2004)




























Toula NN
Touillon les Montbard
Toulouse Balma (ou Pérignon-Balma) BE 209 BE 727

Bataillon de l'air 139 (1939-1940)
BE 209 (1945-1955)
BE 727 (1961-1980)
EAA 608 (1980-1994)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Le terrain de Balma appelé "Balma-Ballon", à 3 km à l'Ouest de Toulouse, était occupé entre 1930 et 1939 par les aérostiers de la 52ème puis de la 53ème Demi-brigade d'aérostation, les casernements étant en ville, à Pérignon. En 1930, l'Armée achète d'autres terrains dans la prairie de la vallée de l'Hers et construit en plus d'un hangar à ballon, les bâtiments d'un entrepôt. Balma était supporté en 1939 par le Bataillon de l'air 153 ; en plus de l'EAA 305 et du commandement de la 53ème Demi-brigade, le 184ème Bataillon d'aérostiers à 3 compagnies (266ème, 296ème, 299ème) y stationnait. L'entrepôt fut liquidé en août 1940. Ensuite une école de lecteurs au son fut installée à Pérignon.
A la libération, les installations de l'entrepôt sont réactivées comme Annexe de parc 2/291 rattachée au Parc de Bordeaux. Installé dans l'ancien Parc de support technique de la 53ème Demi-brigade d'aérostation, le DMA 621 dépendant du SMAA est créé le 3 mars 1945, il devint l'EAA 608 le 1er juin 1957.
Le 5 janvier 1945, les Transmissions de l'Armée de l'air installent une école d'exploitants des transmissions à Pérignon. En juin 1946, les écoles de Bergerac et de Romorantin viennent fusionner avec celle de Toulouse qui devient le CIMT 239. Le 25 juin 1951, la section "exploitation" de l'Ecole Fil de Chateauroux vient s'intégrer à la Base école des exploitants des transmissions 209. L'école assurait de plus la formation de personnels appartenant aux Douanes, aux CRS, à des armées étrangères. De 1951 à 1953, le hangar ballon est aménagé en bureaux, salles de cours, atelier, salle de sports, d'une superficie totale de 3.800 m2. Fin 1955, semble-t-il, la BE 209 devient la BE 727.
L'Ecole étant transférée à Fès, la BE 727 fut dissoute le 31 décembre 1957.
Le 1er janvier 1961, la subdivision "Exploitants" de la BE 724 de Fès est rapatriée à Toulouse et la BE 727 est recréée. Pour des besoins de place, une partie des matériels entreposés est déménagée à l'EAA 607 de St Astier dont Balma devient l'Annexe 1/607. Lorsque St Astier est dissous le 31 mai 1965, l'AEAA 1/607 est rattachée à l'EAA 603 de Limoges et devient AEAA 1/603. Entre temps, l'école de transmissions avait été dissoute en 1964 et le 45ème BGA était arrivé sur la base. Le 11 février 1974, l'AEAA 1/603 retrouve son autonomie et redevient l'EAA 608. Le 31 août 1980, le 45ème BGA devenu 45èmè RGA est dissous, l'Armée de terre récupére les installations et installe en particulier le 14ème RPCS sur le terrain de Balma. La base est dissoute et devient EAA 608 dépendant de la DCMAA jusqu'au 30 septembre 1994, date de sa dissolution.

Insignes
1 - Il représente le blason de Toulouse encadré par les ailes de l'armée de l'Air. Les foudres représentent les radiotéléphonistes et les radiotélégraphistes, les fils symbolisant les exploitants "fil". En pointe, figure la dénomination de la base BE 209 (1A) puis BE 727 (1B).
Homologué A.557 le 27 mai 1953
Fabriqué par Drago [insigne (1B) non présenté]

2 - Le nouvel insigne est obtenu par modification de celui de l'ancienne BE 727 pour rappeler les traditions de la BE 724 de Fès dont on retrouve en pointe des éléments de son insigne.
Homologué A.838 le 25 mai 1961
Fabriqué par Courtois.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]





























Toulouse Blagnac
Toulouse Francazal* BA 101 Général Lionel de Marmier (devient DA 101 en septembre 2009, fermeture le 31/08/2010)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Francazal est essentiellement une base école accueillant le Centre d'instruction des équipages de transport, le Centre d'instruction des équipages d'hélicoptères "Maurienne" qui dépendent du CFAP et l'Ecole des navigateurs-officiers système d'armes (ENOSA) relevant du CEAA.

Historique
En 1912, le Capitaine Barès commandant les écoles de Buc, St Cyr et Villacoublay chercha à Toulouse, son pays natal, un terrain susceptible d'accueillir une école qui n'aurait pas à subir en hiver les restrictions d'activités dues au mauvais temps comme c'était le cas en région parisienne. Le choix se porta sur le plateau de Francazal entre St Simon et Cugnaux mais la municipalité de Toulouse s'opposa au projet. Les choses évoluèrent ensuite et en 1919, 2 hangars légers furent construits pour abriter de petits avions publicitaires. Dans les années 20 le terrain d'atterrissage s'aménage et en 1932 le terrain prend un caractère mixte civil et militaire. En 1934 le terme de la ligne France-Maroc-Amérique du Sud est transféré de Montaudran à Francazal et la même année qui voit la naissance de l'armée de l'Air, la BA 101 est créée. En 1935, le casernement est achevé dans la partie Sud. Le 1er groupe de la 11ème Escadre sur LeO 20 s'y installe et prend le nom de Groupe I/23. En avril 1936, le 2ème Groupe de la 11ème Escadre sur Bloch 200 arrive et forme avec le I/23 l'ossature de la 23ème Escadre de Toulouse. En 1937, la 23ème EB est regroupée à Francazal et ses Bloch 200 sont remplacés par des Bloch 210 en 1938. Les ateliers Dewoitine installés à Francazal mettent au point à cette époque le D500 et le D520 qui s'illustreront au cours de la guerre. Le GAR 517 est créé en 1938 équipé de Potez 39 et un groupe d'observation et de reconnaissance doté d'autogyres La Cierva voit le jour. Fin 1939 les formations étant parties vers le front, un Centre d'instruction du bombardement sur Bloch 200 et 210 leur succède. Détruite en grande partie par des bombardements en 1944, la base fut reconstruite progressivement.
En mars 1946, la Division vol aux instruments du GT 1/15 de Valence créée 2 mois plus tôt s'installe à Francazal et devient le Centre d'instruction des équipages de transport, le CIET 340, équipé de Ju 52 puis de C 47 Dakota, de Beechcraft et en 1954 de Nord 2501 Noratlas. Le CIET, comme l'indique son nom, a la charge de former les pilotes, les navigateurs et les mécaniciens du transport aérien militaire ; il est équipé aujourd'hui de 7 Transall, 4 Nord 262, 2 C 130 en prêt d'Orléans et d'un simulateur performant de Transall. En 1962, l'EARS 99 sur Constellation s'implante à Toulouse où il restera jusqu'à sa dissolution en 1970 et l'ERALA 39 est créée pour entraîner les réservistes sur T 28; il sera dissous le 31 décembre 1964. En juillet 1964, la Base de transport 101 devient la BA 101 relevant de la 3ème RA. En juillet 1965 à la suite d'une réorganisation des écoles, la partie navigation de l'Ecole d'Avord s'installe à Francazal et prend le nom de GE 316 avant de devenir en 1994, l'ENOSA 316. Cette école équipée de 5 Nord 262 et de 5 MS "Paris", forme maintenant, les navigateurs officiers systèmes d'armes de la FAS, de la FAP et de la FAC. En juillet 1978, arrive l'ET "Vercors" qui va former la 63ème ET avec l'Escadron d'instruction 1/63 ancien CIET. L'EI 1/63 redeviendra CIET 340 en 1986 lors du retrait des N2501 et de la dissolution de l'ET 2/63 "Vercors". En 1985, la vocation instruction de la base va encore se confirmer avec l'arrivée du CIEH "Maurienne" après la fermeture de la base de Chambéry. Les aéronefs du CIET effectuent actuellement 7.000 h de vol/an, ceux du CIEH 4.000 h/an et ceux de l'ENOSA 3.000 h/an.
D'autres unités sont installées sur la base, dont un centre de secours "Hélios" qui aura fonctionné de 1995 à 1999, l'équipe de marque de l'ATF ( avion de transport futur ) et principalement l'ancien GERMaS 15/340 devenu ESTS 2E .340, spécialisé dans l'entretien et le dépannage des Nord 262 et des hélicoptères de l'armée de l'Air. 2 stations hertziennes sont rattachées à la BA 101. Enfin après la dissolution de la BA 292 de Toulouse l'Hers le 31 décembre 1992, l'Etablissement central du Commissariat de l'air 783 est rattaché à la BA 101.
Relevant du Train et faisant partie de la 11ème Division parachutiste, la BOMAP ( base opérationnelle mobile aéroportée ) futur 1er Régiment du train parachutiste, est installée sur le terrain de la base, de l'autre côté de la piste et entretient des liens étroits avec le CFAP et la BA 101.

Insignes
1 - Les ailes de l'armée de l'Air encadrent le blason de la ville de Toulouse portant les fleurs de Lys du Comte de Toulouse, l'agneau pascal surmonté de la croix du Languedoc, l'ancien château Narbonnais et la basilique St Sernin.
Homologué A.924 le 6 octobre 1965
Fabriqué par Drago [insigne non présenté]

2 - Un insigne modifié fut réalisé à partir de 1982, conservant essentiellement les armes de Toulouse, l'appartenance à l'armée de l'Air étant symbolisée par un charognard discrètement placé en chef.
Le nouvel insigne a conservé le même numéro d'homologation, il est fabriqué par Augis, FIA puis Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

GAO 517 du 15/01/1937 au 10/05/1940
101 EB du 01/07/1935 au 22/10/1936
23 EB du 22/10/1936 au xx/09/1939
11 EB du 01/01/1937 au 01/09/1939
GB I/23 du 31/05/1940 au xx/06/1940
GB II/23 passage entre le 11/06/1940 au 22/06/1940
GC II/10 Cercle Aérien de Paris du xx/06/1940 au 10/08/1940 (dissolution)
GC III/10 du 19/06/1940 au 24/07/1940 (dissolution)
GBA I/51 du 23/06/1940 au xx/11/1942 (dissolution Lézignan)
GBA II/51 du 23/06/1940 au 01/08/1940 (dissolution)
GC I/8 du 24/06/1940 au 03/07/1940
GR I/14 du 24/06/1940 au xx/07/1940
GC II/9 du 25/06/1940 au 13/08/1940
GB II/35 du 25/06/1940 au 30/08/1940 (dissolution)
GBA II/54 du 25/06/1940 au 09/08/1940 (dissolution)
GBA I/54 du 26/06/1940 au 24/07/1940
GR II/55 du 25/06/1940 au xx/08/1940 (dissolution 16/08/1940 Fontsorbes)
GC III/7 passage le 29/06/1940 du 07/07/1940 au 15/08/1940 (dissolution)
GC II/6 du 01/09/1941 au xx/01/1942
GCB I/18 Vendée du xx/04/1945 au xx/07/1945
1 GC FFI du 01/05/1944 au 25/04/1944
Groupe Doret du 25/04/1944 au 01/12/1944
GB I/31 Aunis Groupe Dor du 19/05/1944 au 08/07/1945 (dissolution)
GC II/18 Saintonge du 01/12/1944 au 04/06/1945

Voir Actualité Armée de l'air du 22/01/2014






Toulouse L'Hers BA 292

(1952-1992)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
le 1er septembre 1952, un entrepôt, le Magasin central d'habillement 799, fut créé à L'Hers dans les anciennes installations du Parc support technique de la 53ème Demi-brigade d'aérostation stationnée à proximité de la commune de Balma avant la dernière guerre. Le MCH 799 devint l'ECCA 799 le 14 octobre 1954, puis en février 1978 ERCA 783, et en fin 1991 ETCA 783 .
La BA 292 qui avait été créée pour assurer son soutien, fut dissoute le 31 décembre 1992. Il reste aujourd'hui l'ETCA 783, établissement du Commissariat de l'air, rattaché à la BA 101 de Francazal.

Insignes
Sur le profil d'un magasin se détache le blason de Toulouse encadré des ailes de l'Armée de l'air et des feuilles d'acanthe du Commissariat.
Homologué A.823 pour la BA 292 et l'ECCA 792 le 26 novembre 1960.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]































Tourane (Indochine) DBA 193 - BA 193
(Détachement de Base Aérienne)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Tourane est situé à une centaine de km au Sud-Est de Hué en Annam. Avant la 2ème guerre mondiale, la SA 2/211 administrait le terrain où se trouvait la 3ème Escadrille du 41ème Groupe aérien autonome. En 1939-1940, le Groupe mixte aérien 596 y fut formé avec l'EO 1/596 sur Potez 25 TOE et l'EC 2/596 équipée de 7 MS 406 en octobre. Les 2 escadrilles participèrent aux combats avec le Siam, fin 1940, à partir de Lak Sao et de Siem Lap. En janvier 1941 après la fin des hostilités avec le Siam, l'EC 2/596 partit à Nha Trang, puis en juillet 1941, les Japonais occupèrent Tourane.
Après la guerre, Tourane n'était plus qu'une petite escale aérienne militaire; elle redevint une base opérationnelle dès 1949 avec le développement du conflit avec le Viet Minh. Des détachements épisodiques puis permanents de chasse arrivèrent ainsi qu'un élément de GAOA. Jusqu'en novembre 1949, il n'y avait à Tourane, géré par le DBA 193 rattaché à Tan Son Nhut, que 4 Spitfire, le 1er GAOA, le "Flying control" et un petit détachement de la CET 812. En décembre, 8 à 10 Spitfire étaient détachés en permanence ainsi que 2 Ju 52 et une CGA. L'administration par la BA de Tan Son Nhut n'étant plus adaptée, le DBA 193 devint autonome le 1er avril 1950 et la BA 193 fut créée. Le GT 1/64 "Béarn" sur Ju 52 arriva à Tourane début 1950. A la fin de cette année, on trouvait sur la base, un détachement du GC 1/6 "Corse", le 21ème ex-1er GAOA, la CGA 591, la Section photo légère SPL 881, le Bureau escale VI/191, un CLA, le détachement transmissions du CET 812 qui devint CTA 3/812 en 1951; le DBA administrait également le Groupement tactique Annam futur GATAC-Centre à Hué et les Eléments air de Dong Hoï. Le 1er janvier 1951, le GB 1/19 "Gascogne" fut créé sur B 26. Pour les besoins du GT 1/64 et du GB 1/19, un élément mobile de parc fut détaché du Parc colonial 482 de Bien Hoa. Cet élément donna naissance à l'AMB 10/193 le 1er juillet 1951. A la mi-février le gros du "Béarn" partit s'installer à Nha Trang. Le 1er septembre suivant l'ELA 54 fut créée à partir des détachements de l'ELA 52 à Tourane et Hué; elle était équipée de 3 Martinet, 3 N 1000 et 3 M 500. A la même époque, le GC 1/6 sur F8F, après 10 mois d'opération quittait l'Annam; il fut remplacé par un détachement du GC 2/9 "Auvergne". La CGA 591 composée de Marocains fut relevée en octobre par la CGA 590 formée de personnels d'AOF. Le 1er novembre, le DBA 193 devint la CA 1/193. A la même date l'Escadrille de reconnaissance B 26 "Armagnac" fut créée à Tourane avec 4 RB 26C distribués sur différents terrains. Elle fut renforcée plus tard par d'autres appareils du même type et devint l'ERP 2/19 "Armagnac" le 1er janvier 1954.
Le terrain de Tourane était équipé d'une piste en latérite de 1.600 m et d'installations sommaires. Un important programme de constructions, en particulier d'une piste bétonnée de 2.400 m, de parkings, de hangars,.. avait été lancé. La piste bétonnée fut mise en service en juin 1952, le nombre annuel de mouvements d'avion passa de 16.600 en 1952 à 44.300 en 1954.
En été 1952, le GC 1/9 fut relevé par le GC 1/21 "Artois" formé en AFN. Fin 1953, en plus des unités navigantes la base de Tourane comprenait principalement la CA 2/193 ex-CA 1/193, l'AMB 10/193, la CGA 31/193 ex-CGA 590, la CGA 32/193 ex-CGA 591, la SPL 11/470 ex-SPL 881,le CBA 771 et le MAH 2/792. En 1954, toutes les unités de Tourane furent engagées dans la bataille de Dien Bien Phu. Le 1er juin, un nouveau groupe sur B 26 fut créé le GB 1/91 "Bourgogne". Un détachement C 119 de l'USAF s'installa en 1954. Après le cessez-le-feu d'août 1954, le GB 1/25 "Tunisie" quitta Cat Bi pour Tourane. La SVR-B 26 du GB 1/25, renfort de l'USAF arrivée en juin à Tourane partit le 17 juillet, le détachement américain C 119 s'en alla également le 4 septembre suivant. En septembre la 14F de l'Aéronavale s'installa à Tourane dans l'attente de son embarquement sur le "Bois Belleau" et une grande partie du GB 1/19 quitta Tourane pour Tan Son Nhut avant le regroupement du "Gascogne" sur la base de Cap St Jacques. Le 1er novembre 1954, le GB 1/91 fut dissous. Début 1955, les unités du Tonkin furent redéployées au Sud du 17ème parallèle. Le GATAC-Nord, la SRM 80/470 devenue Centre de contrôle et de détection Air, la CTA 2/374 et la SVSV de Cat Bi arrivèrent à Tourane. Au printemps de nombreuses unités furent dissoutes dont le Sous-groupement de bombardement, l'ELA 54 le 10 mai, le GATAC-Nord le 15 mai. Le 31 juillet 1955 l'ERP 2/19 et le GB 1/25 le furent également en même temps que la BA 193 et sa CA 2/193.

Insignes
Il représente une carte d'Indochine frappée d'une tête de buffle. Le sigle du DBA figure à la partie inférieure de l'insigne qui surmonte l'aile symbolisant l'Armée de l'air.
Homologué 8327/EMGFA le 6 novembre 1950.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

































Tours* BA 109 - BE 705 Parrains : Cdt François Tulasne, Cdt Jean Tulasne, Lcl Louis Mailloux


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La base de Tours joue un rôle important :
• pour l'instruction, en abritant le CEAA et l'Ecole de l'aviation de chasse 314
• pour la défense aérienne du Nord-Ouest de la France avec les CDC de Cinq Mars la Pile et de Brest qui lui sont rattachés et avec le COZAD de Cinq Mars
• enfin dans la logistique avec l'EAA 609 de Cinq Mars et le SERPECA.

Historique
En 1915 un centre d'entraînement Caudron s'installe au camp de Parçay-Meslay. En 1918, le terrain est prêté aux Américains dont le QG est situé à Tours. Après la 1ère guerre mondiale, le 31ème régiment d'aviation s'installe sur le terrain puis ce sera le tour de la 2ème EC en 1933. Ensuite et jusqu'à leur départ pour l'Est, les 31ème et 51ème escadres et le GAO 509 sont basés à Tours. Après la libération une petite école de pilotage sur D520 fonctionne à Tours jusqu'à son départ pour Cognac le 31 août 1947. La BA 109 n'a plus d'unité navigante jusqu'à l'arrivée du "Lorraine" le 1er mai 1952 équipé de Mosquito puis à partir d'avril 1953, de Meteor, qui formera la 30ème Escadre de chasse de nuit avec le "Loire" et le "Camargue". La 30ème ECN reçoit des Vautour à partir de 1957. Le 6 mars 1961, l'Ecole de chasse "Christian Martell" transférée de Meknès, remplace la 30ème EC dont les Vautour IIN et les Meteor partent à Creil et à Reims. La BA 109 devient la BE 705 puis en 1964, la BA 705.
En 1965, le CDC 7/927 quitte le Camp Tulasne et s'installe à Cinq Mars la Pile.
L'Ecole de chasse arrive sur T 33 et Ouragan. Ces derniers vont être progressivement remplacés par des Mystère IVA provenant des escadres de chasse. En 1962, l'Aéronavale qui avait quitté l'école en 1955, revient à Tours pour former ses pilotes de chasse, un 6ème EIV est créé dont le commandement est en principe assuré par un marin. De 1962 à 1973, 5 EIV seront mis en oeuvre sur T 33 et un sur Mystère IVA. Le 5ème EIV sur Mystère IV est dissous en juillet 1973 et ses avions partent vers d'autres bases. Les T 33 partiront à la retraite à partir de 1977, remplacés à partir du 4 mai 1979 par l'Alphajet. Le dernier T 33 quittera l'école en novembre 1981.
En 1966 et 1968 les CDC de Cinq Mars la Pile et de Brest-Loperhet sont rattachés à la base de Tours; l'EAA 609 sera créé le 1er janvier 1974 à Cinq Mars la Pile et également rattaché à la BA 705 sur laquelle le CEAA viendra s'installer le 19 mars de la même année. Le CDC de Cinq Mars la Pile, son GERMaS et l'EAA 609 forment le Camp Lieutenant-colonel Mailloux. L'EAA 609 utilise 100.000 m2 de galeries d'une ancienne carrière de tufeau, pour le stockage de pneus et de matériel de transmissions.
En 1980, le CATA 852 s'installe sur la base, puis au début des années 90, le Service des rémunérations et des pensions du Commissariat de l'air (SERPECA). Enfin en 1994 l'état-major de la ZAD Nord est créé à Cinq Mars.

Insignes
1- La BA 109 est la première base de chasse de nuit de l'après-guerre, son insigne représente 3 avions à réaction décollant de nuit.
Homologué A.524 le 12 novembre 1952
Fabricant: Drago

2 - Insigne de l'école de chasse de Meknès dont la mission fut reprise par l'Ecole de chasse 314. Cette école et la base ont le même insigne. Il représente la cigogne de Guynemer symbole de la chasse, sur l'étoile chérifienne rappelant que l'Ecole de chasse est née au Maroc en avril 1943.
Homologué A.852 le 27 octobre 1961
Fabricants: Drago, Delsart.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

1 RO du 01/01/1920 au 01/08/1920
31 RAO du 01/08/1920 au 01/10/1932
31 EO du 01/10/1932 au 01/04/1937
51 ER du 01/10/1932 au 01/09/1933
2 EC du 01/09/1933 au 25/12/1936
31 EB du 01/04/1937 au xx/09/1939
51 EB du 01/04/1937 au xx/08/1939
GAO 509 du xx/09/1939 au xx/09/1939
GB I/11 du 11/06/1940 au 15/06/1940
GB II/23 passage le 11/06/1940
GCB I/18 Vendée du xx/07/1945 au 10/10/1945
GCN I/31du 01/01/1952 au 01/07/1953
30 ECN du 01/05/1953 au 01/07/1953
30 EC du 01/07/1953 au xx/03/1961
Ecole de chasse "Christian Martell" du 31/05/1961 au 05/06/2020

Liste des commandants de base

Plus d'informations

Voir actualités "Armée de l'air" du 08/06/2020 et du 16/09/2020













Toussus le Noble
Trèves
Troan
Troyes Barberey
Tunis El Aouina *
BA 157

ex BAE 312
ex BA 204



[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Les premiers éléments d'aviation s'installèrent en Tunisie en 1922 à Kassar Said dans la banlieue de Tunis, alors que commençait la construction de la base d'El Aouina. En mars 1923, le Lieutenant Pelletier d'Oisy y fit le premier atterrissage sur un Hanriot HD 34. En mai suivant, le 4ème Groupe d'aviation d'Afrique sur Bréguet XIV s'y installa. Le 4ème GAA fut équipé de Potez 25 de 1925 à 1934. En 1936, un Parc avec des ateliers avions et autos est créé, puis l'ERC 574 sur D 371 et le GAO 586 sont constitués. En 1938, la base d'El Aouina administrée par le Bataillon de l'Air 204 comporte le 4ème GAA, l'ERC 574, le GAO 586, la 711ème CTA, le GMIT 454 et un parc.
En 1940, la base se replie sur Djedeida. Les Américains l'occupent en 1943. Le 1er octobre de cette même année, l'Armée de l'air s'y réinstalle. De 1945 à 1947 elle utilisera pour sa reconstruction 2 bases principales en Tunisie, celle de Sidi Ahmed et la Base équipée 312 d'El Aouina. L'ELA 47 y est créée en 1945 avec 3 Martinet, 4 Goëland et 1 Simoun. L'Etat-major d'Air Tunisie s'installe en ville, place Pasteur. En 1947, El Aouina constitue un centre important de transmissions avec la création de la CTA 807 le 1er avril.
La BA 157 est créée le 1er janvier 1949 avec le Bataillon de l'air 1/157. Le même jour la CTA 807 devient le GTR 807, comprenant l'ETR 807, la STB 87/156 de Sidi Ahmed, la STB 87/157 d'El Aouina et la STB 87/158 de Gabès.
A partir de 1952, des émeutes et des rébellions collectives éclatent, elles se poursuivront jusqu'en 1955 et se termineront l'année suivante avec l'indépendance de la Tunisie. L'armée de l'Air participa aux opérations de police avec la 7ème EC pour des missions d'intimidation et l'ELA 47 pour l'observation et le renseignement.
Le 1er janvier 1956, le BA 1/157 fut transformé en CA 2/157; les DTO de Gabès et de Gafsa, ainsi que le dépôt de munitions d'Oudna étaient rattachés à la CA 2/157. Devenue indépendante, la Tunisie sert de base et de lieu de transit pour le FLN. La surveillance du Sud tunisien est confiée au GSRA 76 créé à El Aouina le 15 février 1956. Equipé de 25 Ju52, le Groupe assure des détachements à Ouargla, Gabès et Colomb Béchar ainsi que sur plusieurs autres terrains par la suite tels que Biskra, Fort Flatters, Laghouat. Le 1er août 1956, le détachement de Colomb Béchar donne naissance à l'ESRA 78. Le GSRA 76 se compose alors d'un noyau central à El Aouina et de 2 escadrilles de 10 Ju52 chacune, l'une à Gabès et l'autre à Ouargla. Enfin, El Aouina ayant été jugé trop éloigné de la zone d'action de ses appareils, le GSRA 76 fut transféré à Ouargla le 16 août 1957. D'autre part, le 1er avril 1956, l'EALA 1/71 sur SIPA fut créée à El Aouina; l'essentiel de ses 12 avions stationnèrent à Gafsa; le 1er juillet 1957, devenant l'EALA 19/72, elle fut rattachée au DTO 33/540 de Gabès
Après l'affaire de Sakiet Sidi Youssef et la période de tension qui suivit, le regroupement sur Bizerte de nos forces en Tunisie fut décidé. Dans un premier temps El Aouina servit de centre d'accueil et de transit pour plusieurs unités du Sud. Puis les éléments de la BA 157 furent progressivement transférés à Bizerte ou dissous.
• Le 31 juillet 1958 : le dépôt de munitions 44/157, la SVSV 47/157, le PCA 15/540 créé le 1er décembre 1954 et le GTR-ETR 807 furent dissous :
• le 31 août il en fut de même pour l'AMR 1/663 ex-Parc 11/157
• ainsi que le 30 septembre pour la BA 157, la CA 2/157, la STB 87/157, la CRTA 20/363 créée le 1er mars 1954, la CD 30/157 créée le 1er janvier 1955 et les SP.
En juillet 1958, l'ELA 47 avait été transférée à Sidi Ahmed, ainsi que le 1er septembre l'ERACA 787 et le CATA 865 créé le 1er avril 1955. Enfin le 1er octobre 1958, le CBA 765 et l'EAM s'installaient à Sidi Ahmed.

Insignes
Il représente un avion survolant la côte tunisienne et des palmiers caractéristiques du paysage.
Homologué A.579 le 7 novembre 1953
Fabriqué par Drago et par OFSI.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

4 EA Tunisie du 01/09/1933 au 01/05/1937
GAO 586 du 15/01/1937 au 01/07/1940
ERC 574 (SPA 97) du 01/04/1937 au 15/05/1940
GB II/38 du 12/06/1939 au 20/06/1939
GB II/19 du xx/05/1939 au 20/05/1939
GC I/9 du xx/06/1940 au 31/07/1940
GR II/33 du 20/06/1940 au xx/xx/1942
GR II/36 passage entre le 20/06/1940 et le xx/08/1940 (dissolution Sétif)
GC I/3 du 08/07/1940 au 30/11/1941
GB I/25 du xx/07/1940 au xx/07/1941 (mai juin 1941 campagne de Syrie)
GB II/25 du xx/07/1940 au xx/11/1942 (dissolution)
GC II/7 passage en xx/01/1943


















Tunisie

Turnhouse
Ussel Thalamy
Valence

Valensole
Vallon
Vannes
Varennes sur Allier BA 277 Capitaine Albert Rousseau (*)


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La BA 277 est le support de l'EAA 606. Depuis la dissolution de la base d'Aulnat, en 1985 Varennes est devenu le support du BIA et des Eléments Air de l'AIA de Clermont-Ferrand et les stations hertziennes de Pierre-sur-Haute et du Puy de Dôme lui ont été rattachées.

Historique
L'Etat acquit en 1936 une partie des terrains actuels pour le compte de l'armée de l'Air afin d'y créer le 1er avril 1937, une Annexe de l'Entrepôt spécialisé 303 de Romorantin. Sa mission était de stocker des éléments métalliques de hangars et de baraquements. L'Annexe de Varennes devient autonome le 17 avril 1940 comme Etablissement du matériel d'infrastructure. Il change d'appellation le 15 juin 1942 devenant Etablissement technique d'infrastructure (ETI). Après l'invasion de la Zone Sud, les Allemands s'emparent en octobre 1942 de l'établissement et du matériel entreposé. Ils montent des ateliers importants et installent à Varennes une partie de l'arsenal de Rennes. L'ETI replié sur Vichy puis Paris est dissous en juin 1944. Avant d'évacuer la base, les Allemands détruisent une grande partie du matériel.
Après la Libération, l'Etat acquiert de nouveaux terrains sur 11 ha et les installations sont scindées en 2, la partie à l'Est de la voie ferrée prenant le nom d'Entrepôt de l'air le 1er décembre 1944, la partie Ouest étant réorganisée depuis septembre en Etablissement du matériel du Génie de l'air qui devient peu après Etablissement du matériel des bases aériennes (EMBA). Le 23 mai 1946, l'entrepôt prend la dénomination d'EAA 606. En septembre 1948, l'EMBA est dissous, l'EAA 606 récupère ses installations et les bâtiments à l'Est de la voie ferrée sont occupés par l'Unité support, la Cie de l'air 2/277. Entre 1954 et 1958, de nombreuses améliorations sont apportées aux bâtiments, aux ateliers et au cadre de vie. La BA 277 est créée le 1er juillet 1964. En juin 1983, un tunnel est mis en service sous la voie ferrée permettant de relier la zone vie et la zone technique.
La mission actuelle de l'EAA 606 est le stockage, l'entretien et les réparations des matériels d'environnement aéronautique au profit des aéronefs (groupes de démarrage, groupes hydrauliques,...), au profit des plateformes (compresseurs, barrière d'arrêt, équipements de production d'énergie,...). L'EAA traite également des matériels techniques particuliers tels que les machines-outils, les vérins aéronautiques, les câbles de télécommunication, et des matériels roulants.

Insignes
1 - Le 1er insigne fut réalisé à la demande de l'entrepôt pour l'EAA 606 et son support, la Compagnie de l'air 2/277.Sur un écu aux couleurs du Bourbonnais, province d'implantation de l'unité, figurent St Eloi, patron des mécaniciens, le numéro de l'entrepôt et les ailes symbolisant l'appartenance à l'armée de l'Air.
Homologué A.648 le 24 août 1955, il fut fabriqué par Drago.

2 - La base décida de se doter d'un insigne distinct de celui de l'EAA, lorsque ses missions s'accrurent après la dissolution de la base d'Aulnat. Aussi ce nouvel insigne rassemble-t-il sur un sol aux couleurs du Bourbonnais, les silhouettes des hangars symbolisant la mission première de la base, du Puy de Dôme, de sa grande antenne et de la parabole de Pierre-sur-Haute, symbolisant la mission de support régional de la BA 277.
Homologué A.1207 le 17 janvier 1990.
Fabriqué par Drago.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

 

(*) 1946 : création de l'Entrepôt de l'Armée de l'air EAA 606
1964 : devient BA 277
28/08/1990 : le drapeau de la 11e escadre de bombardement est remis à la BA 277
01/06/2000 : devient DA 277
30/06/2015 : dissolution de la DA 277

Voir actualité de l'Armée de l'air du 03/07/2015



















 


Vassincourt

Velaine en Haye
Versailles BA 134


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Historique
Dans les années 1870, le Génie avait installé à la caserne des Petites Ecuries, face au château de Versailles, son matériel encombrant ( fardiers, bateaux, matériel de transmissions,...). L'Etablissement d'aérostation de Chalais-Meudon mit au point vers 1880 un matériel d'observation pour ballons captifs. Le Génie dont dépendait l'aérostation trouva tout indiqué de loger aux Petites Ecuries les ballons de 540 m3, leurs générateurs d'hydrogène et leurs treuils à vapeur. En exécution d'un décret du 2 octobre 1928 fixant les attributions du Ministre de l'air, cette caserne fut cédée à l'Aéronautique militaire dans les années 30. Dès le 30 mai 1921, un Centre d'études de l'aéronautique avait été créé à Versailles pour perfectionner l'instruction tactique et technique des officiers de l'Aéronautique et pour répandre chez les autres officiers l'enseignement relatif à la technique et à l'emploi de cette nouvelle arme. Pour les exercices pratiques ce Centre avait recours au 34ème Régiment d'aviation, au 1er Régiment d'aérostation et au 1er Régiment de DCA. Le 17 février 1930, l'Ecole des officiers mécaniciens de l'aéronautique est créée et en octobre de la même année, les 4 élèves de la 1ère promotion de recrutement direct arrivent aux Petites Ecuries. L'Ecole de l'Air avait été créée le 3 juin 1933, mais par suite de retards d'infrastructure à Salon, la 1ère promotion entre le 1er octobre 1933 à l'Ecole militaire et d'application de l'Air à Versailles. Cette école devient l'Ecole de l'Air regroupant l'Ecole des officiers de l'Air, l'Ecole des officiers mécaniciens et l'Ecole des officiers administratifs. Pour la première, il existe une escadre d'instruction d'aviation avec des avions répartis entre Villacoublay et St Cyr et un bataillon d'instruction d'aérostation. La 2ème promotion sera également incorporée à Versailles, c'est la 3ème qui ira directement à Salon le 15 novembre 1937. Après la guerre, l'Ecole se réinstalle provisoirement à Versailles de 1945 à 1946.
Plusieurs Etats-majors et unités s'étaient installés à Versailles à cette époque aux Petites Ecuries et dans la caserne Denfert. En 1945, la portion centrale de l'Entrepôt des télécommunications de l'air EAA 609 avait été installée provisoirement à Versailles avec son Annexe principale au Blanc en y attendant son implantation définitive. Au 1er janvier 1950, le Bataillon de l'air 1/134 est créé avec pour mission d'assurer l'administration et la vie matérielle des unités de Versailles : Commandement de la BA 134, EAA 609, CBA 753, CRAP 204, SHAA, Centre de sélection et d'orientation, Commandement des réseaux, Etat-major de la ZDA 901, Centre d'interprétation photo, Centre de perfectionnement des officiers mécaniciens. Le commandement de la BA 134 est dissous le 31 mai 1950 et les Eléments Air stationnés à Versailles ne constituent plus une base au sens de l'IM 2650 du 10 septembre 1948. Le 1er juin 1950, l'EAA 609 n'est plus rattaché au BA 1/134. Le 1er octobre 1950, la Section de l'air 822 est créée à St Cyr, un mois plus tard le Commandement de l'artillerie de l'air est créé à Versailles. Le 1er janvier 1951, l'Etat-major de la ZDA 901 n'est plus rattaché au BA 1/134. En octobre le CATA 853 est créé, puis le 1er janvier 1952 la Section de l'Air 2/134 ainsi qu'à St Cyr la Compagnie de l'Air 2/272. Le 1er avril 1952, la Maison des Ailes d'Echouboullains est rattachée au BA 1/134 jusqu'au 31 décembre 1954. En 1954, plusieurs réorganisations vont avoir lieu. La STB 82/134 est créée le 1er janvier, la Section de l'air 822 et la Compagnie de l'air 2/272 cessent le 1er avril d'être rattachées à Versailles et le 31 août, le Centre de perfectionnement des officiers mécaniciens est dissous. La Compagnie de l'air 2/134 est créée le 15 novembre pour administrer tous les éléments implantés dans les 2 casernes des Petites Ecuries et Denfert. Le 3 juin 1955, le Commandement de l'artillerie de l'air se transforme en Commandement de la défense des bases, il sera dissous le 31 décembre 1957; le 1er août 1957, le Commandement des réseaux devient Service d'exploitation des télécommunications. Le 1er janvier 1958, le CBA 753 est rattaché au CATA 852 de Paris mais reste en subsistances à Versailles. Le même jour le CATA 853 est dissous et la CA 2/134 est prise en compte par le CATA 854 de Chartres. Le 26 mai 1959, le Commandement de l'aviation légère et le Commandement de l'aviation de bombardement gérés jusqu'alors par Villacoublay sont rattachés administrativement à Versailles, puis le 1er septembre il en est de même pour le Commandement du génie de l'Air. Le Commandement de l'aviation légère sera transféré à Villacoublay le1er juillet 1961. Le 4 octobre 1963, l'Etat-major du Commandement aérien stratégique part s'installer à Taverny. Le 28 avril 1963, le Service d'exploitation des télécommunications cède la place au Commandement des transmissions.
La BA 134 est créée le 1er juillet 1964 englobant la CA 2/134, la STB 82/134, la Section cadre Air 70/134 avec prise en compte du CBA 753 et de l'ET 802. Des MT et une antenne de GERMaC complèteront le dispositif. ² La décision de quitter Versailles et de rendre les Petites Ecuries au Ministère des Affaires culturelles ( ce qui sera fait le 9 février 1968 ) est prise. En 1966, des unités sont rattachées à St Cyr (le Centre d'études et d'instructions psychologiques devenu Centre d'études et de recherches psychologiques 961, le SHAA) d'autres à Villacoublay (le Commandement des transmissions, le Commandement du génie de l'air), l'ET 802 est transféré à Etampes.
La BA 134 est dissoute le 30 novembre 1966. Un organe liquidateur est mis en place; la dernière unité à partir sera le Commandement du génie de l'Air au 8 janvier 1968 et le mess mixte fermera le 30 janvier 1968.

Insignes
A - Dans la partie supérieure gauche les Petites Ecuries sont représentées et dans la partie inférieure droite figurent les armes de Versailles, les 2 motifs étant séparés par le rapace de l'armée de l'Air. Un bandeau en chef porte la désignation du Bataillon 1/134.
Homologué 463/EMGFA le 17 janvier 1951
Fabriqué par Drago.

B - Après la création du commandement de la base, le même insigne fut repris en remplaçant le sigle du bataillon par celui de la base.
Egalement fabriqué par Drago. [insigne non présenté]

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]


































Vichy Rhue
Vélizy-Villacoublay* BA 107 "Sous-Lieutenant Dorme"


[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

Mission
La première mission de la BA 107 est d'assurer le support de 3 états-majors, ceux du CASSIC, du CFAP et de la Région aérienne Nord-Est et de deux escadrons de transport, l'ETEC 65 GAEL et l'EH 3/67 "Parisis" dont les activités sont principalement liées aux transports et liaisons de hautes personnalités civiles et militaires.

Historique
Dès le milieu du XIXème siècle, le site et ses environs ont vécu au rythme de l'évolution de l'aéronautique. Idéalement situé aux environs de Paris, le plateau de Vélizy a d'abord constitué un terrain de prédilection pour les essais en vol des pionniers de l'aérostation, par exemple 1er circuit aérien sur dirigeable le 9 août 1884, avant d'attirer les grands avionneurs, Bréguet en 1911, Morane-Saulnier en 1913 et plus près de nous Messier-Bugatti ou Dassault Aviation. Le terrain fut acquis par les Domaines en 1911 et alloué à l'aéronautique militaire. Pendant la 1ère guerre mondiale, l'escadrille 94 est basée à Villacoublay pour la défense du camp retranché de Paris. Après la guerre, l'activité va se tourner vers les raids, les records et les grands meetings aériens autour du Centre d'essais en vol, initié dès 1915. En 1921, la Division d'entraînement de l'aviation militaire, ancêtre du GAEL, s'installe à Villacoublay; elle dépendait du 34ème Régiment du Bourget. En 1927 le Centre d'essais du matériel aérien est créé, il deviendra en 1933 le Centre d'essais de Villacoublay puis enfin le Centre d'études en vol. Le 28 janvier 1928, l'aérodrome est fermé à la circulation aérienne publique. A partir de 1934, la 1ère Escadre aérienne, issue du 34ème Régiment d'aviation s'installe à Villacoublay. En août 1936, la BA 107 est créée, elle regroupe tous les services alors répartis entre les formations de Versailles et de Villacoublay. L'Ecole de l'Air, la 1ère Escadre aérienne avant son départ la même année pour Etampes, le CAR, la Direction du réseau radio central de l'armée de l'Air et l'Entrepôt spécial de l'Armée de l'air sont installés à Villacoublay. De plus la Section des avions ministériels, la Section des avions de l'inspection de renseignements et celle d'entraînement du ministère sont rattachées au 1er Escadron d'entraînement. Le 9 août 1937, le Groupe de liaisons aériennes est créé, il préfigure le GLAM créé en 1944 et dissous en 1995. En 1939, les GARC I/561 et II/561 sont stationnés sur la base, le 20 mai 1940 le GC I/4 et le GC II/8 s'y replient pour former le Groupement 21 qui fera mouvement sur Evreux le 1er juin 1940. Après un sévère bombardement le 3 juin, le Parc 107 est évacué en AFN. La base fut occupée par les Allemands du 24 juin 1940 au 27 août 1944.
Après la guerre, Villacoublay perdit sa vocation de Centre d'essais pour adopter sa configuration actuelle de base de commandements et de transport. Le 1er septembre 1944, le Bataillon de l'Air 107 est créé et la base reprend son activité, le GLAM créé à Boufarik en 1943 fait mouvement sur Villacoublay; il en est de même en juillet 1946 pour le GAEL créé en octobre 1944 à Issy-les-Moulineaux. En 1946, le GLAM et le GAEL forment la 60ème Escadre de transport et de liaisons aériennes et un grand commandement s'est installé, celui du GMMTA qui deviendra le COTAM en 1962, puis le CFAP en 1994. A ces unités se joignent en 1964 l'EH "Parisis", en 1965 l'escadrille de calibration "Commercy" qui rejoindra le GAEL en 1985 et en 1968 l'ET 3/60 "Estérel". En ce qui concerne les grands commandements en plus du COTAM, en 1968 le Commandement des transmissions de l'armée de l'Air (qui donnera naissance au CASSIC le 1er juin 1994 et dont l'Etat-Major est installé dans la zone aéronautique hors de la base proprement dite) s'installe sur la BA 107, puis celui du Génie de l'Air, en 1969 celui de la 2ème RA dont une partie formera avec la 1ère RA, la RANE le 1er septembre 1991. En octobre 1964 le CEAA s'était implanté à Villacoublay qu'il quitte en 1974 pour Tours. Depuis se sont installés en 1991 le Commando de l'air N°20 héritier des CPH créées en 1965 au Bourget et à Villacoublay et installées en 1970 à St Cyr, l'échelon central NEDEX, le Groupement central des forces aériennes de Gendarmerie,... Enfin le centre Rafale de logistique intégré, unité mixte Air-DGA-Marine, basé sur la BAN de Toussus-le-Noble est rattaché à la BA 107.

Insignes
1 - Insigne réalisé à la Libération pour le Bataillon de l'air 107, l'origine n'en est pas connue.
Non homologué.
Fabricant inconnu.

2 - L'insigne rassemble l'aigle de l'armée de l'air et les armes de Chaville-Vélizy-Villacoublay qui sont celles du Marquis de Louvois. 2 variantes existent, une ajourée (2A), l'autre à fond plein (2B). [insigne (2B) non présenté]
Homologué A.501 le 23 mars 1951.
Fabriqué par Drago.

3 - L'aigle stylisé de l'armée de l'air supporte le globe terrestre symbolisant les missions du GLAM et du GAEL, le secteur de roue dentée représente le personnel au sol.
Homologué A.938 le 25 février 1966
Fabriqué par Drago, Delsart.

[Source : © livre "Les insignes des bases aériennes" - SHAA - Bernard Thévenet (situation en 2000 non actualisée)]

1 EC du xx/12/1934 au 29/10/1936
ERC 1/561 (Cercle Aérien de Paris) du 01/02/1934 au 13/12/1939
ERC 2/561 du 01/04/1937 au 13/12/1939
ERC 3/561 du 01/04/1937 au 13/12/1939
ERC 4/561 du 01/04/1937 au 13/12/1939
GC III/6 du xx/08/1939 au xx/09/1939
GC I/4 du 20/05/1940 au 01/06/1940
GC II/8 du 20/05/1940 au 27/05/1940
SEAL du 01/10/1944 au 01/07/1945
GEAL 87 du 01/07/1945 au 09/10/1946
10 EC du 01/04/1951 au xx/xx/1954
EC 57 Commercy du 01/01/1960 au 20/09/1984
EH 3/67 Parisis du 01/10/1964 à aujourd'hui
GTLA II/60 du 22/04/1964 au 06/07/1972
65 ET du 06/07/1972 au 01/07/1993
ET 1/65 Vendôme du 01/07/1993 au 01/05/1995
ETEC 2/65 Rambouillet du 01/07/1993 au 01/05/1995
ETEC 65 (puis ET 60 ) du 01/05/1995 à aujourd'hui
EA 7/67 du 01/07/2006 à aujourd'hui
ET 41 Verdun du 09/09/2015 à aujourd'hui


Liste des commandants de base

Voir actualité Armée de l'air du 05/07/2016 et du 31/05/2017









Villacidro (Sardaigne)
Villepreux

Villers en Lieu
Vinon sur Verdon
Vimory
Vittel Auzainvilliers
Vitry en Artois

Vitry le François
Wesel
West Raynham
Westhampnett
Wez Thuisy
Wittenberg NN
Wour
Xaffévillers

Voir insigne Compagnie de l'air 20/121
















































Youks les Bains (près Constantine)
Zouar